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 Le Retour du Magicien (suite)Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Gandalf
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TaureauDragon
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MessageSujet: Le Retour du Magicien (suite)   Sam 12 Avr - 15:55

Les portes de la Citadelle, majestueuse demeure des Rois du Gondor et aujourd'hui occupée par le Roi Aragorn Elessar, Souverain des Terres du Milieu. Les sept niveaux de Minas Tirith furent gravis à vive allure, Gripoil connaissait cet endroit désormais, tout comme le vieux Magicien, il y avait combattus, les avait monté et descendu plusieurs fois, pour exhorter les hommes au combat, leur faire tenir leurs positions.

Arrivé au septième niveau, celui de la Citadelle, on le mena à l'écurie, alors que son ami gravissait les dernières marches à pieds, sur l'esplanade de l'Arbre Blanc, il n'y avait pasde place pour les chevaux, même les plus nobles...

La forme blanche du Magicien traversa d'un pas vif les quelques mètres qui le séparait des portes du palais. Sur les hauteurs, les vents se déchaînaient, et sa cape grise voletait en tous sens, ballotée sans ménagement. Gandalf se présenta enfin devant les gardiens du palais. Ceux-ci semblèrent figés, dans une expression de surprise sourde. Comme tétanisés par la présence du Magicien, il n'osaient bouger un cil.
Ce fût donc à Gandalf de les motiver un peu. D'une voix impatiente, tinté d'un ton légèrement menaçant, il s'adressa aux gardes.


-Allez-vous finir par ouvrir cette porte? Où faut-il donc qu'un vieillard puise dans ces dernières forces pour faire bouger ces gros battants?

Il est vrais que les portes du palais étaient imposantes, et lourdes. Et Gandalf, déjà fatigué par le voyage, n'avait absolument aucune envie de faire le moindre effort supplémentaire.
la voix du vieillard fit l'effet d'un electrochoc chez les deux gardes, qui s'empressèrent de faire pivoter les battants, pour lui laisser la voie libre.
Avec un sourire poli, il leur adressa un simple:


-Merci...

L'atmosphère du palais avait bien changée depuis tout ce temps. A l'époque de Denethor, elle était pesante, etouffante, opressante. Les années de vie d'Aragorn lui avait redonner un atmosphère supportable, propisce au recueillement, à l'apaisement, à la plénitude. Le Magicien s'avança, et redécouvra d'un regard brillant la salle du trône,, où les statues du Panthéon Numénoréen observait d'un oeil à la fois attentif et bienveillant, les invités qui se présentaient devant le Roi.

Ici, les claquements du bâton de gandalf résonnaient comme la marche inéluctable du messager. C'est ainsi que Gandalf le Blanc, messager des Valar, se présenta devant Aragorn II Elessar, Roi du Gondor et de la Terre du Milieu.
Pourtant, le messager attendrait la fin des retrouvailles, aussi, seraient-elles brèves, car le temps manquait. C'est avec un sourire malicieux, que Gandalf se courba devant le souverain, presque avec insolence...


-Roi Elessar...
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MessageSujet: Re: Le Retour du Magicien (suite)   Dim 27 Avr - 0:08

Aragorn, couronne au front, était en train de recevoir en audience les doléances de son peuple.
Lorsque la tornade blanche entra dans la salle du trône, le Roi était en train de lire un parchemin qui contenait les minutes d’une audience du tribunal de Pelargir à propos d’un procès que les bonnes gens de la ville voulaient attenter à leur gouverneur actuel. Le parchemin était un recueil de témoignages qui constituait une soi-disant preuve que le gouverneur de Pelargir s’était adonné à la luxure en pleine exercice de sa charge. Il aurait abusé de son pouvoir pour obtenir les faveurs de la femme d’un bourgeois de la ville en échange d’une licence pour l’exploitation d’un quai attribué à son mari. La vérité était que le mari avait lui-même glissé sa femme dans le lit du prince gouverneur dans l’espoir d’obtenir la fameuse licence mais que le gouverneur n’ayant finalement rien octroyé en échange des cornes dont il l’avait coiffé, le cocu cherchait à se venger en rameutant les confrères de sa guilde en portant son litige devant la cour royale.
Une histoire qui aurait somme toute pu sembler plaisante si le scribe qui avait retranscrit tout cela n’avait une écriture particulièrement désagréable et illisible. Ce n’était pas la première fois qu’Aragorn recevait des parchemins écrits de sa main et il avait surnommé le bougre " muskapel " ce qui voulait dire " la mouche de Pelargir " (et était accesoirement le surnom d'un ancien pirate très connu de la ville) en vieux Ouestron, la lecture lui était si pénible qu’il avait toujours une appréhension lorsque des affaires de Pelargir remontaient jusqu’à lui.
En attendant que sa majesté prît connaissance de " l’affaire du quai du cornard " (c’est ainsi que le peuple de Pelargir que cela amusait beaucoup l’appelait), le représentant des bourgeois patientait justement dans l’antichambre lorsqu’un barbu en robe blanche avec un bâton lui était passé devant et avait pénétré dans la salle du trône sans attendre l’huissier.

En le voyant approcher Aragorn laissa retomber son parchemin sur ses genoux et poussa un cri de surprise :


Elessar : " Gandalf ! "

Lorsque le magicien se courba et lui lança son vieux sourire malicieux, le Roi répéta plus calmement :

Elessar : " Gandalf. "

Lui rendant son sourire il ajouta:

Elessar : " Quel plaisir de revoir votre visage après tant d’années. Maintenant que je réside souvent au même endroit, je comprends enfin pourquoi on vous surnomme " le pèlerin blanc ". Il semble que votre changement de couleur n’aie point affecté vos mœurs : Vous allez et venez à votre guise comme autrefois, laissant vos amis d’ici dans le chagrin de la séparation tandis que vous allez consolez ceux d’ailleurs. "

Il inspira fortement et soupira :

Aragorn : " Quoi qu’il en soit, vous êtes et serez toujours le bienvenue ici, Gandalf mon ami. "

Au fond, même si cela ne plaisait pas aux convenances Aragorn était bien content d’avoir été arraché à son déchiffrage. Un premier effet positif du retour de Gandalf en Terre du milieu oserait-on dire…
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MessageSujet: Re: Le Retour du Magicien (suite)   Dim 11 Mai - 23:51

Relevant la tête, Gandalf approuva du chef les paroles du Roi. S'il y avait bien quelque chose que le Magicien avait toujours détesté, c'était rester trop longtemps au même endroit et s'enquiquiner de protocoles pompeux et tout bonnement inutiles. Les convenances étaient pour les rois et les nobliaux, pas pour les Magiciens.
Il se félicitait chaque jour d'être venu au monde dans cette peau, même si par moment les devoirs qu'elle lui imposaient aurait été bien agréables de loin.

Le représentant du peuple se leva, prêt à s'insurger. Bien sûr, il reconnaissait Mithrandir, mais il n'était pas vraiment certain de vouloir lui râler dessus. Même si le principe l'exigeait, il y avait certaines choses que l'on ne pouvait pas se permettre avec un Magicien, et encore moins avec le Magicien Blanc.
Car plus que ses prouesses lors de la Guerre de l'Anneau, c'est son caractère explosif qui marquait encore les esprits. Encore un avantage qui n'était pas pour déplaire à Gandalf.
Afin de conforter le représentant dans son idée de départ, Gandalf se retourna pour lui lancer un regard assassin, la victime ne demanda pas son reste et s'excusa mollement dans un baragouinement avant de disparaître.
Voilà qui éludait la question des priorités du Roi pour aujourd'hui.


-J'ai pris l'habitude d'aller là où ma présence est nécéssaire, et cela que l'on m'y attende où non. Bien des guerres auraient mal tourné si j'avais cédé aux chantages affectifs de mes amis...

Il avait dit cela avec le même sourire malicieux. Il est vrai que la question de la peine que pouvait causer son départ ne l'avait jamais effleuré. Et maitenant qu'il l'avait osus les yeux, il se confortait dans l'idée qu'il avait bien fait de l'éviter jusque là. Trop de catastrophes se seraient produites, notamment durant la Guerre de l'Anneau.
Puis il repensa au message qu'il avait à porter à Aragorn, un message qui comme à l'accoutumé était annonciateur de malheurs à venir et de danger.
Son visage se rembrunit et son air devint plus grave. Quand il parla, sa voix était plus profonde et résonnait d'autant plus dans la grande salle du trône.


-Roi Aragorn du Gondor, je viens vous apporter une mauvaise nouvelle. Une ombre s'étend dans la Baie de Belfalas, à l'Ouest d'ici. Quelle qu'elle soit, cette menace s'avère particulièrement puissante car elle m'est apparue dans ma retraite d'Aman, et il semble que la Dame de Lorien ai elle aussi sentit le malheur.
J'ai pu croiser un messager en provenance de la Lothlorien, il ralliait Imladris afin d'informer le seigneur Elrond des rêves de Galadriel.
Nous n'avons aucune idée de ce qui se trame là-bas, mais nous devons être sur nos gardes et commencer à nous préparer à un éventuel conflit.


Il marqua une longue pause, laissant à Aragorn le temps de digérer l'information et d'en mesurer toute l'importance. Le vieil homme n'aimait vraiment pas les mauvaises nouvelles, mais elles semblaient le suivre comme la peste. Après quelques longues secondes de silence, il reprit.

-Je ne peux malheureusement rester en Gondor, car j'ai d'autres projets qui doivent voir le jour avant que la menace ne nous tombe dessus. Néanmoins, je dois pouvoir compter sur vous à tout moment. Vous êtes en première ligne, la Baie de Belfalas n'est qu'à quelques centaines de kilomètres de votre cité.
Plus que jamais, vous devez trouver des alliés. Allez quérir l'aide du Rohan, qui ne devrais pas vous opposer de conditions. Mais ce ne seras peut-être pas suffisant. C'est pourquoi, vous devez vous allier aux Hommes du Sud et aux Haradrims. Je sais de source sûr que vous avez reçu récemment un délégation d'Hommes des sables. Ne les méprisez pas, quitte à faire quelques concessions que vous pourrez récupérer par la suite, leur aide nous doit être acquise.


Il fixa son regard bleu acier dans celui de la même couleur d'Elessar. Son regard dur laissait entendre qu'il ne plaisantait plus du tout, et que l'heure était grave.

-Puis-je compter sur vous?
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