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 Arrivée de la 'Pleine Lune'

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MessageSujet: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Lun 30 Juin 2008 - 1:08

Un chariot bâché, sur lequel s'étalaient les deux mots, 'pleine lune', en grandes lettres blanches, au-dessus d'une représentation naïve de l'astre en question, passa les portes de la grande cité du Gondor au milieu de la journée. Il était conduit par une femme d'âge mûr, aux cheveux châtains, et accompagné de deux hommes à cheval. Deux autres visages féminins pouvaient être entrevus par un oeil averti, l'un dardant un regard enthousiaste et avide depuis l'intérieur du chariot, le second, bien plus jeune, restait en retrait, comme habité d'une curiosité réprimée pour quelque raison inconnue.

" Regarde Blostma, ces maisons ont un étage de plus que la dernière fois ! "
fit le plus âgé des deux visages à la conductrice, en lui désignant les bâtiments de droite. L'autre opina, mais ne répondit rien, trop occupée à faire avancer les deux chevaux alezan de l'attelage en évitant les autres occupants de la voie, où se pressaient piétons et véhicules divers. Ce fut l'un des cavaliers qui répondit à la femme, avec un sourire entendu.
" Si Minas Tirith se porte bien, tant mieux. Les gens détendus viennent plus facilement profiter d'un spectacle ! "
Puis il adressa un clin d'oeil, assorti d'un regard bienveillant, à la jeune fille au regard fuyant.
" Je suis sûr que notre danseuse va avoir un succès fou ! "
La blondinette ne parut pas pour autant rassurée par ces paroles. Ah, ce malaise qui revenait toujours lors de l'arrivée dans un nouvel endroit : et si elle y avait déjà été emmenée, dans ce qui lui semblait avoir été une autre vie ? Elle n'en avait aucun souvenir, mais quelque chose lui disait que ce n'était pas la première fois qu'elle mettait les pieds dans la capitale du Gondor. Et si quelqu'un la reconnaissait ? Et si... Perdue dans ses suppositions, Darilyn ne suivait plus la conversation de ses compagnons, et elle ne revint à la réalité que lorsque l'équipage s'immobilisa.

Tous commencèrent à s'activer, en une sorte de rituel réglé par des années d'habitude pendant lesquelles les deux couples de musiciens avaient parcouru routes et sentiers. Alors que Preosthwit et Eohlig s'occupaient de leurs montures respectives, leurs femmes dételaient les chevaux du chariot. La cadette du groupe se contenta, une fois le pied posé sur le sol de pierre de Minas Tirith, de rabattre la capuche de son manteau par-dessus sa chevelure d'or. Ses aînés, Rohirrims d'origine, savaient bien mieux qu'elle comment soigner leurs bêtes, et elle était consciente que toute tentative d'aide de sa part ne pourrait que les gêner dans cette tâche.

Elle balaya les lieux du regard : une grande place, à l'extrémité de laquelle une troupe d'hommes en costumes étranges s'affairait déjà, mettant en place ce qui ressemblait à un rustique décor de théâtre. Quelques badauds s'arrêtaient un instant, curieux, puis repartaient. Des hommes et femmes pressés passaient sans un regard. Plusieurs gardes déambulaient d'une rue à l'autre.

Au centre de la place, une fontaine lançait des gerbes d'eau pure en direction du soleil. Darilyn s'en approcha, et retroussa légèrement les manches de son large vêtement, juste assez pour pouvoir plonger ses mains dans le bassin. L'eau était fraîche et revigorante, et la jeune fille l'accueillit avec plaisir après tous ces jours passés au rythme du cahot des chemins. Puis elle en recueillit entre ses mains réunies, qu'elle éleva jusqu'à son front, et penchant la tête en avant, répandit le liquide sur son visage. Cela, toujours sans quitter son capuchon, pas qu'il fasse extrêmement froid, mais la fille du Sud qu'elle avait été n'était jamais parvenue à s'habituer au climat du monde septentrional. C'est du moins ce qu'elle aurait prétendu si quelqu'un lui avait posé la question. Finalement, elle se redressa, secoua légèrement la tête et les mains comme un chien qui s'ébrouerait timidement, et dirigea son regard en direction du chariot de la 'pleine lune'.


[bon... vient qui veut]


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Maegaldar Anertoar

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Mer 2 Juil 2008 - 17:58

Les trois compagnons avaient ainsi pénétré à Minas Tirith, chacun troublé par ses propres problèmes. Cependant les deux elfes semblaient s'en accomoder à travers la parole. Ils parlaient entre eux, d'un sujet que ne pouvait saisir le dunadan qui ne connaissait pas les lieux dont il était question. Aussi Maegaldar prit quelques pas d'avance, laissant ses compagnons discourir tranquillement, sans qu'il n'y prête grande attention. Le brouhaha de la foule, des commerçants, et autre bruits urbains accaparaient déjà bien assez ses oreilles. Il avait perdu l'habitude de ces grandes cités à l'activité entétante, et la méfiance qui ne le quittait plus avait largement de quoi s'occuper.

En effet ils avaient beau être dans la capitale du Gondor mais il n'était pas naïf. Il savait pertinemment que n'y vivait pas que des gens aux honnêtes intentions. Oh il était bien trop coutumiers des repères de mercenaires et autres "bonne" compagnie pour relâcher sa garde.
Aussi avait-il bien trop peu d'attention à accorder à la discussion des deux elfes, buvant d'un côté l'architecture gondorienne d'une longue lampée inassouvissable, et surveillant de l'autre la foule qui les entourait.


Cependant le chemin pour la Citadelle était long. Aussi alors qu'ils n'étaient qu'à peine dans la cité Basse, lorsqu'ils débouchèrent sur une place assez large et relativement peu encombrée, au centre de laquelle bondissait joyeusement une claire fontaine, le rôdeur s'y dirigea-t-il avec un signe pour Legolas et Vardë. Sa gorge était sèche, et il préférait laisser se soutres pleines.

Peu de gens se rafraichissaient alors. Il n'y avait que deux petits groupes de badaux de l'autre côté du jet d'eau, et une silhouette encapuchonnée qui se désaltérait à quelques distances des autres. Le rôdeur les jaugea d'un coup d'oeil. La silhouette encachonnée était plutôt fine, le contraire des autres hommes attroupés.
Rien de bien dangereux à priori. Bien évidemment. Il était à Minas Tirith, entourés de patrouilles de gardes armés. Le danger ne rôdait pas dans cet endroit dégagé.

Se relachant inconsciemment, il s'approcha de la fontaine et plongea doucement ses mains dégantées dans l'eau. Il était là où il devait être. Là où il voulait être depuis tant de temps. Il pouvait se détendre un temps avec le sentiment du voyage accompli, s'autorisant un court repos avant l'épreuve qui l'attendait.
Ah le voyage avait été long mais il y était parvenu. Un léger sourire se refléta à la surface de l'eau. Et un instant ses yeux gris et durs brillèrent d'une chaleur différente, un brin de douceur s'y invita, encadré par ses cheveux sombres, d'un noir profond. C'est à cet instant que la silhouette se redressa, s'éclaircissant le visage sous sa capuche, et qu'il aperçut du coin de l'oeil le visage de la jeune fille, puisque ç'en était une, autour duquel tombait de fins cheveux blonds.

Le temps d'un instant il croisa son regard, avant de se repencher vers l'eau. Ses yeux avaient repris leur teinte grise habituelle, pensif.
Il but délicatement, comme s'il ne voulait pas blesser cette eau émotivement précieuse pour lui.
Et il devait laisser une bien étrange impression ! Car toute la bonne facture de ses habits ou encore la broche qui les ornait, n'enlevait pas l'impression d'avoir affaire à un rôdeur, ainsi qu'en témoignaient l'arc pendant à son dos et le fourreau qu'un oeil averti pouvait deviner sous son manteau. Et une telle douceur pouvait surprendre venant d'un tel être à qui l'on prétait volontiers une réputation de brutalité, ou du moins que l'on qualifiait volontiers de rustre.
Tel n'était pas le cas des dunedains.
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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Dim 6 Juil 2008 - 17:29

[HJ : j'aurais pensé que tes compères oreilles-pointues seraient venus aussi... Je ne te fais pas attendre plus longtemps Embarassed]

Darilyn n'avait pas prêté attention aux diverses personnes qui vaquaient à leur occupations, ici et là. Elle avait vu ces gens, cette foule anonyme, mais rien de plus. Quel intérêt aurait-elle pu leur trouver ? Ses pensées étaient ailleurs. Fuyante ainsi qu'à l'habitude, elle s'était hâtée de détourner le regard lorsqu'elle avait croisé celui de cet homme, qui profitait comme elle de la fraîcheur de la fontaine. Un voyageur solitaire, apparemment. Ce qui n'était pas pour la rassurer. La 'Pleine Lune' prenait soin de s'intégrer dans des caravanes de marchands ou autres groupes qui seraient bien défendus, de peur justement des aléas et mauvaises rencontres de la route. Pour se déplacer ainsi sans compagnons, Darilyn supposait qu'il fallait soit être inconscient, ce qui était exclu vu l'âge du rôdeur, soit être l'un de ces sauvages insensibles qui trouvaient la force de survivre en eux seuls. Les yeux qu'elle avait entr'aperçus ne reflétaient aucune dureté pourtant, au contraire, mais elle avait pris l'habitude de se méfier des apparences, souvent même au-delà du raisonnable. L'arc qu'il portait ne pouvait que renforcer les craintes de la demoiselle, sans compter la quantité d'autres armes qu'elle supposait dissimulées dans l'un ou l'autre plis de ses vêtements. Mentalement, elle l'affubla donc de l'étiquette 'se méfier', et se disposa à aller aider ses compagnons dans leur installation.

Ses réflexions n'avaient duré qu'un instant, pendant lequel elle avait gardé le regard dirigé vers eux, sans les voir cependant. Elle focalisa donc à nouveau ses yeux sur la réalité. Les quatre chevaux étaient maintenant assemblés autour d'un arbre, et Blostma s'occupait de faire passer un seau d'eau de l'un à l'autre, avec des mots apaisants pour chaque animal. Preosthwit aidait sa femme à dégager le fond du chariot, dont la partie en bois, amovible, leur servait de modeste scène. Et les cheveux roux d'Eohlig s'agitaient d'un côté sur l'autre pour monter l'armature, qui supporterait la tenture aux couleurs de l'astre éponyme de la troupe, leur servant de toile de fond. Il était temps qu'elle aille leur apporter son assistance, Darilyn savait bien qu'ils ne lui en tiendraient pas rigueur si elle ne le faisait pas, mais elle s'en serait voulu à elle-même de profiter du statut de 'chouchoute' qu'ils avaient tous accordé sans réserve à leur cadette. Alors qu'elle se dirigeait vers le chariot, elle s'imagina, l'espace d'un instant, lors de leur représentation de ce soir, et le coin de ses lèvres se releva en un sourire, qui restait cependant plus que timide. Inconsciemment, les deux premiers pas qu'elle fit furent des pas de danse, puis elle reprit son attitude de marche habituelle, sans même se rendre compte qu'elle s'en était écartée un instant.


" Tu tombes bien Dari, tu peux m'aider à remplir ce seau ? On y arrivera mieux à deux. J'ai vu que tu avais déjà repéré le point
d'eau... "

Avec le sourire, Blostma faisait signe à la jeune femme : il n'avait pas fallu longtemps aux chevaux pour vider le seau. Lequel pesait bien lourd pour une seule lorsqu'il était plein, mais les bricolages d'Eohlig lui avaient ajouté une seconde anse, ce qui permettait à deux personnes de se partager son poids.
Darilyn fit un signe affirmatif, avant de le regretter. En somme, on lui demandait de retourner à la fontaine, où il y avait cet homme étrange avec ses vêtements de voyageur et son arc au dos...

* Ne fais pas l'enfant * lui intima la partie rationnelle d'elle-même, * il y a des gardes partout, et les musiciens ne sont pas loin. *
De toute façon, elle n'allait pas refuser son aide, alors, après une brève hésitation, elle emboîta le pas à Blostma, partie d'un pas alerte. Celle-ci plongeait déjà le seau dans le bassin le plus profond, et Darilyn se précipita pour attraper la seconde anse afin de l'aider à sortir sa charge de l'eau. Dans sa hâte, elle bouscula légèrement cet homme qui lui faisait si peur. Très légèrement même, en réalité, ça n'avait été presque qu'un frôlement, mais elle baissa immédiatement les yeux, gênée.
" E... Excusez-moi. "
Elle regarda à peine celui à qui elle s'adressait, et reporta bien vite son attention sur le seau d'eau qui l'attendait maintenant.


Dernière édition par Darilyn le Mer 30 Juil 2008 - 21:44, édité 2 fois
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Legolas

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Lun 7 Juil 2008 - 19:44

[En fait, c'est que notre rythme est assez lent (parce que ça nous convient). Je posterai après Vardë, je suppose qu'on conserve le tour de jeu...]

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Mer 9 Juil 2008 - 9:23

[Okay! Désolée Darilyn, je serai ultra-présente dès la fin de la semaine, mais là, j'ai un boulot monstre.
Bref: longues-oreilles est arrivééé, sans se presseeer...]

Maegaldar avançait d'un pas rapide, manifestement sur ses gardes, et peu soucieux de ses deux compagnons. Ce qui, vu le sujet sensible qu'ils abordaient, était plutôt une bonne chose.

Citation :
- De quels ragots parlez-vous ?

La candeur et la spontanéité empressée de Legolas firent déjà un peu regretter au jeune paria d'avoir parlé. Il avait probablement manqué de délicatesse en étant si direct avec le Prince, et n'avait pour se consoler que la stupide certitude que faire des sous-entendus ne lui aurait pas beaucoup mieux réussi, piètre orateur comme il l'était.

Citation :
- Enfin cela ne me regarde peut-être pas...

Un timide sourire, clairement gêné et désolé, se dessina sur le visage lisse de l'adolescent, tandis que ses joues viraient au pivoine, à sa plus grande honte.

"Euhm... Honnêtement, je crois que c'est moi que ça ne regarde pas."

D'un petit coup d'oeil presque implorant, il vérifia que son ancien rival était à distance respectable avant de continuer. Il n'avait aucune envie que le héros de la Guerre de l'Anneau fasse passer sur lui son éventuelle mauvaise humeur envers ceux de leur peuple, d'autant qu'il portait sa dernière tunique propre.

"Enfin, vous connaissez les gens: ils parlent, ils se racontent de tout, et au final, tout le monde connait jusqu'à la couleur des chaussures du Roi, mais personne n'a compris ce qu'il s'est passé. Vu mon absence très prolongée dans les lieux, je n'ai même pas pris la peine d'essayer de démêler le vrai du faux.
Bref: on raconte qu'il y a une femme derrière toute cette histoire. Et qu'elle ne serait pas elfe."


Le jeune elfe ne crut pas nécessaire de préciser quelle histoire: inutile d'en rajouter des tonnes.
Après avoir braqué à nouveau son regard de nuit sur le Prince, il se permit un infime mouvement du coin des lèvres, et continua à demi pour lui-même.


"Mais bon, vous savez, moi, les histoires... Peu m'importe qu'elles reflètent la réalité ou non, temps qu'elles sont bonnes. Alors, pour ce que je pense..."

Il termina pas sa phrase, préférant qu'on lui demande la suite plutôt que s'aventurer sur ce sentier de plus en plus douteux et, trop soudainement désintéressé du problème, lança anodinement la première pensée qui lui passait par la tête pour détourner le sujet.

"Ben, par Eru, où est passé le rôdeur?"

Parce que on cause, on cause, et on ne fait pas attention autour de soi. Traînant un peu au rythme de leur dernière tentative de conversation normale, Vardë et Legolas avaient fini par prendre un peu de retard sur l'humain, et par se retrouver perdus à un carrefour à trois embranchements. Et le cadet ne se retint pas de laisser sortir sous forme d'un gros soupir désabusé sa déception et son énervement.
Il pouvait comprendre l'excitation de Maegaldar et son empressement, mais il le trouvait bien peu solidaire de les laisser tomber en plein ville.
Se perchant dans un geste dérisoire sur la pointe des pieds, le jeune elfe repoussa d'un geste une mèche de cheveux derrière son oreille et mit sa main sur son front pour tenter de voir plus loin, aiguisant à son meilleur point sa vue d'elfe.


"M'est d'avis qu'il ne peut être très loin. Nous avons quand même avancé d'un bon pas, n'est-ce pas?"

Ou comment rajouter sa voix dans le brouhaha animé de la ville. Le Moredhel, conscient d'être déjà suffisamment dévisagé comme ça depuis son entrée en ville -un elfe vêtu à demi comme un drow, ça ne court pas des rues, et encore moins quand il est accompagné d'un congénère tout droit sorti des eaux marines-, se concentra pour réduire sa corvée de repérage à un minimum de temps possible.

"Là!"

D'un geste, il indiquait dans le flux de populace la silhouette haute du rôdeur qui venait d'arriver sur une place. Puis, vivement, il attrapa Legolas par l'épaule -la main aurait pu être mal interprété, et la manche semblait être un très mauvaise idée- et l'entraîna d'un pas rapide à sa suite à travers la foule, quoiqu'il se doutait que le Prince s'en serait sans problème sorti sans lui. Ce n'était pas qu'il risquait de se perdre, c'était que Vardë ne voulait pas risquer de perdre sa compagnie.
Le court trajet lui avait suffi pour se rendre compte pour l'énième fois qu'il n'était pas fait pour la vie en solitaire, et la présence de son congénère, adulte de surcroît, l'apaisait.

Après un léger slalom, les deux elfes arrivèrent sur la place, dominée par une fontaine. Sans un mot, mais avec un petit sourire d'enfant satisfait, l'adolescent indiqua à Legolas la silhouette du dunedain, penché sur la surface miroitante de l'eau.
Et sans plus de façons, il s'avança vers lui, sans plus trop s'occuper de son aîné, et, une moue ironique sur le visage, tapota quelques coups sur le bras de Maegaldar.


"Hé bien, l'ami! Vous auriez voulu nous perdre que vous n'auriez pas fait autrement!"

Il riait à moitié, et son reproche n'était de toute façon que l'expression de sa peur enfantine et attendrissante d'être abandonné.

Ce ne fut que lorsqu'il détacha ses yeux de l'humain qu'il daigna remarquer qu'il venait à moitié de couper la parole à une jeune fille, dont il n'avait aucune idée de ce qu'elle venait de dire.
Il jeta quelques coups d'oeil de l'homme à la femme, et souffla, de son habituelle candeur maladroite un vague
"Oh, désolé.".

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Legolas

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Sam 12 Juil 2008 - 22:50

[Désolée pour le retard, mais en ce moment j'ai des journées assez pleines...]

Un malaise tomba de nouveau sur la conversation. Ce n'était pas faute de tenter un rapprochement pourtant. Malheureusement, le sujet ne s'y prêtait pas...

Legolas rendit son pas encore plus léger (pour un elfe) tandis que son cadet tournait autour du pot. Il ne s'était pas douté que les ragots en question touchaient de si près son douloureux passé. Si ça avait été le cas, il aurait fait en sorte de ne pas relever la phrase de Vardë. Il se trouvait aussi gêné que lui, sinon plus, et il regardait droit devant lui, la bouche pincée.

Lorsque son interlocuteur cracha enfin le morceau, le Premier-Né sentit une onde glacée lui parcourir le dos. Il sembla se tasser sous le coup quasi fatal et son visage se peignit d'une expression qui vacillait entre peine et lassitude.

Il gardait ses iris bleues fixées sur un point lointain, qui se brouillait sans cesse, et continuait à avancer malgré le choc.
Il acquiesça juste sèchement et dit, d'une voix mal assurée :


- Vous avez raison, cette histoire ne regarde que moi.

Certes, en ne démentissant pas les racontars, il admettait leur véracité. Mais peu importait, Legolas était plutôt atterré par le fait que son histoire ou plutôt leur histoire avait fait le tour des contrées. D'un côté, à quoi s'était-il attendu ? Elestel était morte, il avait disparu, coupé définitivement ses liens avec sa terre natale, c'était un peu gros pour ne pas en faire des gorges chaudes.

Il laissa là ces considérations que ne faisaient qu'accroître sa peine et sa colère. Il devait être à présent plutôt rouge. Il essaya de se calmer et stoppa en plein milieu de la rue. Ce fut à ce moment que le Moredhel souligna l'absence de Maëgaldar. L'Elfe éprouva un certain soulagement, c'était un moyen de se fixer sur autre chose. Il regarda en tous sens, sans trop rien voir et si Vardë ne l'avait pas emmené dans la bonne direction, sûrement serait-il resté dans l'incertitude. Il n'était plus assez cohérent pour s'en sortir tout seul...

Il se laissa faire et après avoir évité certains passants et en avoir heurté d'autres, ils arrivèrent sur la place où avait échoué leur compagnon. Il suivit le mouvement mais ne joignit pas sa voix à l'euphorie de son cadet, visiblement content d'avoir retrouvé le Dunedain.
Ce n'était pas que ce fût indifférent à Legolas. Plutôt qu'il était encore à mille lieues de pouvoir ressentir quoique ce soit d'autre que la douleur provoquée par la conversation récente.

Il fit un petit signe de tête au rôdeur, tout ce dont il était capable pour l'instant. Et il jeta un regard interrogatif à la demoiselle qui se tenait près de lui.

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Dernière édition par Legolas le Dim 20 Juil 2008 - 16:49, édité 1 fois
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Maegaldar Anertoar

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Dim 20 Juil 2008 - 16:38

[Désolé d'avoir tant tardé... J'ai récemment déménagé et alors que j'étais sensé avoir le net dès le début je n'ai toujours pas de connexion. Je profite d'avoir un ordinateur et internet sous la main pour vous répondre ! (ceci dit l'arrivée de ma connexion chez moi ne devrait être qu'une question de jours...) ]

La fraîcheur de l'eau... Sa limpidité... La sentir ainsi glisser, pure, à l'intérieur de sa gorge sèche était un plaisir non négligeable. Comme pour prolonger ce moment il recueilli un peu d'eau dans ses mains réunies en coupe et s'aspergea doucement le visage, les cheveux maintenus derrière ses oreilles.

Il s'appuya alors contre le fontaine, légèrement penché, ses yeux explorant les reflets de l'eau.
Le contact, ou frottement selon le point de vue, ne le surprit pas. Aussi n'eut-il nul geste brusque. Il avait entr'aperçu la jeune fille et une femme qui revenaient de leur chariot avec un seau.
Le bref aperçu qu'il avait alors eu, l'impression qu'elle lui avait donné lorsqu'il avait croisé son regard auparavant et son instinct lui suffirent pour deviner la crainte de la jeune fille. Elle devait avoir peur, comme tant d'autres partout où il avait pu se rendre, dans les terres lointaines, ou même parfois en Arnor. Mais cette fois-ci son ressenti fut différent. Pendant ces années d'exil volontaire il était un mercenaire, il vendait son épée, son aura de crainte. Ici il était là où son sang lui ordonnait d'être. Il était au cœur de la cité de sa lignée. Ici il ne voulait pas effrayer, il ne voulait pas être considéré comme un sauvage.

Aussi, lorsqu'elle balbutia précipitamment quelques mots d'excuse, se retourna-t-il doucement, sans geste brusque, une main toujours posée sur le rebord en pierre, l'autre reposant tranquillement le long de son corps, paume ouverte.
Déjà la jeune fille voulait reporter son attention loin du rôdeur avec un empressement gêné au possible.

Il allait lui répondre, rassurant, la mine ouverte, lorsque Vardë arriva avec candeur.


"Hé bien, l'ami! Vous auriez voulu nous perdre que vous n'auriez pas fait autrement!"

Une vague d'amusement saisit le dunadan. Que ce soit le ton, le geste, ou la mine de l'elfe, Maegadar ne put retenir un de ses sourires, au grand étonnement des muscles de son visages qui n'en avaient plus l'habitude !
Il répondit légèrement:


"Oh je me doutais bien que l'eau vous guiderait jusqu'à moi. Comment pourrais-je penser qu'un bain vous aurait suffit?"

Ses pupilles étincelèrent d'espièglerie. Et c'était le premier trait d'hmour que ses compagnons pouvaient entendre. Le changement qu'avait produite la Cité Blanche sur le rôdeur promettait d'être frappant.

Maegaldar se retourna alors vers la jeune fille, et encore plus amusé de l'excuse maladroite du Moredhel -une personne de plus génée ça ne peut pas faire de mal!- il lui adressa quelques paroles avec un petit geste de la main, présentée paume face à elle.


"N'ayez crainte ma dame vous n'avez nul besoin de vous excuser." Et le tout accompagné d'un petit geste de la tête.

Mais il n'oubliait pas Legolas dont le signe de tête ne lui avait pas échappé. Il lui jeta un regard interrogatif, dont il était persuadé qu'il saurait déchiffrer un "Vous allez bien? Si je peux faire quelque chose... Vous savez où je suis" sans toutefois insister par discrétion. Il ne voulait pas attirer l'attention des autres sur le Premier Né qui n'en était visiblement pas particulièrement désireux pour le moment.
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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Mer 30 Juil 2008 - 20:19

[HJ : Maegaldar > non je n'attendais personne... j'arrive, j'arrive... le temps de relire quelques dizaines de fois ce que j'ai écrit hier soir Wink
tous > 'vous n'avez nul besoin de vous excuser', hein Wink Au début, bah, le temps de s'adapter au rythme du forum, et je suis toujours un peu impatiente pour les premiers posts, tout çâââ... mais déjà le 3ème est un peu moins pressé Embarassed, je ne pensais pas que le temps me manquerait aussi vite...]


Darilyn n'avait pas vu les deux elfes approcher. Pourquoi aurait-elle remarqué ce mouvement précis parmi tant d'autres qui formaient l'agitation continuelle de la grande ville ? Sans compter qu'elle était bien trop occupée à éloigner son attention du rôdeur. Leur présence la surprit donc alors qu'elle était déjà toute proche. Visiblement, tous deux connaissaient l'homme... étrange, son esprit, qui plaçait les elfes bien haut sur l'échelle de la perfection, n'arrivait pas à comprendre ce qui avait pu unir la destinée de ces deux-là avec le personnage qui l'effrayait. La présence de ces compagnons constituait au moins un bon point pour lui... quoique, le blond comme le brun dégageaient une sorte d'étrangeté, quelque chose de différent pour chacun d'eux, mais qui, dans les deux cas, ne coïncidait pas avec l'image éthérée, entourée d'un halo de lumière, que la jeune fille se faisait des aînés d'Ilúvatar. Image naïve qui avait persisté même après qu'elle eut rencontré quelques-uns d'entre eux.
* Non, ceux-là... C'est sûr, leur habillement ne leur fait pas honneur en ce moment, mais... *
Il n'y avait pas que cela, et le fait qu'elle ne parvienne pas à déterminer ce qui la gênait en eux contribuait à amplifier cette sensation. De quoi alimenter son malaise.

Et ce n'est pas le comportement de Maegaldar qui pouvait la rassurer. Il allait complètement à l'opposée de ce à quoi elle s'attendait, agissant comme s'il n'était pas l'être dur et cruel qu'elle était persuadée d'avoir en face d'elle. Si au moins il avait montré un signe d'hostilité, voire de méchanceté, elle en aurait été moins perdue. Au lieu d'être apaisée par ses gestes manifestement pacifiques, elle en fut donc encore encore plus troublée. Que cherchait-il ? Le coup de grâce arriva lorsqu'il s'adressa à elle. Il l'avait appelée 'ma dame' ? Ressemblait-elle vraiment à une dame, pouvait-il exister le moindre doute sur le fait qu'elle était une fille du peuple ? Certainement non. Dans quel sombre but tentait-il de cette façon de l'amadouer ? S'il croyait que ses bonnes paroles suffiraient à assoupir la méfiance de la jeune fille... Ou alors il était fou, la solitude et la rudesse de régions sauvages qu'il avait traversées avait fini par avoir raison de sa santé mentale.

* Oui, ça doit être ça. *
Darilyn avait entendu dire que cela arrivait, à force de rester isolés, des gens finissaient par perdre le sens commun. Elle n'avait naturellement pas conscience que, plutôt que de supposer les failles dans l'esprit de ceux qu'elle ne connaissait pas, elle aurait mieux fait de se poser des questions sur elle-même, et ce qui la poussait ainsi à une méfiance irraisonnée envers à peu près toute créature à deux ou quatre pattes, pour peu qu'elle ne fasse pas partie de la 'maison Plein Lune'. Mais de cela, elle était bien incapable.

Pire encore, voilà qu'elle se trouvait maintenant la cible de trois regards, au moins, et cela la gênait au plus haut point. Sous la capuche toujours relevée, son visage se colora. S'éloigner, au plus vite. Surtout, ne pas essayer de comprendre, non, certainement pas. S'enfermer dans sa coquille, comme un mollusque qui en protège son corps vulnérable, disparaître aux yeux des autres, accéder au privilège de l'insecte rampant au sol, et que personne ne remarquait jamais. Se fondre dans la foule anonyme, redevenir une de ces silhouettes sans personnalité ni âme. Tel était le souhait de Darilyn en cet instant. Mais s'enfuir à toutes jambes ne semblait pas la meilleure alternative pour qu'on l'oublie, et puis, cela n'aurait pas été très correct envers Blostma. Indécise, la jeune fille ne savait comment réagir, comment répondre à ces interrogations plus ou moins exprimées, comment s'adresser à l'un de ces étranges étrangers. C'est finalement la solution la plus simple pour elle, la plus lâche peut-être aussi, qu'elle choisit : faire comme si de rien n'était, et continuer ce pour quoi elle se trouvait là, sans tenir compte de ces trois êtres. Ignorer totalement l'excuse de l'elfe brun comme le regard interrogatif du blond, et ne pas donner pas non plus suite, oh, surtout pas, à la remarque de l'homme.


* Et puis, les chevaux ont soif, et Blostma m'attend *
Bel alibi, pour se donner la conscience tranquille, belle bouée de sauvetage, à laquelle se raccrocher plutôt que de faire l'effort de laisser ses idées premières de côté, et ainsi, risquer de voir la réalité en face. La femme attendait, en effet, ignorant tout du débat intérieur de sa cadette, mais son large sourire indiquait bien que rien ne pressait. Le seau, plein, était posé près d'elle sur le rebord de la fontaine, et elle se rafraîchissait à son tour à l'eau claire, avec un plaisir visible. Les chevaux n'étaient pas au seuil de la déshydratation... Mais Darilyn avait déjà saisi d'une main la seconde anse du récipient, qu'elle serrait plus fermement que de raison, sentant, sans y prêter attention, la légère rayure qui marquait la partie en contact avec sa paume.


Dernière édition par Darilyn le Mar 9 Sep 2008 - 17:30, édité 1 fois
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Aragorn II Elessar

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Jeu 31 Juil 2008 - 22:01

[Hj : tata tinnnnnn ! La maréchaussée arrive ! Non mais vous croyez qu'on entre à Minas Tirith comme dans un moulin Mr. Green Vous avez oublié (ou ignoré ce qui est plus grave) qu'il y a dans la ville un terrible chien de garde, le lieutenant Haakon qui tient le coin d'une main de fer.
Vous allez trembler, c'est moi qui vous le dit Razz ]

L'eau des fontaines de la ville basse était certainement fraiche, mais c'était uniquement parce que le Roi avait insisté pour qu'elles fussent bien entretenues. Régulièrement récurées, brossée, les tuyauteries changées régulièrement par des ouvriers spécialisés au frais de sa majesté. Aragorn tenait à ce que son peuple boive bien et sainement.
Mais il y avait autre chose qui tenait beaucoup à coeur du Roi, c'était la sécurité de ses sujets les plus humbles et pour cela, il n'y avait pas dans Minas Tirith d'ouvrier plus spécialisé que le lieutenant Haakon, chef du Guet de la ville basse.
[Hj si vous vous interessez à sa biographie elle est ici : Haakon ]

Justement ce jour là le lieutenant Haakon, qui avait passé une très mauvaise nuit à interroger des prisonniers peu coopératifs au sujet d'une tueuse de garde d'origine méridionnale, avait décidé de se changer un peu les idées en inspectant personnellement (avec escorte bien entendu) les marchés de la ville.
En fait il s'agissait surtout de faire appliquer de nouveaux édits sur les saltimbanques et les emplacements des étalages de marchands. Une tâche certes moins palpitante que la traque des assassins et qui se rapprochait plus de celle de l'entretien des fontaines mais pas moins nécessaire que cette dernière.
D'autant moins nécessaire que les dits édits lui permettaient de faciliter considérablement la fouille des étalages de marchands. Ainsi il était plus simple de débusquer la marchandise frelatée ou prohibée, les trafics de faux vin du sud ou de faux chevaux du Rohan, etc... Plus intéressant encore, il lui était possible de débusquer les malandrins qui étaient fort nombreux ici et qui n'hésitaient pas à se cacher parmi les troupes d'acteurs itinérants.
Il avait fallu arracher au Roi cet édit sur le contrôle des comédiens, lui qui aimait tant les chants et la danses. On avait fini par lui faire comprendre que les filoux n'hésitaient pas à se cacher parmi eux et profitaient de l'impunité dont ils bénéficiait. A contre coeur le roi avait signé en restreignant quelque peu le décret initial.
C'est un peu technique mais on peut dire en résumé: la police royale pouvait désormais interroger les acteurs itinérants et tout individu suspect se trouvant en relation avec eux.

Tandis qu'il arpentait à cheval les différentes étales du marché en compagnie d'une douzaine de ses sergents à pied, son regard perçant fut vite attiré par la roulotte nommé "pleine lune". Un policier observateur a toujours tôt fait de repérer les étrangers dans sa ville qui est son territoire.

Il fit signe à ses hommes de le suivre et discrètement mais sûrement, la "pleine lune", ses occupants et les trois voyageurs se trouvèrent cernés par des hommes du Guet.

Haakon détacha un de ses hommes pour les formalités d'usages, restant lui même légèrement en retrait pour mieux observer les trois voyageurs. Il murmura quelque chose à l'oreille d'un autre alors qu'il toisait Vardë et Legolas, bien que ce fut Maegaldar qui semblait l'intriguer le plus.

Le sergent s'approcha et d'une voix ni aimable ni vraiment féroce demanda à Darilyn:


Sergent d'Haakon : " Ce chariot est à vous ? Vous avez été vous enregistrer au greffe de la porte est ? Montrez moi votre certificat de bienvenue. "

C'est ainsi qu'on appelait le petit baton sculpté que l'on remettait au commerçant venant de l'extérieur de la ville se faisant attribuer un emplacement pour qu'ils puissent vendre leur bien sur un étal. Les saltimbanques étaient soumis aux mêmes règles. On utilisait un bâton car très peu de gens savaient lire et le parchemin coûtait cher.

Les gens du marché, clients et commerçants cessèrent progressivement leur activité et commençaient à regarder en direction de la troupe de danseurs et des voyageurs. On commençait à entendre des murmures qui parcouraient la place et certains ressemblaient à des mots du style :

" on dirait que le Taon a trouvé une nouvelle vache à s'agripper..."

[hj: je me suis inséré dans votre RP (pour mettre un peu d'action, vous savez plus on est de fous Razz ) mais poursuivez les tours de posts normalement. Wink ]

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Ven 1 Aoû 2008 - 20:42

La froideur de Legolas fit au jeune elfe l'effet d'une douche froide d'abord. Le message, à défaut d'être chaleureux, était au moins clair.
Insolemment, le Moredhel lui répondit d'un gromellement à peine discernable et d'un ton mi-outré, mi-raleur.


"Oh, qu'est-ce que j'en sais, moi! Ai, si certains vous ont fait souffrir, ce n'est pas sur moi qu'il faut vous énerver, Eru en soit témoin qui si j'ai parfois eu des griefs contre vous, je n'en suis pour rien dans vos malheurs!"

Il s'enferma momentanément dans un silence boudeur. Non mais!

L'ambiance glaciale qui flottait entre les deux Premiers-Nés ne pouvait qu'agréablement contraster avec les "retrouvailles" amicales avec le Dunedain, et la chaleur de celui-ci eut tôt fait de rendre pour de bon sa bonne humeur au jeune homme.

Citation :
"Oh je me doutais bien que l'eau vous guiderait jusqu'à moi. Comment pourrais-je penser qu'un bain vous aurait suffit?"

Vardë esquisça un sourire amusé, acceptant avec bonne humeur cette excellente répartie et avec les yeux brillants la marque de sympathie.

Puis, après une dernière phrase du rôdeur, le silence retomba. Legolas était manifestement perdu dans les méandres de ses tortueux souvenirs, la femme avait l'air étrangement effrayée et le jeune elfe ne savait trop quoi faire ou dire. Il trouvait stupide et innutile d'aller s'excuser auprès du Prince -après tout, il n'avait rien fait de mal!- et n'était jamais de grand secours pour rassurer les gens. Et il détestait les blancs...

Mais il n'eut pas vraiment le loisir de penser à comment occuper l'espace sonore. L'arrivée du lieutenant Haakon le prit de court, et, puérilement, il eut pour premier réflexe d'aller se réfugier un peu plus près de Maegaldar. L'adolescent elfique se reprit immédiatement, honteux de se présenter sous un jour si ridicule, et se recomposa un visage de circonstance, quelque part entre l'interrogation, l'indolence et une certaine assurance. Cela n'avait pas prit une seconde, et il espéra que personne ne l'avait remarqué.


Citation :
Sergent d'Haakon : " Ce chariot est à vous ? Vous avez été vous enregistrer au greffe de la porte est ? Montrez moi votre certificat de bienvenue. "

La diatribe d'Haakon le surprit, quoiqu'il se forçait désormais à n'afficher aucun nouveau relief sur son visage de marbre pâle. Il n'avait jamais entendu parler de pareilles mesures, du moins pas les dernières fois qu'il avait réussi à se faire passer pour un saltimbanque dans la Citadelle. Une nouvelle loi? Voilà qui ressemblait peu à la réputation qu'on prêtait au Roi Elessar...

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Dim 3 Aoû 2008 - 16:26

[Je poursuis comme le suggérait Legolas puisqu'il part en vacances. Je suppose qu'on attendra de toute façon le retour d'Aragorn qui est parti en vacance après avoir posté?]

Aussitôt après son regard pour Legolas, le rôdeur se tendit imperceptiblement. L'amusement disparut de son visage comme soufflé par une brise. La nonchalance de son maintien devint soudainement soigneusement calculée tandis que son regard s'agitait, cherchant ou guettant visiblement quelque chose dans la foule autour d'eux. Quelque chose qui n'allait visiblement pas.

Ce moment s'étendit sur quelques petites secondes, qui semblèrent pourtant s'égrener lentement... Et puis tout aussi soudainement, il sembla s'apaiser, allant même jusqu'à s'appuyer de nouveau le dos contre la fontaine.

Sans avoir à les regarder il devinait que ses deux compagnons n'avaient pas été sans remarquer sa soudaine réaction. Aussi leur glissa-t-il doucement quelques mots, le visage détendu.


"La garde de la Cité. Ils nous cernent."

Que pouvaient avoir à se repprocher Vardë, Legolas ou lui même? Il n'était pourtant pas vétu de façon agressive... Et puis le port d'arme était autorisé... Y avait-il des restrictions concernant les elfes? Non ce n'était pas possible... A moins d'un extraordinaire bouleversement en Gondor. Mais il aurait alors été profondément improbable qu'aucun d'entre eux n'en eut entendu parler...
Mais des membres de la garde n'encerclaient pas des badauds sans raison... Et si ce n'était pas eux... Il fallait que ce soit soit les saltimbanques soit des passants qui discutaient non loin.
Non. Vu la position des hommes qu'il avait repéré ce ne pouvait qu'être leurs voisines et leur roulotte. Leur manoeuvre était précise et discrète, et elle convergeait vers eux.

Tout ce raisonnement se fit en un éclair dans le cerveau du dunadan. Aussi lorsqu'il tourna la tête vers la femme et la jeune fille, il ne s'était passé qu'un instant depuis qu'il avait annoncé la garde.

La plus jeune, celle qui s'était précipitemment excusé pour bien peu était agrippé au seau qu'elles avaient amené vide. Ses mains étaient nouées nerveusement, pressée de repartir. Nervosité que trahissait aussi son maintien qu'il devinait. Elle avait peur... Non c'était plus que de la peur elle était effrayée. Etait-ce à cause de l'approche des gardes? Elle était déjà tendue avant qu'ils n'arrivent, depuis que leurs regards s'étaient fort brièvement croisés. Ce pouvait être à cause d'une raison mystérieuse qu'il aurait encouragé... Mais ce pouvait tout aussi bien être parce qu'elle se savait hors la loi...
Quant à la femme à côté d'elle, elle ne semblait pas effrayée du tout. Un bon point pour elles deux... Même si les gens des roulottes étaient souvent d'excellents comédiens...

Mais déjà les gardes se montraient. Habitué des armées le rôdeur chercha instinctivement le chef. Il y réussit pendant qu'un des hommes claironnait des formules qu'il semblait connaître par coeur à force de les répéter quotidiennement sans doute. Le commandant de la troupe était un homme encore jeune, visiblement pas encore la trentaine. Cependant son jeune âge contrastait avec l'assurance qu'il dégageait. Il était visiblement dans son territoire et à l'aise. Ses hommes obéissaient sans broncher. Il devait être compétent.

En tout cas il profitait largement de ce qu'un de ses hommes attire l'attention de tous - enfin quasiment tous... - pour dévisager soigneusement le rôdeur et surtout les deux elfes. Telle troupe ne devait en effet pas être commune... D'autant plus aux côtés d'un groupe dont apparemment il se méfiait.

Maegaldar ne broncha pas, restant impassible. Il était absent depuis bien trop longtemps, n'ayant jamais connu réellement la vie de la cité, et encore moins depuis le sacre d'Aragorn, pour deviner ce pourquoi il les interpelait.

Citation :
Sergent d'Haakon : " Ce chariot est à vous ? Vous avez été vous enregistrer au greffe de la porte est ? Montrez moi votre certificat de bienvenue. "

[i] Alors c'était bien les gens du chariot. Mais le dunadan n'en fut pas moins surpris. Il n'était pas coutumier d'une telle sévérité dans la surveillance des entrées dans les cités. D'autant plus qu'ils n'étaient tout de même que dans la ville basse. Et puis qu'un simple contrôle se fasse avec la précaution d'un encerclement préalable... Soit le chef de ses hommes était de nature fort prudente et rigoureuse, soit il lui était coutumier d'avoir des problème avec les saltimbanques. Et du genre plutôt grave.

Restant vigilant, le rôdeur attendit la suite des évènements sans faire l'ombre d'un mouvement.
.
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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Lun 4 Aoû 2008 - 14:29

Je propose de laisser Darilyn répondre, puis d'attendre le retour de Leggy et Gorny.

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Sam 9 Aoû 2008 - 22:35

La jeune fille prêtait peu d'attention aux réactions imperceptibles de ses trois voisins, qu'elle n'aurait de toute façon pas remarquées, ni au murmure qu'adressa Maegaldar à ses amis. Elle était bien trop perdue en elle-même. A l'instant où il apparut clairement que les gardes les cernaient, il ne lui vint même pas à l'esprit que ceux-ci pouvaient en avoir contre le rôdeur ou l'un des elfes, non, dans son esprit, c'était forcément à elle qu'ils venaient chercher des ennuis. Qu'avaient-ils bien pu découvrir ? Que pouvaient-ils lui reprocher ?

Après avoir rougi sous les regards interrogatifs des trois étrangers, elle pâlit lorsque le sergent s'adressa à elle, et serra encore un peu plus l'anse du seau. Un court silence s'installa, le temps qu'elle comprenne ce qui lui était demandé.
* Quoi ? Il parle de la roulotte ? *
Elle s'était attendue à un tout autre discours, mais dans ce cas, pourquoi elle ? Ils étaient cinq dans la troupe de la 'Pleine Lune', pourquoi donc l'homme s'adressait-il à elle plutôt qu'à l'un de ses aînés ? Elle qui faisait pourtant son possible pour passer inaperçue... sans se rendre compte qu'elle en faisait tellement, que cela risquait plutôt de la faire paraître louche, donc de la faire remarquer...

En quête de soutien, elle se retourna vers Blostma, espérant que la femme pourrait répondre quelque chose à sa place, et la sortir de cette impasse. Peine perdue. La musicienne avait repéré le mouvement des gardes peu avant l'intervention du sergent, et, habituée à ce genre de situations, avait flairé que le problème pourrait bien venir de leur substitut de maison. Elle s'en était donc rapprochée, ainsi que de ses trois amis, sans se douter que Darilyn ne la suivait pas. La jeune fille restait donc seule pour faire face à cet agent de la milice. Sa réponse constitua tout d'abord en un bafouillement presque inaudible, les yeux fixés à terre :

" Je, euh... "
D'ailleurs, qu'aurait-elle pu dire de sensé concernant la première demande ? A proprement parler, non, le chariot n'était pas à elle, il appartenait aux quatre Rohirrims. Mais elle comprenait bien que ça n'était pas ce que voulait dire l'homme. Car, oui, elle faisait bien partie des 'habitants' de la 'Pleine Lune'. Toujours aussi maladroitement, elle s'attaqua à la seconde interrogation :
" Un certificat ? ah, je ne sais pas... non, je ne crois pas. "
Elle osa relever un instant son regard bleu, croisa celui, imperturbable, du chef de la Garde, avant de le diriger à nouveau vers les alentours immédiats de ses pieds. Qu'est-ce que c'était que cela, un certificat de bienvenue ? Elle n'en avait jamais entendu parler, dans aucune ville parmi celles qu'elle avait traversées avec la troupe de baladins. Minas Tirith ferait-elle exception ? Son statut de capitale du Gondor, en plus d'être le lieu de résidence du roi, lui en donnait certainement le privilège, mais en ce cas, pourquoi aucun de ses compagnons de route ne l'avait su ? Ils étaient déjà venus, ils le lui avaient bien dit, alors...
* A moins qu'ils ne soient passés accomplir les formalités sans que je ne m'en rende compte ? *
Elle ne fut elle-même pas très convaincue par son hypothèse.

Retrouvant un peu ses esprits, elle se réfugia, comme à l'habitude, en renvoyant la responsabilité ailleurs :

" Ce... c'est pas moi qui m'occupe de ça... "
Par chance, elle aperçut à cet instant, du coin de l'oeil, que ses compagnons de voyage étaient en train de s'approcher, et en ressentit un peu de soulagement. Les quatre Rohirrims n'étaient en effet pas restés longtemps à l'écart, s'apercevant que les questions allaient à leur cadette isolée, et désireux de l'aider si elle en avait besoin. Ils avaient bien remarqué comme elle perdait rapidement ses moyens face à des inconnus, qui plus est, lorsqu'ils lui demandaient des comptes.
Les désignant d'un signe de tête, elle reprit :

" Demandez-leur plutôt, ils ont l'habitude. "
Sa tentative n'était absolument pas du mal intentionnée, non, c'était au contraire très naïvement, qu'elle abandonnait l'autorité à ceux qui savaient, ceux qui s'occupaient de presque tout, ceux qui avaient l'habitude. Le blond Preosthwit, en tête du quatuor, adressa un regard qui se voulait rassurant à la jeune fille, puis un autre, interrogateur, au sergent.
" Il y a un problème ? "
demanda-t-il simplement, d'un ton empreint de sollicitude, et qui s'adressait aux deux personnes à la fois.

Darilyn osa alors un coup d'oeil alentours, ce qu'elle regretta presque instantanément : elle avait surpris une bonne quantité de regards de badaux, braqués sur le petit groupe assemblé autour de la fontaine. Rougissant à nouveau, elle se résolut à cesser de presser l'anse du seau d'eau, et trouva appui contre la bordure du bassin. Ce soutient bien tangible du roc, ainsi que celui, tout immatériel, de Preosthwit, l'aida à évacuer, certes en partie seulement, sa peur. Nouant ses mains entre elles derrière son dos, elle les posa sur le rebord supérieur de la fontaine, sentant ainsi physiquement la robustesse de la pierre contre ses doigts.
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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Mer 13 Aoû 2008 - 19:44

Le Moredhel avait on ne peut plus raison... Legolas venait de passer ses nerfs sur lui alors qu'il n'y était absolument pour rien. Son état si étrange faisait qu'il n'arrivait plus à bien garder son sang froid ni à rester sur le droit fil de la retenue si légendaire au elfes.
Il ne releva pas la réplique mais se dit intérieurement qu'il avait perdu une occasion de se taire. Les rapports avec son cadet semblaient être frappés du sceau d'une malédiction : Dès qu'ils faisaient un pas vers la réconciliation, ils reculaient de deux et ancraient plus avant leur relation dans un froid glacial.

Cependant, il n'eut pas le loisir de bouder bien longtemps. Le regard qu'eut Maegaldar pour lui entraîna un rapide apaisement de ses pensées qui voguaient en tous sens, comme lorsqu'en mer, sa fragile embarcation était à la merci des flots capricieux.

Il reporta son attention sur la jeune fille qui était près d'eux, en train de se démener difficilement avec un seau. Elle semblait craintive et mal à l'aise. Depuis si longtemps à l'écart des remous de la société, Legolas s'aperçut qu'il avait perdu son sens de l'à propos dans de pareilles situations. Il était bien incapable de trouver la bonne formule pour saluer cette demoiselle. Il s'abstint donc et persévéra dans sa superficielle indifférence.

Bientôt, il sentit le Dunedain changer d'attitude et il perçut des mouvements auprès d'eux. Il n'avait pas eu besoin de voir le visage de Maegaldar pour se rendre compte de sa tension fugitive. Il se concentra à son tour et remarqua les quelques soldats qui s'approchaient d'eux. Il s'agissait là de gardes du Gondor, il n'y avait à priori pas de quoi s'alarmer. Pourtant, Legolas regretta son bon vieux carquois. Il se serait senti plus en sécurité.

Légèrement démuni face à cette agression extérieure - on entrait dans son espace vital - il évita le regard du sergent pour se concentrer sur celui de son supérieur. Ce dernier semblait le considérer, il en fit autant. Il n'alla pas jusqu'à le toiser mais s'intéressa de plus près à ce personnage qui faisait irruption et troublait leur tranquillité. A bien le regarder, il crut se reconnaître plus jeune, en brun, mais ce sentiment ne dura qu'un instant (Razz)... Il n'y avait aucune grâce elfique chez l'homme et même si la sienne en avait pris un coup, il lui en restait assez pour rivaliser !

Bien entendu, il ne connaissait pas le Lieutenant Haakon mais à première vue, il semblait savoir ce qu'il faisait. Le Premier-Né se détendit un peu et écouta ce que demandait le sergent. Un certificat de bienvenue ? Cette affaire ne le concernait donc absolument pas.
Il regarda cette pauvre jeune fille qui semblait être dépassée par les événements. Il fut un peu tenté de lui venir en aide mais il ne voulait pas attirer l'attention sur lui. Il laissa donc là son sursaut d'âme chevaleresque et attendit de voir comment tournait la situation.

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Mer 20 Aoû 2008 - 19:19

La réponse embarassée de Darilyn n'eu pas l'air de troubler outre mesure le rude sergent. C'est l'apanage des gens à l'aspect patibulaire qui lorsqu'il se trouve revêtu d'un uniforme provoque la peur y compris chez les honnêtes gens, non sans plaisir d'ailleurs.

Preosthwit a écrit:
" Il y a un problème ? "

A la fort courtoise interrogation de Preosthwit, le sergent répondit d'un ton un peu plus rugueux que celui avec lequel il s'était adressé à Darilyn:

Sergent: " Cela va dépendre de vous... Vous êtes le chef de cette troupe ? Vous avez un certificat pour vous installer ici ? Parce que si pas de certificat, on fouille tout et on embarque tout le monde pour interrogatoire."

Il se tourna brusquement vers les trois compères et les désignant du doigt, puis sans laisser le temps à quiconque de répondre:

Sergent: " Et ces trois là, ils sont avec vous ? Si oui, on les embarque aussi. "

Haakon décida d'intervenir. Il dit:

Haakon: " C'est bon sergent. "

Puis il descendit de cheval et rajustant ses gants sur ses mains [HJ histoire de frimer un peu Cool ] il dit en s'approchant du groupe d'une voix calme qui semblait faire la leçon:

Haakon: " Nous ne sommes pas en guerre, la loi martiale n'a pas été décrétée. Il s'agit simplement de faire respecter les édits sur la propriétés des marchands."

Il tourna ses yeux noirs vers Preosthwit.

Haakon: " Nous avons tant de marchands qui viennent ici que les places sont très chères et ils n'aiment guère qu'on les leur prenne. C'est pour cela qu'a été instauré ce système de certificat qui a recemment été étendu aux Saltimbanques dont, si je ne m'abuse, vous êtes. "

L'instauration des certificats pour les comédiens causé par la jalousie des marchands? ça n'était pas tout à fait exact, mais c'était là en effet la cause officielle de l'instauration de ces nouvelles règles.
Il poursuivit en jettant de temps à autre des regards obliques vers les trois voyageurs:


Haakon: " Vous avez installé votre chariot à un emplacement de ce marché. Selon les édits royaux concernant le droit d'asile des troupes de spectacle vous devez désormais, au même titre que les marchands, vous faire attribuer une place à l'entrée de la ville. Le signe que vous êtes bien passé par cette formalité est un certificat de bienvenue que l'on vous remet lors de l'attribution de la place.
ça n'a rien de terrible, mais si l'on se trouve ne pas être pourvu de ce certificat, les édits précisent que le guet de Minas Tirith peut pratiquer une fouille complète des chariots et a droit de préhension pour 36 heures sur quiconque se trouve en compagnie des individus pris en défaut de certificat."


Il se mit à regarder l'ensemble de la troupe de comédiens et les trois voyageurs comme un rapace, mais en disant avec douceur:

Haakon: " Minas Tirith aime ses marchands mais elle aime aussi ses comédiens et ses jongleurs. Elle fait donc tout pour que des imposteurs ne se glissent pas pour perpétrer des forfaits et ainsi ternir leur réputation."

Le numéro du méchant et du gentil policier commence toujours très tôt, bien avant l'arrivée au poste de police. Haakon adorait pratiquer cette méthode: Son sergent aboyait et lui arrivait derrière pour arrondir les angles et induire l'empathie, sa belle gueule aidant, la méthode s'avèrait souvent très efficace.

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Jeu 21 Aoû 2008 - 20:17

Décidément cette jeune fille n'aimait pas que l'attention se porte sur elle. Dire qu'elle était mal à l'aise eut été un euphémisme. D'autant plus que la femme qui était venue avec elle, l'aidant à porter le seau, l'avait inconsciemment abandonné seule face au sergent qui avait de quoi effrayer, pour tout non habitué de la chose. Alors en plus avec le caractère hautement craintif ou timide qu'il devinait chez elle... elle devait vraiment être passer un sale moment.

Maegaldar ressentit de la compassion pour elle,- signe que son coeur se dégelait- jeune fille perdue face à cette adversité. D'autant plus que le sergent forçait sur son aura pour la destabilliser le plus possible. Qu'il eut pu être froid, impassible, insensible, cela n'aurait pas fait frémir le dunadan. Mais de le voir ainsi s'attaquer à une jeune fille d'une telle manière, abusant de son rôle, c'était tout autre chose. Il fallait qu'il ait une bonne raison d'agir ainsi. Les apparences sont trompeuses et le rôdeur ne l'avait pas oublié, aussi sa méfiance restait présente, mais il doutait néanmoins que cette fille joue double jeu. Elle semblait trop naturelle, trop perdue... Aussi le dunadan doutait qu'elle eut mérité un tel accueil...

Fort heureusement ses compagnons vinrent à sa rescousse. Maegaldar les observa discrètement, un à un, mémorisant leurs visages. Toujours sans réaction, il se retourna vers le sergent qui reprenait sa harangue, un peu trop sèchement au goût du dunadan qui savait toutefois se tenir coi.
Ce qu'il fit... jusqu'au moment où le sergent se tourna brusquement vers les deux elfes et lui même. Cette fois-ci ce fut un froncement de sourcil surpris et pas spécialement amical qui lui échappa entendant sa déclaration. Etre emmené en tant que suspects pour ne pas dire prisonniers pour ça? A peine étaient-ils entrés dans la cité?

L'intervention du chef de la troupe des gardes vint à point nommé, évitant de justesse à la tension de brutalement monter. Il permit à l'ancien mercenaire de desserrer ses muscles frontaux, et de présenter un visage plus neutre.
Ah il était bien aimable ce chef de la garde, à expliquer la raison de l'édit en question. Mais Maegaldar le soupçonnait d'avoir soigneusement calculé son coup, avec son subalterne. Ce qui ne l'empêchait pas d'en apprécier la finesse.

Cependant petit à petit Haakon se fit plus incisif, sinon en paroles, du moins dans son regard. Ou plutôt dans ses regards qu'il distillait tant aux comédiens qu'aux trois compagnons. De nouveau il sentit un certain agacement monter en lui. Ils n'avaient fait rien de plus que se tenir à côté de deux des propriétaires de cette caravane et on les englobait comme étant en leur compagnie, les menaçant d'être arrêtés si eux avaient fauté !

Seul le symbole gondorien qui scintillait sur l'équipement des gardes parvint à retenir une remarque acide du rôdeur. Mais il faut dire que puissant était la force de cet écusson puisque non seulement il retint ses paroles mais en plus il contrôla sa réaction, évitant de fusiller du regard l'homme qui les interpelait.

Evacuant discrètement la tension qui s'était soudainement invitée dans ses muscles il s'appliqua à rester impassible, se répétant dans son esprit qu'il était à Minas Tirith et non dans une lointaine cité inconnu de contrées sauvages. Il y avait des règles, justes ou injustes, il fallait s'y plier. Et puis ces saltimbanques étaient certainement en règle, il n'y avait pas de quoi s'alarmer.
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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Sam 6 Sep 2008 - 19:31

Vardë, toujours aussi prudemment et ridiculement caché à demi derrière Maegaldar, écouta le sergent leur aboyer dessus sans vraiment tiquer. Tout au plus se permit-il de lever un sourcil indigné, pour ne pas dire méprisant, lorsqu'on fit mention de lui et ses compagnons. "Ces trois-là", non mais... Il se souvenait qu'on parlait plus courtoisement aux Premiers-Nés dans la Cité Blanche, quand bien même ils n'étaient que des vagabonds.

Un instant durant, le jeune elfe imagina révéler l'identité de son congénère (car il est Legolas, fils de Thranduil, héritier de la Forêt Noire, et... Razz ), avant de se rappeler que ce ne serait pas vraiment pour faire honneur au Prince. Il avait beau ne pas aodrer son aîné, il se serait senti profondément honteux de l'humilier en public, et préféra continuer de se taire.
Se taire, mais braquer un regard insistant dans la nuque de Maegaldar, histoire de lui faire comprendre qu'il était chez lui et que l'elfe ne voyait personne d'autre que lui pour les sortir de ce mauvais pas.

Lorsque Haakon s'avança, le Moredhel eut un sourire amusé. Ben tiens, le modérateur se présentait. La technique, si elle n'était pas bête, était loin de gagner la palme de la créativité ou de l'honnêteté.
Laissant le "gentil policier" à sa tiatribe dont il n'avait rien à faire, Vardë s'assit d'un air aussi résolu qu'innintéressé sur le rebord de la fontaine, se contentant d'observer le lieutenant avec une fixité agaçante.

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Mar 9 Sep 2008 - 17:28


Il y eut un mouvement dans le groupe des trois rohirrims restés légèrement en retrait. Visiblement, Eohlig trouvait ces questionnements, et surtout leur ton, abusifs, mais Blostma posa sa main sur son bras en signe d'apaisement. Ceci, assorti d'un regard qui signifiait 'laisse... ', et son homme se rendit à cette muette demande. Chacun d'eux savait bien que le tempérament plus calme de Preosthwit était mieux adapté à la discussion avec la garde. Quant à Darilyn, près de la fontaine, elle ne faisait pas un mouvement, et seuls ses yeux passant des uns aux autres trahissaient encore son agitation intérieure.

Celui qui s'était avancé comme porte-parole des baladins sembla attendre que l'avalanche d'interrogations du sergent cesse, puis s'adressa à lui :
" Oh, il n'y a pas de chef chez nous... Et j'ignore à quel certificat vous faites allusion ? "
Le placide blond eut un haussement de sourcils interrogatifs.
" Je n'ai aucun souvenir d'une telle formalité lors de nos dernières visites à Minas Tirith... Il est vrai qu'elles remontent à plusieurs années. "
Il agrémenta ses réflexions d'un sourire, dans le but évident de détendre l'atmosphère, mais n'eut pas grand succès.

S'apprêtant à répondre au sujet des trois voyageurs, dont aucun ne semblait vouloir prendre la parole dans un sens ou dans l'autre, l'homme tourna lentement son regard vers eux, puis le redirigea sur le sergent. Il allait assurer que ceux-ci n'avaient rien à voir avec la 'Pleine Lune', mais fut étonné de voir la jeune Darilyn quitter son immobilité. En effet, si elle n'aimait pas qu'on s'intéresse de trop près à elle, la danseuse pouvait encore moins supporter de voir quelqu'un accusé à tort. D'autant plus si elle y était pour quelque chose. Tout ceci la poussa donc à cesser un moment de se murer dans son silence. Elle se redressa, abandonnant l'appui du rebord de pierre, et dirigea son regard, certes timidement, sur le sergent. Sa voix, à la tonalité rendue plus enfantine encore par son manque d'assurance, s'éleva :
" Ces gens se trouvaient ici... en même temps que moi. Rien de plus. Je ne les connais pas. "

Elle conclut en secouant la tête pour confirmer ses propos. Puis, comme étonnée de sa propre audace, elle baissa à nouveau les yeux, en même temps qu'une nouvelle épidémie de rougeur envahissait ses joues. Elle ne tarda pas à retrouver sa posture de statue contre le rebord de la fontaine. Si elle se sentait moins perdue maintenant que ses compagnons de voyage l'avaient rejointe, et avaient pris les choses en main, elle n'en restait pas moins angoissée en songeant à ce qui pourrait suivre. Qui savait ce que leur voulaient ces gardes ? Et ce qu'ils lui voulaient peut-être à elle plus particulièrement ?

La jeune fille ne vit que du feu à la manoeuvre d'Haakon.
* Ouf, celui-ci tempère un peu le zèle de l'autre. Heureusement qu'il est là. *
Preosthwit, lui, ne modifia en rien son attitude, qu'il ait été dupe de la manoeuvre ou pas. Une fois les explications données, il hocha sobrement la tête, et répondit tout aussi calmement que le lieutenant :
" Oh, je comprends parfaitement. Mais nous ignorions tout de ce décret. "
Il marqua une pause avant de reprendre, toujours tranquillement malgré les regards de prédateur que distribuait maintenant Haakon, et qui contrastaient singulièrement avec son ton :
" De toute manière, nous n'avons rien à cacher. "

Cependant, Brimfugol s'était approchée de Darilyn, et lui avait murmuré quelque chose en même temps qu'elle posait un main maternelle sur son épaule. La jeune fille sembla hésiter, et son aînée insista doucement. Elle haussa imperceptiblement les épaules, signe qu'elle se rendait aux arguments de l'autre, et dénoua ses mains de derrière son dos, avant de les hausser au niveau de sa figure. Le capuchon, qui en masquait toujours la plus grande partie, fut rabaissé, libérant la chevelure aussi blonde que celle de sa voisine, mais bien plus bouclée, et dévoilant complètement les traits son visage. En effet, Brimfugol lui avait enjoint d'effectuer ce geste avant qu'on ne le lui demande d'une façon moins polie. La troupe de gardes aurait d'autant plus de raison de les interroger longuement si l'une d'entre eux restait dissimulée derrière ses vêtements. D'ailleurs, Preosthwit venait d'assurer qu'ils n'avaient rien à cacher, alors, autant faire preuve de bonne volonté. Darilyn avait finalement suivi ces recommandations, mais se trouvait maintenant un peu plus démunie face aux miliciens : au moins, l'abri de sa capuche, pour précaire qu'il soit, lui donnait une petite illusion de sûreté.

A quelques pas d'elles, l'elfe brun s'était assis contre la fontaine. Darilyn espérait que le message était passé auprès des gardes. Non, 'ces trois-là' n'étaient pas avec eux, non, elle ne les connaissait pas... Elle n'osa pas le regard désolé qu'elle aurait voulu lui adresser, en manière d'excuse. De toute façon, il ne quittait pas le lieutenant des yeux, la jeune fille resta donc à fixer le sol.
Un peu plus loin, Eohlig et Blostma se tenaient toujours au même endroit, le premier un peu trop raide pour ne pas trahir l'agacement qu'il éprouvait, mais qu'il contenait du mieux possible (c'est-à-dire qu'il n'était pas loin du trop plein), la seconde lui tenant la main, craignant de le voir s'emporter et de briser le calme dans lequel Preosthwit s'efforçait de mener la conversation.
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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Mer 10 Sep 2008 - 16:36

Legolas s'était imperceptiblement rapproché de Vardë, non pas parce qu'il avait peur mais parce qu'il cherchait à passer le plus inaperçu possible. Il était donc fort avisé de la part de son cadet de ne pas avoir clamé son identité. Car pour la discrétion, ça aurait été manqué et en plus, les soldats n'auraient fait que lui rire au nez. Vous avez déjà vu un Prince de la Forêt Noire vous ? Et bien il ne ressemble pas à ça !

L'Elfe soupira. Ce petit jeu du "vous n'avez pas ce formulaire, non je ne l'ai pas, alors vous êtes dans l'illégalité blablabla" commençait un peu à lui porter sur les nerfs. Il prit exemple sur le Moredhel et préféra s'asseoir. Autant être dans l'inactivité la plus totale.
L'œil de Legolas n'était ni amusé, ni sur la défensive à présent, il était vitreux. Vitreux dans le genre, je m'ennuie sec, si nous partions séant. Sauf qu'il n'osa pas le murmurer à l'oreille du Premier-Né. Ils étaient épiés, la manœuvre d'Haakon cachait autre chose que la manière douce et le respect de l'ordre, ce n'était pas vraiment le moment opportun de passer pour un suspect qui voulait se carapater.

Il ne fit donc que confirmer par son silence qu'il ne connaissait absolument pas les saltimbanques qu'on accusait. Lui, il voulait grimper encore quelques étages de la Cité Blanche et rencontrer le Roi, il n'y avait rien de mal à ça.
Et puis, son dernier souvenir de passage dans Minas Tirith s'était plutôt fait sous les ovations, alors cela sonnait comme irréel qu'on le traite comme un indésirable. Mais bon, les vêtements et l'allure n'arrangeaient rien...

Il soupira et laissa ses épaules tombantes, préférant s'intéresser à ses chausses plutôt qu'à ce qu'il se passait autour de lui.
Legolas, fils de Thranduil est rendu dans ses hautes stratosphères, merci de ne pas le déranger et de revenir plus tard.

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Lun 15 Sep 2008 - 18:40

On ne se rend pas toujours bien compte du plaisir que l'on procure aux gens en prononçant certaines paroles... Quelques mots suffisent parfois pour donner quitus d'une action à quelqu'un, et s'il ne se trouvait obligé par la bienséance, il pourrait presque vous embrasser les pieds pour les avoir prononcés.
Rien ne vaut un cas concrêt: imaginons un représentant de la loi par exemple. Il vous demande, presqu'anodinement, un papier, une preuve démontrant que vous êtes en règle. Si vous n'avez pas la preuve et si vous avez affaire à un homme qui recherche désespérément un criminel qui lui file entre les doigts depuis plusieurs jours, songez quel bonheur vous lui offrez ! "Chic, je vais pouvoir le persécuter !" se dira-t-il.
C'est en gros ce que se dit Haakon à la minute où fut prononcée la phrase:


Preosthwit a écrit:
"Mais nous ignorions tout de ce décret."

Dès lors qu'elle fut dite tout bascula, tout pouvait basculer à la guise du tout puissant Lieutenant de la ville basse, le "Taon" allait pouvoir tonner.
Tous les arguments ne comptaient plus puisque le certificat n'était pas produit.
Haakon dans son esprit commençait déjà à construire son interrogatoire, le fruit de sa policière imagination donna ceci:


Preosthwit a écrit:
"Et j'ignore à quel certificat vous faites allusion ?"


*Haakon: "Vous l'ignorez ? Nul n'est censé ignorer la loi. "*

Darilyn a écrit:
" Ces gens se trouvaient ici... en même temps que moi. Rien de plus."

*Haakon: "C'est fou ce que le hasard peut rapprocher les gens douteux..."*

Darilyn a écrit:
"Je ne les connais pas."

*Haakon: " Nous le saurons bientôt."*

Vardé a écrit:
"Lorsque Haakon s'avança, le Moredhel eut un sourire amusé."

*Haakon: " Je vous fais rire semi-elfe ? Pas besoin de corde elfique magique pour pendre les belles gens criminelles, la bonne vieille corde de chanvre du Gondor suffit."*

Legolas a écrit:
"Il prit exemple sur le Moredhel et préféra s'asseoir."

*Haakon: " Qui vous a dit de vous assoir ? Debout ! Vous n'allez pas salir les bancs de ma prison non plus, c'est bien assez de vos guêtres crottées ! Et tâcher de coller un sourire sur votre face, rien qu'à vous voir on a envie de se jetter par la fenêtre, heureusement qu'il ya des barreaux..."*

Maegaldar a écrit:
"non seulement il retint ses paroles mais en plus il contrôla sa réaction, évitant de fusiller du regard l'homme qui les interpelait."

*Haakon: " Alors le grand bougre, on a le regard fuyant ? On a des choses à se reprocher à ce que je vois. Toi tu as une tête de braconnier qui ne sort pas pendant la saison des pluies. Il ne suffit pas de mettre un habit propre pour ne pas sentir le faisan à dix lieues."*

Bref en un éclair, car tout ceci fut pensé à la vitesse de l'éclair, Haakon se promettait de beaux interrogatoires [Hj : joli programme Razz ], mais nous n'en étions pas encore là. Pour l'heure il fallait interpeller toute la bande, sans violence si possible.

Il hocha la tête à la dernière parole de Preosthwit et dit d'un ton très calme:


Haakon: " Dans ce cas je n'ai pas le choix... Lex sed Lex."

Il appella le sergent de la main et lui dit:

Haakon: " Sergent, vous saisissez tout: le chariot et tout ce qu'il contient. Vous emmenez toute la troupe d'acrobates au poste de garde. Surveillez particulièrement cette jeune fille: nous en avons assez vu ces derniers jours pour que je n'ai pas besoin de vous rappeler que la malice se cache souvent derrière les innocents visages elfiques. [on peut pas dire angélique...]"

Puis désignant de la main Maegeldar et les deux elfes.

Haakon: " Emmenez aussi ces hommes. Si ce ne sont pas des complices, ils peuvent au moins être interrogés comme témoins. "

Le sergent leva le sourcil:

Sergent :" Mais l'un deux est un elfe mon lieutenant, on arrête aussi les elfes ? " (il parle du Moredhel)

Haakon : " Celui là est autant elfe que j'ai d'amourette avec Galadriel de Fangorn(*). Gardez un oeil sur le grand, il m'a tout l'air d'un homme capable de nous filer entre les doigts après avoir estourbi la moitié d'entre nous. Quant à l'autre... A voir sa mine, c'est sûrement un simple d'esprit, ils ont toujours des choses intéressantes à raconter: ils ne savent pas dissimuler. Nous verrons bien, allons à vous."

Le sergent aboya quelques ordres et les gardes commencèrent à encadrer tout le monde sous l'oeil interessé des badauds.
Ils tendirent leurs mains vers le Moredhel, Legolas, Maegaldar, Darilyn et ses gens mais ne les menacèrent pas de leurs armes, pas encore...

Haakon dit en substance à l'adresse de Preosthwit tandis que ses soldats l'enjoignaient à rejoindre les prévenus:


Haakon: " Ne résistez pas et aucune violence ne sera exercée sur vous. Si vous n'avez vraiment rien à cacher vous serez libre avant ce soir, je m'y engage."

[Hj: Faux jetton va !]

Bien sûr le Guet de Minas Tirith était un peu malhonnête car ce décrêt n'était même pas rappelé à l'entrée de la ville. C'était une manière pour les sous-fifres de l'un peu trop "mielleux" Roi du Gondor de détourner ses lois humanistes et de fouiller ainsi en toute légalité qui bon leur semblait qui était étranger à la ville. C'est que même en Gondor on protège son clocher...

(*): Haakon se trompe car il n'y connait rien aux elfes, il confond Fangorn et la Lorien. Ouhhhh qu'il est inculte ! Mr. Green

[HJ: A vous de voir comment chacun réagit à cette arrestation Mr.Red]

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Lun 15 Sep 2008 - 21:53

[Je reprend mon tour original dans le roulement.]

D'un glissement de fesses, Vardë avait fait une petite place pour le Prince à ses côtés, sur le petit rebord de la fontaine. Tous deux à demi soustraits aux regards, ils vaquaient à des pensées bien différentes.
Si Legolas s'ennuyait, le Moredhel portait un intérêt prononcé à ce qu'il se passait autour de lui. C'était un reste de son enfance parmi des aînés: il adorait regarder vivre, parler et gesticuler les gens.

C'est ce petit côté observateur qui le fit presque grincer des dents lorsque le Rohirrim ouvra la bouche. Et il n'eut pas tort: l'humain débita une grosse connerie.
D'accord, l'honnêteté a du bon, mais là... C'était le genre de situation à rendre parano même un Hobbit.

La suite s'enchaîna assez vite, et, lorsque les gardes s'avancèrent pour les attraper, le jeune elfe se leva d'un bond leste et les regarda approcher d'un air à demi incrédule.


"Hé, attendez! Il n'y aurait pas comme une erreur de jugement, là? On est pas des saltimbanques, nous! Faut aussi un certificat de bienvenue pour les voyageurs?"

La phrase était autant adressée à Haakon et ses grosses brutes qu'à ces deux compagnons, les suppliant d'une façon ou d'une autre de faire quelque chose.
Semblant craindre que ceux-ci ne comprennent pas, Vardë se tourna vers Legolas et enclencha en sindarin.


"Ai! Je vais finir par croire que les gardes, où que j'aille, en ont personnellement après moi!
Je suppose que le fait que je sois mineur n'est pas argument. Je fais quoi? Je cogne ou je me laisse faire, mon Prince?"


Son débit était rapide et inquiet, sa voix telerine dérapait étrangement dans les aigus, alors qu'il avait généralement un timbre grave. Le message était clair: l'adolescent commençait à paniquer, et avait vraiment besoin qu'on le rassure et qu'on décide pour lui, et en l'occurence, il avait décidé dans l'urgence de s'en remettre à son congénère. Legolas lui demanderait de s'enfuir à toutes jambes ou de dégainer son épée, il le ferait sans hésiter: sa peur avait raison de son manque de confiance en son ancien rival.

[Moi, je renvoie la patate chaude à Leggy!]

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Ven 19 Sep 2008 - 17:16

On dit que les aînés doivent vous transmettre la sagesse, le bon sens. On dit plein de banalités comme celle-ci. Mais la sagesse vous savez, même si vous avez le rôle de l'aîné en question, bah elle va, elle vient !

Legolas regardait la scène et il ne s'ennuyait plus. Il venait de flairer le danger. Ingénument, il avait été à quelques centaines de lieues de s'imaginer que les choses prendraient une tournure aussi fâcheuse.

Bon, il passait sur le fait qu'on le prenne pour un simple d'esprit. Il en aurait vaguement souri si cela avait été lancé hors de ce contexte. Mais là, il était question d'arrestation. Et, il sentait de plus en plus Vardë s'agiter à ses côtés, ce qui avait un petit effet ricochet sur lui.

Le Premier-Né sortit tout à fait de la torpeur qu'il trainait depuis le front de mer lorsqu'il réalisa que des soldats - même gondoriens, là n'est pas la question - allaient poser leurs mains sur lui pour l'emmener comme un suspect quelconque dans une affaire qui frôlait le ridicule. Jusqu'alors, ne se sentant pas concerné, il avait préféré ne pas intervenir mais là, il se sentait agressé directement.

Si bien que, pour rejoindre notre premier propos, la sagesse dont il aurait dû faire preuve lui fit malheureusement défaut au moment où son cadet se tournait, désespéré vers lui. Oui, on aurait pu croire que le respect pour la Cité Blanche et ses hommes de loi primerait sur tout le reste. Mais lui restait-il vraiment le respect d'autrefois ? Connaissait-il encore Minas Tirith, cette ville qui était comme un deuxième foyer ?
Il aurait dû, certes, se taire et se laisser emmener. Mais il ne pouvait pas. Pas devant cette démonstration de force inutile. Minas Tirith avait changé, lui aussi.

Il répondit en Sindarin à Vardë qui attendait une réponse salvatrice :


- Nous n'allons certainement pas nous laisser arrêter sans broncher, surtout par un homme qui ne sait pas distinguer la Lorien de Fangorn !

Ni un elfe d'un vagabond en passant... Mais ce n'était pas vraiment un argument, toujours à cause de la piètre parure vestimentaire qu'ils possédaient, le Moredhel et lui.

Il continua pour Vardë et aussi pour Maëgaldar qui lui, au moins, était instruit et comprenait leur langue :


- Évitons, tout de même, de sortir nos armes tout de suite, je n'aimerais pas qu'ils aient véritablement un crime à nous reprocher.

Et puis c'était surtout que de ce côté là, il n'était pas bien équipé. Un arc sans flèche, même elfique, ne sert pas à grand chose.
Il choisit de cibler Haakon. Il était certes plus obtus que certains de ses hommes mais c'était lui le lieutenant :


- Lieutenant, nous n'avons fait que nous arrêter ici afin de nous désaltérer. Nous allions seulement reprendre notre chemin pour la Cité Haute. Pourquoi chercher malice où il n'y en a pas ?


Bon, il préférait commencer doucement. Mais qu'un de ces subalternes épais essaie de l'emmener de force et le discours allait changer de ton...


[La patate chaude a décidé de choisir la voie semi-diplomatique, semi-revêche...]

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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Mar 23 Sep 2008 - 20:13

[pour les miens, tout le monde augmente d'un cran... je m'amuse comme une petite folle Mr.Red]

Darilyn s'était à nouveau tendue à l'annonce que venait de faire le lieutenant. Derrière son dos, ses doigts semblaient vouloir s'enfoncer dans la pierre de la fontaine, laquelle était malheureusement plus dure que ses ongles. Auprès d'elle, Brimfugol, pas rassurée elle non plus par la tournure que prenaient les évènements, pressa un instant sa main sur l'épaule de la jeune fille. Elle se ressaisit cependant bien vite : ça n'était pas le moment de craquer, ni d'inquiéter Darilyn plus qu'elle ne l'était déjà. La Rohirrim ramena donc son attention sur la scène qui se déroulait devant elles.

Eohlig, n'y tenant plus, s'était écarté de Blostma qui le retenait toujours doucement, et s'adressait avec force mouvements des bras au lieutenant :
" Comment voulez-vous qu'on connaisse vos nouvelles lois, ça fait des années qu'on n'a pas mis les pieds ici. Votre accueil va nous donner envie de revenir, Felarófes sceaftas [*] ! Et puis, si vous tenez vraiment à contrôler toutes les entrées et sorties, vous n'avez qu'à vous installer à l'entrée de la ville ! "
Autour de son visage, ses cheveux semblaient encore plus rouges et indisciplinés qu'à l'habitude.
['la tête comme embrasée d'un phare qu'on allume', ce que j'écoute à l'instant] Cependant, son attitude n'était en rien menaçante : Eohlig n'était qu'un musicien, au caractère certainement plus vif que son compère blond, mais pas un combattant, contrairement à ceux qui les encerclaient maintenant franchement.
" A croire que ça vous amuse de faire votre démontration d'autorité aux nouveaux arrivants..."
maugréa-t-il dans la barbe qu'il n'avait pas, avec un haussement d'épaules méprisant.

Derrière eux, auprès de la fontaine, la pique du lieutenant qui était personnellement destinée à Darilyn fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase de ses émotions. Goutte qui perla bientôt au coin d'un oeil.
* Oh non, pas maintenant, pas ici, pas devant ces, ces... non... *
Elle battit des paupières en une tentative dérisoire pour chasser l'indésirable. Mais une jumelle se présenta bientôt à l'encoignure de son second oeil... Non, elle ne voulait pas pleurer devant ces rustres soldats, devant tous ces badauds de la capitale gondorienne qui se pressaient autour du groupe comme des vautours à l'approche d'une bataille, ni devant les trois voyageurs pris dans la même galère qu'eux, ni même devant ses amis rohirrims. Cependant, elle avait bien du mal à retrouver le contrôle d'elle-même, pour montrer un semblant de dignité. Toute à son combat intérieur, elle entendit les murmures de Brimfugol sans vraiment prêter attention à leur sens :
" Ce n'est rien Dari... juste une bête formalité, pas de quoi s'inquiéter. De toute façon on sera libres avant ce soir, ils l'ont dit. "
Au moins, le ton de la femme était apaisant, mais cela suffirait-il ? Celle qui pouvait, en cet instant encore plus qu'à l'habitude, passer pour la mère de Darilyn, savait combien leur amie danseuse pouvait se mettre dans des états de nerfs peu enviables, et ce pour des raisons plus insignifiantes que la position qui était la leur en cet instant. Et combien il était difficile de la calmer dans ces cas-là. Brimfugol voulait simplement que la jeune fille se reprenne, mais elle pressentait que leur situation n'irait pas en s'améliorant, ni pour leur cas à eux cinq, ni (et encore moins) pour les sentiments de la jeune harondorienne.
* Ah, Darilyn et sa sensibilité... *

" Et puis on n'est pas des acrobates ! Enfin, je suppose qu'on peut dire ce qu'on veut, ça ne changera rien. Edorases eohseles eall tord ! [*] Faites donc comme vous l'entendez... "
terminait le rouquin, avec une mauvaise humeur évidente. Preostwith lui adressa un sourire mi-complice, mi-désolé. Son cadet venait de dire tout haut, ce que lui pensait tout bas, mais n'aurait jamais exprimé ouvertement, par correction envers l'autorité. Cependant, ils n'étaient pas dans la position de s'opposer à cette autorité, aussi contestable que soient ses manoeuvres. Malgré ses paroles, Eohlig alla, en compagnie de Blostma, se placer aux côtés de Darilyn, non sans avoir lancé un regard lourd de reproches au lieutenant lorsqu'il s'aperçut que la jeune fille faisait son possible pour retenir ses larmes.
" Nous sommes musiciens. "
commenta sobrement Preostwith en gardant son ton neutre, avant de se détourner pour rejoindre à son tour le reste du groupe. Il se ravisa pour lâcher une dernière phrase, avec un regard vers les gardes qui entouraient la roulotte :
" Nos instruments sont fragiles. "
Les miliciens en général n'étaient pas réputés pour leur délicatesse, et même si l'homme doutait que sa remarque serve à quoi que ce soit, il n'avait pas pu s'empêcher de prononcer ces mots. Leurs instruments étaient leur gagne-pain, sans eux, ils en seraient réduits à bien peu de choses. Achevant les quelques pas qui l'amenèrent auprès de ses camarades, le Rohirrim songea que, ironie du sort, Darilyn serait la seule à pouvoir continuer à exercer son art s'il arrivait malheur au contenu de leur véhicule.

Auprès d'eux, c'était l'effervescence, les elfes s'opposaient aux aussi à l'arrestation, ou parlaient entre eux dans leur langue. En une autre situation, la jeune danseuse aurait tendu l'oreille pour goûter les sonorités mélodieuses du sindarin, mais cela ne lui traversa même pas l'esprit en cet instant. Aucun des membres de la 'Pleine Lune' ne fit de commentaire, ils se défendaient seuls et à leur guise, d'ailleurs, l'inverse avait été vrai également. Les cinq baladins se tirent donc immobiles (ou presque) et muets en attendant quelle nouvelle fantaisie prendrait le commandant de la garde.


[* alors, ces jurons made in Eohlig... naturellement, il jure en rohirique, enfin, euh, en viel-anglais-traduit-à-l'arrache, avec les petits dicos et quelques infos trouvés sur internet (comme je l'avais fait pour les quatre prénoms). Très, très approximatif donc, je ne compte pas apprendre le viel anglais Wink
Felarófes sceaftas ! > sens voulu : hum, le second mot veut dire manche en général, donc : par le vous-l'appelez-comme-vous-voulez de Felaróf Rolling Eyes Je suppose que pour des éleveurs des chevaux, la reproduction, ça doit être très important :innocent
Edoras eohsele eall tord ! > par tout le crottin des écuries d'Edoras. Notre 'mot de cinq lettres' en un peu plus développé whistle]
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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Mer 24 Sep 2008 - 22:21

Le dunadan sentit bien fortement le regard insistant de Vardë sur sa nuque avec que les saltimbanques ne répondent aux invectives de la garde. Le problème était qu'il se sentait de moins en moins chez lui à mesure que la tension montait... Bien au contraire...


" Ces gens se trouvaient ici... en même temps que moi. Rien de plus. Je ne les connais pas. "

La réponse bien intentionnée mais au combien maladroite de la jeune fille lui fit craindre le pire. Oh il n'en fallait certainement pas plus pour qu'un officier friand d'arrestation ne se perduade qu'elle tentait précisément de les protéger. Fermant les yeux un court instant il fit le calme dans son esprit... Ils n'avaient rien à voir dans cette histoire, la garde de Minas Tirith ne pouvait agir aussi injustement par pur plaisir d'exercer son autorité, tout allait rentrer dans l'ordre. Du moins essayait-il de s'en convaincre.

Et pourtant si... La première sentence d'Haakon encore, il put y trouver une certaine légitimité si la loi en question était réelle. Il connaissait suffisamment les façons de faire des mercenaires, contrebandiers, et autres entraves à la sécurité officielle pour concevoir qu'une telle mesure put être prise.


Haakon: " Emmenez aussi ces hommes. Si ce ne sont pas des complices, ils peuvent au moins être interrogés comme témoins. "

Toute trâce de calme disparut de son visage. Son regard s'agrandit en un instant, ses pupilles s'illuminèrent du feu ardent de sa soudaine colère. Pour lui cette arrestation sonnait comme un affront. Et de taille ! A peine retournait-il dans son pays, chez les siens, pour faire amende honorable auprès du Roi lui même, qu'un jeune garde aux dents longues venait l'arrêter sous seul prétexte qu'il avait étanché sa soif au mauvais endroit !

En d'autres lieux il n'en aurait guère fallu davantage pour que sa main se porte automatiquement à la garde de son épée. Mais ici ce n'était pas concevable... et il lui restait assez de lucidité pour en avoir conscience.

Ses poings se serrèrent, ses machoires se serrèrent et cette fois-ci son regard devint ouvertement courroucé. Il scruta un à un les gardes qui s'avançait, distillant un regard glacé à chacun d'entre eux. Ce faisant il restait immobile, dos à la fontaine, raide, furieux.

Les réactions s'enchainèrent. Vardë, en westron puis en sindarin. Legolas qui lui répondait avec calme. Les saltimbanques qui se défendaient, certains laissant éclater leur colère. Et une fois que tous eurent réagi, le plus haut gradé eut le privilège de recevoir le regard du dunadan.

Et ce fut d'une voix étrangement basse et intelligible, dont la froideur aurait fait fondre un hobbit que le dunadan s'adressa à lui.


"Et bien lieutenant, êtes-vous sûr d'avoir vérifié que nous ne sommes pas des orcs venus dévaster votre terrain de jeu avant de vouloir vous saisir de nous? Vous devriez faire attention, le sindarin est sans doute un nouveau dialecte gobelin.
Oh mais que dis-je ? Vous n'avez certainement jamais vu de telles créatures, votre jeune âge l'explique parfaitement.


Une petite voix cria au fond de lui, lui faisant remarquer combien il désservait sa cause en se laissant emporter par sa colère. Mais il était trop tard. Les habitudes sont longues à perdre, et quinze années ne s'effaçaient pas aussi facilement. Aussi reprit-il d'un ton légèrement moins froid mais avec une once de sarcasme.

"Ce ne sont pas les témoins qui manquent. Ils sont réunis là par dizaines pour assister à votre spectacle. Une habitude sans doute...?
Et si vous répondiez honnêtement ? Je serais curieux d'entendre une réponse honnête à la question de mon compagnon elfe qui n'en est pas un ."



L'ire du dunadan avait de quoi surprendre... Une telle réaction pouvait sembler un peu exagérée... Mais le lieutenant avait touché une corde sensible en intervenant, d'autant plus dans les circonstances difficiles avec lesquelles le dunadan retrouvait sa terre légitime, embourbé dans ses doutes et ses interrogations dont les réponses se faisaient toutes proches... jusqu'à l'intervention d'Haakon.
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MessageSujet: Re: Arrivée de la 'Pleine Lune'   Mer 15 Oct 2008 - 16:42

[Hj à Darilyn: tu t'amuses ? Et bien moi aussi dis donc Mr. Green ]

Ce serait un euphémisme que de dire que pour Haakon les choses prennaient une tournure inattendue...
"L'outrage à agent" et la "résistance à arrestation" n'étant pas encore sur la liste des crimes de cette époque, Haakon devait se contenter de la terminologie de son temps.
Qu'est-ce donc que cette contestation d'autorité subite ? Sur son territoire on, "on" des étrangers en plus, osait lui demander des explications sur le pourquoi et le comment.


*"Mais il n'y a pas de question à poser morbleu ! C'est ainsi et puis c'est tout. J'ai plein pouvoir sur la canaille de la ville basse de Minas Tirith, tâchez de ne pas en faire partie et vous serez laissés en paix ! "*

Et justement, c'est bien sur ce dernier point qu'il y avait un petit problème: est ce que ces gens en faisaient partie ?
En réalité, il y avait pas mal de choses dans les réactions des prévenus qui l'intriguaient.
Disons tout de suite que celle des troubadours ne l'étonnaient pas (quoi que la morveuse commençait sérieusement à l'agacer): partagés entre la soumission de mauvais gré et l'espoir de s'en sortir tout de même. Les innocents et les coupables agissent toujours à peu près de la même façon: les seconds tenant absolument à passer pour les premiers et les premiers à ne surtout pas passer pour les seconds, cela donnait au final ce genre de réaction.
En plus nos amis manquaient de chance car la mère d'Haakon était rohirim, c'était donc un dialecte qu'il maitrisait très bien
[HJ: sans rire c'est dans sa biographie Razz]. Les gros mots ne lui avaient pas échappés et ça ne plaidaient pas en leur faveur Mr.Red.

Non en fait ce qui préoccupait le lieutenant c'était surtout les trois voyageurs amateurs d'eau.
Après qu'il eu parlé, même si sa belle voix se trouvait éraillée par le malheur, il était difficile de voir encore un simple d'esprit dans le fils de Thranduil.
De plus la tête du petit jeunot assis à côté de lui lui disait quelque chose, il était certain de l'avoir déjà vu quelque part.
Mais surtout il y avait ce grand type avec ses allures de garde royale... Il s'en apercevait mieux maintenant qu'il lui avait parlé: si ce type était malhonnête alors c'était certainement un Numénorien noir ou un seigneur de la guerre déchu, reconverti dans le brigandage.
Il y avait dans tout ceci de quoi franchement douter de la pertinence de l'arrestation, même simplement pour témoigner, de ces trois aquaphiles.

Le célèbre Lieutenant Haakon aurait-il eu le nez creux ? A moins que ce ne soit plutôt les yeux plus gros que le ventre...

Quelle que fût la partie de son anatomie qui s'était montrée défaillante, les faits étaient là: il y avait contestation de son autorité.
De plus, une chose qu'il faut dire à son crédit, malgré la noblesse des trois interlocuteur, Haakon avait bien assez de superbe de son côté pour leur tenir tête et, comme en plus il était assez têtu et peu désireux de perdre la face devant la houleuse populace dont il avait la garde, c'est ce qu'il fit.
Il laissa le sergent reprendre à l'attention de Eohlig:


Sergent: " Dis donc étranger ! Un peu de respect pour le Lieutenant si tu veux pas passer la nuit les pieds attachés au plafond d'une cellule ! "

Et Haakon d'une voix de miel à Preostwith:

Haakon : " Si un quelconque dommage survenait, vous seriez indemnisés sur l'heure. C'est aussi une des lois de notre bon Roi, qui comme vous le voyez se soucie aussi de protéger les honnêtes gens que de chasser les mauvaises. "

Des murmures en faveur des arrêtés commencaient à monter de la foule, surtout après la diatribe de Maegaldar, il était donc indispensable de garder empire sur soi-même tout en ayant l'air de rester aussi le maître de la situation.

Il considéra Légolas et Vardë d'un oeil surpris, mais toujours soupçonneux. Maegaldar retenait son attention et il répondit aux trois à la fois tout en se concentrant sur lui à qui il s'adressait:


Haakon: " Hélas messire, si seuls les Orcs se rendaient responsables de dévastation, la terre du milieu serait digne de rivaliser avec Aman.
Quant au Sindarin... Si vos compagnons sont vraiment des Elfes, alors comment expliquez-vous qu'ils soient accoutrés comme des marchands ?
Et vous même, qui êtes vous ?
Puisque vous vous rendez à la cité haute pourquoi vous désaltérer vous dans la fange de la ville basse ? Pourquoi ne pas vous être tout simplement signalés à l'entrée de la ville comme visiteur du Roi à l'officier qui garde la porte, il vous aurait fourni nourriture, boisson et escorte pour la ville Haute. J'ai pour mission de repérer et d'investiguer tout ce qui n'est pas habituel par ici. Je vois qu'en cela je n'ai point failli."


Il inspira avant d'ajouter avec un geste de la main (et un petit air supérieur):

Haakon : " Ceux qui n'ont rien à cacher sont toujours les bienvenus ici. Les autres..."

Il n'était plus question de témoignage pour l'instant, garer ses miches au cas où tout en gardant la face, telle était la disposition d'esprit actuelle d'Haakon.
Dans un sens le maitre du Guet n'avait pas totalement tort après tout: deux Elfes et un dunedain chez les pets grelleux s'apparentent un peu à des chiens dans un jeu de quilles...

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