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Aran Nouvel habitant


  Age : 16 Inscrit le : 17 Sep 2007 Messages : 22 Race, Pays : Humain de l'Harad Metier : Prince du Pays des Sables Feuille de personnage Age du personnage: 27 ans Aime/N'aime pas: Citation personnelle: Les Gondoriens? Je ne reconnais aucune affinité avec ces gens-là...
| Sujet: Re: Salle du Trone Mer 20 Fév - 22:00 | |
| [Oufti, j'avais oublié que tu avais répondu!]
Aran commençait à comprendre pourquoi son père voulait le dissuader de d'abord essayer la diplomatie avec les Gondoriens: c'était vraiment fatiguant... Et tellement vain! Chaque mot leur semblait sujet à discussion, et ils se complaisaient manifestement à détourner la conversation. Gagner du temps, tourner autour du pot, et, de préférence, éviter de répondre au Prince. Voilà ce que faisaient ces fils d'Elfes.
Pourtant, il s'efforça de reprndre son calme, et de rassurer Arien qui paraissait très effrayé par le chancelier.
"Père... Pourquoi crie-t-il?"
Le Prince eut un petit sourire sarcastique, et répondit à mi-voix.
"Parce que son Roi n'est pas fichu de le faire lui-même."
Nan, le Roi en question ne semblait bon qu'à jouer les grands gentils. Natrann commençait à se tendre lui aussi, agacé par cette discussion qui manifestement n'aboutirait à rien. Ces nordiques se croyaient tout permis! Ils n'étaient pas leurs esclaves, par le sang, et tout autre aurait déjà payé de sa personne d'avoir haussé le ton face au Prince, qui lui avait jusqu'à présent parlé avec force, émotion, mais aussi un calme impressionnant.
"On est déjà satisfait de pouvoir avoir foi en le lendemain parmi mon peuple, et ce n'est pas le cas. J'aimerais bien pouvoir tenir le même genre de discours que vous, Roi Elessar, et discourir avec insouciance de paix et confiance, pourtant, je ne m'y hasarderai pas. C'est là un privilège, et il faudrait être fou pour affirmer que le Royaume des Sables est privilégié. Quoi qu'il arrive, monseigneur, temps que chacun ne mangera pas à sa faim, n'aura d'eau pour boire et de couverture où s'abriter du froid de la lune, je crains que violence ne continue. Et pour y remédier durablement, il nous faut des hommes de coeur, et pas l'assistance et la charité comme on en donnerait à de pauvres hères. Et lorsque vous parlez de notre bannière sous Sauron, n'oubliez donc pas votre propre histoire. On chante beaucoup, et jusque dans le Sud, les blanches bannières des armées fondues en une seule, d'Hommes, d'Elfes, et peut-être d'autres êtres que je ne connais pas. Lorsqu'on croit -ou qu'on est porté à croire- dans un même sens, on peut se faire alliés.
Pourquoi dès lors nous reprocher notre sang et notre soleil? Ai-je choisi mon peuple et ma naissance, suffisamment pour que vous m'en fassiez reproche? Suis-je, pour avoir entrepris un périlleux voyage jusqu'à vous, sans souci des miens? Sans confiance en leurs lendemains? Vous parlez en homme sage, Roi Elessar, en homme qui se veut père pour son peuple, et je ne saurais vous en blâmer. Mais vous ne parlez pas en Homme du Sud. Vous êtes notre seigneur, mais vos paroles m'attristent, car vous ne nous connaissez pas, et au ton de votre homme, je sais que vous avez méchante opinion sur nous. Avez-vous déjà marché, à l'aube naissante, dix miles, aller et retour, pour ramener à bout de bras deux pauvres seau d'eau dont vos fermiers ne voudraient même pas pour abbreuver leurs cochons? Avez-vous déjà fait face à votre peuple en furie, venu réclamer à ses souverains le mil et le sorgho pour nourir ses enfants, quitte à les tuer? Avez-vous déjà imaginé un enfant sans nom jusqu'à ses quinze ans révolus, tellement la crainte de ses parents était grande de le voir disparaître?"
La tête légèrement penchée pour permettre une position confortable à son fils, qui se pelotonnait à présent en suçant son pouce contre son père, Aran souriait légèrement, sans insolence ni cynisme, et son visage s'illuminait d'un bonheur triste à l'évocation de son pays qu'il aimait tant. Le ton de Natrann, aussi, avait changé. Sans même s'en rendre compte, le traducteur mettait plus de force dans ce qu'il répétait, plus d'émotion.
"Et les chants, les danses, jusqu'à la nuit tombée, durant les moissons? La fièrté des fils qui reviennent après avoir prouvé qu'ils étaient des hommes? Vous et les vôtres, les avez-vous vécu, avant de nous juger sur les faits de nos pères? Ce n'est pas un Roi qui fait son peuple, je suis bien placé pour le savoir. Et puisque, à défaut de paix, nous revendiquons la liberté de demeurer comme par le passé, pourquoi nous en vouloir?"
[Pacificateur VS guérillas des partisans de la scissission... Attention, Gorny, c'est un terrain glissant avec une belge!^^] |
|  | | Aragorn II Elessar Modérateur, contrôleur RPG

  Age : 30 Inscrit le : 17 Déc 2005 Messages : 679 Race, Pays : Gondor Metier : Roi du Gondor
| Sujet: Re: Salle du Trone Lun 3 Mar - 19:36 | |
| [Hj : Zorro est arrivéééééé. Sans se presseeerrrrrr.]
Aragorn écouta avec le plus grand respect le plaidoyer d'Aran et ses sentiments étaient partagés. D'une part il était sensible à la détresse réelle qui ressortait des paroles du prince et en même temps il ne perdait pas de vue l'importance de sa prudente politique au Gondor du sud qu'il n'avait aucune intention de modifier.
Elessar : "J'ai moi même connu l'amertume de l'errance et de l'exil, Aran du peuple des sables. La brulure de la soif dans le désert infini et la douleur de voir les siens périr dans l'impuissance. La souffrance touche tout le monde, les vainqueurs comme les autres. L'oppulence de l'un n'est souvent que circonstantielle, c'est pour cela que les peuples de bonne volonté se doivent assistance. "
Il se leva soudain, mettant brusquement en valeur sa haute stature d'homme du Nord.
Il dit :
Elessar : " Mais je vous entends Aran fils d'Aren. Nous pourrions discuter longuement de ces choses du passé et des choix des uns et des autres. Mais le temps ne nous est pas infini. Reconcentrons donc nos effort sur la situation présente si vous le voulez bien. "
Il devisa quelques secondes à voix basse avec ses conseillers puis il inspira et annonça ses conditions d'une voix tranchante :
Elessar : " Vous ne désirez pas l'aide du Gondor que vous appelez injustement aumône ? C'est votre droit, je le respecterai. Mais si le peuple des sables changeait d'opinion, son honneur n'en serait nullement écorné et le Gondor heureux de l'aider.
Vous demandez le retour de vos gens hôtes du Gondor. Voici les conditions du Royaume réunifié :
Le peuple des sables n'est pas le seul peuple du Harad, aussi si l'ensemble des royaumes au sud de l'Harondor me présente la même requête alors je consentirai au retour de vos gens dans leur patrie. En attendant, en signe de bonne volonté du royaume du Gondor et pour vous aider dans vos tractations diplomatiques, nous autoriserons un tiers d'entre eux, les plus jeunes, à rentrer dans leur pays. Cependant votre grand conseiller devra demeurer ici jusqu'à ce que les conditions soient remplies.
En retour le peuple des sables et les autres royaumes du sud s'engageront à ne plus faire la guerre entre eux et à ne plus porter assistance aux pirates dont les repères foisonnent encore sur vos côtes et qui mènent la vie si dure à nos marchands méridionnaux. "
Il était facile de poser cette sorte de conditions : Aragorn était sûr que jamais l'ensemble des tribus Haradrhim n'accepteraient ces conditions puisque certaines étaient très proche du Gondor. La diplomatie du "surtout ne changeons rien" en somme. _________________

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|  | | Aran Nouvel habitant


  Age : 16 Inscrit le : 17 Sep 2007 Messages : 22 Race, Pays : Humain de l'Harad Metier : Prince du Pays des Sables Feuille de personnage Age du personnage: 27 ans Aime/N'aime pas: Citation personnelle: Les Gondoriens? Je ne reconnais aucune affinité avec ces gens-là...
| Sujet: Re: Salle du Trone Sam 15 Mar - 22:43 | |
| Un échange de regards, rapide, furtif, entre le Prince et son homme-lige, marqua la fin de la diatribe d'Aragorn. La détermination était là, discrète, mais couvant comme un feu sous les braises.
Le but des Gondoriens était clair, et leur objectif premier souintait de toutes les pierres de leur palais: garder le Harad dans sa situation actuelle. Sans considération des peuples opprimés. En jetant leur culture et leur fièrté aux oubliettes. En refusant d'un revers de main dédaigneux que l'on puisse ne pas avoir envie de partager cette mascarade hideuse et hypocrite que les Hommes du Nord appellent leur vie. Oh, c'était si facile, il était le Roi, il pouvait, d'un clignement de paupières, faire ce que bon lui semblait. Il était en position de force. Et il avait choisi. Le Roi Elessar avait tranché, et ne pourrait s'en vouloir qu'à lui-même de ne pas avoir fait la bonne décision.
Si les Haradhrims ne pouvaient pas reconquérir la liberté par les paroles et la douceur, ils le feraient pas la force, les armes et le sang. Le Gondor allait payer pour son sentiment de supériorité. Il avait voulu la guerre totale, il l'aurait. Car la parole du Roi était la parole du peuple, non? Ah, cet Aragorn allait voir combien s'engager au nom de milliers de personnes pouvait être lourd...
Pourtant, Aran baissa la tête d'un air soumis et garda son ton calme.
"J'irai donc informer les autres tribus de vos paroles et de votre sollicitude à notre égard. Permettez, mon Seigneur et mon Roi, que je me retire. La route sera encore longue."
Après avoir attendu le geste et la salutation du Roi, le Prince posa son fils à terre et fit signe à sa délégation de se remettre en route. En quelques secondes, la formation des militaires était prête aux portes, entourant déjà le percepteur, qui accueillit l'enfant au creux de ses bras. Natrann s'abaissa presque jusqu'à terre, et marcha jusqu'à eux d'un pas vif. Le dernier, Aran posa un genou en terre, puis se détourna. A mi-chemin de la porte, il parrut hésiter, puis fit un quart de tour sur lui-même. D'un geste de la main, il invita Timmius à le rejoindre.
"Prince Aran?"
"Reste auprès des tiens, à présent."
"Mais, mon Prince, je..."
"Ta place n'est pas parmi nous, Timmius du Gondor. Sois libre et témoin de ma bonne foi."
"Je vous..."
"Pas un mot de plus, ne me remercie pas. Va là où tu dois être."
Le vieillard courba légèrement la tête et regarda le jeune Prince s'en aller, à la fois surpris, plein de gratitude, mais aussi admiratif. Un léger pincement prit son coeur, et il fut presque amusé de voir à quel point il avait quand même su apprécier son géolier.
Juste avant de passer la porte, la délégation Haradhrim se tourna une dernière fois, et salua de concert.
"Soyez assuré, Roi Elessar, que tout sera fait afin de convaincre les miens."
Puis, la porte se referma sur leur odeur d''épices et le bruissement de légères étoffes.
Toujours bêtement planté au centre de la pièce, Timmius regardait ses pieds, analysant en fronçant les sourcils toute la conversation.
L'homme n'était plus de la première jeunesse, loin de là. Déjà durant la Guerre de l'Anneau, il était vieux. Autrefois greffier au service de Denethor, il était de bone extraction, et avait jusqu'à ce qu'il fut fait prisonnier, toujours vécu dans l'enceinte de la Citadelle. Son visage parcheminé était long, comme tout son corps, et une longue tignasse blanche, moins bien soignée qu'à l'époque, descendait jusqu'un peu sous ses épaules. Il était barbu, mais à peine de quelques mois. Un vêtement Haradrim, de couleur terne, lui servait de tunique, assortie à un pantalon bouffant qui sortait de hautes bottes de cavalier. Ses yeux verts avaient gardé leur vivacité et leur intelligence. Sa stature était resté pareille, son allure rêveuse et son front intellectuel.
Rares étaient ceux parmi les plus âgés des conseillers du Roi qui ne l'avaient pas reconnu.
[Héhé, encore un PNJ au Gondor pour bavarder avec Aragorn^^. PS: Personne n'a traduit la discussion entre Timmius et Aran, libre à toi de l'avoir comprise. Par contre, Natrann a bien repris la derniière phrase.] |
|  | | Aragorn II Elessar Modérateur, contrôleur RPG

  Age : 30 Inscrit le : 17 Déc 2005 Messages : 679 Race, Pays : Gondor Metier : Roi du Gondor
| Sujet: Re: Salle du Trone Mar 1 Avr - 23:57 | |
| A la dernière phrase d'Aran, dont le ton, même si elle était prononcé en Haradhrim, ne sonnait pas exactement comme le fond des paroles qu'elle contenait, Aragorn répondit avec une feinte bienveillance :
Elessar : " Le Gondor n'en doute pas Aran fils d'Aren. Allez en paix, que les Valar vous assistent. "
Aragorn n'était que la moitié d'une duppe. Il connaissait un peu les Haradrhim, au moins de réputation et même s'il espérait qu'il n'y aurait pas de tension au sud de son royaume, il se disait qu'au pire si ça chauffait un petit peu mais que les quelques tribus fidèles à l'alliance du Gondor permettraient de limiter Ainsi pour dire la vérité, Aragorn malgré tous les salamalecs qu'il dispensait, se souciait un peu comme d'une guigne du Peuple des sables. [HJ désolé mais avec l'arnor, l'itihilien et consor, trois bonzes rasés sur des chameaulifants... ]
Alors qu'Aragorn s'apprêtait à faire signe pour faire entrer la délégation suivante [Hj: et oui, c que le roi du monde ça reçoit... du monde justement], il vit Timmius un peu perdu au milieu de la salle. Il fit signe à son Chancelier qui s'éclaircit la voix et s'approchant de Timmius lui dit d'un ton à la fois autoritaire et gêné, comme on parle à un sauvage qui ne parle pas la langue :
Chancelier : " Allons mon brave. Toi devoir retourner avec amis à toi. C'est par là. "
Et il lui indiqua la porte avec la main, prennant Timius pour un de ces "sauvages du sud." _________________

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|  | | Aran Nouvel habitant


  Age : 16 Inscrit le : 17 Sep 2007 Messages : 22 Race, Pays : Humain de l'Harad Metier : Prince du Pays des Sables Feuille de personnage Age du personnage: 27 ans Aime/N'aime pas: Citation personnelle: Les Gondoriens? Je ne reconnais aucune affinité avec ces gens-là...
| Sujet: Re: Salle du Trone Mer 2 Avr - 19:22 | |
| [Il veut se prendre la pantouffle du papi gondorien dans la tronche, le Chancelier?^^ je t'en ficherai, moi, des chameauliphants!]
La délégation Haradhrim sortit du palais en passant rapidement les formalités de récupération des armes, ect, puis, rejoignit le groupe de ses chevaux, tenus par deux palfreniers. Il ne leur fallut pas un mot ni cinq minutes pour être en selle et déjà dévaler la Citadelle en direction de l'extréieur de cette ville étouffante.
Natrann, manoeuvrant habilement sa bête, se glissa jusqu'à côté du Prince.
"Prince Aran, que fait-on, maintenant?"
"On rentre chez nous."
"Oui, mais, je voulais dire, après..."
"Tu as entendu ce qu'a dit le roi..."
"Quoi? Vous comptez lui obéir?"
Un sourire sarcastique étira les lèvres du grand Prince, et il éclata d'un rire mauvais.
"Oh que non! Bien au contraire..."
L'homme-lige sourit, satisfait de cette réponse, et laissa Aran le dépasser pour aller reprendre sa place à l'arrière de la troupe. L'ère des Hommes avait commencé, et les Haradhrim allaient être de la fête...
____________________________________________________________
Timmius n'avait pas encore vraiment eu le temps de se rendre compte du ridicule de sa situation. Quand on est vieux et qu'on en a vu de toutes les couleurs, c'est le genre de choses qui vous échappe souvent pendant quelques secondes. Mais la délicatesse du Chancelier avait eu le mérite de le faire redescendre parmi les mortels. Surpris, le savant releva la tête et le foudroya du regard.
Juste une seconde. L'âge rend aussi magnanime, et, finalement plus amusé que gêné, le vieillard adressa au jeune -de son point de vue- Chancelier un sourire tranquille, avec un hochement de tête léger.
"Oui, en effet..."
Le genre de phrases avec lesquelles un vieux commence toujours. Une petite habitude, en quelques sortes.
"Je n'ai pas eu l'honneur des présentations."
Lentement, avec déférence mais dignité, il salua en direction d'Aragorn, toujours souriant. Un geste duquel il avait manifestement l'habitude.
"Timmius du Gondor, autrefois greffier au service de l'Intendant Denethor." |
|  | | Aragorn II Elessar Modérateur, contrôleur RPG

  Age : 30 Inscrit le : 17 Déc 2005 Messages : 679 Race, Pays : Gondor Metier : Roi du Gondor
| Sujet: Re: Salle du Trone Sam 26 Avr - 23:33 | |
| Le chancelier demeura interdit. La vision de ce vieillard fagoté comme un sauvage s’exprimant dans une langue civilisée l’avait pour ainsi dire figé, et si on ne le confondait pas avec le marbre de la salle c’était juste parce que celui-ci était blanc alors que celui-là portait une barbe grisonnante encore noire en bien des endroits.
Tout le monde dans la pièce semblait interloqué, du Chef des Gardes de la Tour jusqu’au petit page qui gardait les sceaux. Même le scribe royal qui notait tous les actes officiels de sa majesté, en excluant bien entendu les moins avantageux pour son maître comme doit le faire tout bon scribe digne de ce nom, avait levé le nez de ses parchemins et une grosse goutte d’encre commençait à se former au bout de sa plume, gage d’un pâté en préparation sur le prochain acte, celui concernant les Haradhrim du peuple des sables étant déjà en cours de sablage, ce dont était chargé le petit page justement. Il flottait dans l’air comme un étrange parfum d’incrédulité qui indisposait quelque peu tout le monde, un parfum qui, en ce qui concernait le Chancelier, se mêlait à l’odeur très forte (orientale nous dirons) des gens du Sud qui s’exhalait de Timmius. Aragorn lui-même, fut surpris sur le moment, mais la contenance royale, exercée et rompue à toutes les situations, ne tarda pas à se reprendre. Il avait entendu Timmius se présenter et il avait compris (la plupart de ses conseillers avaient eux aussi compris à cet instant) que Timmius était certainement un de ces concitoyens, il lui répondit avec une certaine bienveillance (c’est la journée de la bienveillance) :
Elessar : " Timmius du Gondor, vous dites ? Greffier du Grand intendant ? "
Il inspira, mais toujours avec amabilité il dit :
Elessar : " Voilà qui est pour le moins singulier… Quoique… "
Puis se reprenant il demanda :
Elessar : " Comment le greffier du Seigneur Denethor, paix à son âme tourmentée, se trouve-t-il donc devenu le plénipotentiaire d’un peuple du Sud lointain ? "
Le comment était une question importante mais bien entendu celle du pourquoi intéressait beaucoup plus le Roi. Le pourquoi Aran laissait-il derrière lui un vieillard d’un âge fort vénérable, Gondorhim de surcroit, sans explication et sans présentation, si ce n’était par rouerie… Ou par signe de bonne volonté, comment savoir ? Décidément les façons de ces gens du Sud n’étaient pas choses aisées à saisir, même pour un Roi à l’esprit aussi ouvert qu’Aragorn. Embêtant quand il s’agit de ses propres sujets…
[HJ : Et oui, un mois pour pondre ça…] _________________

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