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 Méowen, la SagaceVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Méowen
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CapricorneCheval
Age : 17
Inscrit le : 07 Avr 2008
Messages : 11
Race, Pays : Femme du Rohan
Metier : Dame de Compagnie de Lothiriel, ainsi que, accesoirement, messagère et conseillère

Feuille de personnage
Age du personnage: vingt-huit ans
Aime/N'aime pas: protéger et être aux côtés de sa Dame;être respectée / Être sous-estimée;les étrangers
Citation personnelle: I'm a Rohan's daughter in my heart, but also a Gondor's daughter in my blood...

MessageSujet: Méowen, la Sagace   Sam 19 Avr - 23:37

Prénommée
Méowen

Dite
La Sagace

Race
Femme du Rohan

Âge
Vingt-huit ans (TA 3009 – 3 Août)

Force
Lumière

Description Physique
L’air suffisant, parfois hautain, sensuel et majestueux, Méowen opte toujours pour un maintient droit et fier. Fière d’être une Rohirrim. Bien que ses traits fut dits « Gondoriens ». Ceci car sa peau fine est laiteuse ; ses yeux sont ronds, tantôt sombres à la nuit, tantôt miels au jour ; ses sourcils sont fins et bruns ; ses larges lèvres dessinées ont souvent un sourire en coin ; sont petit nez plat est comme taillé dans la roche (N.A : Un peu comme ceux des Grecs dans les B.D Astérix… Comment ca je suis hors sujet??) ; son front est lisse et haut ; et sa voix est aussi suave que profonde.
Une touche du Rohan, que la jeune femme a héritée de sa mère, est sa longue chevelure ondoyante, couleur châtaigne aux reflets blé, qui lui offre un petit air sauvage. Le parler de Méowen est beau, et cela parce qu’elle vit aux cotés de Lothiriel.
Le corps de la jeune femme est svelte, et sa démarche n’est que trop osé : Son torse étant bombé et son menton haut. Méowen est de taille raisonnable, mais est tout au plus charnelle. Effectivement, la jeune femme est formée de bonnes fesses- poitrine, et d’épaules carrées. Bien qu’elle n’en ait pas l’air, Méowen est suffisamment forte pour tenir une épée ou la bride d’un cheval fougueux.
Tous disent que le sang qui coule dans ses veines est celui du Gondor.

Description Physiologique
A l’encontre de son physique, la forte personnalité de Méowen lui est plutôt venue de sa mère. Donc du Rohan. Cela du fait que la jeune femme se montre la plupart du temps : brave, fière, digne, ainsi que loyale envers son pays et sa patrie (de même qu’envers les siens). Audacieuse et culotté, elle est capable d’un bon nombre de choses. Il faut donc savoir se méfier d’elle par moments. Méowen a également démontré qu’elle peut être aussi jalouse que possessive. Elle est pointilleuse et ne supporte pas les erreurs, autant les siennes que celles des autres ; c’est pourquoi il lui arrivera de se montrer entêté, n'acceptant pas ses fautes. A l’instar de son ainé, la jeune femme se montre avide lorsque l’on parle d’argent, pourtant elle le nie. Surement qu’elle en a honte. Il y d’autres traits de sa personnalité que Méowen refuse d’avouer. Comme le fait qu’elle ait une peur bleue de l’eau, ne sachant pas nager. La femme est pourtant intrépide. Mais l’eau, pour une raison qu’on ignore, ne l’aura jamais rassurée.
Peut être cela vous surprendra, mais la jeune femme se montre bienveillante et attentionnée envers les enfants. Elle est également curieuse et attirée par le peuple elfique, qu’elle admire.
A part Lothiriel, peu de gens ont de l’autorité sur Méowen. Car celle-ci se montre aussi indomptable. A l'encontre de ceci, la jeune femme est connue pour avoir une certaine autorité sur les autres. Elle sait se faire obéir. Lors de ses jugements, elle peut être aussi injuste que son père l’eu été, et cela est son plus gros défaut. Soupçonneuse, oui elle l’est, autant qu’elle est méfiante et distante envers les étrangers. Méowen est très protectrice envers sa Dame et les siens. Elle ne laissera jamais quelqu’un s’en prendre a eux et pourrait se montrer rancunière.
La jeune femme est autonome et débrouillarde : Elle n’a pas besoin d’être assister pour s’occuper d’elle et apprécie les moments de solitude. Elle a toujours l’air détendue, et pourtant la tourmente la dévore. Elle dissimule toujours son angoisse sous un air farouche. Mais il lui arrive des crises de nerfs de temps à autres, et c’est dans ces cas là que le soutien de Darhelm lui est gratifiant. C’est à croire que Méowen ressent une grande pression dans son esprit.
Il arrive également à la jeune femme d’être ouverte, détendue, et elle aimera plaisanter et passer du bon temps avec les siens durant ces moments. Elle est très sure d’elle, et sait se montrer stratégique. Ayant été instruite, Méowen est loin d’être stupide. Maligne, elle tire rapidement des déductions des situations qui lui posent problème. La jeune femme, ayant grandit dans la guerre de l’anneau, sait tenir une arme, ainsi que chevaucher.
A Edoras, on la surnomme La Sagace, car elle est avisée, clairvoyante, perspicace et bornée.

SON PASSE

Pour ne pas se perdre dans l'histoire :

Grand-père paternel : Déchtelon
Grand-mère paternelle : Lothar (de son véritable prénom Lothardolat)
Paternel : Berelon
Maternelle : Freddawen
Fraternel : Darhelm II

La frise englobe tout les événements ayant eut lieu dans la famille de Méowen.

Version frise chronologique :
Naissance de Déchtelon, fils de Béchton 18 février 2934
Naissance de Lothardolat, fille d'Elédenar II* 26 juin 2936
Epousailles de Déchtelon et Lothar 5 janvier 2957
Naissance de Berelon, fils de Déchtelon 30 juillet 2959
Déchtelon est banni de Minas Tirith après avoir déserté une bataille à Osgiliath 9 avril 2983
On dit qu'il mourût de honte le jour même 9 avril 2983
La famille de Méowen part vivre à Aldburg, au Rohan 17 avril 2983
Epousailles de Berelon et Freddawen, fille de Darhelm 2 juin 2998
Naissance de Darhelm II, fils de Berelon 3 Août 2999
Naissance de Aléberth, fils de Berelon, - celui qui ne vivra pas (décédé le jour même) 2 Janvier 3000
Naissance de Méowen - Freddawen meurt en donnant la vie à sa fille 3 Août 3009
Méowen et Darhelm sont élevés par Lothardolat, leur grand-mère, à Aldburg durant dix années, car leur père les délaissent 3009-)3019
Départ pour le gouffre de Helm 1 Mars 3019
Mort de Berelon en chemin (tué par les Cavaliers-Wouargs) 2 Mars 3019
Arrivée au Gouffre de Helm 3 Mars 3019
Méowen voit son frère partir se battre pour la bataille du Gouffre 3 Mars 3019
Elle et sa grand-mère son envoyées dans les grottes 3 Mais 3019
Son frère revient vivant de la bataille 4 Mars 3019
Méowen rencontre brevement Erold et Deorl, fils d'Eamerold 4 Mars 3019
Ils retournent vivre à Edoras car sa grand-mère n'a pas la force de voyager jusqu'à Aldburg 5 Mars 3019
Darhelm rencontre Toscanne, fille d'Eortane, à Edoras 6 Mars 3019
Il offre ses services à Théoden 6 Mars 3019
Avant dernière guerre de l'anneau, Darhelm repart à la guerre 6 Mars 3019
Darhelm arrive à Dunharrow avec l'Armée 9 Mars 3019
Lothardolat se meurt de vieillesse dans son lit, Méowen à son chevet 15 Mars 3019
La bataille aux portes de Minas Tirith est terminée. 15 Mars 3019
Darhelm participe à la dernière guerre de l'Anneau, à la Porte Noire 25 Mars 3019
Après la victoire, il assiste au couronnement du Roi Elessar II à Minas Tirith...
Début du Quatrième Âge
Le bannissement de Déchtelon est levé
Au retour de la guerre, Darhelm offre à sa sœur un étalon du nom de Badincrin pour se faire pardonner de sa longue absence Mai 3019
Epousailles de Darhelm et Toscanne Juin 3023
Méowen devient Dame de Service de Lothiriel Avril 3024
Peu de temps après, la petite Téa, fille de Darhelm II, vient au monde Mai 3024
Epousailles de Deorl et Dorgahn, fille de Marcheal juillet 3027
Epousailles de Erold et Méowen (bien que celle-ci ne l'aima pas) juillet 3028
Darhelm devient capitaine du Rohan septembre 3030
Décès prématuré de Erold - Méowen devient veuve 30 janvier 3034
Méowen devient Dame de Compagnie de Lothiriel juin 3034

*Elédenar 1er fut le grand oncle de Lothardolat

Version longue :
« ...Et Puis-je connaître la raison pour laquelle vous avez déserté Osgiliath ? »
Déchtelon jeta un coup d'œil apeuré au visage du surintendant avant de gémir, comme si chacun de ses mots l'enfonçaient un peu plus dans sa honte.
« Alors que l'Ennemi débarquait en grand nombre, peina t-il. Et que je voyais les hommes s'écrouler autour de moi, il me vint à l’esprit qu'il n'y avait nul espoir de victoire... Qu'Osgiliath était d'ors et déjà perdue... »
Le pauvre homme lança un regard suppliant à Denethor, qui lui, l'observait avec mépris.
« J’aime la vie, mon Seigneur... C’est pourquoi, lorsque je compris que j'avais une chance de me tirer de ce combat... Je l'ai saisie... »
« Et que faire des hommes qui sont resté se battre jusqu’à la fin ? Ceux qui ont un nécessaire de dignité pour ne pas s'échapper de leurs devoirs de soldat du Gondor ? Dois-je relater ces-derniers ? Votre conduite me laissant présumer que vous les avez oubliés… »
Déchtelon ouvrit la bouche afin de répliquer, mais s'y résigna et secoua la tête, d’un air abattu. Il savait que rien, ni personne, ne le sauverait du châtiment de Denethor. Car il avait commis une faute irréparable aux yeux du surintendant.
« ...Vous serez donc banni de Minas Tirith. Du Gondor même ! Vous et votre petite famille devrez êtres partis avant le début du prochain mois. En espérant qu'un autre royaume veuille d'un lâche comme vous... »
Denethor jeta un regard agressif à Déchtelon.
« Sortez maintenant ! »Ordonna t-il.

Le banni sortit de la salle du trône d'un pas chancelant. Si quelqu'un annonça à Lothar et Berelon qu'ils étaient bannis, ce ne fut point Dechtelon. Étant donné qu’il fut retrouvé mort, dans une sombre ruelle de la Cité Blanche.
Certains disent qu'il est décédé, terrassé par sa propre honte. Ce que certains dire comme étant l’ironie du sort.
Quoi qu'il en soit, Berelon et Lothar quittèrent Minas Tirith moins d'une semaine après l'ordre de l'intendant. Ils trouvèrent refuge à Aldburg, après quelques jours de voyage périlleux, qui était un petit village du Rohan. C'est là que grandit Berelon, et que ce dernier rencontra Freddawen, jeune femme issue de famille modeste.
Peux être que ces deux là s'aimèrent, mais il est sûr, que leurs épousailles furent grandement approuvées par leurs parents. Car elles assuraient la prospérité de chacune des deux familles.
Ce ne fut donc, ni un mariage de grand amour, ni un mariage tout à fait arrangé, qui unit Berelon, fils de Déchtelon – dit l'exilé – à Freddawen, fille de Darhelm – dit le brave.
Suivant cette union, Darhelm II – qui reçût le nom de son grand-père maternel – naquit et apporta un brin de piquant dans cette famille.
Lorsqu'il vit le monde, et lorsque le monde le vit pour la première fois, personne n'imagina qu'un enfant si affectueux, si délicat, soit voué à un futur périlleux. Son crâne fut à peine couvert d'une touffe de cheveux bruns, qu'un frère le suivit. Celui-ci fut nommé Aléberth. Mais son existence fut hélas de bien courte durée, car à peine le soleil couvrit son corps, que la vie l'abandonna. Berelon déclara alors que l'enfant avait été fauché par Mandos (N.A je ne sais pas trop qui était le ‘diable’ chez les Rohirrims), et Freddawen fut contrainte de l'approuver. Son mari lui ayant fortement défendu de mettre à tord ses déductions, surtout en public.
Ce ne fut que neuf années plus tard, que vint la petite dernière : Méowen.
« Courage, Madame ! Votre enfant s'en vient, j'aperçois sa tête brune ! »S’écria la sage femme (Si il y en avait?).
« Je ne peux pas... »
« Courage, Madame... »
Ce fut alors, qu'un cri suraigu retentit, et que l'on entendit la sage femme s'extasier devant le nouveau né.
« Une fille ! Voyez, Madame Freddawen... Madame ?... »
La femme était morte. Et personne dans le village ne fut en mesure d'expliquer les raisons de ce décès. Il semblait qu'une malédiction se soit abattue sur la famille de Méowen.
Après l'étrange mort du grand-père, c'était au tour de la mère.
La petite, qui selon Berelon, avait causée la mort de sa mère, fut prénommée Méowen. Un nom qui fut sans doute choisi au hasard et très hâtivement. Son père se dit alors avoir d'autres préoccupations que de s'occuper de ses enfants, du moins c'est ce qu'il racontait. Ce fut donc Lothardolat, dite Lothar, qui prit soin de ses petits enfants, s'indignant de son fils qui avait prit la décision de délaisser tout ce qui lui restait de Freddawen. Sans doute était-ce, le moyen qu'il avait choisi afin de fuir son chagrin.
Méowen naquit ainsi, un beau jour de fin d’été, sans même connaitre la voix de sa mère. A sa naissance, les gens constatèrent que la petite avait hérité des trais Gondoriens de son père. Ses yeux, ses cheveux, étaient sombres tandis que sa peau était d’un blanc laiteux. Mais il s’avéra rapidement qu’elle avait également hérité du tempérament Rohirrim de sa mère…

Durant dix courtes années aux côtés de leur grand-mère -ainsi qu'a l'ecole, ou ils furent instruits-, Beleron étant étonnamment absent de leur vie, Méowen et Darhelm créèrent leur personnalité, ainsi qu’une petite réputation à Aldburg. Darhelm, était le petit garçon (Heu... L'adolescent de quinze ans, autant pour moi !) dont tout le monde évoquait le nom lorsqu'il s'agissait de parler de bonté ou de galanterie. Il était une sorte de jeune lèche botte, qui semblait ne jamais savoir quoi faire pour les autres. Altruiste de renommée, on disait qu'il avait fort heureusement hérité de la bonne humeur de Freddawen, mais qu'il avait pour défaut, de se montrer avide de pouvoir, ainsi que d'argent. Il ne manquait également jamais une conversation qui tournait autour d'argent. C'était un point de caractère qu'il partageait avec sa sœur. Elle même étant réputée d'être la jeune fille aux quatre-cent coups, et bien que Méowen fut dotée d'un courage et d'une bravoure digne des fils d’Eorl, il semblait qu'elle ait hérité des points de la personnalité de Berelon. Ce qui n'était pas forcément une bonne chose.

Alors que Méowen entrait dans sa dixième année, les événements de la guerre de l'Anneau l'atteignirent : Des Ourouk de l'Isengard étaient en route ; leur but étant de mettre un terme au monde des hommes, ceux du Rohan pour commencer... Ce fut Berelon qui annonça la nouvelle a Lothar et ses enfants. A partir de ce moment, commença la route jusqu'au Gouffre de Helm, lieu où le Roi Théoden avait ordonné retraite…

Méowen marchait, tout en trébuchant et vacillant, sa petite main dans celle de Lothardolat. Ses courtes jambes d'enfants n'étaient guère pratiques pour marcher dans boue et brousse, c'est ainsi que la fillette se tenait appuyée contre sa grand-mère, dans un espoir de soutient. Darhelm marchant plus loin, tête haute, menton levé, d’un air de brave guerrier.
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Présente uniquement le week-end


Dernière édition par Méowen le Jeu 8 Mai - 4:22, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Méowen, la Sagace   Sam 19 Avr - 23:38

Cela faisait un jour et une nuit qu'ils avançaient à l'aveuglette, sans s'être réellement arrêté, et Méowen était pétrifiée, autant par le froid que par la fatigue. Deux grands cernes s'étaient creusés sous ses petits yeux, et sa peau était devenue pâle, très pâle...
Mais elle continuait d'avancer bravement, avec l'aide de Lothar. De temps à autre, de bons paysans acceptaient de l’allonger dans leur charrette, bien que celle-ci fût déjà remplie.
Mais, quand à Lothardolat, qui était pourtant déjà âgée, elle estimait qu’elle ne pouvait se permettre de prendre du repos. Car le simple fait de perdre de vu ses petits enfants mince minutes la rendait morte d'inquiétude, les imaginant à n'importe quel instant entre les crocs d'un Wouarg.
« Grand-mère ? » Appela Méowen d'une petite voix.
Lothar pencha la tête vers sa petite fille et lui adressa un sourire bienveillant.
« Oui, ma chérie ? »
« J'ai froid... C'est quand le moment où on sera arrivé ? »
La vieille femme eut un soupire de lassitude. Si seulement elle le savait... Si seulement elle pouvait être certaine qu'ils arriveraient tous sains et sauf au Gouffre de Helm...
« Je n'en sais guère plus que toi... » Répondit Lothardolat.
Berelon passa à ce moment à cheval, sans un regard pour sa fille. Son casque et son épée le rendait noble, mais aux yeux de Lothar il ne l'était pas. Elle ne comprenait pas qu'un parent puisse délaisser ses enfants comme il le faisait.
« Tu sais, grand-mère, continua Méowen, moi, quand je serais une grande personne, je serais la reine du Rohan »
« Oh, tu en as des grands projets toi, dis-moi »s'esclaffa la vieille femme.
« Et j'irais aussi me battre avec les hommes à la guerre et je... »
Mais Lothardolat n'écoutait plus sa petite fille. Ses yeux suivaient les silhouettes de trois cavaliers, dont celle de son fils, qui filaient à toute allure pour rejoindre la tête du groupe.
« Qu'est ce que ça signifie ?... » Marmonna la vieille femme, méfiante.
« Grand-mère ! Pourquoi tu ne m'écoute pas ?! »
« Pas maintenant, ma chérie »
Oui, il y avait bien quelque chose. De toute évidence, un message se fit passer à l'avant. Les trois cavaliers ayant retrouvés deux éclaireurs, il semblait qu'une certaine tension étamait de leurs échanges.
Soudain, l'un d'entre eux, Berelon à ce que Lothar pu constater, se détacha du groupe et se mit à hurler de toute la force de ses poumons.
« Nous sommes attaqués ! Cria t-il aux villageois, des Cavaliers-Wouargs sont en approche ! Que les femmes, les enfants, et villageois incapables de manier l'épée suivent cet homme – il désigna brièvement un jeune soldat -, quand aux cavaliers et guerriers, qu'ils se rallient à moi et se préparent à combattre ! »
Méowen écarquilla les yeux et se tourna vers sa grand-mère qui semblait avoir brusquement pris un coup de vieux. La peur, la crainte, la douleur animaient ses traits.
« Grand-M...? »
« Où est Darhelm ? »La coupa Lothardolat d'un ton abrupt.
De ses yeux, elle sembla fouiller fébrilement le groupe de villageois, puis celui des cavaliers qui s'apprêtaient à partir au combat.
« DARHELM ! »Hurla t-elle brusquement, faisant sursauter sa petite fille.
Le dénommé, qui s'apprêtait à suivre les soldats, se figea lorsqu'il entendit l'appel de Lothar. Lentement, il se retourna et regarda d'un air suppliant la vieille femme.
« Grand-mère, s'il vous plait... »
« Ni songe même pas, Darhelm, menaça Lothardolat en le pointant d'un doigt tremblant, tu ne survivrais pas même deux minutes au milieu d'une bataille. Reviens ici, immédiatement ! »
Visiblement hésitant, le jeune homme jeta un coup d'œil aux soldats, puis à sa famille. Lothar savait parfaitement que Darhelm souhaitait depuis longtemps pouvoir prouver sa valeur, et cette bataille était l'occasion pour lui. Mais, face au regard désespéré de sa grand-mère, et suppliant de sa sœur, le garçon ne trouva pas le courage de se joindre aux guerriers. Résigné, il retourna d'un pas lourd vers sa famille, maugréant quelques paroles incompréhensibles.
Arrivé face à Lothardolat, Darhelm grommela :
« J'aurais survécu, grand-mère, je vous le jure... »
Mais la vieille se contenta de soupirer, tandis que la petite Méowen s'avançait vers son cadet pour le regarder dans les yeux (bien qu'elle du lever le menton).
« Non. Ils t'auraient réduit en bouillie, et tu aurais été vraiment bête »
Lothar ne dit rien et leva les yeux à temps pour apercevoir son fils, Berelon, leur lancer un dernier regard avant de se lancer au galop à la suite des cavaliers.

Ce jour là, les villageois, ainsi que Méowen et les autres, arrivèrent au Gouffre de helm, la nuit tombante. Une funeste nouvelle arriva aux survivants dans la soirée : Tous les cavaliers qui avaient bravement combattu les Wouargs sur la route d’Aldburg, avaient péris. Mais ce ne fut qu'une nouvelle comme une autre pour la petite Méowen. Après tout, comment pouvait-elle se lamenter d'avoir perdu un être qui l'avait négligée toute son existence ? Même Lothardolat semblait neutre lorsqu'elle apprit la mort de son fils. Mais au fond du cœur de la vieille femme, il y avait quand même une déchirure. Celle d'avoir perdu un enfant.
« Grand-mère, ca va ? »
Lothar quitta ses pensées et acquiesça, bien que songeuse. Elle tourna ses yeux vers les murs du Gouffre et se demanda s’ils seraient assez puissants pour retenir l’Armée qui s’avançait à grand pas…
‘Hum… ? Oui, tout va bien, Méowen… »
...Non. Tout n’allait pas bien. La vieille femme était dévorée par l’inquiétude. Comment allait se dérouler la suite des événements ? Allaient-il tous s’en sortir, sains et saufs ?
La vieille baissa les yeux. Elle ne laisserait pas la mort s’emparer de ses petits enfants. Personne ne les toucherait, personne ne leur ferait du mal. Elle, qui était leur unique famille, les protégerait. Cette guerre ne se mettrait pas en travers de leur destin…
« Tu es sûre ? Parce que je trouve que tu es très pale… »
Des acclamations provenant de la Porte du Helm parvinrent alors jusqu’à Méowen et Lothardolat, qui tendirent aussitôt une oreille fine. Qu’est ce que… ?
« Faites place au Roi ! » Clamèrent des voix, tandis que de nombreux bruits de sabots résonnerent.
« Grand-mère ! S’écria Méowen, avec une expression réjouie sur le visage. C’est le Roi ! Le Roi, tu te rends compte ? Il est là ! Il faut aller voir ca ! »
« Non, Méowen ! Reviens ici, tout de suite ! »
Mais la petite avait déjà filé à toutes jambes en direction du tumulte. La curiosité l’avait piquée, et elle avait besoin de voir le Roi de ses propres yeux. Dans sa tête, elle l’imaginait déjà : grand, droit, noble… Barbu ? A quoi pouvait ressembler un Roi du Rohan ?
Alors qu’elle se joignait à la foule réunie pour accueillir les nouveaux arrivants, Méowen aperçut enfin Théoden, fils de Thengel, et elle fut impressionnée. Comment un homme pouvait-il se tenir si fier, si droit ?
Le Roi se dressait sur une monture aux poils blancs, et à la marche leste. La fillette se fraya un chemin parmi les gens afin de s’approcher et de tenter de croiser le regard du Roi. Mais cela fut en vain, car Theoden, aussitôt descendu de son cheval, s’en alla sans un regard pour la foule. Il fut suivi par un étrange trio qui surprit Méowen : Un homme, un nain et un elfe. Impossible... Et pourtant... Mais si! Darhelm allait être jaloux lorsqu’elle lui conterait ceci. Comment ce faisait-il que d'aussi belles gens se trouvent en ce lieu ?
Excitée comme une puce, Méowen se retourna pour sortir de la foule… Et tomba nez à nez avec son frère.
« Que fais-tu ici, petite sœur ? »Demanda sévèrement celui-ci.
« Je voulais juste apercevoir le Roi, et je l’ai vu, Darhelm ! Je l’ai vu ! Et j’ai aussi v… Aïe ! Lâche-moi ! »
Son aîné l’avait attrapée par le bras et la trainait à présent en dehors du groupe. Il n’avait pas l’air bien… Du moins, c’est ce que la petite jugea lorsqu’elle leva le nez pour observer le visage de Darhelm. Tout comme Lothar, son frère était pale et son regard était troublé.
« Méowen, fit le garçon, une fois sorti de l’attroupement. Tu n’as pas l’air de comprendre la gravité de la situation... Tu n’es pas là pour t’amuser, bon sang ! Nous sommes dans l’attente d’une terrible bataille, et toi tu… Tu t’amuses ! »
Darhelm marqua une pause et lâcha le bras de sa sœur pour s’agenouiller devant celle-ci et la regarder dans les yeux. La fillette comprit qu’il allait lui expliquer quelque chose d’important et lui porta alors attention.
« Ils ont donné l’ordre d’emmener femmes et enfants dans les cavernes du Gouffre…, annonça finalement le jeune homme, avec un soupir. Ce qui inclut grand-mère et toi… »
« Pourquoi pas toi ? Tu vas dans une autre caverne ?» demanda Méowen, naivement.
Mais son frère n’eut pas besoin de répondre que la petite comprit. Non… Pourvut que non… Ce ne ce pouvait… Ce n’était pas possible… La respiration de la fillette devint saccadée et ses yeux s’embrumèrent de larmes.
Darhelm baissa alors les yeux.
« Je dois aller me battre, petite sœur. »Murmura t-il, gorge serrée.
« Non, non, non ! » s’écria Méowen au travers de ses larmes.
« Je dois aller me battre pour notre salut… »
« Mais pas pour le tient ! »
« Je reviendrais vivant… Je te le promets, petite sœur. »
« Grand-mère ne te laissera pas y aller ! Et moi non plus ! »
« Si seulement j’avais le choix… »Marmonna le jeune homme.
« Tu l’as ! C’est juste toi le problème ! Cria la petite. Toi et tes envies de gloire ! Tu crois que si tu vas te battre, tout le monde va t’admirer ? Non ! Je ne veux pas que tu y aille ! Je ne veux pas être seule avec grand-mère… »
Les larmes brillantes sur ses joues, Méowen se plaqua contre Darhelm et se mit à pleurer contre l’injustice de la vie. Pourquoi y avait-il des guerres ? Pourquoi fallait-il que les gens meurent ?
« Méowen… »
Son aîné lui caressa lentement les cheveux et posa sa tête sur son épaule afin de lui souffler :
« Je survivrais… Je te le jure… A toi et à grand-mère… »
La fillette renifla et enfouit sa tête dans le creux du cou de son frère.

Méowen et Lothardolat furent ainsi conduites dans les cavernes du Gouffre, aussi blêmes l’une que l’autre. Lorsqu’elle avait apprit que son petit-fils allait se battre, Lothar était entré dans une folie furieuse et s’était débattue afin de garder Darhelm dans ses bras. Sa réaction avait été terrible… Presque hystérique. Mais, une fois que l’on lui ait enlevé son petit-fils, la vieille n’avait plus rien dit. Elle s’était tut et ne répondait pas même aux nombreuses questions de sa petite-fille… La suite, vous la connaissez. La bataille commença à faire rage aux alentours de minuit, et de nombreuses vies furent fauchées.
Durant cette nuit là, Méowen s’était blottie dans les bras de sa grand-mère. Ses yeux étaient restés écarquillés, et son cœur avait sursauté à chaques explosions et tremblements provenant de la bataille, tandis que Lothardolat était restée silencieuse.
Enfin, lorsque l’on devina le jour levé, les portes des cavernes furent ouvertes : La bataille était terminée, les hommes avaient vaincus les montres de l’Isengard.
Méowen s’était alors précipitée à l’extérieur, et avait fébrilement cherché Darhelm des yeux. Mais elle ne le vit pas.
« Darhelm ! »Appela t-elle en se servant de ses mains pour faire un microphone.
Désespérée, la petite courut dans le Fort, à la recherche de son aîné, ses cheveux collés sur les larmes de ses joues. Il n’était pas là… Pourquoi n’était-il pas là ? Il avait promis, il ne pouvait être tombé !
Méowen se laissa tomber à genoux au sol et les larmes roulèrent es joues. Il avait promis… Pourquoi n’était-il pas vivant ?! Pourquoi n’était-il pas là, en train de la serrer dans ses bras réconfortants ?
« Darhelm… »
« Oui, petite sœur ? »
« Darhelm ?! »
Méowen redressa brutalement la tête et vit son frère, face à elle, qui la regardait avec un sourire en coin. La fatigue avait creusé de longs et profonds cernes sous ses yeux, tandis que de vilaines égratignures et coupures parsemaient son visage. Mais il était bien en vie, devant elle. Sur le coup, la petite ne réalisa pas tout à fait et resta un moment à contempler son ainé, bouche bée.
« Tu es vivant ? »Balbutia t-elle alors.
Darhelm éclata d’un rire rauque et se pencha pour prendre sa sœur dans ses bras.
« Ne te l’avais-je pas promis ? »Lui glissa t-il.
« Si ! Tu es vraiment vivant alors ! Comment tu as fait pour survivre ? »
« Bonne question… Il faut croire que je sais me battre…»
« Darhelm, nous devons rejoindre grand-mère. Je crois bien qu’elle n’a aucun espoir de te retrouver en vie.. J’ai hâte de voir sa tête ! »

Effectivement, la réaction de Lothardolat lorsqu’elle vit son petit-fils fut presque aussi hystérique que celle de la veille, et les larmes coulèrent à flots.
« … Darhelm ? Mon garçon, c’est bien toi ? » Fit la vieille à mi-voix, égarée.
… Bref, un instant plus tard, Lothar était écroulé contre son petit-fils, pleurant toutes les larmes de son corps. Cela dura quelques bonnes minutes, puis Darhelm remit la femme debout.
« Je me porte bien, grand-mère, dit-il d’une voix apaisante. La bataille fut difficile, certes, et maintenant que j’y repense, je suis fière d’y avoir participé… Vois-tu, finalement, je suis capable de survivre à une bataille. »
Méowen scruta le visage de son ainé. Un air vaillant animait ses traits, et son regard était comme euphorique. Il sembla à la fillette que la bataille avait éveillée une certaine fierté chez Darhelm…
« Alors, Darhelm, ca fait quoi de tuer les Ourouks ? »S’enquit curieusement la fillette.
« Oh, à vrai dire : un bien fou… (lol) »
« C’est vrai ? Et comment tu t’y es pris ? Je suppose qu’ils avaient tous peur de toi et qu’ils fuyaient quand tu t’avançais vers eux ?! »
« Heu… A vrai dire, pas tout à f… »
« Eh, Petite, est-ce que ton frère t’a raconté comment je lui ai sauvé la vie ? »Demanda une voix bourrue dans le dos de Méowen.
Dans un sursaut, La fillette se retourna pour découvrir le visage barbu, les yeux sombres et creux, et le nez ‘patate’ d’un jeune homme, qui la regardait avec un sourire qui avait tout l’air d’une grimace.
« Tient, fit l’ainé de Méowen, d’un ton cordial. Mon ami, Laisse-moi te présenter Lothardolat, ma mère pour ainsi dire, et Méowen, ma sœur. Méowen, Lothar, voici Erold, fils d’Eamerold. C’est un ami, qui m’a été d’une bonne aide durant la bataille… »
Le jeune homme barbu salua d’un vigoureux signe de tête Lothar et la fillette, qui elle, ne lui adressa pas un signe. Elle se contentait de le fixer, interdite.
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MessageSujet: Re: Méowen, la Sagace   Dim 27 Avr - 4:53

« Hum… Comme je le disais, je suppose que Darhelm vous a pas fait part de sa méchante aventure avec ces cinq… que dis-je ? Six Ourouk ? » Reprit le garçon d’un ton hautain, avec un autre sourire qui rendit Méowen plus que dubitative.
Celle-ci secoua la tête, d’un air ronchon.
« Non » Grinça t-elle, entre ses dents.
Lothar intervint alors, d'un ton se voulant aimable.
« Voyez-vous, mon fils n’a pas même eut le temps de conter ses propres exploits, pourquoi aurait-il donc le temps de conter les vôtres ? »
Erold eut un rire (il sembla à Méowen que ce jeune gars se moquait tout simplement de son frère) et donna une tape amicale dans le dos de Darhelm qui paraissait ennuyé de la présence du barbu.
« Pardonnez le, Madame, mon frère n’a aucun tact concernant la politesse. »
Un jeune homme aux traits aimables s’avança dans le groupe et salua tout le monde d’un signe de tête. Lui aussi portait les marques de la bataille.
« Je me nomme Deorl, fils d’Eamerold, dit-il, et ainé du ci-présent Erold »
Il jeta un regard furtif à son frère qui marmonnait quelques mots dans sa barbe hirsute. Mais personne n’y comprit quoi que se soit, mais cela permit à Méowen de remarquer l’étrange ressemblance commune des frères. Il se pouvait bien qu’ils soient jumeaux.
Deorl s’éclaircit alors la gorge et souri chaleureusement a Lothar et sa petite fille.
« Puis-je connaitre les prénoms de la famille de cet excellent guerrier qu’est Darhelm ? »
Lothardolat sembla retrouver ses esprits (Méowen l’avait surprise en train de fixer le jeune homme avec une drôle d’expression). Elle se présenta alors.
« Navrée de ne pas y avoir pensé plus tôt, je suis Lothardolat, fille d’Elédenar II, épouse du défunt Déchtelon, fils de Béchton, Berelon, qui tomba sur la route de Aldburg, fut mon fils ainsi que le père de Darhelm et de la jeune Méowen, ici présente ».
Elle rendit avec plaisir son sourire à Deorl. Ce dernier baissa les yeux vers Méowen et l’observa l‘espace de quelques secondes. Leur regard s’étaient pourtant croisés longuement, mais pour une fillette de son âge, cela ne signifiait rien pour la petite.
« Enchanté. Déchtelon, c’est bien ce que vous avez dit ? Hum… Il me semble bien que… C’est votre famille qui été…Hum… Non… finalement, je dois me tromper. »
Deorl attrapa alors son frère par l’épaule, dans une sorte d’étreinte fraternel et lança joyeusement :
« Sachez que cela fut un honneur pour moi de combattre aux cotés de Darhelm, et, pour informations, il y avait précisément sept Ourouks, mais mon frère ne l’a pas plus aidé que moi-même, qui me trouvait quelques mètres plus loin. Savourez donc votre gloire méritée, Darhelm fils de Berelon. Nous nous reverrons certainement»
Le jeune homme se tourna vers Lothar et Méowen.
« Au plaisir d’avoir fait votre connaissance, et bonne chance pour les temps à venir, car ils ne risquent pas d’être faciles… »
Il s’éloigna alors avec Erold qui lui, ne semblait plus aussi gai qu’avant, et cela pour le plus grand plaisir de Méowen.

Par la suite, la petite famille fut contrainte de retourner vivre non à Aldburg, mais a Edoras. Cela à cause de Lothardolat qui, étant âgée et fatiguée, ne pu refaire le long et dangereux chemin de retour. C’est donc à la capitale du Rohan que continua a la vie de Méowen. Malheureusement, il ne se passa guère plus de deux jours avant que de nouveaux événements ne survinrent. Le Roi et les cavaliers du Rohan repartaient pour la guerre à Minas Tirith, et Darhelm, qui avait le jour même offert ses services a Theoden dû quitter sa sœur et sa grand-mère. « Reviens nous vivant », furent les mots échangés entre le jeune cavalier et sa famille. Méowen se souvint qu’elle resta jusqu'à la fin pour regarder son frère et les soldats s’en aller. Il lui semble aussi se souvenir qu’elle aperçu parmi les cavaliers, cet elfe, cet homme et ce nain. Ainsi qu’une toute petite personne, pas plus grande qu’un enfant…
Les jours, après le départ de son ainé, passèrent bien lentement pour Méowen. Mais quelque chose inquiétait la fillette. La santé de Lothardolat semblait se dégrader petit à petit… Un mal inconnu la rongeait, et rapidement, la vieille se retrouva dans son lit, sa petite-fille passant ses journées à son chevet, dans l’espoir de la voir se rétablir… Une fièvre s’en prit alors à Lothar qui ne semblait avoir ni la force, ni la volonté de guérir.
Puis, un soir, cela s’en finit…
Méowen, qui était comme a son habitude depuis quelques temps, affalée dans un fauteuil, au chevet de sa grand-mère mourante, se redressa brusquement lorsqu’elle entendit la vieille souffler son prénom faiblement.
« Méowen… »
La fillette se précipita pour se blottir contre sa grand-mère et lui caresser lentement les cheveux, de fines larmes coulant sur ses joues.
« Je suis là, grand-mère »
La vieille resta silencieuse un instant, les yeux mi-clos, le souffle lent, tandis que sa main se levait pour aller toucher avec douceur les cheveux de sa petite-fille.
« Méowen… ma petite… »
Les minutes s’écoulèrent, tandis que la fillette et Lothar restaient cotes à cotes, se soutenant mutuellement.
« Grand-mère, dis moi pourquoi tu ne veux pas guérir ?... Si tu me laisse et que Darhelm ne revient pas… »
Les lèvres de Méowen se mirent à trembler alors que la peur s’emparait d’elle. La petite venait de réaliser qu’elle allait être seule… Que tous ses parents la quittaient au fur et a mesure et qu’un jour, elle se retrouverait seule… Dire que sa mère était morte à cause d’elle… Peut être qu’en réalité, si toutes ces pertes affectaient sa famille, c’était à cause d’elle ? Elle était la malédiction…
« Méowen… »
La petite laissa ses pensées et se pencha vers Lothardolat.
« Grand-mère, est-ce vrai que je suis responsable de la mort de… Maman ? »
Un sanglot la secoua tandis que d’autres larmes coulaient sur ses pommettes rougies. L’effet de cette question sembla choquée la vieille qui crispa sa main dans la chevelure de sa petite-fille.
« Méowen… Si c’est ton père qui t’a raconté cette abomination… Cela veut dire qu’il n’aura pas finit de me décevoir, même après sa mort… »
Lothar soupira de lassitude et recommença a caresser les mèches de cheveux de Méowen. Cette dernière renifla et leva la tête.
« Tu veux dire que c’est un mensonge ? Je n’ai pas tué Maman ? »
« Sache qu’entre ton père et toi… le responsable du décès de ta mère, si il y en a un… Ce n’est ni ton père, ni toi»
La femme inspira profondément et balaya le plafond de la chambre d’un regard vitreux.
« Je n’ai aucuns doutes… Sur le fait que ta mère ne se soit laissé mourir le jour où elle t’a donné la vie… Murmura t-elle avec une certaine amertume. Cela parce qu’elle n’avait aucun désir de vivre… Elle m’avait confié, peut de temps avant sa mort, qu’elle n’avait plus aucune volonté en elle… Que sa vie lui pesait sur les épaules… Je lui ai alors juré de prendre soin de ses enfants, si jamais elle choisissait d’abandonner la vie… Maintenant, je regrette… Car j’ose croire qu’en agissant de la sorte, je n’ai poussé ta mère à t’abandonner… J’ose croire que je t’ai privé d’une vraie mère… »
Méowen resta immobile et silencieuse.. Elle fixait sa grand-mère, sans penser a quoi que se soit… La gorge sèche. Elle ne savait pas quoi dire, et c’était bien la première fois de sa vie.
« Je te laisse penser ce que tu veux de cet aveux, ma chérie, reprit Lothardolat. Tu es libre de me pardonner, ou de m’en vouloir… promets moi juste une dernière chose… Je veux que tu vives… Lorsque je ne serais plus, va à Meduseld, notre famille y a des connaissances et je suis sure que l’on t’y viendra en aide… Et ne perd pas espoir… Ton frère est brave et fort, il reviendra en vie… J’en suis certaine… »
Sa respiration devient faible et Méowen vit clairement la vie s’éteindre dans les yeux de sa grand-mère. La main qui lui caressait ses cheveux s’immobilisa et glissa lentement pour retomber contre la poitrine de la vieille.
« Surtout… Méowen, ma petite, n’oubli pas tout l’amour que je t’ai offert… Et ne m’en veux pas trop fort… S’il te plait… C’est la dernière chose que je te demanderais… Sache que je t’aimerais toujours, ou que je sois… Courage… ».
Le cœur et l’esprit de Lothardolat s’éteignirent alors, au même instant que l’on criait victoire sur les champs de Pelennor. Comme sa grand-mère lui avait dit de faire, Méowen partit chercher refuge à Meduseld, où, du fait qu’elle soit d’origines riches et connues, elle trouva refuge auprès de dames de service dans l’attente de son frère.
Le corps de Lothar fut enterré deux jours après son décès, mais Méowen ne participa pas à l’enterrement. Etant très jeune, elle avait mal comprit les dernières paroles de sa grand-mère. Et de ce fait, croyait à présent Lothardolat responsable de la mort de sa mère. Il faudrait certainement quelques années à la fillette pour réellement trancher justice dans l’acte de sa grand-mère.
Ce ne fut que deux mois après leur départ, que les cavaliers du Rohan revinrent à Edoras. Darhelm était a leurs cotés, victorieux et plus fier que jamais. Apres les retrouvailles entre frère et sœur, Darhelm transmit la nouvelle : le bannissement infligé à leur famille était levé par Elessar II. Elle et Darhelm étaient libres de retourner dans leur pays d’origines s’ils le désiraient.
Mais cela ne les tenta pas. Apres tout, leur vie avant toujours été au Rohan, et ils y mourraient. C’était décidé.
Gêné d’avoir dû laisser sa sœur seule durant deux mois, Darhelm lui offrit un jeune poulain du nom de Badincrin. L’animal à la robe aubère et à l’allure puissante était le petit d’une jument appartenant à Toscanne, fille d’Eortane, une récente amie du jeune homme. Cette ravissante jeune femme avait croisée le chemin de Darhelm, alors que celui-ci se préparait à partir pour le Gondor, deux mois de cela. Il ne fut pas surprenant, quatre années plus tard, de les voir annoncer leurs épousailles. Darhelm avait finalement trouvé sa vie, et Méowen en fut bien heureuse.
De cette union, naquit bien rapidement une petite fille du nom de Téa.
Cette même année, Méowen commença à vivre aux cotés de Lothiriel, devenant sa dame de service. Ceci fut un grand honneur pour la jeune fille, et quelque chose lui disait qu’elle avait aussi trouvé sa voie.

Les années s’écoulèrent et Méowen quitta définitivement le monde de l’enfance pour devenir une jeune femme. Et que fougueuse ! A Edoras, on la surnomma La Sagace, en raison de son tempérament borné. Peut d’hommes furent attirés vers elle, et les quelques un d’entre eux, ce virent renvoyer leur invitation. Cependant, la jeune femme avait son point faible. Ce dernier n’était autre que Deorl, fils d’Eamerold. L’homme avait tapé dans l’œil de La Sagace, et cela semblait réciproque aux yeux de la jeune femme.
« Sagace ? »
Méowen se retourna brusquement vers cette voix qui lui était si précieuse, si aimée. Le jeune homme se tenant debout derrière elle, comme vous le devinez, était Deorl. Lui même qui pouvait se vanter d’avoir touché le cœur de la jeune intouchable. Lui-même, ses yeux gris, ses cheveux bruns, et son eternel sourire aimable.
« Oh, Deorl… Ravie de vous voir » Bafouilla la femme.
« C’est également un plaisir pour moi de vous rencontrer en cet instant, chère Sagace… »
« Pourriez-vous m’appeler Méowen, comme vous le faisiez auparavant ? Il n’en sera que plus agréable pour moi. Pour vous aussi… J’ose l’espérer »
La jeune femme quitta l’enclos où elle s’était précédemment occupée de Badincrin, et s’avança vers Deorl. Son esprit avait cessé de penser. Il n’y avait que l’homme en cet instant. Ce que l’amour peut nous rendre stupides parfois…
« S’il tel est votre désir, Méowen. J’ai à vous parler »
« Je suis donc là, à votre écoute. »
Deorl eut l’air d’hésiter. Il ne semblait pas comment se lancer.
« C’est assez… Compliqué… Je tacherais de me faire le plus explicite possible »
Il soupira. « Mauvais signe… » Murmura une petite voix dans l’esprit de Méowen. Que se passait-il au juste ? Etait-ce grave ?
« Méowen… Je vous apprécie vraiment… Il y a si longtemps que nous nous sommes rencontré. Vous souvenez vous de notre rencontre ? Apres cette terrible bataille au Gouffre de Helm, vous veniez de retrouver votre frère… Enfin, que de bons souvenirs. Vous n’étiez pas plus haute que trois pommes, et moi j’étais déjà un homme…
Mais je m’égare de ce que j’avais à vous demander… Plus j’y pense, plus je me sens stupide. Vous risquez de me rire au nez, Méowen… »
« Non, non ! Se hâta de répondre la jeune femme. Pas a vous ! Vous pouvez me demander sans hésitation, je vous affirme que ma réponse sera positive… »
Elle tenta de lui faire comprendre d’un regard qu’elle avait deviné quelle question il s’apprêtait à lui poser. Tellement de temps qu’elle l’attendait…
« Bon. Voila… Je me lance… Méowen… Voulez-vous M’… ? »
« OUI ! J’accepte, Deorl, fils d’Eamerold, j’accepte avec plaisir… »Le coupa la jeune femme avec une joie éclatante. Enfin… Cette attente d’amour avait value la peine…
L’homme parut plus que surprit par la réponse de Méowen. Il eut d’ailleurs du mal à dissimuler son étonnement. Puis, son visage se fendit à nouveau d’un large sourire.
« He bien, fit-il visiblement heureux. Je n’imaginais pas que vous accepteriez avant d’avoir entendu ma question. Quelqu’un m’aurait-il devancé, vous dévoilant ma future visite et son but ? »
Méowen éclata d’un rire remplit de gaité. Elle se précipita dans les bras d’Deorl.
« Je suis si heureuse… »Murmura t-elle, la tête posée dans le creux du cou du jeune homme.
« Et moi de même »Répondit-il.
La jeune femme s’immobilisa comme sur l’effet d’une gifle, lorsqu’elle se rendit comte du ton gêné de Deorl. Elle se retira du torse de l’homme et le regarda dans les yeux, la gorge serrée.
« Deorl, dites le moi que j’en sois sure, quelle est la question que vous souhaitiez me poser ? »
Le jeune homme fronça légèrement les sourcils et répondit, avec gène.
« Heu… Je voulais juste vous demander de m’aider a propos d’une femme : Dorgahn, la fille de Marcheal. Je viens de comprendre que mon cœur balance vers elle. Mais je suis si maladroit envers les femmes qui me sont chères, que j’ai peur de mal mi prendre pour lui demander de m’épouser. »


Dernière édition par Méowen le Jeu 8 Mai - 4:15, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Méowen, la Sagace   Jeu 8 Mai - 4:20

« Pardon ?... »
La voix de Méowen s’était transformée. Elle était sèche et amère. Comment avait-elle pu se montrer si naïve ? Comment avait-elle pu croire un instant que cet homme pouvait l’aimer ?
« Méowen ? Que se passe t-il ? Vous me semblez bien pâle tout d’un coup… »
Une magnifique gifle vola jusqu'à la joue de Deorl. Le pauvre homme ne comprit pas ce qui se passait. En une minute, la jeune femme était passée du rire à la colère. Pourquoi les femmes étaient-elles aussi compliquées à comprendre ?lol.
« Méowen ?! »
« J’ai réfléchi, Deorl, et finalement je préfère qu’il n’y ait que « La Sagace » entre nous. En fait… Evitez de venir de parler à l’ avenir ».
Et elle lui tourna les talons afin de retourner dans l’enclos s’occuper de Badincrin, celui-ci ayant observé la scène avec beaucoup d’intérêts.

L’ironie du sort, un an après les épousailles de Deorl et Dorgahn, Méowen épousa Erold, le frère jumeau de l’homme qui lui avait involontairement fendu le cœur. Cela du fait qu’étant une femme non mariée, les gens du village commencèrent à la regarder de travers dans les rues, et cela inquiéta Darhelm. Ce fut donc ce dernier qui organisa le mariage entre sa sœur et son ami. Méowen ne pu rien contre cela. Elle était enchainée à son destin.
Les années durant lesquelles elle vécu aux cotés d’Erold furent pénibles, voir infernales, du point de vu de la Sagace ; Elle qui fut habituée a une vie plutôt solitaire et libre, dû accepter de vivre sur les ordres de son fainéant d’époux. Ce dernier semblant considérer qu’il en avait suffisamment fait durant les guerres de l’anneau, et qu’à présent il avait tous droits à une vie pénarde, les doigts de pieds en éventails, assisté par sa petite femme chérie… Peut être qu’il aima Méowen, mais cela ne fut pas réciproque, et Darhelm qui avait poussée sa sœur à épouser Erold, le remarqua bien vite, ayant l’œil quand aux différents comportements de sa benjamine. L’humeur de celle-ci devenant de plus en plus maussade au fil du temps qu’elle passait en compagnie de Erold. Le remord prit alors l’homme. Sa sœur n’était absolument pas heureuse… Et cela par sa faute ! Pourtant, il lui semblait avoir agit dans l’intérêt de Méowen… Si elle n’avait pas été mariée à l’âge de trente ans, elle aurait été rit de tous les habitants d’Edoras… Ou alors il s’était complètement trompé.
A vrai dire, il n’y avait pas vraiment de réponse à cela, et Darhelm fut soulagé en quelque sorte lorsque, six ans plus tard, Erold mourut prématurément. La cause de sa mort fut identifiée comme étant cette maladie que l’on nomme la tuberculose. A partir du moment où le corps d’Erold fut placé sous tombe, le sourire revint aux lèvres de Méowen, et Darhelm en eut le cœur soulagé.
Il chercha immédiatement à s’excuser auprès de sa benjamine. Celle-ci, bien qu’elle soit connue pour être particulièrement rancunière, n’en voulu pas à son frère. Car ce dernier est bien la seule personne à qui Méowen trouverait toujours une excuse. Ainsi, les explications que devait Darhelm à sa sœur ne furent pas longues.
« Méowen, il faut que je te dise que je suis… »
« Désolé. Oui, je sais. Je t’excuse, Darhelm. Je devine que tu as agi de la sorte afin de me protéger. Mais, la prochaine fois, laisse moi m’occuper de moi-même, seule. Je n’ai plus dix ans, j’en ai presque trente. ».

Apres cet événement, rien n’arriva en particulier dans la vie de Méowen. Apres le décès de son époux, la jeune femme retourna vivre chez son ainé, où elle découvrit une vie bien agréable. Sa vie prit une nouvelle orientation. Précisément lorsqu’elle devint Dame de Compagnie de Lothiriel. Etant devenue assez proche de la reine, et cela parce qu’elle commença à vivre à ses cotés très jeune.
Son coté protecteur refit surface lorsqu’elle accompagna la reine et lui tint compagnie. Lothiriel apprirent à se connaitre et Méowen devint une des Dames des plus proches de la reine. Ses principales préoccupations étaient de s’assurer que la Dame du Rohan se portait bien.
Ayant prit des leçons d’escrime depuis son enfance, sur ordre de Lothardolat, la jeune femme se permit également de porter de petites lames semblables a des broches dans sa chevelure. Cela dans le but de fournir une protection supplémentaire et secrète à Lothiriel. Je sais, de nos jours, il n’y a plus vraiment de risques, mais l’on est jamais trop prudent selon Méowen.
Ayant le respect et la confiance de sa Dame, la jeune femme peut accesoirement être messagère ou sa conseillère.

[Et voila, c'est termine. J'ajouterais plus tard l'arbre genealogique de la famille de Meowen. Je dis plus tard car, comme une andouille, j'ai oublier l'arbre et le scanner en France. Pour plus tard alors!^^]
[J'ai le presentiment que l'on va tirer de ma fiche mille et une erreurs. Juste un mot : Ne soyez pas trop mechant, cette fiche m'a demandee pas mal de boulot ^^']
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