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 DAHLIANE

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Nessameldë

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Nombre de messages : 1963
Age : 30
Race, Pays : Noldo, Lothlorien
Metier : Dame de Compagnie de Galadriel
Age du personnage : 6559 ans, très précisément!
Date d'inscription : 16/09/2005

Qui suis-je?
**Citation personnelle**: My light shall be the moon And my path- the ocean My guide, the morning star As I sail home to you...
**Aime/N'aime pas**: Son pays/Tout ce qui sent mauvais et qui a des pustules...

MessageSujet: DAHLIANE   Ven 18 Jan 2008 - 18:58

Voilà, voilà la quête tant attendue! Razz lol!

Bon je commence doucement parce que le seul point de référence que j'ai c'est ta fiche, donc je tâtonne mais on va déjà voir ce que ça ça donne! Wink

Appellée en urgence dans un petit village Rohirrim pour une pathologie des plus étranges, Dahliane doit examiner un homme qui semble à l'aube de son dernier jour. Après maints examens, une terrible évidence s'impose à l'esprit de la guérisseuse: cet homme est atteint du même mal qui a prit une partie de sa famille, et pratiquement elle, bien des années auparavant...

Bon le but c'est de voir cette partie du passé de ton personnage et également des répercussions sur son avenir (ou présent ça dépend comment on prend la chose! Razz) A toi ensuite de choisir comment tu veux mener ta barque: est-ce qu'elle le soigne ou non, etc etc...

J'espère que ça te satisfaira pour un premier essai! Wink Bon courage!^^

_________________
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MessageSujet: Re: DAHLIANE   Sam 19 Jan 2008 - 2:39

En empruntant l'un des deux ponts de pierre encore à peu près régulièrement entretenus et moyennant l'acquittement d'un modique péage lors du franchissement du village qui le jouxtait, Dahliane avait franchi de nuit la rivière Entalluve, laquelle, dans l'esprit de nombreux Rohirrims, délimitait implicitement les contreforts de l'Ouestfolde des reliefs plus cléments et quelque peu monotones de l'Estfolde. Sans prendre le temps d'une halte, le médecin avait lancé au galop sa monture dans la plaine et repris sa course folle, tandis que le soleil dardait ses premiers rayons ocres, faisant scintiller la rosée du matin dans le somptueux paysage du Rohan. D'ordinaire, le médecin appréciait particulièrement cet instant fugace et le panorama singulier qu'il offrait à cette période de l'année, quelques semaines avant le début de l'hiver : mélanges nuancés de teintes rouges sombres et vert d'eau, auquel venait -comble du ravissement des sens- s'associer cette senteur si fraiche et si vivifiante propre à cette région.

Mais, - hélas !- en ce moment précis, point n'était opportun de s'attarder sur ces considérations poétiques. L'esprit de la jeune femme était tout occupé par le terme de son périple de trois jours, qu'elle ne cessait d'imaginer en esprit, comme pour tenter vainement de conjurer un mauvais pressentiment et se donner l'illusion de maîtriser la fatalité. "Après le pont de Valden", avait précisé le jeune éleveur Rohirrim,"poursuivez vers le levant sur environ trois lieues, puis traversez le petit bois au nord en menant votre cheval par l'unique sentier forestier -vous ne pouvez le manquer. Le hameau d'Effrelm borde la lisière opposée. Mandez Doric, le Doyen du village, et dites-lui que Galhan vous envoie au secours de son oncle."

Dahliane parvînt au village en milieu de matinée, au débouché du petit bois comme prévu par l'itinéraire verbal auquel elle s'était fiée. Avec son vaste enclos à bêtes et ses fermes-écuries aux toits de chaume, Effrelm présentait les traits typiques d'un village du Rohan et devait compter une centaine d'âmes. A quelques dizaines de mètres des premières bâtisses, le médecin tira sur les rênes de façon à indiquer à sa monture la proximité de la destination. Elle flatta Xang, son vieux cheval docile et endurant, quoique peu véloce, acquis quelques mois plus tôt lors d'une foire aux bestiaux pour une poignée de piécettes, d'une caresse sur l'encolure, puis le fît s'introduire au pas dans le village.

La jeune femme n'eût aucune peine à identifier la demeure du mystérieux malade. Sur la place principale du village, deux attroupements d'une petite dizaine de badauds chacun conversaient à demi-mot et lançaient des regards inquiets vers une large ferme de plain-pied jouxtant un lavoir. Passant près de l'un deux, Dahliane fût appréhendée par un vieil homme de large carrure, dont le front dégarni aux rides creusées contrastait avec la longueur des cheveux gris qui lui restaient.


L'homme s'était brusquement extrait de l'un des deux petits groupes et avait parcouru quelques pas vers la cavalière :
"Eh, qui es-tu ?
-Je me nomme Dahliane Kirsten. Et vous-même ?
-Que viens-tu faire ici ?
-Je suis médecin et je cherche Doric, votre Doyen. Galhan m'envoie, au sujet de son oncle. Je suppose que cette demeure est sienne ?
-Je suis Doric. Toi, médecin ? Une gamine d'à-peine vingt printemps ?"

Les commissures des lèvres de la jeune femme s'affaissèrent. N'ayant pas dormi depuis deux nuits, elle n'était guère disposée à subir ce genre d'affront.

"Mets-en douze de plus, vieux rustre. J'ai sauvé plus de vies que ton village compte d'habitants. Mais si souhaites que je rebrousse chemin, tu n'as qu'un mot à dire. Fais rapidement ton choix, mon temps est précieux."

Le vieux Doric cracha par terre de mépris.

"Très bien ! Si tu penses que tes maudites herbes peuvent y faire quelque chose, entre là-dedans. Mais ne t'imagines pas que tu puisses réussir là où notre guérisseur a échoué. Finein est perdu, définitivement perdu ! Le mal qui le ronge ne peut être guéri par l'homme ! Finein est à présent entre les mains des Dieux !
-Un guérisseur, vraiment ? " répondit le médecin en descendant de cheval, "Eh bien, cela m'incite d'autant plus à visiter notre malade. Si tu n'y vois pas d'inconvénient, je vais de ce pas me rendre à son chevet."

Dahliane s'avança avec autorité vers la demeure du prénommé Finein, attacha les rênes de Xang près d'un abreuvoir et s'empara d'une sacoche de selle qui contenait ses effets médicaux. Elle frappa plusieurs fois à la lourde porte en bois avant qu'il lui fût donné réponse. Lorsqu'après plusieurs minutes, la corpulente fermière rohirrim, que Dahliane identifia instinctivement comme la maîtresse des lieux, laissa poindre dans l'entrebâillement un visage dont l'expression trahissait l'épuisement, il fallût quelques secondes au médecin pour se ressaisir. Une effroyable odeur - à mi-chemin entre la moisissure et l'excrément d'orque - s'était insidieusement échappée de la bâtisse. Un frisson parcouru l'échine de la jeune femme qui ne pût s'empêcher de couvrir bouche et narines d'un coin de sa cape verte et brune. Interdite, elle écarquilla les yeux et tenta de conserver son calme face à la vague de souvenirs pénibles ressurgissant de son esprit.

"C'te maudite odeur ! C'est qu'c'est un calvaire de vivre avec ça depuis une demi-lune ! Ça souille même la soupe ! Ent'don, la soigneuse, ent', j'va t'montrer c'qu'il en est du Finein".

Quelques instants plus tard, Dahliane avait examiné le fameux patient. Dans la force de l'âge, ce dernier présentait tous les symptômes du mal mystérieux qui, ironie du sort, avait quelques années plus tôt suscité la vocation de médecin chez la jeune femme. Ses iris affichaient une teinte pourpre et le volume de la base de sa langue avait augmenté, rendant malaisés les exercices de la respiration et de la diction. Les articulations des coudes et des genoux montraient une rigidité anormale, tandis que le bougre, plongé dans un semi-délire, se plaignait régulièrement de douleurs au niveau du ventre et des voûtes plantaires. Mais surtout, un vésicule bubonique verdâtre d'environ quatre centimètres de diamètre se développait au centre du torse de Finein et empestait durablement l'atmosphère environnante.

Dahliane ne savait que trop ce que cela signifiait. Elle avala sa salive et se tourna vers la fermière :


"Allez quérir le Doyen. Vite."
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MessageSujet: Re: DAHLIANE   Lun 28 Jan 2008 - 3:46

"F'pensez qu'y va pas s'en tirer, c'est-y ça ?"
"-C'est bien plus grave, je le crains. S'il-vous-plaît, ne tardez-pas. C'est votre époux ?"

La maîtresse des lieux s'éloigna sans répondre, les yeux embués de larmes naissantes. Lorsqu'elle eût quitté la pièce, Dahliane maudit intérieurement son propre manque de délicatesse qui ne semblait s'arranger ni avec l'âge, ni avec l'absence d'un compagnon pour partager son existence itinérante. Cependant, son esprit pragmatique se concentra rapidement sur la façon dont elle allait annoncer l'ampleur du désastre au Doyen. Fallait-il ménager sa susceptibilité, faire part de sa propre expérience, noircir le tableau plus qu'il ne l'était déjà ?

Quelques instants plus tard, le Doyen, accompagné de deux homme roux dans la force de l'âge, fît irruption dans la chambre, la mine contrite et revêche.

"Ah, tu fais moins la maline à présent ? Où sont tes herbes et ton prétendu savoir ?"

Debout à un bon mètre de distance, la soigneuse ne quittait pas Finein des yeux. Elle attendit quelques secondes la fin d'un râle avant de répliquer d'une voix dont elle peinait à maîtriser le tremblement :

"L'enjeu n'est déjà plus là. Effrelm et ses habitant courent un grand danger."

Dahliane désigna de l'index le bubon couleur de mousse des bois :

"Voyez-vous cette protubérance ? Dans moins de quatre heures, elle aura doublé de volume, percera et une odeur pestilentielle se répandra aux alentours. Les vents porteront ces humeurs volatiles et malsaines aux quatre coins de votre village. Alors, tout ce qui vit dans vos chaumières -hommes, femmes, enfants, animaux- sera peu à peu atteint du même mal incurable. Peu d'entre vous survivront."

Le médecin tourna la tête vers le Doyen qui roulait des yeux incrédules :

"Il vous faut faire évacuer le village. Maintenant.
-Es-tu folle, femme ? Non seulement tu ne peux rien pour le sauver, mais tu voudrais de plus que nous quittions nos terres ? Et où irions-nous ? Faudra-t-il pour te plaire bâtir un autre village ? Shalmen, notre guérisseur…
-Ne soyez pas stupide, si vous ne…"

Le vieux Doyen s'était brusquement avancé vers Dahliane qu'il menaçait déjà d'une main lourde, prêt à lui faire payer céans son offense, mais son bras fût fermement retenu par l'un de ses deux compagnons.

"Père ! Je t'en prie, calme-toi. A moi, cette femme m'inspire confiance. Ecoute ce qu'elle a à dire, puis décide !"

Dahliane avait fait un pas en arrière et protégé d'un bras son visage, prête à recevoir une mémorable cognée. Elle baissa peu à peu son coude, méfiante des réactions de l'acariâtre Doyen, puis reprit peu à peu confiance devant les expressions des visages de ses interlocuteurs, qui trahissaient surtout le désarroi et la peur.

"Puisqu'il le faut". Elle dénoua l'accroche de sa cape qu'elle disposa sur le dossier d'une chaise, puis entreprît de délacer les premières cordelettes de son corset dont elle écarta légèrement les pans, de façon à faire apparaître son épiderme environ quinze centimètres au-dessous de la gorge. Les yeux du Doyen s'écarquillèrent, ses sourcils se relevèrent et ses lèvres s'entrouvrirent sous l'effet de la surprise. Une vilaine cicatrice rugueuse et verdâtre, d'environ quatre centimètres de diamètre, apparaissait à l'endroit où naissait la poitrine du médecin.

Dahliane baissa les yeux, passa un doigt sur sa cicatrice puis la masqua de nouveau avec un profond soupir.


"Peu d'entre-nous ont survécu. Vous devez tous partir loin d'ici."
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