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 Singulière visite

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Tindomiel

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Nombre de messages : 176
Race, Pays : Humaine - Gondor
Metier : Princesse de Gondor et d'Arnor
Date d'inscription : 06/10/2005

Qui suis-je?
**Citation personnelle**: "C'est pas moi c'est Eldarion!" Na! :P
**Aime/N'aime pas**: Les siens-le Gondor et les Gondoriens-son beau collier d'émeraude///Les Hobbits fous au dîner-Kahlan *jurons étouffés*

MessageSujet: Singulière visite   Lun 26 Nov 2007 - 1:55

Tout le long qu'avait duré leur douce après-midi dans les jardins, en compagnie d'Eldarion, et puis après lorsqu'elles ne furent plus que toutes les deux, Tindomiel n'avait eu de cesse de repenser aux confessions de son amie concernant le Rohan et le trouble qui l'animait concernant les deux pays qu'elle considérait chacun comme les siens.
Une idée lui était venue. La Princesse s'était mis en tête de démontrer à Leticya qu'elle pouvait être utile ici comme ailleurs et que les Hommes perdus ont toujours besoin besoin de bras, où qu'ils se trouvent.

Ainsi, elle lui avait simplement glissé un
"Suis-moi..." , qui chez Tindomiel présageait toujours de quelque surprise... Puis elle s'était dirigée vers ses appartements pour quelques minutes, le temps d'attrapper et de passer une coiffe gondorienne aux fines perles sur sa tête dorée. Hors de question pour la royale cadette d'imaginer sortir tête nue de l'enceinte du palais! C'était bon pour les filles légères! Et pourquoi pas rentrer dans une auberge de passe de la cité basse aussi!
Ceci pas avant d'avoir fait prévenir sa mère par une demoiselle de compagnie, qui en retour avait envoyé le vieux Nolemë en guise d'escorte. Il était pareillement saugrenu d'imaginer deux jeunes filles de sang royal déambuler dans les rues de la cité sans aucun chaperon!

Une fois que tout ceci fut fait, et que nous ne racontons pas dans les moindres détails dans le soucis de ne pas perdre notre public! Razz, Tindomiel qui n'avait rien dévoilé du mystère entourant tant de préparatifs s'adressa finalement à son amie qui semblait se perdre en interrogations:


-Tu veux être utile n'est-ce pas? Eh bien soyons-le!


Les lourdes portes qui marquaient le passage du monde des puissants à celui des simples mortels tourna sur ses gond en un grondement sourd. La blondinette avait toutes les peines du monde à contenir son excitation et surtout son plaisir de poser pied dans la bouillonante cité. La froideur des marbres, la douceur des tapisseries n'avaient pas encore eut raison de sa fascination pour les secrets innombrables que renfermait ce monde si proche, pourtant si étranger.
Pour une fleur poussée au milieu de la porphyre, le jardin du monde est bien trop vaste et trop dangereux... Elle en avait peur, mais ce goût de péril qui ne naissait que trop rarement dans sa bouche était bien trop grisant pour le réprimer sans regret!

A ceux qui la reconnurent sous son manteau et sa coiffe volontairement plus humbles que ceux que le palais supportait de voir, et ce parce qu'on voyait le petit groupe sortir de l'étage supérieur, la Princesse adressa un léger salut de la tête. Un instant, on murmurait entre les lèvres, se demandant qui donc était cette demoiselle brune aux yeux vifs qui marchait à son côté.
Une suivante? Ah mais diantre, qui n'aurait pu reconnaître l'enfant du couple d'Ithilien! Elle avait bigrement grandi... Elle ressemblait à son père... Bref, toute la panoplie!



[Je te laisse développer plus amplement si tu veux Leticya! Wink Je m'arrête là pour le moment car je pense que ça fait déjà pas mal à traiter et sinon j'en ais pour deux pages! Razz]
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MessageSujet: Re: Singulière visite   Jeu 6 Déc 2007 - 4:45

(désolé pour le retard ainsi que pour les fautes d'orthographe. Je manque de temps depuis quelques semaines et j'ai dû écrire ce texte par petits bouts et je n'ai pas pu me relire :S)

Dire que l’après-midi qu’elle venait de vivre ne lui avait pas changé les idées aurait été un très gros mensonge. Ces pures moments de bonheur avaient eu raison de son malaise, mais, maintenant qu’Eldarion les avait quittées et que le calme s’était installé avec le départ de celui-ci, ses pensées ne pouvaient s’empêcher de retourner vers le Rohan. Malgré tous ses efforts, elle n’y pouvait rien. D’ailleurs, c’était quasiment devenu une habitude pour elle. Cela faisait déjà plusieurs jours que son cerveau fonctionnait ainsi.

Seulement, la princesse Tindomiel en avait décidé autrement. Sans que Leticya puisse dire un seul mot, elle se fit entraîner à la suite de son amie à travers le palais. Elle savait que sa compagne avait quelque chose derrière la tête et, honnêtement, elle ignorait si elle devait en être rassurée. D’une part, elle ne pouvait ignorer le fait que la jeune fille était d’une nature surprenante, mais, d’une autre, elle se disait qu’elle avait probablement vieillie et que, si une surprise il y avait véritablement, ce ne serait pas une mauvaise ou bien une embarrassante. Faisant confiance à son amie, Leticya la suivit sans toutefois ne pas essayé d’en apprendre plus sur les plans diaboliques que Tindomiel devait complotés. De temps à autre, elle essayait un petit : « Où va-t-on? » ou encore un : « Au nom des Valar, vas-tu le dire! » Mais rien n’y faisait.

Lorsqu’elles atterrirent dans la chambre de la princesse, un doute envahit Leticya, mais elle ne pipa mot. Des questions du genre Mais pourquoi un chapeau? envahissaient son esprit.

Malheureusement pour l’héritière de Faramir, la conversation qu’avait entretenu Tindomiel avec une demoiselle de compagnie lui avait totalement échappée. Elle ne s’en était aperçu qu’à la toute fin tellement elle était absorbé par le paysage que l’on pouvait voir des fenêtres. C’était une vue incroyable typiquement gondorienne et cela lui réchauffait le cœur.

Lorsque le vieux précepteur, Nolemë, les eut rejointes pour une raison que la princesse d’Ithilien ignorait, mais redoutait à la fois, Tindomiel se remit en marche, suivie de près par Leticya qui continuait à la bombarder de questions de toute sorte qui restaient tout autant les unes que les autres infructueuses. D’ailleurs, à cause de ses questions, elle n’avait même pas tenu compte de ce que Tindomiel lui dit lorsque celle-ci ouvrit la bouche.


Arrivées devant les portes, Leticya se retourna vers son amie et posa sur celle-ci un regard rempli d’horreur. Ce qu’elle craignait le plus quelques instant auparavant se réalisait. Elle qui pensait que Tindomiel était son amie! Comment pouvait-elle lui permettre d’aller se promener dans la ville plus basses habillée d’une simple robe de cavalière. Et c’était sans parler de ses cheveux qui tombaient n’importe comment sur ses épaules. Les boucles habituellement jolies de ceux-ci avaient désormais plus l’air d’une broussailles dû au voyage. Elle avait fait de son mieux pour s’arranger lorsqu’elle était arrivée au palais, mais elle savait bien qu’elle pouvait se permettre ce genre d’écart parmi des gens qui la connaissait fort bien. Seulement, elle allait se promener parmi les habitants du royaume et elle se devait de donner une bonne impression d’elle-même et, de ce fait, de la descendance des Intendants et des Princes d’Ithilien.

Elle suivit tout de même son amie en prenant soin de se rapprocher de celle-ci et de lui glisser quelques mots en chuchotant.

- Veux-tu ma mort? As-tu simplement vu de quoi j’ai l’air? Si mon père vient à apprendre que je me suis promener ainsi en ta présence, je sens que je vais avoir un de ces savons!

Du coin de l’œil, elle observa les gens en souriant à certains malgré le malaise qu’elle ressentait tout de même. Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille lorsqu’elle sentit quelque chose de dru sur sa main. Rapidement, elle passa sa main dans ses cheveux pour en ressortir… une feuille. Pour elle, c’était l’horreur. Elle se promenait en pleine ville en compagnie de la princesse de Gondor avec les feuilles dans les cheveux!

Rapidement, elle se retourna vers son amie et lui dit tout bas encore une fois pour éviter que les gens autour ainsi que Nolemë ne l’entendent.

- Je dois avoir l’air d’une pauvre orpheline en ce moment comparée à toi! Au nom des Valars tout puissants! J’ai des feuilles dans les cheveux! Te rends-tu compte! Une chose est sûr, Tindomiel Telcontar, tu auras affaire à moi!

Assumant du mieux qu’elle pouvait la situation, elle fit de son mieux pour éviter de se défouler sur les gens qui se mettaient à parler sur son passage. Elle pouvait entendre certaines s’indignaient sur sa tenue, ce qui était justifié selon Leticya, et d’autres dire à quel point elle était la digne fille de Prince d’Ithilien et de la Dame Blanche du Rohan. Bref, elle avait droit à toutes sortes de commentaires autant positifs que négatifs. Pour ceux qu’elle entendait sur le compte de son amie, ce n’était que du ravissement pur et simple.

Se souvenant soudainement qu’elle ignorait encore où la menait son amie, elle lui demanda sans aucune retenue malgré l’endroit où elle se trouvait : « Vas-tu me dire où tu me mènes comme ça!? » Sa voix avait une légère pointe d’agressivité et elle s’en voulut pour cela, mais les commérages de certains habitants lui faisait perdre les nerfs. D’une voix plus calme, elle ajouta : « S’il te plaît, dis-moi »
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MessageSujet: Re: Singulière visite   Ven 14 Déc 2007 - 19:45

Alors que Tindomiel avançait résolument sur le chemin qu’elle s’était fixé, les plaintes et les injonctions de son amie derrière elle se faisaient de plus en plus pressantes. Les yeux étirés de malice comme des amandes, les deux fossettes creusées dans ses joues roses, l’adolescente répondit le ton léger :

- Tu te mets martel en tête ! C’est la première fois depuis des années que tu remets les pieds dans la Cité Blanche et tu as tellement changé que je suis bien certaine que personne ne pourrait te reconnaître formellement et affirmer que c’est toi… Et encore moins, oser le présumer devant ton père !

Elle se retourna vers Leticya et lui ôtant gentiment une feuille de ses jolies boucles châtains, puis la secouant devant le nez de celle-ci lui chuchota :

-Et puis qui sait ! Peut-être que la fille de l’Intendant influencera la manière de se vêtir des Gondoriennes au prochain automne…

La princesse se mit à rire mais devant la mine contrite de son amie qui décidemment n’était pas ravie de se montrer dans une tenue aussi peu soignée, quoique charmante et exotique aux yeux de Tindomiel qui n’imaginait même pas qu’on puisse un jour la voir des atours négligés, elle qui avait rêvé maintes et maintes fois de se rouler dans la paille comme au temps, ancien et interdit, de l’innocence.
Pliant donc sous les menaces de la jeune fille, la princesse fit une petite moue qui témoignait de sa reddition. Elle dit seulement :


-Bien…

Puis elle repartit de nouveau. Elle marcha un petit moment, si bien qu’on eût pu croire qu’elle n’avait cédé que d’apparence. Mais si Tindomiel manquait parfois cruellement de maturité, elle tenait malgré tout parole. La princesse s’arrêta devant une échoppe dans une des artères principales bondée de populasse. Les bruits de bétail qui couraient sur le pavé, les voix qui s’élevaient, couvraient presque totalement le son de sa voix et elle du presque crier pour se faire entendre de la commerçante.

- Votre plus beau tissu de coiffe, s’il vous plaît…

La femme, aux doigts longs et effilés, rougit lorsqu’elle leva les yeux. La progéniture royale était souvent vue de loin, voire même de très loin, par ses sujets, difficile donc d’en connaître les moindres traits. Et pourtant, à être si près, la tisserande se souvint des poèmes et des portraits qui circulaient un peu partout sur la cadette d’Elessar et d’Undomiel, sans pouvoir être capable de l’affirmer, elle était convaincu d’avoir cet enfant sous les yeux à cet instant très précis.
Elle s’excusa et retourna dans son arrière boutique. Hors de question d’exposer ses étoffes de prix sur son comptoir, pour se les voir chippées par des galopins ?
Puis elle revint en un battement de cils, portant sur ses avant-bras, les précieux trésors. Il y en avait pour tous les goûts, pensant que la princesse apprécierait sûrement. Et en effet, les yeux de la coquette Tindomiel brillèrent devant tant d’objets raffinés. Notamment, cette jolie coiffe, tout à fait typique car elle ruisselait de perles de verres, mais d’un vert tendre charmant. Bien trop ostentatoire pour l’endroit vers lequel elles se destinaient cependant… Aussi déchirant que ce fut pour une jeune fille de cet âge, il leur fallait bel et bien une tenue sombre ou tout du moins, neutre. Voilà pourquoi elle se saisit d’un fichu de velours noir, brodé de fils d’argent qui le rendaient un peu moins austère, qu’elle proposa à Leticya. Comme pour se faire pardonner de toutes les émotions qu’elle venait de lui infliger, elle lui glissa à l’oreille de choisir la coiffe qui lui faisait plaisir, pourvu que ce soit pour la porter dans d’autres occasions et dans un autre milieu que la pleine ville.
Lorsque tout ceci fut choisi, que Tindomiel tenait avec bonheur son acquisition verte, et que Leticya fut coiffée, dans la plus pure tradition gondorienne, de son tissu, la princesse tendit un sou frappé de l’auguste profil paternel que la commerçante accepta à grand renfort de remerciements.

Les amies, et Nolemë qui veillait sans mot dire et avec une patience d’or sur le tandem, se remettaient tout juste en route, commentant les petits achats qu’elles venaient d’effectuer, lorsqu’une clameur provint du bas de la rue, avec quelques cris et bruits de sabots entremêlés.

Puis soudain, déboulant au grand trot, un groupe de cavaliers surgit dans l’artère. Venant ainsi du bas de la cité vers les hauteurs, ils ne pouvaient se diriger que vers la citadelle. L’intérêt de Tindomiel fut piqué et elle ne put s’empêcher de se hisser sur la pointe de ses pieds, chancelant par moment, pour mieux voir ceux qui arrivaient avec tant de fracas, traçant un chemin dans la foule pourtant dense. Les cavaliers n’étaient pas d’ici, il suffisait de voir leurs vêtements et leur teint de peau doré, presque brûlé. Leurs cheveux étaient noirs et ils semblaient être de haute stature, en cela ils auraient pu ressembler à des gens du Gondor, mais leurs yeux perçants n’étaient point gris mais de charbon. D’une langue complétement exotique aux oreilles du coin, ils criaient gare à ceux qui se mettaient en travers de leur chemin.
Les yeux gris, fascinés, de Tindomiel ne perdaient pas une miette du spectacle qui se jouait. Elle était surprise et pourtant, tout ceci lui semblait tellement familier … Elle aurait presque pu prédire l’arrivée d’une telle équipée !
Survoltée, elle se retourna vers son amie:


-Leticya, regarde! As-tu vu ces chevaux presque aussi beaux que des Mearas? Je connais ces hommes, ils viennent de pays où le soleil brûle la terre qui n'est que poussière et sable... Je les ais déjà vu dernièrement dans mes r----

Elle termina sa phrase un hocquet de surprise car alors qu'elle parlait à Leticya, elle n'avait pas songé à s'écarter de la trajectoire que prenaient les étranges cavaliers et leurs montures. La main vive de Nolemë les attrappa, elle et la fille de l'Intendant, sans ménagement par le col de leur manteau et les ramena vers l'arrière, juste à temps avant qu'un fougueux étalon ne les heurte de plein fouet et ne les piétine comme de vulgaires cafards.
Le cavalier ne ralentit pas un seul instant sa monture et continua son ascension, la petite troupe suivant derrière lui, vers la citadelle, le regard droit.
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MessageSujet: Re: Singulière visite   Mar 29 Jan 2008 - 1:40

Même si Leticya savait bien que se plaindre donnait une mauvaise impression, elle ne soupçonnait aucunement que Tindomiel puisse se servir de cela contre elle. Elles étaient trop liés pour qu’une telle situation se produise, et Leticya en profitait d’ailleurs.

Elle continua sa complainte, entrecoupée par les répliques pleines de sens de son amie, tout en la suivant… ou plutôt essayant de ne pas la perdre à travers la foule. Alors qu’elle pensait avoir enfin réussi à la suivre d’assez près pour éviter de s’égarer, Tindomiel s’arrêta et se retourna vers elle. Prise sur le fait, elle s’arrêta brusquement afin de ne percuter littéralement son amie.

-Et puis qui sait ! Peut-être que la fille de l’Intendant influencera la manière de se vêtir des Gondoriennes au prochain automne…

En arrachant la feuille des mains de la princesse, elle lui répliqua :

- Arrête par pitié! Le jour où je vais lancer une nouvelle mode, tu mettras au monde quatre enfants simultanément!

Sans un mot de plus, Tindomiel reprit son chemin pour se diriger vers une boutique dont Leticya ignorait totalement l’utilité principale. Était-ce une boulangerie? Connaissant Tindomiel, une fringale devait absolument être réglée au plus vite. Cette possibilité n’était pas à éloigner…

Toujours perdue dans ses pensées, elle ne s’aperçut pas que la blondinette la menait en fait vers une échoppe de tissus. Située directement derrière Tindomiel, Leticya avait peine à entendre ce que la princesse demandait à la commerçante.

Impatiente, elle tapota légèrement le bras de son amie et lui cria tout bonnement dans les oreilles :

- Qu’est-ce qu’on fait ici?

Comme le dit si bien le dicton « Une image vaut milles mots », Leticya comprit le pourquoi lorsqu’elle vit la commerçante revenir avec, dans ses bras, de somptueux tissus de coiffe tous aussi beaux les uns que les autres.

La princesse d’Ithilien avait l’esprit vif et l’idée que son amie avait décidé de lui payer une coiffe pour arrêter de l’entendre se plaindre la rendait mal à l’aise, mais aussi flattée. Il fallait qu’elle veuille l’aider pour accepter de prendre le temps de lui trouver une coiffe convenable à son rang.

À la vue de la magnifique coiffe d’un tissu vert profond encore plus majestueux qu’une émeraude, le cœur de Leticya s’emballa. Cette coiffe était tout simplement…magnifique. Cependant, une petite voix dans sa tête lui rappela que les héritières se promenaient en pleine cité et que ce n’était nullement le bon lieu pour porter une coiffe digne des plus grandes occasions royales. Elle regarda de biais sa meilleure amie et vit qu’elle aussi avait été galvanisé par la beauté de ce tissu.
Elle lui glissa à l’oreille
: « Je suis persuadé que cette coiffe serait magnifique sur toi. Elle t’irait comme un gant! »

En voyant le tissu de velours noir que lui tendait son amie, elle le déclina d’un signe de tête et lui expliqua la raison de son refus.

- Il est magnifique, mais j’ai peur que le velours et le noir ne me fasse suffoqué avec la chaleur qu’il fait aujourd’hui.

Tout en discutant avec Tindomiel, Leticya remarqua du coin de l’œil une coiffe un peu plus à l’écart qui était, il fallait bien l’avouer, beaucoup moins « royale » que toutes les autres, mais elle avait justement attiré le regard de la princesse par sa simplicité.

Le tissu consistait en des couches superposés de voilage et de soie de couleur bleu ciel cousu de fil d’argent. L’on pouvait voir dans le coin inférieur gauche en minuscule le symbole du Gondor, l’Arbre Blanc, brodé encore en fil d’argent.

Délicatement, Leticya le retira de la pile et le regarda sous toutes les coutures. C’était celui-ci qu’elle voulait. D’ailleurs, le bleu, même si plus clair, s’agençait parfaitement avec sa robe même si les coutures de sa tenue était doré et non argent.

Elle se retourna vers Tindomiel, la coiffe en main, et lui dit :
« C’est elle que je veux. Elle est ni trop majestueuse ni trop simpliste. Elle est parfaite, non? »

D’une main plus ou moins experte, elle fixa la coiffe sur sa tête et essayant tant bien que de mal de la placer pour que l’ensemble fasse joli, ce qu’elle réussit relativement bien étant donné qu’elle ne pouvait voir son reflet dans un miroir.


Bras dessus, bras dessous, les copines montèrent l’allée, suivies de près par Nolemë qui les regardait faire sans un mot. Alors qu’elles ne venaient de parcourir que quelques mètres, le bruit fracassant des sabots martelant le sol de pierre se fit entendre dans la rue entière.


Elle, tout comme Tindomiel, regarda vers la provenance du vacarme pour voir que les cavaliers arrivant dans la cité étaient loin d’être des natifs de la place. Et ce n’était aucunement des Rohorrim ou tout autre peuple bien connu à Minas Tirith. Elle les regarda arrivés, des étoiles dans les yeux. Ces gens représentaient pour elle la liberté et les contrées lointaines dont elle avait si souvent entendues parler dans les contes et légendes.

Elle écouta attentivement son amie et ne remarqua pas le danger auquel elles s’exposaient en restant bêtement sur place sans même songer à s’écarter de la trajectoires de ces voyageurs parlant un dialecte qu’elle n’avait jamais entendu auparavant.

Elle sentit une poigne l’attraper par le col et la ramener vers l’arrière. Tournant la tête, elle remarqua qu’elle avait désormais une dette envers Nolemë qui les avaient sauvés d’un accident qui aurait pu avoir des conséquences fatales pour les deux amies.

D’une petite voix, elle s’adressa à Nolemë : « Merci…merci pour tout. »

Elle se tourna vers Tindomiel et la regarda dans les yeux. Avait-elle aussi réalisé à quel point elles auraient eu de graves problèmes si Nolemë n’avait pas été présent?
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Tindomiel

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MessageSujet: Re: Singulière visite   Ven 15 Fév 2008 - 19:41

De mémoire de jeune gondorienne de 15 années, ayant pourtant vécu ses quelques dernières dans la demeure enchanteresse des Elfes de Fondcombe, on avait jamais rien vu d’aussi incroyablement excitant. Ces chevaux allaient si vite et si légèrement qu’on aurait dit que le sol leur brûlait les sabots et la langue des hommes les chevauchant roulait aux oreilles de Tindomiel comme l’écho une vague bien lointaine. Le danger et le geste salvateur de Nolemë n’avaient pas eu raison de son émerveillement face aux parures des bêtes riches d’or et d’ivoire. Ce ne fut que lorsque la troupe et la clameur se furent éloignées plus haut dans la cité blanche que Tindomiel se retourna, des étincelles au fond des prunelles :

-Avez-vous vu ? Ils ne peuvent qu’aller à la citadelle, comme j’aurais aimé les voir de plus près !

Le vieux Nolemë fronça les sourcils et poussa gentiment mais fermement les jeunes filles un peu à l’écart de cette foule qui restait massée sur les deux côtés de la rue. Pas difficile de savoir que ces hommes là venaient du sud et en bon vétéran qu’il était il pouvait prédire que lorsque le vent tournait au Midi, les ennuis suivaient dans son sillage… La princesse gardait un œil au dessus de l’épaule comme si les cavaliers devaient ressurgir de nouveau de là vers où ils étaient partis et elle trébucha de nombreuses fois, comme ivre de cette nouveauté et cet exotisme qui venait de faire son apparition triomphante dans Minas Tirith.
Son précepteur la retint autant de fois, vaguement courroucé par l’attitude de l’adolescente qui, une fois n’était pas coutume, faisait fi de tout danger. La mâchoire serrée, il aurait sans doute remis la princesse à sa place en lui rappelant les prudences d’usage lorsqu’elle était amenée à sortir en ville avec aucune autre escorte que lui mais celle-ci sembla enfin retoucher terre. Il dit simplement :


-Pouvons-nous à présent nous éloigner de cette foule mesdemoiselles et nous diriger enfin vers notre but ?


Eh bien finalement oui, les jeunes filles étaient à présent convenablement mises pour souffrir de s’aventurer plus en avant dans l’univers impitoyable de la cité blanche. Elles s’étaient assez faites remarquer également pour qu’il soit plus sage de ne plus trop s’attarder longtemps au milieu de la plèbe…
La petite troupe descendit donc cette rue ci, puis tourna ensuite dans celle-là, à gauche, puis à droite, encore une fois à droite, passa sous une arche et puis s’arrêta devant une porte sombre ferrée de clous, gros comme les poings de la princesse. Avec la chaleur de l’été, une odeur s’en échappait qui n’était ni agréable car âcre et puissante, ni complètement répugnante à cause de ce petit quelque chose, on ne savait trop quoi, qui ressemblait vaguement à une senteur de savon...
Nolemë écrasa le heurtoir massif en trois coups qui firent vibrer la porte toute entière pendant que Tindomiel essuyait ses mains moites sur les pans de sa tenue sombre, quelle bonne idée sous ce soleil de plomb vraiment !


-Tu m’as bien parlé de ton sentiment d’être utile en Rohan, n’est ce pas ? Eh bien je pense que tu n’es pas sans ignorer qu’il existe de nombreuses occasions de se montrer utiles même chez nous. Les Maisons de Guérison accueillent depuis des temps immémoriaux tous les blessés de la vie, de corps et de cœur. Elles ont d’ailleurs autrefois accueillies ton père et ta mère et nous savons tous quelle fière chandelle tu dois à ce jour où ils s’y sont croisés pour la première fois, chère Leticya !

Elle lui adressa un sourire suggestif et puis sourit. Un sourire qui ne tarda pas à se crisper un peu tandis que des pas feutrés se faisaient entendre à l’intérieur du bâtiment. Venir aux Maisons de Guérison pour la famille royale, c’était un peu comme la sortie hebdomadaire obligatoire. Ca n’était jamais pour longtemps, mais personne ne pouvait y échapper voilà tout. L’adolescente ne détestait pas y aller, depuis son enfance, elle aimait les soigneuses et leurs manières et leur voix douces, elle aimait les regarder écraser quelques plantes, les mélanger, les manipuler et qu’ainsi ils deviennent des baumes salvateurs qui sentaient parfois bons et parfois comme les pieds de Nolemë… Mais être confronté à la souffrance, au chagrin et à la misère n’est jamais chose aisée, surtout pour une enfant qui ne manque, n’a jamais, et ne manquera jamais de rien. Cet endroit rendait Tindomiel mal à son aise, la violence de la confrontation avec la vie du monde était forte et ce n’était jamais avec un plaisir infini qu’elle s’y rendait.
Une enfant, une adolescente, qui d’ailleurs ? ne regarde jamais avec plaisir les membres tronqués d’un lépreux, ni des bubons suppurants, des borgnes et des mourants. Peut-être éprouvait-elle un peu de pitié, mais du dégoût aussi oui, et sans doute aussi une certaine peur.
Pourtant, depuis qu’elle était en âge de comprendre, rien de ces spectacles ne lui avaient été épargnés. Tout simplement parce que c’était son rôle de supporter quand les autres ont le droit de détourner les yeux, de soutenir alors qu’elle préférerait être à mille autres endroits, de sourire alors qu’elle aurait eu envie de crier ou de pleurer. Leticya et elle étaient faites, bâties pour cela.


-Altesse… Mes hommages… Nous sommes heureux de vous accueillir…


La guérisseuse qui se tenait dans l’encadrement de la porte s’inclina. Sa voix était mal assurée car on attendait personne d’importance pour ce jour là, en général les princesses et le prince avaient pour habitude de venir le vendredi. Tindomiel s’inclina à son tour et embrassa ses mains miraculeuses puis saisit l’invitation à entrée de même que son amie et son précepteur. Alors qu’elle posait son premier pied sur les dalles des Maisons, la guérisseuse s’empressa d’ajouter :

-Je vous prie d’excuser le désordre que vous pourrez trouver ça et là, nous n’avons guère eu le temps de…

Elle n’acheva pas sa phrase, ce n’était pas vraiment nécessaire. Dès que les membres de la citadelle étaient annoncés c’était le branle-bas de combat ici pour que tout ressemble le moins possible à ce que c’était pourtant vraiment…
Entendant déjà de là où elle était les gémissements et les râles de dizaines de malades, la princesse se raidit sensiblement et pressa un peu la main de Leticya pour se donner du courage avant de reprendre une grande bouffée d’oxygène et de se lancer vers son si charitable, et pourtant si lourd, devoir.
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MessageSujet: Re: Singulière visite   Mer 27 Fév 2008 - 0:50

Mais l’attention des deux jeunes femmes fut soudainement attirée par quelque-chose d’inhabituelle dans ce genre d’endroit. Une douce et mélancolique mélodie provenant du fond de la salle rebondi sur chaque mur et se diffusa.

Un homme se tenait assis dans un coin sur un tabouret. Il était habillé simplement mais élégamment. Grand chaperon noir sur les épaules, veston bordeaux et pantalon de velours gris foncé l’habillait. Ces longs cheveux bruns lui dissimulaient quelques peut le visage mais toutes les personnes présentes n’étaient attentives qu’aux sons provenant de son instrument.
Il restait, quant à lui, impassible malgré l’envoûtant spectacle qu’il donnait, les malades semblaient s’apaisés en entendant les cordes faisant vibrer l’air. Le temps sembla se figer quelques minutes et quand l'instrument se tut un grand silence emplit cette fois la salle. Petit à petit les râles reprirent.

Le musicien leva la tête et aperçu le petit groupe. Sans dire un mot Aulren se leva, remit son capuchon sur sa tète et s’avança vers la sortie, luth en main.


Dernière édition par Aulren le Lun 3 Mar 2008 - 22:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Singulière visite   Mer 27 Fév 2008 - 18:47

[Excuse moi Aulren mais j'ai bien l'impression que tu fais intervenir Nolemë à ma place (c'est un de mes PNJ, partagé volontiers avec Eldy de temps à autres, mais là tu n'as pas à le faire décider de ce qu'il fait ou pas) et pire encore que tu JOUES A NOTRE PLACE!!!

Citation :
Leticya donna un léger coup de coude à son amie pour lui intimer de réagir…

Et si Leticya n'a pas envie de faire faire ça à son personnage, ce n'est pas à toi de le décider il me semble... c'est dit dans les règles d'ailleurs... pour mémoire:

Citation :
6. Il est absolument interdit de jouer un personnage à la place de son joueur, de lui faire faire des actions, de le faire parler à sa place, même de façon narrative! Chacun est maître de son propre personnage et de lui seul!
expl: Gandalf regarda Frodon dans les yeux et lui dit "Abracadabra! Tu es un cochon!"
Sur ce, le Hobbit se mit à quatre pattes et à grogner comme un porcin

Interdit également d'imposer ses propres décisions ou choix de jeu dans le rp à autrui: pas de guerres expresses, pas d'attaque contre laquelle l'autre ne puisse pas se défedre, pas d'action qui seraient irrévercibles. C'est purement et simplement un manque de respect total et sachez que tous posts de cet accabi seront, dans un premier temps, signalés au joueur responsable qui devra éditer son post afin de le rendre correct dans les plus brefs délais. Et dans un second temps, si ce qui précède n'est pas fait: le post litigieux sera bonnement effacé.

Voilà, ya plus qu'à faire comme le dit la règle quoi... Razz]

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MessageSujet: Re: Singulière visite   Mar 4 Mar 2008 - 16:00

modifier.
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MessageSujet: Re: Singulière visite   Mer 12 Mar 2008 - 4:02

(Désolé d'avoir pris autant de temps à répondre, mais voici ma réponse!)


La jeune Gondorienne savait bien qu’il ne fallait en aucun cas faire enrager ce cher Nolemë afin d’éviter une réprimande de la part de celui-ci, sans oublier celle que ses parents lui feraient un plaisir de lui servir en revenant à la demeure familiale si cette réprimande venait à arriver aux oreilles du Prince d’Ithilien. Ce qu’elle détestait cette vie parfois!

Pour cette raison, elle suivit ses deux compagnons de marche sans prendre la parole uniquement lorsque c’était nécessaire, et encore elle répondait à demi-mot. C’était bien contraire à son habitude d’ouvrir aussi peu souvent la bouche, mais elle ne voulait pas attirer encore plus de problèmes et à tout prix éviter de dire une bêtise ou une chose qu’il ne fallait pas.

Le petit groupe arriva finalement devant une grande bâtisse de pierre grise. Une odeur nauséabonde de médicament et de désinfectant s’échappait de l’endroit. Leticya en déduisit que cet endroit devait être la Maison de Guérison de Minas Tirith, là où ses parents s’étaient rencontrés il y avait des années de cela. Elle se souvenait vaguement y avoir déjà été plus jeune, mais son souvenir n’était pas des plus clairs et des plus précis. Au contraire, elle ne pouvait même pas affirmer qu’elle se trouvait bel et bien devant la légendaire Maison.

En tournant légèrement la tête vers son amie, celle-ci commença à lui expliquer la raison pour laquelle elles se trouvaient ici à l’instant même. Dire qu’elle n’était pas touchée aurait été un euphémisme. Elle savait bien que la famille royale se devait de faire des visites hebdomadaires à l’endroit afin de montrer au peuple qu’ils se souciait véritablement de la condition dans laquelle la populace vivait jour après jour, mais était aussi au courant que c’était loin d’être une des activités favorites de la dite famille. En effet, elle savait pertinemment que Tindomiel n’était pas des plus à l’aise lors de ces visites obligatoires.

-Tu m’as bien parlé de ton sentiment d’être utile en Rohan, n’est ce pas ? Eh bien je pense que tu n’es pas sans ignorer qu’il existe de nombreuses occasions de se montrer utiles même chez nous. Les Maisons de Guérison accueillent depuis des temps immémoriaux tous les blessés de la vie, de corps et de cœur. Elles ont d’ailleurs autrefois accueillies ton père et ta mère et nous savons tous quelle fière chandelle tu dois à ce jour où ils s’y sont croisés pour la première fois, chère Leticya !

Leticya ne put retenir un petit rire à la dernière phrase de sa chère amie. En effet, elle se devait d’être reconnaissante à l’endroit. Si ça n’avait pas été de cette Maison, probablement qu’elle en serait jamais venue au monde et aurait pu se rendre où elle était maintenant.

La jeune brune ne dit mot, mais ce n’était pas par manque d’émotions. Au contraire, c’était un trop-plein. Elle regarda Tindomiel dans les yeux afin de lui témoigner tous les sentiments qui l’habitaient à l’instant même.

Ses yeux parlaient pour elle. Plaisir, joie, remerciement, tout y passait. Il était difficile de ne pas être plus reconnaissante envers quelqu’un.

Soudain, alors que Leticya était une fois de plus perdue dans ses pensées, la porte de la Maison s’ouvrit sur une guérisseuse qui ne s’attendait apparemment pas à l’arrivée de la Princesse du Gondor ainsi que de celle d’Ithilien.

Un sourire aux lèvres, elle entra dans la bâtisse immédiatement à la suite de Tindomiel et salua la dame d’un petit geste de la tête et d’un sourire poli. Elle s’avança dans la pièce alors que l’odeur particulière de l’endroit agressa son nez au point qu’elle eut un léger haut-le-cœur, mais la jeune fille se reprit bien vite. Elle n’avait jamais été sensible à cette odeur médicamenteuse puisqu’elle avait elle-même souvent pris de ces remèdes dans son enfance. C’était même une odeur familière pour elle.

Elle sentit son amie se redresser près d’elle et put voir un léger malaise s’installer, pour ensuite sentir une plus grande pression dans sa main. Inconsciemment, elle répondit en pressant d’avantage à son tour. Apparemment, les deux adolescentes avaient besoin du soutien l’un de l’autre afin de traverser ce moment sans en ressortir toute chambouler.

Tout à coup, une magnifique mélodie se fit entendre. Au loin, on pouvait voir un homme jouant habillement de la luth. Sa musique était à la fois d’une beauté incroyable et d’une tristesse sans nom. Pour une raison qu’elle ignorait, Leticya se sentit rapidement interpeller par cette musique. Elle regarda attentivement l’inconnu jouer de son instrument et se sentit ravager à l’intérieur. Et puis, sans un mot, il s’arrêta, remit sa cape et son capuchon et s’approcha de la porte qu’elle venait à peine de traverser.

Prise d’une impulsion soudaine, elle ouvrit la bouche et déclara : « Vous avez un talent remarquable…ce que vous venez de jouer était remarquable…magnifique même. »

Pourquoi avait-elle dit cela? Qu’est-ce qu’il lui prenait? Alors qu’elle se posait ces questions, elle ne s’aperçut pas immédiatement qu’elle fixait l’inconnu du regard. Pourtant, elle savait pourtant que ce qu’elle venait de faire n’était pas le genre d’action qu’aurait approuvé ses chers parents.

Sans ajouter un mot, Leticya resta debout à observer l’homme, toujours serrant la main de Tindomiel qui se trouvait à ses côtés.


(Ahah! Je n'avais même pas remarqué que je m'étais trompée ^^ Habituellement, mes actions sont en italique et mes paroles en gras, mais là j'ai fait le contraite. Tant pis! Je ne veux pas tout recommencer ^^)
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MessageSujet: Re: Singulière visite   Mar 1 Avr 2008 - 18:06

Lorsque son regard d’enfant tomba, immédiatement après son entrée, sur les litières posées sur le sol de la large pièce d’à côté, Tindomiel sentit le courage lui manquer. Aucun œil, le sien pas moins qu’un autre ne pouvait s’accommoder de tant de misère et de déchéance humaine. Là un homme qui crachait ses poumons, ici une goutte qui ne se soignait pas, plus loin une fièvre délirante…
La princesse attendit la guérisseuse qui devait les guider à travers le dédale de petites et grandes pièces qui composaient les Maisons, c’était elle aussi qui devait les présenter et leur présenter les malades, bref une ancre salutaire dans cette mer déchaînée de plaintes et de lamentations. La jeune fille sentait la présence réconfortante et rassurante de Leticya et de Nolemë dans son dos. Elle avait toujours eut quelque chance de ce côté-là, jamais aucune visite des lieux ne s’était faite sans un parent ou un proche, malgré tout, aucune visite n’avait manqué de donner lieu à un cauchemar le soir même…
D’à la fois loin et près, une douce mélopée s’éleva dans le hall sombre et empli de fraîcheur malgré le soleil de cette journée d’été. La mélodie était profonde et triste, elle fit s’arrêter le petit groupe qui l’écouta, autant par curiosité que par intérêt. Les cris de souffrance s’estompèrent au fur et à mesure pour un moment plongeant l’endroit dans une atmosphère pour le moins étrange. Et puis l’état de grâce s’envola et avec le silence des notes revient la douleur des patients. Tous ceux qui y avaient assisté ressentaient aussi la paix dans leur âme, c’était heureux et doux, un peu de lumière dans cet univers sombre. Puis sans un mot le musicien s’était levé et s’apprêtait à partir lorsque Tindomiel put entendre Leticya à côté d’elle ouvrir la bouche :


Leticya a écrit:
Vous avez un talent remarquable…ce que vous venez de jouer était remarquable…magnifique même.

Elle venait probablement de dire les émotions de chacun ici présent. Un instant que les deux amies avaient partagé ensemble. Tindomiel se saisit de l’occasion pour questionner l’étrange inconnu :

-Avez-vous donc quelques dons elfiques, messire ? Je ne connais que les talents de ce peuple pour rendre la musique si vivante dans le cœur de tous…

Le précepteur avait lui aussi considéré l’inconnu, certes il savait se servir de son instrument, plutôt bien même, mais aux yeux du vieil homme qui était en charge de la fine fleur de la descendance du Gondor rappellons-le, il avait bien trop l’air patibulaire pour être honnête. Nolemë en avait vu des vertes et des pas mûres, il avait deux demoiselles à escorter et il tenait à elles autant qu’il tenait à sa tête, le tout était bien évidemment fort étroitement lié… Il se permit donc de leur poser une gentille main dans le dos de chacune pour les inviter à avancer vers l’endroit désiré, et ce n’était pas vers ce bien mystérieux personnage…
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MessageSujet: Re: Singulière visite   Jeu 29 Mai 2008 - 16:35

(Désolés du retard les filles mais je n'arrive pas à me connecter de chez moi, je post de mon lieu de stage. J'espère avoir tout corriger :p)



Le musicien s’avança vers la porte en espérant ne pas s’être fait remarquer. Aulren dépassa Leticya, Tindomiel, Nolemë ainsi que la guerisseuse et commença à se sentir soulager lorsqu’une jeune voix se fit entendre derrière lui.

« Vous avez un talent remarquable…ce que vous venez de jouer était remarquable…magnifique même. »

Il reçut le compliment comme une menace depuis qu’il savait ses ennemis présent à Minas Tirith, Aulren voulait rester le plus discret possible mais il s’était sentit beaucoup trop à labris dans ce lieu.
Les idées se bousculaient dans son esprit. Que devait-il faire pour se sortir de cette situation. Fuir ne ferait surement qu'aggraver le problème. Aulren devait réagir rapidement avant que son silence ne devienne suspect.


-Avez-vous donc quelques dons elfiques, messire ? Je ne connais que les talents de ce peuple pour rendre la musique si vivante dans le cœur de tous…

Il lui vint alors une idée. Il se retourna vers le petit groupe. Le précepteur commençait à écarter ses deux protégés d’Aulren. Il devait agir maintenant où voir cette opportunité lui passer sous le nez.

Aulren se pencha en avant et répondit aux deux jeunes femmes :

« Je suis ravis que ma musique vous combles. Je n’ai pas l’honneur d’être de sang elfique mais une partie de leur culture à déteinte sur mon aïeul et j’ai pus m’en inspirer pour composer cette musique. Mais que font d’aussi jeunes personnes dans un lieu aussi lugubre ? Je n’ai pas ouï dire que l’on puisse venir chercher mes services jusqu’ici. »

Tout en formulant sa question Aulren ressassait son plan. L’idée bien qu’ardu lui offrirait une couverture bien plus efficace que son actuelle gagne pain. La guérisseuse mise à part les personnes se tenant devant lui étaient trop bien habillés pour être de simple bourgeois. Et si Aulren réussissait à se faire introduire à la cour il y serait bien plus en sécurité. Le meilleur endroit pour cacher une lettre n’est il pas le rebord de la cheminée.
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MessageSujet: Re: Singulière visite   Mer 23 Juil 2008 - 15:57

[Je me permets de relancer Leticya pour ce topic, en 2010 il ne sera tjrs pas fini ma parole! Razz]

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