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 Le Masque (Ouvert a tous rôlistes)

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MessageSujet: Le Masque (Ouvert a tous rôlistes)   Dim 22 Mar 2009 - 18:58

Miruki s'étalait sur le sol. L'envergure de son manteau recouvrait la majorité du sol aux alentours. Le visage enterré dans le sable poussiéreux. Il s'appuya contre le sol et remonta son buste jusqu'à qu'il lui soit possible de pivoter sur le dos. Il cracha brusquement des centaines de grains de sable, devint rouge écarlate, puis se ressaisit. Il examina le sol promptement et s'aperçut qu'un masque blanc pâle reposait sur le sol, face vers le ciel. Il pencha délicatement la tête sur la gauche pour essayer d'en comprendre le métabolisme. Il s'approcha en traînant les jambes sur le sable, ce qui par mégarde laissait de longue traînées. Il caressa avec passion le masque. Frotta de l'extrémité de son index les creux, les bosses, les reliefs de l'objet. Il l'attrapa de ses deux mains. Dans le mouvement le plus ecclésiastique qu'il soit, positionna le masque sur son visage. Au plus petit frôlement entre son épiderme et le masque, une lumière bleue s'évada dans l'immédiat de l'intérieur de l'objet. Miruki Eldin agrippait le sable par poigné, le jetait, sautait sur la dune, et criait, suppliait l'arrêt de cette douleur frénétique qui à première vue, n'aurait souhaité exaucer le vœux de Miruki. Il s'effondra sur le sol, l'étincelante lumière se dissipa. Le calme regagna les lieux.

« Ô doux séraphin !
Le mythe n'était-il pas en sa fin ?
Abîmes sans douleurs, sans peurs !
Ils devaient regagner leurs ardeurs !

Ton sacrifice ne fut pas vint !
Je t'accueil en mon sein, vil Obscurcien !
N'ai de peur, l'errance n'est que bienfaisance !
Et en paix tu accueilleras ta douce sentence ! »


La brume perdu peu à peu sa contenance. Un souffle quasi divin, ses poumons se contractèrent, douleur non négligeable d'un corps brûlé. Il voulut se caresser la joue, mais sa main fut repoussé par un lisse métaux. Miruki resta immobile. Le masque était désormais son visage. Il ne voyait le pays qu'au travers d'orifices conçut à l'usage visuel. Respirant par deux petits trous au niveau de ses narines. Il se sentait prisonnier, dont le geôlier n'était que sa propre existence. Il se fit tomber a sol. De son index il inscrit dans le sol :

« Pour penser il faut être libre. La vie est une chaîne. »


Il hurla. Toute la haine qu'il retenait en lui s'évada. A cet instant, une drôle de forme s'annonça dans le ciel jaunâtre. Se rapprochant à grande vitesse de Miruki. Il lui semblait apercevoir un oiseau, noir, dont les ailes s'agrandissaient à chaque nouveau battement. La bestiole se posa sur une branche de bois, sèche dont la seule extrémité sortait minutieusement du sable. Il pencha réciproquement sa petite tête sur les deux côtés, émit un bruit sourd. Il fit mine de décoller mais se propulsa au sol. Il avançait vers Miruki. Eldin qui, toujours à genoux, assistait déconcerté à la scène. Le volatile s'arrêta brusquement à quelques pas de lui. La scène silencieuse dura encore quelques minutes. Miruki se releva et cassa la liaison entre les deux êtres. L'oiseau qui, en réalité n'était qu'un vulgaire corbeau se figea. Puis, s'envola sur l'épaule de Miruki. A son tour, il s'immobilisa. Un son se propageait sur les dunes, un nom plutôt.

« Netishka. Netishka. »


Le corbeau disparu à l'annonce du nom. Miruki sursauta en s'apercevant de cela. Puis il se dit qu'il ne pouvait pas rester sur cette falaise éternellement. Il empoigna le bout de son pardessus et commença a se diriger vers une sorte de citée. Noire était-elle...


Dernière édition par Miruki Eldin le Mar 14 Avr 2009 - 20:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le Masque (Ouvert a tous rôlistes)   Mer 25 Mar 2009 - 3:34

[note : les personnages joués ici sont des elfes du roi de la forêt noire, mais pas le roi en personne ]

Tout à coup une flèche siffla dans l'air avant d'atterrir devant Miruki Eldin, à quelques centimètres de ses pieds.

Des voix provenant de derrière une dune se firent entendre, en langage Sindarin :



Voix #1 : " Ah ah tu l'as raté ! Il semble que le soleil du désert ait quelque peu affecté tes capacités à viser mon cher "

Voix #2 : " En tous cas il n'a pas asséché ta langue suffisamment pour que tu apprennes à te taire. J'ai glissé sur du sable trop meuble au moment de relâcher la corde voilà tout. "

Voix # 3 : " En attendant ce corbeau a bel et bien réussi à filer et il va falloir retrouver cette flèche "

Voix # 1: " Tu as raison allons y, elle est allée par là "


Quelques secondes après, trois elfes vêtus de tenues grises et verts émergèrent de derrière la dune.

Ils aperçurent Miruki et le plus innocemment du monde, le premier le héla en langue commune :


Elfe #1 : " Salut à toi noble étranger ! N'aurais-tu pas vu une flèche et un corbeau ? Mon ami très ami, très maladroit aujourd'hui, comme tous les jours d'ailleurs, a manqué l'un et perdu l'autre. "

Les deux autres apparurent à leur tour, l'un était souriant et l'autre un peu plus boudeur.


Le moins souriant murmura au premier:

Elfe #2 : " "Noble étranger" !? Je te signale que c'est nous les étrangers ici... "

Enfin le troisième dit à Miruki en s'inclinant avec grâce:

Elfe #3 : "Bonjour à toi, ami. Nous sommes des sujets de Thrandhuil Grand Roi de Vertefeuille. Je me nomme Nivodhuil et voici Fritalhuil et ce mauvais archer qui bougonne là c'est Deguèrlas. [Hj: vous avez dit jeu de mot, mais où ça ? Les elfes verts ont des noms bizarres Mr.Red ]

Nous sommes heureux de rencontrer un voyageur en ces lieux perdus.
A qui avons nous l'honneur de parler ? "
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MessageSujet: Re: Le Masque (Ouvert a tous rôlistes)   Jeu 26 Mar 2009 - 22:18

Brutalement, Miruki se vit nez à nez avec une flèche dont la tête en fer se cachait dans la terre. Il sursauta et recula de quelques pas. Il examina les alentours et s’aperçut qu’un buisson en sa diagonale gigotait vivement. Il crut identifier d’admirables oreilles pointues officiants comme marionnettes. Dès lors, trois elfes, hauts, grands et imposants surgirent de la flore. Ces derniers se disputaient la responsabilité de la flèche maladroitement tirée. Eldin attrapa d’une habile poignée l’extrémité inférieure du messager meurtrier. Il la tira promptement du sol et la plaça sous ses yeux. Il remarqua que le projectile était conçut en un bois dur, frais, et rare. Particularité elfique, pointe aiguisée, assassine. Arrivés à sa hauteur, l’un des elfes prit la parole. Il annonça clairement leurs services au roi elfe Thrandhuil. Ainsi la flèche était faite d’un bois de Vertefeuille ! Intéressant se disait-il. Il vint à décider qu’offrir son identité ne serait pas prudent. Ses actes futurs ne laisseraient pas indifférent le royaume de Thrandhuil. Curieusement, l’un des archers lui demanda son patronyme. Il rit de bon cœur. Un rire étouffé par le conditionnement du visage d’Eldin au sein du masque. L’air ne s’évadait que doucement par les petits orifices nasaux et buccaux. Il n’offrit en guise de nom qu’un doux poème relatant ses faits prochain. Il n’avait de doute les elfes ne cerneraient rien à son art du pamphlet.

Le ciel est en deuil,
Ne savez-vous quel est son ennui ?
Le visage de sa Muse pleure sur un recueil,
La mort de mon corps pourrit !


La vie n’était que nébuleuse,
D’hors et déjà, la mort me sourit,
Antique utopiste ; Ô belle cueilleuse !
De ma charogne ils se sont nourrit !


Jugeant l’aspect de sa poésie, content, il tendu le bras pour leur redonner la flèche. Un petit tour de magie mes amis ? Devant l’incompréhension expressive de ses vis-à-vis, il s’exécuta. Il retira son long manteau noir et le déposa sur un coupant rocher de granite. Il se replaça similairement puis décrocha un vieux manuscrit de sa ceinture. Le serrant dans ses mains. Un porte plume était jonché sur la couverture par l’intermédiaire d’un fin filet de soie noire aussi vieille que les pages jaunies du livre. Il dégrafa le porte plume afin de la manipuler délicatement. Il jeta le manuscrit au sol, retendu le bras et lança l’autre en l’air. Il serrait les dents. Comme pour éviter l’impact. Indolemment, la plume se pointa dans son bras. Réaction immédiate, un ruisseau naissant submergeait son fin bras. Les vaillantes gouttes s’écrasaient au sol. Mais une, plus audacieuses que ses consœurs, s’étala sur une page vierge du vieux bouquin. Aussitôt elle disparut. S’éclipsant de la page. Miruki Eldin ramassa rapidement l’ouvrage, trempa généreusement sa plume dans le liquide rougeâtre et inscrit quelques mots sur une page. Il retourna le livre et la plaça sous les yeux déconcertés des trois elfes. Chacun d’eux, pouvait admirer en lettres sanguines, son nom. Il récupéra son recueil et le plaqua contre sa poitrine.

Connaissez-vous la douleur ?
De mon sang je vous condamne !
Ainsi brûlés par les ardeurs !
Vils corps que je damne.


Intérieurement Miruki savait pertinemment qu’un savoir immense se cachait dans la forêt noire. Le royaume de Thrandhuil ne renfermait pas que d’imbéciles elfes ! Son petit tour d’intimidation infondée –car il ne possédait aucunement ces pouvoirs- n’avait de lieu que de sollicité une audience avec le roi de Vertefeuille. Du moins c’est ce qu’il dirait. Une fois guidé par ces elfes jusqu’à Vertefeuille il s’abdiquera dans la forêt.

Ô inconnus !
Guidé moi jusqu’à votre seigneur !
Je me suis malencontreusement perdu !
En ces terres de terreurs !


Il attendait une réponse. Son pou battant rapidement.
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MessageSujet: Re: Le Masque (Ouvert a tous rôlistes)   Ven 3 Avr 2009 - 2:27

Le rire étouffé par le masque laissa les Elfes un moment circonspects. Le lugubre poème qui suivit ne fit rien pour changer cet état, bien au contraire.
Les Elfes de Vertefeuille, contrairement à leur taciturne monarche, étaient d'un naturel joyeux et rieur que peu de choses au monde pouvaient briser.
La rencontre avec un étranger masqué au milieu du désert qui énonçait ce qui ressemblaient à de lugubres prophéties, n'entama en rien leurs bonnes dispositions.
En vérité ils prirent cela pour un jeu et voulurent lui répondre de la même manière, non sans avoir aux lèvres de fins sourires. Les Elfes, on le sait, ne connaissaient pas de rival en matière de poésie, on disait même qu'ils l'avaient inventée et qu'elle était à la langue Elfique ce que le coeur est au sang.
Mais si dans leur langue ils étaient imbattables, certains humains pouvaient prétendre les défier en langue commune
[hj: pas le populaire du Gondor, mais chacun son truc Mr. Green ].

L'elfe nommé Fritalhuil s'apprêtait à lui répondre lorsque Deguèrlas lui posa la main sur le bras pour l'arrêter. Le spectacle n'était en effet pas terminé.

Ils se virent fort impressionnés lorsque leurs trois noms apparurent sur le livre et, en très bon public de connaisseurs, ils applaudirent tous trois au magnifique tour de magie auquel ils venaient d'assister.

Fritalhuil ne put s'empêcher de s'exclamer:


Fritalhuil : " Bravo, et quel sens de la mise en scène ! "

Et Deguèrlas d'enchaîner avec un sourire aussi large que son arc:

Deguèrlas : " Impressionnant oui, j'en frémis encore. "

A la conclusion du dernier poème de Miruki, un grand sourire sur les lèvres, Nivodhuil répondit après s'être éclairci la voix:

Nivod'huil : "

Homme caché je te salue
Grande doit être ta science
Car nos noms avons bien lu
Qui dit mon nom a ma confiance

Perdu tu es, mais nous jamais
Noldo, Sindar, Moriquendi
Où il marche, l'Eldar sait, mais
Tout égaré est son ami

Notre maître aime les chansons
Te conduire à lui nous pouvons
Si tu lies dans ton répertoire
Parfois gaieté au désespoir "


[Hj: Octosyllabe je vous prie Cool , vive la France et vive la langue française Razz ]

Deguèrlas fit la moue et dit assez bas, mais suffisamment fort pour que tout le monde entende.

Deguèrlas: " Tu as fait pire, ce n'est pas si mal... Mais je préfèrais quand même les vils corps qu'on damne. "

Fritalhuil : " Question d'humeur sans doute. Enfin, quand on vient de rater un corbeau... "
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MessageSujet: Re: Le Masque (Ouvert a tous rôlistes)   Mar 14 Avr 2009 - 17:26

Les batifolages espiègles des trois elfes déconcertèrent Miruki. Les elfes ce moquaient éperdument de sa personne. Il n’en avait que faire. Cette piètre compagnie le mènerait jusqu’à Vertefeuille. Là-bas, il entamerait son apprentissage solitaire sur les théologies ténébreuses. Un bref instant, il se remémora le poème de l’elfe qui répondait au nom de Nivod'huil. D’une certaine manière l’elfe avait jugé son récit poétique comme un défi personnel. Il en répondit minutieusement par un octosyllabe de trois strophes qui le laissèrent maussade. Ainsi l’elfe osait rentrer dans la mêlée ? Ses vers ne tiendraient contre un seul de ses mots. Cela vilement pensé, il conclut que la minime race elfique s’appropriait les mérites grandioses des rimes, des vers, des strophes. La poésie ne pouvait être un savoir légitime au sein d’une race. Le sang coule, la poésie le nage. A contre courant, sous l’orage. Il effaça de son crâne l’affrontement lyrique avec l’individu aux oreilles allongées, fines et pointues. Il dédaigna les autres créatures elfiques, et fit un signe de la tête pour annoncer le départ. Néanmoins il savait pertinemment que les elfes n’apprécieraient pas cet acte. Ils étaient chefs d’expédition, rôdeurs et pisteurs en l’âme. L’action n’avait de but que d’irrité les elfes. Vengeance singulière.

Allons amis de voyage !
Ne tardons pas notre arrivée !
La route fut jadis faite de mirages !
Ne cuirassons pas notre position ; Et ce a notre avantage !


Amis de voyage ? Lorsqu’il prononça ces mots, sa gorge se serra, sa langue fourcha, ses lèvres se crispèrent. Jamais il n’avait tenu de tels propos. Solitude était son unique devise. Une telle vision le rendait malade. Une main sanglotait. Il cacha promptement son membre derrière son long pardessus qui faisait office de manteau. Solidarité, union, entraide n’engendrait qu’amertume. Il ne devait laisser apparaître aucunes sensations suspectes. Profitablement, son masque le bardait des six yeux persans, des ses convives. Il espérait fermement que les elfes acquiesceraient sans trop d’hésitations. Dans un même moment, il aperçut un drôle d’insecte parcourir le sable de ses multitudes de paires de pattes. Il laissa tomber sa tête sur la droite, sourit intérieurement. Dans un mouvement délicat et avide propulsa sa jambe vers l’avant. Il sentait la chaleur monter en lui. Ses os, ses muscles, jubilaient. Sa cheville se souleva, puis, retomba au sol épargnant une antenne de la bestiole. Un craquement vicieux s’échappa sous la botte de Miruki. Il rota son pied dans un angle visiblement ouvert. Puis, abjectement, souleva son membre inférieur. Il sentait alors l’effet d’un orgasme parcourir son corps. Flottant dans la membrane des ténèbres, arpentant les mondes damnés. Son corps ne répondait plus. Le mal prenait entière possession de son vaudou corps.

Netishka ! Netishka ! Le corbeau tournait autour d'une tour ancestrale...

D’hors et déjà il fut ramené au Monde. Il se savait observé. Les elfes n’auraient pu louper une action aussi symbolique, aussi trahissante. Les forces maléfiques devaient dorénavant voyager autour de sa physiologie. Il craignait abondamment la réaction des elfes. En visualisant la scène dernière, ils auraient sentit la démence machiavélique qui avait guidé son meurtre. Gardant la tête face au sol, il décida d’avancer nettement en direction du Nord. Il dégagea son antique main tremblante, et, dans la démarche la plus ahurie fit comme si de rien n’était.


Longue sera notre traversée.
Ô dieux professez mon esprit,
Mon corps, afin qu’il soit guérit,
De l’ignorance, et de mauvaises pensées !


Miruki n’approuvait rien de cela. Il le chuchota toutefois assez vigoureusement pour laisser glisser ses mots jusqu’aux oreilles attentives des personnages. Il espérait que ses propos apaiseraient les théories lucifériennes des elfes à son égard. Implorant les obscurités pour le soudoyer des suspections d’autrui. « Elfes imbéciles ! Suivez-moi ! » marmonnait-il en sa pensée.

[HRP : Continuons nous nos posts ici ou ouvrons nous un sujet à Vertefeuille ?]
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MessageSujet: Re: Le Masque (Ouvert a tous rôlistes)   Mar 28 Avr 2009 - 2:43

[HJ : On va encore rester un petit peu ici, la route est longue jusqu'à la forêt Noire. Regarde un peu la carte: nous avons tout le Gondor/ Mordor plus tout l'Anduin et les terres sauvages à remonter. Sans compter La forêt noire elle-même car le Roi habite dans la partie nord de la Forêt. Tu n'es pas débarrassé des trois zigotos. Mr.Red A moins que tu ne préfères les abattre, dans ce cas... ]

Après la première réponse de Miruki, Fritalhuil se pencha vers son ami et lui chuchota gaiement en langue elfique à l'oreille:

Fritalhuil : " Je suppose que ça veut dire qu'il sait aussi faire des chansons gaies... "

Deguèrlas ajouta en grognant en Sindarin, pour autant que l'on puisse grogner en Sindarin :

Deguèrlas : " Avec tes mauvais vers, pathétique plagiat en langue commune des vers 2539 à 2578 de la légende de Coudanlen (*), il n'a peut-être pas compris la question... Tu ferais mieux d'en remettre une couche, par sécurité. "


Fritalhuil : " Deguèrlas mon ami, quand quitteras-tu cette humeur noire ? Ce n'est qu'un corbeau et une mauvaise flèche, pas de quoi en rester là pour trois lunes, tu ... "

Il fut interrompu par Nivod'huil qui dit précipitamment:

Nivod'huil : " Regardez, une nouvelle transe ! "

Il invitait ses amis à observer Miruki, parti dans une nouvelle séquence démoniaque après avoir écrasé un insecte.
Ils observèrent effectivement le nouveau manège de Miruki, quelque peu interloqués par une nouvelle phase de cet étrange comportement.

Alors qu'il se tournait vers le nord, Deguèrlas interpella Miruki en langue commune, d'une voix assez forte.


Deguèrlas : "
Un instant Monsieur le grand miroir masqué !
Notre bon compagnon, vous n'êtes pas encore
Gardez vous du besoin, de jouer les matamores
Demeurez donc séant, et sans vous offusquez. "


[Hj : en Alexandrin cette fois, la reine des pieds Cool ]

Fritalhuil : " Parce que tu t'y mets aussi toi ? Cette fois c'est plutôt digne de la grande complainte de Movësallen, je crois y percevoir quelques relents... "

Nivod'huil fit un geste d'apaisement, qui n'avait pas véritablement lieu d'être puisque tout le monde était assez calme, il ajouta :


Nivod'huil : " Allons mes amis, restons courtois avec celui qui va être notre compagnon. Déjà ne devisons plus en Sindarin, c'est très malséant vis à vis d'un ami qui n'y entend rien. "

Il se tourna vers Miruki et dit son adresse:


Nivod'huil :

" Sujets du grand Thranduil avons pour lui rempli
La mission qu'il avait à nous trois confiée
Prouvant là qu'à ses gens il pouvait se fier.
Revenant d'un pays très loin de notre lit

Sur la route du nord nous t'avons rencontré
Versifiant, magisant, piétinant le criquet.
Nous n'avons, c'est bien peu, pour au Roi te montrer
Que des noms inventés et de vils sobriquet.

Sus le masque bizarre, et les mots sans espoir,
En te voyant céant, le Roi broierait du noir

Thranduil l’ombrageux, a eu de grands chagrins
C’est d’éclats de rire que mon maître a besoin

Si tu tombes le masque et siffle un chant joyeux
De notre compagnie, tu seras demi dieu. "


Le commentateur Fritalhuil ajouta, en langue commune:


Fritalhuil : " Bien que d'une versification encore discutable, cela résume bien notre pensée à tous. "


Les visages des Elfes reflétaient bien leur état d'esprit actuel: aimables et fermes à la fois.
Le marché était clair: soit l'être qu'ils avaient devant eux en montrait plus sur lui et sur sa capacité à distraire leur Roi, dans ce cas ils l'emmèneraient volontiers jusqu'à Thranduil, soit il ne montrait rien, alors il le laisserait passer son chemin et trouver seul celui de La Forêt Noire, si le voyage l'intéressait toujours.
Le Roi des Elfes de Verbois le grand ne se rencontrait pas si facilement et les Elfes verts ses sujets, en dépit d'un certain assouplissement de leur attitude à l'égard des étrangers depuis la disparition de Sauron, n'en gardaient pas moins une certaine défiance, surtout vis à vis des gens portant un masque.
[HJ: et c'eût été pire encore pour un Nain masqué du Tiers âge, mais ne nous égarons pas Mr. Green ]
Au delà même de cela, il y avait la personnalité même de Thranduil qui n'était pas du genre à se laisser promener par un importun et ses Elfes le savaient, tous, même et surtout son propre fils.


(*) La légende de Coudanlen est en réalité un vieux chant elfique de plus de 7000 vers bien connus des elfes de la Forêt Noire. La curiosité de cette légende, outre le récit en lui même, est que le premier vers a été composé le premier jour où la lumière est apparue sur les Terres du milieu et qu'à chaque jour anniversaire de cette apparition on y ajoute un nouveau vers après qu'il eût été fait lecture de tous les précédents.
Les Elfes verts y voient là une façon de célébrer la trame de la musique originelle des Ainurs. Bien entendu au fil des ans la cérémonie a vu croître sa durée en conséquence, ce qui fait très plaisir aux elfes de Thrandhuil puisque la fête s'en trouve ainsi rallongée d'autant, même si tous les vers ne sont pas extraordinaires.
L'histoire en elle même ne se distingue guère des récits elfiques habituels, on en retient surtout l'épisode qui aurait donné son nom au poème épique et au héros de l'histoire: un combat avec un troll où un jeune et vaillant Elfe vert aurait pris un vilain coup de masse exactement sur la jointure entre le tronc et la jambe.

"La légende de Coudanlen" ©Elessar et les II joyeux clafoutis
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