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 ..: Crépuscule

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MessageSujet: ..: Crépuscule   Ven 18 Juil 2008 - 3:59

Depuis combien de temps… Depuis combien de temps voyageai-t-elle ainsi ? Assise près du feu, les yeux perdus dans les flammes, Aerin réfléchissait posément à son voyage, qui durait depuis plus longtemps qu’elle ne pouvait le penser. Tout d’abord, elle n’avait pas compté les années qui passaient, ce qui faussait toute tentative pour savoir depuis combien de décennies elle avait quitté son village pour parcourir la Terre du Milieu.

Ce soir, elle n’avait guère dormi, se sentant observée et épiée, comment c’était le cas depuis quelques temps. Quand elle se trouvait près des villages humains, elle voyait souvent de petits enfants venir l’observer, de derrière les fourrés, mais cette fois, elle n’avait aperçu personne, et cela l’inquiétait un peu.


* Ce sont tes nerfs qui te tracassent et tes yeux qui te jouent des tours… *

Son regard bleuté se porta au loin, vers le soleil qui commençait timidement à se lever. Un vent, léger et parfumé, vint jouer sur le visage de l’Elfe, qui en apprécia le toucher délicat. Ses cheveux sombres ondulaient doucement, laissant entrevoir ses grandes et fines oreilles. Le ciel se muait en une couche d’or et de rose toujours en mouvement, les nuages passant avec lenteur. Parfois, ces derniers masquaient le soleil, privant les êtres vivant de sa luminosité et de sa chaleur, l’espace de quelques minutes.

A la droite d’Aerin, Aradroth broutait paisiblement les quelques herbes qui poussaient de-ci de-là, sans prêter attention à ce magnifique spectacle qu’est l’aube, ou le crépuscule comme l’appellent certains. La jeune femme se leva et alla caresser le bel étalon noir. En elfique, elle lui murmura doucement des paroles apaisantes à l’oreille, et l’équidé lui répondit en hennissant le moins fort possible. Lui aussi avait en quelque sorte appris que le silence était la meilleure cachette d’un voyageur, et il appliquait cette règle dès qu’il le pouvait.

Profitant d’être debout, Aerin fit quelques pas afin de détendre ses jambes ankylosées. Lorsqu’elle s’arrêta, elle remarqua à ses pieds un reflet rouge : le sac qui contenait son armure. Avec tendresse, elle le referma, caressant au préalable le métal glacé.


* Emerald… Le chagrin pèse sur moi comme la neige sur les branches des arbres… Mais un jour, le printemps chassera ma peine… Pour le moment, j’attends un signe des Valar… *

L’Elfe brune se redressa et mis un peu de terre sur son feu, pour qu’il s’éteigne un peu plus rapidement. Elle ramassa la selle d’Aradroth et entreprit de la lui mettre sur le dos, tout en lui parlant.
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Elúad Thingol

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MessageSujet: Re: ..: Crépuscule   Dim 7 Sep 2008 - 17:51

"Stop! On va s'arrêter quelque part par ici, je n'en peux plus!" hurla Elúad en faisant mine de tomber de sa monture.

Manifestement contrarié, Maeran grommela quelques mots incompréhensibles et glissa de sa selle en secouant la tête.


Elúad : "Quoi, qu'est-ce que tu as encore?"

Ce fut Helyan qui prit le soin de répondre, un peu sèchement.

Helyan : "Il y a, Alástan, que la discrétion n'est pas la plus grande de tes qualités. Je suis d'accord que cela fait près de deux jours que nous n'avons pas croisé de créatures pensantes, mais là... S'il y a des gobelins dans les environs, ça y est, ils savent où venir."

:"Et c'est pour ça qu'il râle?" répliqué naïvement le prince Edeníadrim, provoquant un fou-rire sarcastique chez le plus jeune des Celegormites.

Maeran : "C'est pas possible! Qui, par Eru, a eu la brillante idée de l'envoyer avec nous, déjà? J'ai deux-trois mots à lui dire..."

Un blanc gênant s'installa, que la voix grave d'Helyan finit par casser.

Helyan : "Tu peux pas, il est mort."

Pour être plat, c'était plat. Même pour un Edeníadrim.
Mais bon, à sa décharge, il avait plus de trois semaines de voyage ininterrompu dans les fesses... Autant avouer que ça faisait longtemps que les conversations ne ressemblaient plus à rien.

Laissant là les mesquineries d’Elúad et Maeran, que de toute façon il avait fallu supporter depuis le début du voyage, les cinq voyageurs prirent leur cheval par la bride et avancèrent prudemment à la recherche de l’endroit idéal pour passer la soirée.
La Soleil se couchait à son aise, et la montée de l’astre de la nuit ne parut pas plus affecter que ça les Elfes Orientaux. Chacun plongé dans ses propres pensées, ils suivaient par habitude Helyan de leur pas las.


Helyan : « Chut… »

L’injonction du Celegormite était inutile : personne ne parlait. Dans un silence et un accord parfait, tous suivirent la direction qu’il indiquait.
Au loin, un feu luisait, éclairant la forme floue d’une créature humanoïde. Les Edeníadrim se raidirent. Ce n’était sûrement pas leur première rencontre depuis leur départ, et cela faisait longtemps que leur confiance inébranlable en la vie faisait le plus souvent place à une profonde méfiance.

Deux gestes secs. Helyan pointa son index sur Anarowë, puis sur l’étranger. Personne ne prit la peine de discuter ou d’acquiescer la décision, elle était sans appel, et ils auraient tous fait la même.
Léger comme la brume, le fils aîné d’Annael confie sa bride à son frère et disparut dans l’obscurité, se fondant à merveille dans le paysage sombre de la nuit.

Anarowë ne mit que quelques instants à aller se poster juste derrière Aerin. C’était à ne pas en douter, un Elfe.
Pire, ou mieux, même. Un Elfe Occidentale. L’Oriental se fit aussi droit et discret qu’une branche et s’approcha un peu plus. Il n’était que quelques pas derrière elle, au point même d’entendre son souffle régulier, et la détaillait avec froideur.
Il resta là longtemps, avant de faire signe à ses compagnons qu’elle n’était pas une menace mais qu’il valait mieux rester silencieux.
Lorsqu’il revint chez les siens, ils avaient posé leur campement de fortune à même pas 10 mètres de l’autre, savamment cachés par les fourrées.


Maeran : « Nous restons ici cette nuit, je prends le premier tour de garde. Nous aviserons demain pour l’Occidentale. Peut-être qu’elle pourra nous mener là où nous le désirons.» chuchota Maeran lorsque tous furent près de lui.

« L’idée n’est pas mauvaise, mais il ne faudra pas la laisser partir sans nous. »

----------------------------------------------------


L’aube se leva sans surprises. Anarowë, qui tenait le dernier tour de garde, secoua légèrement ses compagnons puis se glissa à son poste d’observation, un peu plus loin. Il fut vite rejoint des autres, qui avaient refait leurs paquets.

Ils restèrent immobiles un long moment, puis, lorsque l’Occidentale entreprit d’éteindre son feu, montèrent en silence sur leurs montures qu’ils lancèrent au plus léger des pas.
Elle n’avait pas encore terminé d’attaché sa selle qu’elle était entourée.
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MessageSujet: Re: ..: Crépuscule   Lun 8 Sep 2008 - 1:42

    Aerin était une elfe vivace, et très méfiante avec ceux qu’elle connaissait pas. Toujours sur le qui-vive, prudente, elle ne s’était jusque ici jamais fait surprendre par qui que ce soit. Seulement, cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas fréquenté les siens qu’elle en avait oublié la légèreté de leurs pas et leur union absolue avec la Nature. Depuis quelques décennies, elle s’était habituée au pas lourd des Hommes et à leur manque évident de discrétion. Bien sûr, elle savait toujours détecter les plus silencieux, les Rôdeurs mais lorsqu’un Elfe s’approchait d’elle elle se retrouvait souvent prise au dépourvu.
    Ce matin, notre damoiselle avait une nouvelle fois succombé à ce dangereux piège et elle s’en mordait les doigts. Raide comme un piquet près de son étalon, elle fixait avec une méfiance grandissante les cavaliers qui l’entouraient. L’une de ses mains diaphanes était posée sur l’épée qui demeurait à sa ceinture, alors que l’autre agrippait fermement la crinière sombre de l’équidé. Prête à la bataille, ou à la fuite, à vous de décider.


    « »

    Ses lèvres vermeilles s’ouvrirent légèrement mais elle ne parla finalement pas. Que dire ? Comment réagir face à ces étrangers ? Et c’est à cet instant qu’elle se souvint du sentiment persistant qui l’avait empêchée de dormir, la nuit dernière : c’était eux qui l’avaient observée, elle ne s’était pas trompée et elle n’était pas devenue folle. Aradroth hennit bruyamment, sa belle tête couleur ébène se secouant violemment. Il était comme elle, il n’aimait pas se faire prendre par surprise.
    Les yeux bleutés de l’Elfe se baissèrent l’espace d’une fraction de seconde, comme si elle réfléchissait. Puis, elle fixa un à un les cavaliers, cherchant celui qui pourrait être considéré comme leur chef. Il y en eut un qui attira plus particulièrement son attention, avec sa chevelure rousse et son air princier. Bien que ce qui marqua le plus chez lui fut son visage enfantin, elle devinait qu’il n’était pas comme les autres. Différent, certes, mais en quoi elle l’ignorait.


    « Il me semble que cela est fort inconvenant d’encercler une pauvre femme sans défense. »

    Une pointe d’humour perçait dans sa phrase alors qu’elle relâchait doucement la crinière de l’étalon. Son regard océan parcourut de nouveau les cinq étrangers avant de s’arrêter définitivement sur Elùad. Très légèrement, elle inclina brièvement la tête et décida d’être courtoise. Une fois n’est pas coutume, ces elfes ne voulaient peut-être que quelques renseignements ?
    Aerin était trop sujette à la paranoïa quelques fois, et elle préférait partir sur de bonnes bases avec ces cavaliers. Lentement, elle s’écarta de l’équidé pour montrer qu’elle n’allait pas s’enfuir et qu’ils pouvaient – si ce n’est lui faire confiance – relâcher leur vigilance. La jeune femme garda néanmoins sa main sur le pommeau de son arme : pas folle la guêpe.


    « Cela fait des lunes que mon chemin n’a pas croisé celui d’elfes. Que désirez-vous messires ? » fit-elle en haussant un sourcil poli.

    Ses iris couleur saphir se remirent à papillonner vers les différents êtres qui l’entouraient. Malgré le fait qu’elle se montre courtoise, elle n’arrivait pas à se détendre complètement. Ses années passées à voyager et à combattre n’avaient pas adoucit cela et elle le savait. Cependant, elle continuait secrètement d’espérer qu’elle puisse un jour faire de nouveau confiance à quelqu’un.
    Aerin s’humecta les lèvres en regardant les cavaliers puis elle reposa son regard sur celui qu’elle considérait comme leur chef, Elùad. Quel étrange personnage, soit dit en passant. Elle n’avait jamais vu de cheveux aussi rouge que les siens, en vérité ce n’est que chez les hommes qu’elle avait pu admirer des chevelures rousses mais aucune n’avait égalée celle de l’Elfe.
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Elúad Thingol

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MessageSujet: Re: ..: Crépuscule   Lun 8 Sep 2008 - 22:09

Si Aerin était appeurée ou méfiante, les Orientaux ne l'étaient pas moins. Tous les cinq à la fois profondément tendus et manifestement inquiet, ils dévisageaient leur soeur de l'Ouest avec une évidente curiosité.

Helyan et Maeran, qui étaient derrière elle, échangèrent un regard éloquent et un éclair de complicité traversa leurs pupilles sombres dans leurs yeux bridés.
Léger, l'ancien mentor indiqua à son ami ses cheveux sombres, puis ceux de l'étrangère, et articula sans émettre le moindre son.


Helyan: "Noldo..."

Maeran eut un petit sourire, comme si de savoir que cette elfe venait du même peuple d'origine que lui le rassurait. Ce qui était vrai.
Plus peut-être que leurs cadets, les Celegormites craignaient leur retour vers le civilisations qu'ils avaient quitté par volonté 7000 ans plus tôt.


Elúad faisait face à l'elfe, et l'observait avec surprise et curiosité.
Quelle étrange femme! A la fois, elle lui rappelait indéniablement les allures de ses congénères, et à la fois, elle émanait de quelque chose de différent. Ses grands yeux bleus n'avaient pas l'habitude du soleil levant, sa peau était de marbre blanc et sont corps de liane les dominait probablement tous les cinq.
Tout à ses observations, il ne remarqua pas immédiatement qu'elle le fixait.


Citation :
« Il me semble que cela est fort inconvenant d’encercler une pauvre femme sans défense. »

Rejetant d'une main une mèche carmin en arrière, Alastán plissa encore ses paupières déjà pas très ouvertes dans un effort évident de concentration.
Anarowë et Andúnë échangeaient un regard éloquent, tandis qu'Helyan secouait la tête d'un air agacé et que Maeran l'observait fixement.
Ciel! Comme leur langue était loin de celle que parlait cette étrangère! Rien d'étonnant après 7 millénaires, me direz-vous...

Après un instant de réflexion, Elúad écarta les bras et présenta ses paumes vides, puis croisa sèchement les bras, dans un signe qui lui parraissait évident pour indiquer la non-aggression.


"Vous avez des armes." répliqua-t-il d'un sindarin hésitant et butant, plein d'un accent plus dur que les notes chantantes auxquelles les Eldárs étaient habitués.
"Pas nous."

Bon, ce n'était pas tout-à-fait juste: ils étaient tous légèrement armés... Mais ne seraient sûrement pas très efficaces s'il fallait se lancer sur le chemin de la violence.

Tournant sur elle-même, l'elfe jeta un regard tout autour d'elle, détaillant chacun des 5 cavaliers.
Anarowë ne fuya pas son regard, et le soutint avec fièrté et neutralité.
Maeran fit mine d'être occupé ailleurs.
Helyan eut un mince et timide sourire, et salua à la façon des Hauts-Elfes.
Andúnë ne la quittait pas de ses yeux brillants de curiosité et inclina légèrement la tête.
Elúad, enfin, décroisa ses bras, et lorsqu'elle inclina la tête, lui répondit en frappant son poing droit dans sa paume gauche.


Citation :
« Cela fait des lunes que mon chemin n’a pas croisé celui d’elfes. Que désirez-vous messires ? »

Une fois de plus, il sembla falloir un instant à l'Oriental avant qu'il parrut comprendre ce qu'elle lui disait.
Lentement, il descendit de sa monture, dont il lâcha la bride sans crainte, et s'approcha un peu d'elle.


"Cela fait des lunes que nous voyageons."

Il hésitait, balbutiait, et butait sur ses mots. Mais helyan, d'un geste, l'encouragea à continuer.

"Et je ne sais pas vraiment ce que vous entendez par le mot 'elfe'."

Méfiants et farouches, ils l'observaient tous les cinq, guettant sa réaction.

"Nous venons de l'est. Loin à l'est."
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