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 Troubles à Bree

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MessageSujet: Troubles à Bree   Sam 12 Avr 2008 - 19:48

Bien que frontaliers, la Comté et le Pays de Bree ne semblait pourtant n'avoir rien en commun. Alors qu'à la Comté les arbres et les forêts étaient lumineuses, apisibles, agréables, au Pays de Bree, elles étaient plus sombres, habitées d'animaux parfois agressifs, opressantes. Il en allait de même pour les villes, Hobbitebourg était un sympathique petit hameau, où régnait bonne humeur et joie de vivre, alors que le village de Bree paraissait bien morne à côté, les gens grincheux et aigris, les aubergistes roublards et les voyageurs désagréables.

Pippin et Merry approchèrent des portes de la ville, alors que la Soleil dardait ses derniers rayons crépusculaires, rallongeant leurs ombres d'une bonne dizaine de pieds. La première chose qui frappa les deux Hobbits, ce fut la présence de deux gardes, d'ailleurs pas vraiment habillés en gardes, on aurait plutôt dit deux vagabonds s'étant équipés d'un plastron et d'un heaume de cuir.
Quand ils approchèrent, ils remarquèrent l'air patibulaires des deux Grandes Gens, et ceux-ci dardèrent deux lances dans leur direction.


-Halte là! Dit le premier, à qui il semblait manquer quelques dents.

-Vous devez vous acquitter du droit d'entrée si vous voulez pénétrer dans Bree. Siffla le second, dont une cicatrice barrait la figure.

Merry et Pippin se regardèrent. la présence des gardes était certes une mesure récente, car leur dernier séjour à Bree ne remontait qu'à quelques mois, mais la nouvelle d'une taxe pour le droit d'entrée était bien déconcertante. Ils avaient beau trouver Bree fort peu accueillante, la ville n'avait jamais été aussi renfermée.

Le premier garde continua sur sa lancée.


-Le prix s'élève à vingt sous pour une personne.

C'était de l'extorsion, et Pippin crut bon de mettre en avant son rang et son autorité.
Il prit la parole, d'un ton assuré et légèrement hautain, il n'aimait pas du tout ces deux types, et tout cette histoire ne lui disait rien qui vaille.


-Je suis Peregrin Touque, de la Comté, Grand Conseiller des Terres du Nord, mandaté par Aragorn II lui-même. Je vous prierai donc de bien vouloir nous laisser passer sans faire d'histoires...

Le premier garde le regarda d'un air étonné, semblant hésiter quelques secondes sur la marche à suivre. Ce fut le second garde qui prit la parole, devant l'indécision de son collègue.
Son sourire moqueur n'était pas du tout rassurant.


-Si messeigneurs sont mandatés par le Roi, dans ce cas... Cela fera trente sous par personne.

-Vous plaisantez? Qui est votre chef, nous désirons nous entretenir vivement avec lui! Se récria Merry.

Le premier garde découvra une dentition bien pire que ce qu'on aurait pu croire dans un sourire.

-Pas de problème. Sauf que notre chef est à l'intérieur. Et personne n'entre sans payer... Compris?

-Viens Pippin, laissons tomber... Dit Merry alors qu'il faisait marche arrière, tenant son poney par la bride. Perplexe et soucieux, Pippin le suivit sans discuter.

Une fois qu'ils furent hors de portée des deux gardes, Merry se retourna. Et son regard laissait clairement entendre que quelque chose n'allait pas du tout. Et pour une fois, Pippin était forcé de lui donner raison. Les messagers parlaient de vagabonds étranges, louches, qui venaient de plus en plus nombreux. Il semblait assez clair que les vagabonds avaient finit par envahir la ville.
Sortant de ses réflexions, le Thain de la Comté eut la surprise de voir un sourire malicieux accroché aux lèvres de son cousin.


-Mon cher Pippin, je crois que j'ai une idée pour rentrer dans Bree sans nous faire voir...
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MessageSujet: Re: Troubles à Bree   Dim 27 Avr 2008 - 22:17

Le vieux Père Modegan, modeste paysan de Bree, abitait juste à côté du petit bourg, dans une chaumière que la plupart qualifiaient de délabrée, mais qu'il s'évertuait à trouver rustique.
Derrière sa chaumière, ou du moins son semblant de chaumière, le Père Modegan, possédait un petit potager, de quelques ares, pas plus. Et au fond de ce potager, trônait un pommier, qui faisait la fierté du vieil homme. Grande près de trois mètres, il donnait des pommes juteuses et croquantes, à la douce saveur sucrée. Il les vendait à bon prix au marché de Bree, et il était devenu réputé pour ses pommes.
La seule chose que regrettait le Père Modegan, c'était que son pommier soit en partie pillé. En effet, la hauteur de celu-ci, additionné à une croissance miraculeuse, faisait que deux de ses blranches passaient par-dessus la palissade qui entourait Bree, et les petits garnements du bourg avait rapidement découvert le pot aux roses. Il venaient souvent décrocher les belles pommes vertes, qui attendait paitemment qu'on les cueille, au-dessus de la palissade.

La dernière fois qu'ils étaient venus à Bree, Pippin et lui, Merry avait courser un petit garnement qui lui avait dérobé sa bourse. Il avait finit par le retrouver, lui et d'autres enfants, derrières un pathé de maison, entrain de déguster des pommes et de se vanter de sa prise.
Il avait effrayé les gamins et récupéré sa bourse, et en avait d'ailleurs profité pour emporter quelques belles pommes.



-Tu es sûr que c'est une bonne idée, Merry? Cette branche ne m'a pas l'air solide...

Un crac sonore se fit entendre, suivit d'un bref cri etouffé, puis d'un bruit sourd.

-Pippin! Murmura une voix dans l'obscurité. Pippin, tout va bien?

-Merry, tu es un idiot! Marmonna une seconde voix à hauteur du sol. S'ensuivit un grognement mécontent, puis un petit coup silencieux.

-Aîe! S'exclama un peu trop bruyamment la voix perchée. S'ensuivit un autre bruit sourd, synonyme d'une seconde chute.

-Pippin! Tu es, fou, pourquoi m'as-tu jeté cette pomme? J'aurais pu me tuer! Grogna la voix qui venait de chuter.

-Et bien, ça n'aurait pas été une grosse perte! Si tu as d'autres idées géniales, je te prierais de les garder pour toi à l'avenir!

-En attendant, nous sommes entrés, alors arrête de faire autant de bruit et tentons de trouver quelqu'un qui nous expliquera cette affaire louche...

Deux petites formes gilssèrent dans l'obscurité, aussi silencieuses que furtives. Les quelques bruits qu'elles avaient fait ne semblaient pas avoir alertés les gardes. Elles sortirent enfin de l'ombre pour déboucher dans une artère fréquentée de la ville. Il n'était pas très tard, la rue était encore pleine de monde, aussi ne remarqua-t-on pas leur intrusion.
Merry et Pippin, couverts de boue, marchaient d'un pas rapide et souple vers le seul endroit où ils étaient sûr de trouver de l'aide: le Poney Fringuant. Poirdebeurré était un homme de conviction et d'honneur, malgré un penchant certain pour la bouteille et la bonne chère. Et puis, il était honnête, à défaut d'être vraiment intelligent.

Les deux Hobbits pénétrèrent dans l'auberge, et ce fût Poirdebeurré lui-même qui les accueilla. Ils les avaient reconnus immédiatement, et sa mine au premier regard réjouie, ne pouvait pas totalement dissimuler la lueur de soulagement mêlé d'inquiétude qui faisait briller ses yeux.


-Bien le bonsoir, messieurs. J'ai une chambre très agréable à vous fournir pour la nuit, si vous le désirez.

Tout en disant cela, il s'était placé derrière eux, les poussa gentillement vers l'étage, le plus discrètement qu'il put.
Merry, à la fois vexé que Poirdebeurré ne semble pas le le reconnaître, et outré de la façon dont l'aubergiste se comportait, commença à élever la voix.


-Mais enfin! Nous ne voulons pas de... Aîe!

Un coup de pied discret de son cousin, suivit d'un regard éloquent lui avaient cloué le bec. Pippin avait compris que l'aubergiste tentait des les éloigner des oreilles indiscrètes. Afin de ne pas éveiller la suspicion dès quelques têtes qui s'était tournées à l'exclamation de Merry, Pippin ajouta:

-Grand merci, aubergiste, nous sommes épuisé, une chambre sera la bienvenue!

Le trio grimpa à l'étage, puis Poirdebeurré les conduisit dans sa propre chambre, où ils les fit entrer et verouilla la porte derrière lui.
Quand il se retourna vers eux, la mine réjouie avait disparue, pour faire place à la peur et à l'incertitude.


-Mes petits amis, je crois bien que nous avons un problème...
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MessageSujet: Re: Troubles à Bree   Dim 25 Mai 2008 - 15:36

Les têtes de Merry et Pippin se décomposèrent au fur et à mesure du récit de Poirdebeurré. Il y a quelques mois de cela, une troupe d'hommes étaient arrivés en ville, une cinquantaine, celui qui se prétendait leur chef demanda une entrevue avec le Maire de Bree, quoi qu'il en fût, le Maire, un homme pourtant ouvert et d'ordinaire proche du peuple avait renvoyé tous ses conseillers et les avait fait remplacer par des hommes de la troupe de nouveaux venus.
Puis le Maire créa un organisme qu'il appela Police du Peuple, et dont seuls les étrangers faisaient partie, ils leur accordaient tous les droits, et bientôt la vie ne ville devint invivable.
Alors que les portes de Bree se fermaient pour n'être plus ouvertes qu'aux payeurs, d'autres bandits arrivèrent, remplaçant petit à petit la garde déjà en place, et matant les constestataires.
Certains n'avaient même jamais reparut.
Le vieil aubergiste avait la lèvres inférieure tremblante alors qu'il racontait les événements, et les deux cousins n'arrêtaient pas de se lancer des regard désemparés et outrés.

Le Maire ne sortait quasiment plus, et toujours accompagné du chef des bandits. Pourtant le Maire ne donnait pas l'impression d'avoir peur, simplement de ne pas se rendre compte des événements, son regard était distant, comme vide. Et puis les bandits ne faisaient que martyriser les habitants, leur imposant une soudaine taxe, rossant ceux qui ne payaient pas, ou demandant un paiement en nature.
La situation devenait intenable, et les voyous étaient indétrônables, détenant le Maire, ils avaient tout pouvoir, et une rebellion aurait été écrasée trop facilement.

Merry et Pippin se regardèrent, alors que le récit de l'aubergiste était désormais finit. Il leur fallait trouver un moyen de se débarasser de ces hommes, sans pour autant que cela finisse dans un bain de sang. Pourtant, au vue de leur nombre, il paraîssait plutôt difficile de tenter une quelconque action de force.
Il fallait donc ruser, cela prendrait certainement plusieurs jours, mais il fallait agir.
Un plan germa dans l'esprit du Thain de la Comté, il était risqué, et surtout il ne permettrait pas une trop longue attente, mais il pouvait permettre de faire un peu diminuer le nombre de bandit, afin de renverser la balance et de mettre les bandits en déroute.

Une fois qu'il eut mis ses idées en ordre, il prit la parole, d'un ton de conspirateur, un léger sourire sur le visage:


-Voici comment nous allons procéder. Eugène, vous aller être notre messager, je suppose que beaucoup de gens passent par le Poney Fringuant, essayer de convaincre le plus de monde possible, le plus discrètement possible. Il faut que les villageois attrapent un à un les bandits, pour les mettre hors d'état de nuire, les assomer, les ligoter et les cacher dans un endroit où il ne seront pas facilement repérable, comme les caves où je ne sais quoi. Il faut qu'ils profitent des hommes seuls, où qu'ils tentent de les attirer par un ou deux maximum, si jamais l'un d'eux donne l'alarme, notre plan échouera.
Une fois que le nombre de bandit aura considérablement réduit, nous pourrons alors tenter de nous infiltrer dans la Mairie pendant que les villageois distraieront les gardes. A l'intérieur, Merry et moi tenterons de découvrir ce que le chef des bandits peu bien faire au Maire pour que celui-ci le suive comme un petit chien.

Alors? Qu'en dites-vous?


Il posa deux poings fermés sur ses hanches, l'air fier de lui.
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