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 L'entrée monumentale de la Citadelle

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Aragorn II Elessar



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MessageSujet: L'entrée monumentale de la Citadelle   Jeu 2 Avr 2009 - 1:44

La petite troupe de Legolas encadrée par les soldats du Guet arrive de : La ville basse

La densité du populaire s'était petit à petit amenuisé à mesure qu'ils avaient monté les niveaux de la grande cité, en arrivant à la porte, il ne restait plus que quelques quidam, fans absolus du Prince, pour crier hourra à leur passage.

Lorsque la troupe parvint à la porte de la citadelle, qui était aussi le palais du Roi du Gondor, une compagnie entière de gardes de la citadelle les attendait.

Un officier en armure chatoyante les invita à entrer en s'inclinant.

Officier : " Bienvenue en Gondor, Prince Legolas, vous aussi messeigneurs. Sa majesté a été prévenue de votre arrivée, veuillez me suivre. "

D'un geste gracieux il invita ses hôtes à le suivre tandis que d'un autre, beaucoup plus méprisant, il congédiait Haakon.

Le premier de la ville basse vaut moins que le dernier de la ville haute.

Haakon s'éclipsa sans bruit: il connaissait sa place et son rang. Il récupéra son cheval et son soldat et retourna s'occuper des voleurs et des catins de son empire fangeux.

L'officier royal n'eut pas beaucoup de chemin à parcourir, car le Roi informé de la nouvelle du retour de son vieil ami avait interrompu tous ses travaux et était allé au devant.

A peine eurent-ils fait quelque pas qu'Aragorn se présenta devant eux. Lorsqu'il vit le prince il eut une légère crispation de son visage, il avait peine à le reconnaître, pour tout dire seule sa taille lui permettait de ne pas le confondre sur l'instant avec Vardé. Il dit d'une voix vibrante :


Aragorn : " Mon ami, mon frère. Se peut-il que vous fussiez vivant ? Je n'ose le croire."

Il resta interdit quelques secondes et plongea son regard dans ceux du prince. Après de nombreuses interminables secondes un sourire éclaira son visage: pas de doute ces yeux là étaient bien ceux qui avaient, comme les siens vus le Roi des morts s'agenouiller devant lui, vus les champs du Pelenor se couvrir du sang noir des Orcs et vus la Porte noire s'ouvrir en déversant des flots d'Uruk et de Trolls avait le désastre du grand œil.

Il eut envie de le serrer dans ses bras, mais se retint. La prestance royale devait rester de mise en dépit de la super nova qui venait d'exploser dans sa poitrine.
Aragorn ignorait les détails de l'histoire de Legolas depuis la guerre de l'Anneau. Il était en captivité lorsque celui-ci était parti sur la grande mer. On lui avait conté quelques histoires à propos d'un amour désespéré, mais un récit rapporté ne vaut jamais un récit entendu de la bouche de celui qui l'a vécu et il n'y avait guère prêté foi.
Pour lui Legolas avait du mourir pendant la guerre de Galdarith et on lui racontait cette histoire d'équipé maritime sur fond d'amour tragique pour ne pas lui causer le chagrin que la nouvelle de la mort de son ami lui aurait inévitablement causé.
De toutes les façons, en cette heure ils étaient en publique, les embrassades viriles, s'il devait y en avoir, auraient lieu plus tard.

Il fit donc comme s'il recevait un lointain cousin venu en visite, il dit en ouvrant ses bras:

Aragorn : " Soyez le bienvenu chez vous, Prince Legolas."

Il hésita, mais n'ajouta pas "fils de Thranduil" comme c'était la coutume: il lui était revenu en mémoire que le père du Prince avait joué un rôle quelque peu fâcheux. Ce point pouvant être sensible, il s'abstint...
Il poursuivit:


Aragorn : " J'espère que vous me ferez la joie d'être notre hôte pour longtemps. Me présenterez vous ceux qui ont le bonheur d'être vos compagnons ce jour ? "

[HJ: à vous les petiots, dans l'ordre qui vous sied ! Razz ]

PS pour Maegaldar: ne t'en fais pas, j'ai bien ton histoire en tête et je ne t'oublie pas Wink

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Legolas



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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Lun 6 Avr 2009 - 0:24

Alors qu'il gravissait les différents niveaux de la cité, Legolas ressentait un malaise grandissant. Les gens continuaient à l'acclamer et il ne pouvait que désapprouver cette marque d'affection. En effet, tandis qu'il effleurait de son fin pied les dalles qu'il connaissaient et que ses yeux caressaient les maisons qui jadis avaient été ravagées par la guerre, il avait reconnu les endroits qu'Elestel et lui avaient partagés. Et il se souvenait très bien de la réaction de la plupart des gens de Minas Tirith quant à cette union désapprouvée, il se souvenait de leur froid accueil et de leur œil acéré quand il s'était présenté sur le marché. Or à présent, tous unissaient leurs voix pour le louanger et il trouvait cela profondément malhonnête.

En tant qu'Elfe, il n'avait pas la même relativité face au temps. Les humains ne pouvaient s'attarder sur les anciennes inimitiés et ils gardaient surtout en mémoire le plus important : Legolas en tant que héros de la guerre de l'Anneau. Les Belles Gens n'avaient point la même notion du temps et chaque moment était important. Cette ville représentait à la fois le bonheur et le malheur, elle lui avait donné la femme aimée et elle la lui avait repris. De manière fort cruelle. Voilà ce qui subsistait à cet instant dans la mémoire de Legolas. Rien d'héroïque, rien de grandiose, juste de la cendre et d'immenses regrets.

La foule qui l'entourait s'amenuisa et il en ressentit un apaisement. Il salua d'un signe de tête le lieutenant qui n'avait fait que son devoir et qui repartait dans les entrailles de la ville.
La lourde porte de la citadelle laissa place au Prince, ainsi qu'à ses deux compagnons. L'un d'entre eux devait être particulièrement excédé par ces chants ridicules...
Legolas ne leva pas tout de suite la tête vers Aragorn. Une honte croissante semblait s'imprimer en son corps et il se retrouvait comme paralysé. Humilité pouvait-on penser. Il entendit la voix de son ami, presque inchangée, et toujours aussi accueillante bien qu'il perçut cet infime instant d'hésitation que le Roi eut lorsqu'il posa ses yeux sur l'Elfe. Ce dernier n'en ressentit que plus de honte. Oui, il avait pâle figure et n'était plus que l'ombre de ce héros que les gens avaient cru honorer par leurs chants et leurs cris.

Il releva son visage émacié pour cueillir le regard profond d'Aragorn et tous deux se jaugèrent, ayant peine à se reconnaître. Legolas avait l'impression de voir un fantôme. Le Roi avait pourtant fière allure... Mais le Prince ne savait à quoi s'en tenir. Tout ceci était-il vraiment réel ? La Mer l'avait-il véritablement recraché ou se trouvait-il absorbé dans le cauchemar permanent qui l'avait balloté pendant des années ?
Il demeura interdit. L'accolade ne lui vint pas à l'esprit. Peut-être lui aurait-elle permis de mieux réaliser qu'il avait bel et bien repris pied dans la réalité.
"Chez lui". Ces mots lui firent mal et son visage se contracta. Il lui semblait n'avoir aucun chez lui en Terre du Milieu. Mais Aragorn était son ami et sa maison n'était en rien malveillante. Legolas essaya de se détendre et s'appliqua à répondre à la question qui lui avait été posée. Mécaniquement. Sa voix légère, telle une vague napée d'écume, vint se briser quelque peu aux pieds souverains d'Aragorn :


- Merci mon frère, de cet accueil. Mes jambes m'ont porté jusqu'à vous je ne sais pour quelle raison. Je ne me l'explique point encore mais je demeurerai à vos côtés tant que vous le souhaiterez. L'Elfe qui m'accompagne est Vardë, son père a servi le mien - un petit temps d'arrêt, l'ombre de Thranduil devait se dissiper - et voici Maëgaldar, un dunadan qui souhaitait vivement vous voir.

Il en demeura là. Vague. Absent.

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Maegaldar Anertoar



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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Lun 6 Avr 2009 - 12:38

C'avait été une étrange expérience que de gravir les successifs niveaux de Minas Tirith ainsi acclamé, comme s'il faisait partie de la garde d'honneur du Prince Legolas. Etrange car nouvelle, il n'avait jamais gouté à cette célébrité, étant en effet parti au moment des réjouissances de la victoire sans en profiter. Et il en avait été loin ces dernières années où il avait vécu dans l'ombre, entre les sillons de sang qu'il répandait.

Et au-delà de cette nouveauté, il en avait honte. Qu'avait-il fait pour mériter de recevoir un tel accueil? Il avait abandonné son serment à l'instant de la victoire? Il avait fui misérablement son devoir, cette cité, et ce pays.
Oh certes il était bien conscient que les vivas ne s'adressaient pas à lui mais il se retrouvait quand même en leur centre. Et c'était dur de s'habituer à l'attention de centaines de personnes qui avaient les yeux fixés sur soi tandis qu'il avançait dans une cité presque inconnue, et qui aurait pourtant du être son foyer.

Aussi, pris dans ce maellstrom intérieur, ayant l'impression d'avancer dans une brume tourbillonante, étouffante, n'eut-il pas assez de lucidité pour remarquer les réactions des deux elfes. Il marchait les yeux à demi baissés, n'arrivant pas à assumer ces évènements.
Ah qu'auraient-ils pensé de "L'Archer" ses compagnons d'infortune de la prise de Garden, de l'embuscade du désert d'Hardngon? Qu'auraient pensé les dunedains fiers, habiles et loyaux de la Compagnie Grise qui avaient été ses compagnons? Sans doute ne l'auraient-ils pas reconnus. Ils n'auraient pas reconnu sur ce visage défait de l'homme digne et déterminé à la tête toujours fièrement dressée et au regard flamboyant.

Ainsi se déroula l'ascension... Bien pire que ce qu'il avait secrètement espéré. Mais tout cauchemar a une fin et ils pénètrèrent enfin dans la Citadelle. Et là il parvint à se ressaisir, à se raffermir. Il releva la tête, et se prépara à la rencontre... Son coeur battait sourdement dans sa poitrine. Il craignait cette rencontre presque autant qu'il la désirait.

Et alors vint le moment pour lequel il avait parcouru des dizaines, des centaines de miles. Pour lequel il avait quitté son rôle de mercenaire. Aragorn parut. Avec toute la majesté d'un Roi des hommes. Maegaldar avait soutenu un rôdeur sur le point de devenir roi, il retrouvait en ce jour le monarque.
Ce fut un déferlement frissonant et émotif qu'il reçut dans tout son corps. Il remercia d'une pensée l'officier qui s'était arrêté. Il n'était en effet pas sur d'être capable de marcher sans vaciller.

Grâce au prince, l'attention du Roi épargna Maegaldar dans un premier temps. Un répit suffisant pour qu'il garde contenance.

Mais une nouvelle déferlante le traversa aux paroles de Legolas. "Maegaldar, un dunadan qui souhaitait vivement vous voir". Le nom ne devait pas être inconnu du souverain. La tête de l'intéressé se courba de honte.

Et puis toutes les images des jours passés avec la Compagnie Grise éclatèrent. La chevauchée vers le sud, la rencontre des cavaliers du Rohan où ils avaient rejoints Aragorn, le passage du Chemins des Morts, Pelargir, Minas Tirith, la Porte Noire. Toutes ces scènes dures, de bravoure, de peur, de celles qui lient des hommes jusqu'à la mort. Et alors quelque chose se défit au plus profond de son être. Toute la honte d'avoir abandonné son allégeance se vit recouverte par un sentiment de fierté. Il était dunadan. Il avait fait partie de la Compagnie Grise et avait abattu plus que sa part d'orcs et d'haradrims. Il n'avait jamais reculé, il avait toujours épaulé Aragorn quelque soit la situation.
Et centimètres par centimètre, instant par instant, il releva la tête. Les mains croisées devant sa taille il vint croiser le regard du Roi. Les yeux d'un homme dans ceux d'un autre. Il acceptait d'être jugé mais il n'allait pas se réfugier dans la honte. Que vienne son jugement, l'instant était venu et il était enfin prêt.

Il attendit ainsi les paroles de son Roi, paré de toute la dignité qu'il avait su rassemblé.
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Vardë Moredhel



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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Sam 11 Avr 2009 - 21:52

Être subitement projeté au rôle de compagnon et congénère de son princier rival avait rempli la bouche du jeune elfe d’un petit goût, mi-amer, mi-âcre. Malgré les derniers jours vécus ensemble, et le partiel refoulement de leur inimité, voir son nom accolé à celui de Legolas, et qui plus est sous l’image de son gentil petit subordonné, était exactement ce qu’il fallait pour le ramener à une humeur plus sombre.
« Vardë, qui accompagne Legolas» sonnait à ses oreilles un peu trop comme « Meneltur, majordome de Thranduil », quoique la comparaison lui fasse autant honte à lui qu’elle l’aurait sûrement fait au prince.

De plus, une information particulièrement désagréable et inquiétante commençait à faire son petit chemin vers le cerveau du Moredhel : la situation lui avait bel et bien complètement glissé des mains, et il n’avait aucune option possible pour changer la donne.
Car, malgré son air avenant et sa sympathie attendrissante envers ses camarades, il n’avait jamais été question pour le jeune elfe d’aller aussi loin. Il n’était qu’un vagabond qui avait eu, si pas l’insigne honneur ou l’immense plaisir, au moins la hasardeuse chance de partager quelques pas avec deux hommes de bien plus haut rang que lui.
Ce qui se passait dans les plus hautes sphères de la société gondorienne n’était vraiment pas de son ressort, et il ne voyait pas ce qu’il serait allé faire là-haut. Et puis, il n’avait jamais accepté explicitement d’accompagner si loin ses camarades, et avait jusqu’il y a quelques instants encore caressé le projet de se défiler plus ou moins élégamment.

Essayez dans de telles circonstances de paraître noble, assuré, heureux, détendu et de faire une tête plus ou moins correcte, et vous comprendrez le petit air pincé de Vardë. Lui qui n’aimait ni la foule, ni le bruit, ni le protocole, était franchement servi.
A travers les étages et la populace humaine qui hurlait et chantait son euphorie puérile, le regard du jeune elfe affichait un mélange d’agacement profond, d’effroi, et d’amusement. Et ces trois sentiments le ramenaient inlassablement à une personne : Legolas. Ca l’embêtait de devoir le suivre, ça l’effrayait de dépendre de lui, et, histoire de faire balance, certaines paroles des chansons à la gloire du Prince l’auraient fait hurler de rire dans des circonstances moins à même de taper sur son système nerveux.
Lorsque la foule se dissémina, l’adolescent vit son dernier espoir de se tailler en douce mis en pièces. D’humeur proche du massacrant, mais suffisamment résigné pour afficher une figure acceptable, le jeune elfe suivit la petite troupe à l’intérieur. Fidèle à ce qui faisait de lui un indigne Galadhrim, il avait une boule de nerfs bloquée dans le ventre, prête à exploser à la moindre contrariété. Heureusement pour ses compagnons, sa jeunesse ne l’empêchait pas d’avoir tout de même une certaine maîtrise, et il se contentait d’exprimer son agacement par de discrets tapotements de doigts contre sa cuisse et un visage fermé et légèrement baissé, qui pouvait facilement passer pour le faciès d’un serviteur humble et dévoué. Tant mieux, c’est ce qu’on attendait de lui, non ?

Silencieux car trop absorbé par sa petite tempête intérieure, il n’en oublia pas moins d’incliner respectueusement la tête à l’arriver d’Aragorn, et d’éviter de croiser son regard. Tant qu’il ne l’avait pas vu tout-à-fait en face, il jugeait encore possible de faire abstraction de l’obsédante et profondément angoissante question qui tournait en rond dans son crâne.


*Mais bon sang, qu’est-ce que je fiche là, moi ? Par tous les Valars, quelle horreur…*

Les babillages manifestement retenus par le protocole commencèrent. Et si le jeune elfe évita d’ouvrir la bouche ou de relever la tête, il n’en pensait pas moins…

*Le bonheur d’être son compagnon ? Fichtre…*

*Mon père est encore au service du tien, tout infirme qu’il soit, mon Prince… Fière ascendance qu’est la mienne : serviteurs ! Merci de le préciser, ça limite tout de suite mon statut… Et alors, si en plus, c’est pour faire la tête après !*

*Mais bon sang, qu’est-ce que je fiche là ?*

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Aragorn II Elessar



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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Lun 20 Avr 2009 - 19:28

Aragorn avait de grandes difficultés à contenir sa joie. Revoir Legolas vivant, même si sa grâce éternelle se trouvait obscurcie par le malheur, était pour lui comme une résurgence d'un passé heureux qui, avec le temps, s'était idéalisé dans l'esprit du Roi. Si le temps ne faisait pas d'oeuvre sur les Elfes, il se vengeait en façonnant à sa guise l'âme des hommes mortels, fussent-ils Dunedains. Aragorn oubliait la dureté des épreuves et la mort maintes fois frôlée pour ne garder que les joies de l'aventure et de l'amitié.
Et pourtant Légolas, il aurait du s'en rendre compte, il ne le connaissait que dans les temps de malheur, mais en réalité cela n'avait pas beaucoup d'importance car tout comme le pensait Maegaldar: la fraternité d'arme tisse entre les êtres, qu'ils fussent hommes, Elfes, loups
[HJ : "les loups qui parlent", suivez mon regard Mr.Red ] ou chevaux des liens dont la nature même échappe à ceux qui n'ont jamais connu la guerre.
De plus Aragorn n'oubliait pas la dette que lui et son pays avait envers le prince Elfe, car s'il n'avait guère prêté l'oreille aux aventures nautiques, il avait en revanche la pleine connaissance du rôle de Légolas au cours de la guerre de Galdarith, celui-là ayant ni plus ni moins sauvé le royaume.

C'est donc avec le coeur léger et empli de sentiments joyeux, et en dépit du piteux état de l'Elfe, qu'Aragorn l'écouta présenter ses compagnons.
Quand il lui présenta Vardë, il profita de l'hésitation de Légolas
[Hj: une brèche, je m'engouffre Razz ] pour dire avec bienveillance :

Elessar : " Bien sûr. Bien qu'il y ait longtemps que je ne cours plus à travers les bois, comment aurai-je pu oublier le célèbre Vardë ? L'Elfe qui parle aux forêt et qui fait parler les loups.
Je me souviens encore de notre rencontre Moredhel, nous avions mis en commun nos talents de guérisons pour soigner un tien compagnon dans la forêt de Fangorn.
Je suis heureux de t'accueillir en ces lieux moins vastes, dont la majesté humaine ne se veut qu'une immitation minérale de la beauté sylvestre. "


[Hj : vous remarquerez que lorsque je mets " Elessar " en lieu et place d' " Aragorn ", ça veut dire que Gorny fait le Roi, Aragorn c'est pour les copains Mr. Green ]

Puis ce fut au tour de Maegaldar d'être présenté. Aragorn ne connaissait pas des centaines de Maegaldar, en vérité il n'en connaissait qu'un. Etait-il possible que celui-là fût celui auquel il songeait à la seconde où Légolas avait dit son nom.
Bien que la tête demeura courbée quelques instants, le Roi qui le scrutait n'avait déjà aucun doute sur l'identité de l'homme qui se tenait devant lui.
Sa taille, des traits usés par le doute et le malheur mais reconnaissables, et surtout une certaine prestance, voilà ce qui n'avait pas fait hésiter le Roi.
En le regardant, Aragorn se surprit à se demander pourquoi il ne l'avait pas remarquer immédiatement. Il est vrai qu'un rôdeur sait se dissimuler, même à la lumière d'un Elfe. Ou alors les pouvoirs sensoriels du Roi s'étaient émoussés à la pratique du pouvoir, hypothèse la plus probable.

Lorsque Maegaldar revint victorieux de sa lutte intérieure et releva la tête, le regard qu'il croisa était empli d'un paradoxe. Un paradoxe où se mêlait bonheur et tristesse, bienveillance et sévérité.
Après quelques secondes il se mit à parler d'une voix presque mystique
:

Elessar : " C'est un jour bien étrange que celui où ceux que l'on pensait morts reviennent à la vie...
Je ne peux qu'y voir un signe du destin, peut-être que c'est cela que la prophétie annonçait.

Que le même vent du sud amène-t-à nous, les trois fils indignes.
Celui qui a abandonné son père pour servir un royaume étranger, celui qui a abandonné son peuple pour servir la forêt et celui qui a abandonné son Roi pour... "


Aragorn inspira, il eut une sorte de vibration dans la voix où la joie et la tristesse se mêlait pour ajouter:

Elessar : " ...La vengeance. "

Il inspira, le Roi était au bord des larmes, mais il se contint et parvint à dire, avec un peu de l'éraillement d'un sanglot étouffé:

Elessar : " Cela fait beaucoup en une seule minute, même pour le Roi des hommes. "

Puis il regarda Maegaldar avec ce qu'il aurait voulu être un regard neutre et il dit avec une contenance mal assurée :

Elessar : " Je ne sais, Maegaldar Anertoar, si tu as beaucoup de choses à me dire.
Sache toutefois que si tu as changé d'allégeance pour passer de la mienne à celle du fils de Thrandhuil, il n'est ni dans la volonté, ni dans le pouvoir du Gondor d'y mettre obstacle.
Aussi, bien que tu lui restes redevable de tes manquements à son égard, en tant qu'homme de la suite du Prince Légolas, tu es le bienvenu à Minas Tirith. "


Les dernières paroles furent comme arrachées de sa gorge car ce discours était celui du Roi, mais pas celui du coeur d'Aragorn.
En réalité, même s'il avait un fort grief à son endroit, il luttait surtout contre l'envie de prendre Maegaldar dans ses bras, comme un père retrouve le fils qui l'a trois fois renié.


[HJ: Vardy si tu as peur de t'ennuyer, je te suggère quelque chose : tu peux à moment surgir avec Elendaë pour apporter des nouvelles d'un certain Hobbit Fou. Ce serait l'occasion de jointer un peu les aventures de chacun avec notre intrigue principale Razz ]

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Legolas



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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Jeu 30 Avr 2009 - 0:55

Legolas était présent, puis absent, intermittent de l'attention pourrions nous dire. Il regardait Aragorn s'exprimer tel le roi qu'il était devenu et il peinait à le reconnaître. Il n'avait que peu eu l'occasion de côtoyer son ami une fois qu'il eût gagné son trône.

Il se mordit la lèvre, au moins plusieurs minutes après avoir présenté Vardë. Il s'était également aperçu de sa bévue [où comment une faute de post peut servir celui qui suit...] et se demanda ce qui l'avait porté à signifier que le père de l'elfe n'était plus au service de Thranduil. A sa décharge, il fallait souligner que tout le monde était plus ou moins mort ou moribond dans son esprit. Avait-il encore réellement un père ? Aragorn était-il véritablement Aragorn. Un tas de questions plus ou moins métaphysiques se bousculaient dans la tête de Legolas. Ce qui pouvait tout de même expliquer son intermittence d'attention !

Il vit s'orchestrer différentes émotions dans l'apparence du souverain. La joie de retrouver cette vieille branche d'elfe sindar, la surprise de voir le Moredhel dans ce contexte, si loin de ses forêts, la contrariété du retour du prodigue dunedain. Vu que les changements s'opéraient assez vite, mais point trop pour qu'on puisse malgré tout les saisir, le Prince se fixa sur cette musique corporelle, mouvante sans bruit aucun. Cela l'apaisa quelque peu et il put dire, au moment opportun (et non à contre point) :


- Nulle allégeance ne lie Maegaldar à moi, à part celle de l'amitié qui s'est forgée au cours de ce voyage... Et il n'y a point d'allégeance moins contraignante que celle qui se dessine le long d'un chemin.

Il n'y en avait par contre pas de plus durable. Le roi et Legolas le savaient bien. Mais Maegaldar n'était en aucun cas à ses ordres. Le premier-né était conscient, d'ailleurs, que son compagnon de route était venu se confier au jugement d'Aragorn de son plein gré et qu'il ne souhaitait guère en être sauvé par une quelconque feinte.

Il se tut alors et redevint de glace, terne et effacé, ne s'éclairant que par quelques petites touches, au détour d'un sourire, d'un plissement de paupière ou d'un simple souffle. Par intermittence.

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Maegaldar Anertoar



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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Sam 16 Mai 2009 - 17:08

Ce fut une sorte de duel qui se déroula entre le Roi et le déserteur. Non point un rapport de force. Non point une tentative réciproque d'intimidation. Mais un échange pendant lequel chacun cherchait à se maitriser, à faire honneur à ce qu'il était sensé représenter, et à tenter de deviner les raisons de la réaction de l'autre.
Et si c'était une avalanche d'émotions qui s'abattait sur Aragorn, soutenir son regard intense était particulièrement difficile pour le dunadan au coeur jadis de pierre mais qui avait tendance a recouvrer son humanité et ainsi sa fragilité.

Néanmoins cet échange de regard fut comme une averse brutale et froide qui s'abat sur les montagnes et les nettoie de leur manteau poussiéreux. A la fois violent car il était on ne peut plus face à ses manquements, mais également encourageant, rassurant, porteur d'espoir et de joie. Car le regard qu'il contemplait était celui d'un être cher, muri par les ans et le règne, toujours aussi majestueux sinon plus. Et au fond des pupilles du Roi il distinguait cette joie contenue. Il sut alors de façon certaine que son choix était le bon non seulement pour lui mais également pour Aragorn. Il ne serait pas rejeté et méprisé. Au contraire, quelque soit la froideur dont le Roi ferait sans doute montre à cause des manquements de son vassal, il y aurait toujours au fond une joie ou un réconfort de le voir revenir.

Ce fut salvateur pour Maegaldar. Tant et si bien que si une décharge se répandit dans tout son corps à plusieurs reprises il sut rester digne et ne faillit pas une seule fois.


"Que le même vent du sud amène-t-à nous, les trois fils indignes. "

"Celui qui a abandonné son Roi pour... ...La vengeance. "

"Aussi, bien que tu lui restes redevable de tes manquements à son égard"

Remerciant en son for intérieur la nouvelle force qu'il tirait d'Aragorn lui même il affronta sans échappatoire ces reproches, car il les savait justifiés. Mais lorsque le Roi fit mention d'une éventuelle allégeance venant de lui envers le Prince Legolas, un éclair d'amusement traversa ses yeux. Un éclair seulement car il lui tenait à coeur d'effacer toute crainte dans l'esprit de son suzerain. Car s'il avait déserté sa place, il n'avait juré aucune autre allégeance que celle pour laquelle son coeur et sa parole s'était engagé.

Aussi fut-il reconnaissant de l'intervention, distraite mais néanmoins bienvenue, de Legolas. Tout autant qu'il lui fut reconnaissant de n'avoir pas tenté de diminuer les actes du dunadan.

Une fois que le Prince se fut exprimé, Maegaldar se décala d'un pas sur le côté et avança à la hauteur du prince elfique.


"Mon Roi, si je me présente aujourd'hui à vous ce n'est sous le poids de nulle allégeance ni de nulle obligation, excepté celle de ma conscience. Longues ont été les années écoulées mais je n'ai jamais reconnu une autre allégeance que celle qui me liait à vous et me lie encore aujourd'hui en mon coeur.

J'ai conscience que grands sont mes torts. J'ai faillit à mon serment je le crains. Mais au moins ne l'ais-je pas brisé.

En ce jour je suis venu de ma seule initiative me placer sous votre jugement. Je suis prêt à tout vous expliquer de mes errements car je n'ai pas de plus grand souhait que de vous servir de nouveau doublement, en paiement de ces années où j'ai fui.

Mais en échange je me dois de vous demander de me juger non en tant que compagnon du Prince Legolas, mais en tant que Maegaldar Anertoar."


Sa voix n'avait presque pas tremblé. Presque. Mais c'était le seul signe de l'émotion qui lui tordait le ventre. Depuis trop longtemps ses yeux avaient désappris à pleurer et trop d'épreuves avaient durci ses traits pour qu'il se décompose en de la tristesse, de la fragilité.

Toutefois l'humilité il ne l'avait pas oublié. Et lorsqu'il eut fini de parler il baissa la tête, l'inclinant en biais en toute humilité. Prêt à être jugé.

Les prochains mots allaient sans aucun doute déterminer son existence. Les battements de son coeur raisonnaient dans ses tympans. Et lui devait attendre que ces interminables secondes s'égrènent pour être fixé...
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Vardë Moredhel



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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Mer 3 Juin 2009 - 23:14

[Autant pour moi, ce sont les examens pour tout le monde... Si vous trouvez dans mon message une quelconque référence involontaire à la Russie communiste ou à la 2° Guerre Mondiale, prévenez-moi, c'est que je suis plus gravement atteinte que je ne le pensais.]

Ses iris couleur nuit rivés sur le dallage ciré comme pour un jour de glissage nationale, l'elfique adolescent tentait de faire abstraction de sa situation. Un exercice d'esprit loin d'être facile en pleine salle du trône, vous en conviendrez...
Surtout quand le Roi assis sur le trône en question vous adresse la parole.


Citation :
Elessar : " Bien sûr. Bien qu'il y ait longtemps que je ne cours plus à travers les bois, comment aurai-je pu oublier le célèbre Vardë ? L'Elfe qui parle aux forêt et qui fait parler les loups.
Je me souviens encore de notre rencontre Moredhel, nous avions mis en commun nos talents de guérisons pour soigner un tien compagnon dans la forêt de Fangorn.
Je suis heureux de t'accueillir en ces lieux moins vastes, dont la majesté humaine ne se veut qu'une immitation minérale de la beauté sylvestre. "

De nervosité, le Moredhel faillit se mordre la lèvre jusqu'au sang, mais il réussit à se contenir au prix d'un gros effort.
Rester calme, froid et calculateur au milieu d'un combat, il savait faire. Cela lui coûtait, mais il arrivait. Par contre, conserver une attitude détachée dans un milieu qui lui était aussi étranger qu'une réception d'invités étranges et étrangers au Gondor faisait partie des choses qu'il n'avait pas encore appris à faire en un siècle et quelques d'existence.

Timidement, l'elfe releva la tête vers le roi et esquisça une amorse de sourire tout en inclinant légèrement le menton pour indiquer sa gratitude de s'être souvenu de lui.
Bah, s'il n'en tenait qu'à lui, il aurait plutôt parlé de la gêne qu'occasionnait le fait que tous les regards se soient posés sur lui, mais bon...

Son regard se riva à nouveau sur les entrelacs de dessins composant les dalles de la grande salle. Son capuchon rabattu sur ses épales et sa cape longue cachaient presque intégralement ses bras et ses vêtements. Les longues mèches noires coulant le long de ses joues s'occupaient du visage.
Une ombre parmi les ombres, discrête, presque inexistante, postée juste quelques pas derrière le Prince de Vert-Bois le Grand.

Mais une ombre pourvue d'oreilles. L'échange Maegaldar-Aragorn commençant, le jeune elfe tendit les pointes de ses oreilles et toute sa curiosité émoustillée vers la conversation qui allait suivre.

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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Jeu 23 Juil 2009 - 18:43

Le temps fait toujours son oeuvre et les émotions qui dansent dans la poitrine d'un homme finissent toujours par s'épuiser tandis qu'il prend la mesure de la situation. Ce fut ce qui arrivait à Aragorn qui, une fois passés les affres de la surprise, se refit une prestance royale.
En approuvant d'un léger hochement de tête, il dit à Maegaldar qui avait parlé le dernier:


Elessar : " Il en sera donc fait ainsi, Maegaldar Anertoar. Puisque tu n'es point lié par serment au Prince Légolas, tu seras donc jugé en tant que Garde de la Citadelle, le titre que tu as renié et dans lequel tu sembles montrer désir de te voir restaurer. "

Inspirant fortement et ne laissant plus rien paraître d'autre qu'une attitude souveraine composée il ajouta:

Elessar: " Je ne vois d'ailleurs aucune raison de différer plus longtemps ce jugement. Ces quinze années de silence me sont suffisament abjectes pour ne pas souffrir de leur ajouter quelques jours de plus.
Je vais céans tenir lit de justice extraordinaire, comme la loi du Gondor m'y autorise. "


Il se tourna vers un huissier et lui dit d'une voix impérieuse.

Elessar : " Qu'on aille quérir Anduril et le sceau du Gondor. "

Il s'agissait là des artefacts indispensables à la procédure judiciaire de la justice royale.
Aragorn se tourna ensuite vers le garde à l'armure étincelante qui se trouvait en faction près du trône. Il lui dit :


Elessar : " Lorsqu'un homme attaché au roi doit être jugé, la loi exige qu'au moins un membre du corps auquel il est attaché soit présent. Toi, tu seras donc le témoin du corps des Gardes de la Citadelle. "

Puis il tourna ses yeux bleus vers Legolas et Vardé. Pendant quelques secondes une malicieuse lueur amusée y brilla avant de s'éteindre aussitôt. Il leur dit:

Elessar : " Pour être valide, la prodédure exige la présence de témoins impartiaux, préférablement étrangers et, dans la mesure du possible, ne dépendant pas de l'allégeance du roi. Je ne peux rien vous imposer car vous êtes des Elfes. Vous m'obligeriez en acceptant d'être les témoins du jugement de celui qui est votre compagnon.
Bien entendu sous réserve que Maegaldar accepte le jugement de son Roi dans cette forme. "


Puis se tournant à nouveau vers Maegaldar, il lui dit d'un ton sévère:

Elessar : " Maegaldar Anertoar, le corps des Dunedains de jadis a été dissout depuis ton départ. Dissous et refondu avec celui des gardes de la citadelle en un corps unique qui se nomme les Gardes de la Citadelle. Ce corps est aujourd'hui composé à égalité de Dunedains et d'hommes du Gondor pour symboliser à jamais la fusion de l'Arnor et du Gondor. Tu es donc jugé, le mot est douloureux, en tant que renégat à ce corps.
La procédure extraordinaire, pour rapide qu'elle soit, obéit à des règles strictes que je suis en devoir de t'énoncer:

- Le roi préside le tribunal et énonce l'acte d'accusation.
- Seuls siègent au tribunal le roi, les témoins étrangers, et les témoins de ton corps.
- Le roi te pose trois questions et tu es libre d'y répondre ou pas.
- Chaque témoin de ton corps te pose deux questions. Tu es libre d'y répondre ou pas.
- Chaque témoin étranger te pose une question. Tu es libre d'y répondre ou pas.
- Le roi décide de l'ordre des questions, il peut aussi renoncer à poser certaines des siennes au profit d'un témoin.
- Les débats durent aussi longtemps que durent les questions. Au terme du débat, le Roi invite les témoins à prononcer le jugement qui est chuchoté par chacun d'eux à l'oreille du Roi.
- Lors de ce jugement qui décide de ta culpabilité, la voix de chaque témoin de ton corps compte pour deux, celle de chaque étranger compte pour une et celle du Roi compte pour trois.
- Le Roi annonce le jugement de la manière suivante: si Anduril tombe des genoux, c'est coupable. Si Anduril est posé à terre, l'innocence est établie.
- Une fois la culpabilité ou l'innocence établie, le Roi énonce la sentence qu'il décide en fonction du jugement.
- Le jugement extraordinaire est sans appel, aucune grâce ne peut s'appliquer.
Je dois te dire pour conclure que la gravité du chef d'accusation te rend passible de la peine de mort. "


Désignant son trône du doigt il dit à Maegaldar:

Elessar: " Lorsque je m'asseyerai sur ce trône avec Anduril entre mes genoux, tu ne pourras plus revenir en arrière. Si tu cherches à te dérober pendant ton procès alors tu seras exécuté.
Tu as encore la possibilité de refuser la procédure et de partir de Minas Tirith sur l'heure. Mais dans ce cas, tu ne devras plus jamais reparaitre ici, sous peine de mort."


Inspirant fortement, Aragorn ajouta avec fermeté:

Elessar: " Alors, Maegaldar Anertoar, acceptes-tu la procédure extraordinaire ? "

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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Lun 10 Aoû 2009 - 16:01

[Je passe mon tour afin de laisser Maegaldar répondre et que ce soit plus cohérent.]

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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Dim 16 Aoû 2009 - 18:28

Le dunadan était resté digne et décidé tout au long de l'explication du Roi. La réponse qu'il croyait être imminente était certes repoussée mais Elessar acceptait d'entendre ses explications. C'était au moins un pas supplémentaire de fait.
Il répondit aux nouvelles et aux règles qui lui étaient exposées par de très légers signes de la tête, acquiesçant. Oubliant son trouble pour ne pas rater la moindre information.


Citation :
"...Je dois te dire pour conclure que la gravité du chef d'accusation te rend passible de la peine de mort. "

Maegaldar eut l'impression de brusquement se retrouver sous une cascade glacée. Il ne sut se retenir d'accentuer à l'instant même l'intensité de son regard, ni de plier légèrement les bras, les mains alertes, ni encore de lancer un regard froid à... son suzerain. L'acier des nains préservé sous terre à l'abri des regards est froid et mordant. Mais plus froid et plus mordants encore fut le regard qu'adressa Maegaldar.
Il était revenu, la peur au ventre, bravant son orgueil, ses démons et sa honte, et voilà qu'on lui annonçait que s'il était jugé coupable d'avoir abandonné son Roi, ce qu'il avait indéniablement fait, il serait exécuté. Exécuté... Il n'avait pas trahi ! Il avait déserté, une fois la fin de la guerre arrivée. Et avant cela il avait mis sa vie, son épée, sa fougue au service de cet homme au delà de ce que beaucoup auraient cru humainement possible.

Oh certes malgré son soudain revirement Maegaldar n'aurait jamais envisagé de s'en prendre à Aragorn. Mais il ne put s'empêcher d'étudier en son for intérieur ses chances de survie s'il était jugé coupable. Il ne s'était pas battu toutes ces années en restant en vie malgré la compagnie constante d'hommes tous plus dangereux les uns que les autres, pour mourir en ce jour, chez lui, sans réagi. Même Aragorn ne pouvait lui ordonner de se laissait executer. Nul être ne l'aurait pu.
Il était toujours aussi armé que lors de son entrée dans la cité. S'il devait mourir ici, ce ne serait pas sans agir. Il avait rapporté cela de sa lointaine et longue excursion. Ce désir sauvage de ne pas être abattu en se tenant coi. La fureur qui lui avait tordu le sang, le projetant dans la situation qu'il tentait de régler en ce jour était toujours en lui.

Bon sang ! Il s'était bien sûr attendu à un accueil froid. Bien plus froid en vérité que ce qu'il avait reçu. Mais il s'imaginait qu'alors la sentence l'aurait condamné à être banni, ou bien à se retrouver sous une montagne de pénibles services tous moins gratifiants les uns que les autres en paiement de sa dette. Mais cela ! Oui sa faute était immense et il n'espérait pas réellement le pardon. Mais il ne jugeait que sa faute mérita la mise à mort. Et pourtant longtemps il y avait pensé. Longtemps s'était-il fait dévorer ses entrailles par le remords et la honte de son manquement.

Les secondes s'égrenaient encore une fois lentement. S'il avait réussit à contrôler la réaction qui l'avait possédé à l'annonce d'Aragorn, il s'était fermé. La face dure, inexpressive, impitoyable. Celle de l'homme impitoyable, vivant et survivant seul contre tous. Il ne s'en rendit pas compte mais l'instinct de survie avait repris le dessus. Peut-être fut-ce ainsi qu'il montra pour la première fois par quels lieux il était passé devant Aragorn. Car ce-dernier était sans doute bien placé pour reconnaître et comprendre l'origine d'une pareille expression. Celle là il n'aurait jamais pu l'apercevoir chez le Maegaldar qu'il avait connu. Et c'était un indice inconscient qui pouvait soit faire réaliser au Roi le gouffre d'où avait du se sortir le dunadan, ou bien l'éloigner un peu plus refusant un homme qui osait avoir une telle réaction. Sa réaction pouvait fort bien diriger Maegaldar sur la route de l'échafaud, car ce n'était pas l'attitude qu'on aurait attendu d'un homme totalement repentant. Mais de cela il n'était pas conscient.
Et ces évènements avaient effacé en un souffle toute l'émotion qui l'avait envahi en retrouvant les terres gondoriennes, en foulant le sol de Minas Tirith, puis en retrouvant Aragorn. Ou plutôt le Roi Aragorn. Estel avait disparu, laissant la place au souverain.


"J'accepte."

La réponse avait jailli soudainement. Et brutalement aussi. Un mot seul, par là même sec. Posant ses mains l'une sur l'autre devant sa taille il montra qu'il était prêt à emboiter le pas à ses gardes. Il était prêt à les suivre d'un pas de félin. Silencieux. Conscient que beaucoup dépendrait de l'énoncé des fautes qui seraient jugées.
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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Ven 23 Oct 2009 - 10:17

Curieux, mais plus à la façon de quelqu'un qui lirait le dernier canard du coin plutôt que d'une personne bien présente, Vardë écoutait ce qu'il se passait, la tête légèrement penchée de côté.
Bêtement, peut-être, il aimait bien les procès. Etre un Elfe n'empêche pas de ne pas être toujours plein de compassion, et il trouvait un certain amusement dans le fait de voir les gens se faire casser du sucre sur le dos. Et puis, c'était un peu comme si de voir d'autres se faire juger atténuait la sentence de son propre banissement. Il se sentait moins seul dans son impression de bêtise monumentale.

Mais, bon, là, la situation différait un peu. C'était, si pas d'un ami, au moins d'un compagnon qu'il s'agissait. Et le jeune homme n'arrivait pas à décider s'il préférait que Maegaldar soit un homme considéré comme intègre et honnête, ou qu'il ne soit qu'un vagabond ayant vraiment renié son seigneur. L'une ou l'autre solution les éloigneraient.

Lorsqu'Aragorn leur adressa la parole, à lui et Legolas, le Moredhel se raidit. La demande le mettait particulièrement mal à l'aise, mais il ne savait pas du tout si ce serait mal pris s'il refusait. Il aurait bien fait valoir sa jeunesse, mais cela faisait tout de même une vingtaine d'années qu'il était majeur pour un Elfe.
Visiblement gêné, l'adolescent, malgré le petit goût amer que cela lui procurait, fit ce qu'il faisait le mieux: se défiler en remettant la responsabilité à quelqu'un d'autre.

En baissant la tête d'un air humble, Vardë répondit dans un chuchotis presque inaudible.


"Je suivrai le choix de mon Prince."

Puis, Maegaldar accepta. Ah, la peste soit de ce rôdeur! Quel fichu téméraire! Un peu trop honnête, peut-être...
Tout adolescent qu'il était, le jeune Elfe avait très envie de le rabrouer comme un enfant. Par tous les Valars! Lui aussi avait un jour fait le choix de ne pas franchement arranger son sort, et il en avait appris qu'il valait mieux avoir une conscience salie qu'une vie brisée. Et, mine de rien, ce n'était même pas ce qu'il aurait souhaité à son pire ennemi.

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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Mar 3 Nov 2009 - 18:36

Lorsque Maegaldar fit connaître son approbation, le Roi ne bougea pas même un sourcil et quand les témoins acceptèrent de siéger [HJ:nous dirons que Legolas a accepté aussi pour gagner du temps Razz], Aragorn leur lança un sourire reconnaissant mais un peu crispé.

Il dit en désignant son trône et les trois fauteuils que l’on venait d’y installer à la hâte:


Elessar : " Fort bien, nous allons donc siéger. Par ici je vous prie. "

Avec solennité, il se dirigea vers son trône et désigna de la main les places de chacun : Légolas et Vardë à sa droite et le Garde de la Citadelle à sa droite.
Le garde des sceaux se tenait debout, à droite du Garde, tenant à la main le sceau royal qui entérinerait la décision du tribunal extraordinaire du Gondor. A gauche de Vardë se tenait un greffier avec sa plume et son écritoire, prêt à immortaliser l’instant dans le parchemin et à rédiger le rendu du tribunal.

Aragorn s’assit, toujours aussi majestueux et privé de toute émotion apparente. Un page lui apporta son épée qu’il saisit avec fermeté. Il la câlat entre ses genoux, la tenant par la garde, la pointe piquant le sol marbré.

Il regarda à droite et à gauche pour s’assurer que toute la cour était prête puis, brisant le silence de cathédrale qui s’était installé depuis quelques secondes il dit d’une voix puissante :


Elessar : " La cour du tribunal extraordinaire du Gondor siège désormais ! Greffier ?"

Le greffier se leva et dit d’une voix lente :

Greffier : " Siègent à la cour en qualité de témoins étrangers, le Prince Légolas des Elfes de la Forêt Noire et son affidé Vardë de la Lorien dit « le Moredhel ». Siège à la cour en qualité de témoin du corps l’officier Varamir de Dol Amroth, cousin d’Imrahil et membre du corps des Gardes de la Citadelle.

Dans le royaume du Gondor, en ce jour de … [HJ: j'ai pas la date whistle ]du quatrième âge de la Terre du milieu sous le règne du sage et puissant Aragorn Elessar du Gondor et de l'Arnor."


Quand le greffier eut fini d’égrener les noms des témoins, Aragorn reprit la parole :

Elessar : " Je vais énoncer l’acte d’accusation, que Maegaldar s’avance. "

Deux gardes avaient pris place aux côtés de Maegaldar pendant tous les préparatifs. Ils ne faisaient absolument rien d’autre que se tenir symboliquement près de lui, signifiant par là l’état de prévenu du rôdeur.
Lorsque Aragorn l’appela à se présenter, l’un des gardes tendit la main à l’endroit précis où la justice royal entendait que Maegaldar se tînt pendant son procés, invitant ce dernier à s’y rendre.



[HJ : Je laisse Maegaldar réagir, si Légolas ou Vardë ont envie de réagir aussi qu’ils n’hésitent pas mais je répondrais dès que Maegaldar aura posté.
Voici comment le procès va se dérouler : une fois énoncé l’acte d’accusation, qui est aussi un résumé de l’affaire, les questions commencent.
Le roi pose la première, Maegaldar répond. Une fois qu’il a terminé soit je repose une question, soit je passe la parole à un témoin (ce que je vais certainement faire) qui dès lors est invité à poser sa question. Maegaldar lui répond et le roi reprend la parole pour la donner au suivant etc. Ce jusqu’à épuisement des questions, à savoir : 3 pour le Roi, 1 par témoins étranger et 2 pour le garde de la citadelle (donc moi Mr.Red ). Je peux refiler une question à un joueur si ça le tente, dite le moi en HJ si c’est le cas.

Bien sûr ceux qui ne posent pas de question peuvent toujours poster s’ils ont envie d’indiquer leurs sentiments, mais par défaut on considèrera que celui qui doit poster est soit Maegaldar, soit celui qui pose la prochaine question, soit le Roi.
Je reprends donc toujours la parole après Maegaldar pour diriger les débats.

Une fois la séance des questions close, le roi invitera les témoins à lui chuchoter leur jugement à l’oreille l’un après l’autre.

Une fois terminé, le Roi rend le verdict. J’espère que cette organisation convient à tout le monde.
A toi Maegaldar, sur la sellette ! Mr. Green]

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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Mer 4 Nov 2009 - 21:34

Le choix était fait, la décision prise, et les évènements étaient lancés. Le regret, l'hésitation ou l'appréhension auraient été aussi inutile les uns que les autres et le dunadan les bannit de ses pensées. Sa vie était en jeu? Et bien qu'il en soit ainsi. Face à une menace pareille il ne connaissait guère qu'une attitude : concentrer toutes les fibres de son être sur la situation présente.

Il suivit les mouvements de chacun avec une insistance presque génante, croisant volontairement le regard de chaque protagoniste du procès de sa survie pendant quelques longues secondes une fois qu'ils étaient en place. Les gardes qui vinrent l'encadrer n'échappèrent pas à la règle. Tout autant que la salle du trône où se déroulerait la cérémonie.

Des bannalités... Le greffier énonçait son rituel. Maegaldar en profita pour fixer à nouveau chacun de ceux qui allaient s'exprimer pour ou contre lui. Il devait se forcer à ne pas bouger, détestant sentir la présence des deux gardes de chaque côté, légèrement en retrait ainsi qu'ils étaient placés il ne pouvait les surveiller, même du coin de l'oeil, sans tourner ostensiblement la tête.

Puis vinrent les derniers mots d'Aragorn et le geste du garde de droite.

Aussi expressif qu'un rocher l'ancien membre de la Compagnie Grise s'avança en quelques pas mesurés jusqu'à la place indiquée. Tête droite et regard fier, il s'appliquait à ne pas être ni paraître impressionné. Et le nombre réduit des participants l'y aidait.

Il aurait besoin de ça pour ne tressaillir à aucune des accusations qui serait énoncée.
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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Ven 15 Jan 2010 - 2:29

[HJ : un retard effroyable, des jours entiers passés dans des contrés obscures à croiser des signaux et des corrélations impossibles. Bref je n'ai pas d'excuses valables à mon retard, mais je suis heureux que Maegaldar a la vertu la plus utile en ce monde: la patience. Je ne l'en apprécie et ne l'en admire que plus ! Je poursuis donc le procès, et je promets, mais que valent les promesses d'un guignol, d'être plus prompt pour la prochaine réponse _aragorn ]

Le roi prit une profonde inspiration. Il ravala toute la sympathie qu'il pouvait éprouver en cette heure pour Maegaldar, cet ancien compagnon d'arme et toisant le rôdeur de la majesté qu'une longue pratique du pouvoir avait sertie en lui, il dit :

Elessar: " Maegaldar Anertoar, tu comparais devant cette cour pour des manquements multiples à tes devoir et à ta parole.
En tant que membre de la compagnie grise, tu es primement accusé de parjure, pour avoir autrefois fait serment de loyauté à la dite compagnie et à son chef. Serment sacré dont on ne se libère que par la mort ou avec l'assentiment de son maître. Tu es accusé d'avoir bafoué ce serment en désertant juste après la victoire de la Porte Noire.

Tu secondement accusé d'avoir donné ton épée à servir ta propre cause alors qu'elle ne t'appartenait plus dès lors que tu étais sous le serment qui te liait à ton Roi. Vengeance n'est point justice.

Et enfin, ce qui est à nos yeux le plus grave et qui relève de la peine capitale, tu es accusé d'avoir trahi le Gondor ton royaume et Aragorn ton suzerain pour son ennemi lors de la guerre dite de Galdarith, tandis que le Roi était prisonnier en Pays de Dun. La cour produira devant tes yeux les témoignages qui t'ont vu, honte sur toi, commandant les armées du félon d'Ithilien et tu devras en répondre devant cette cour. "


Après l'énoncé de cet acte d'accusation qu'Aragorn murissait soigneusement depuis quelques minutes, il laissa quelques secondes à Maegaldar pour absorber la chose et il reprit d'une voix moins solennelle :

Elessar: " Je te pose ma première question, Maegaldar:

Qu'est-ce qui peut faire qu'un Dunedain parmi les plus braves et les plus fidèles, un homme pour qui un serment est l'acte le plus sacré, décide un jour de se retourner contre son prince et se parjurer ? "


[Hj: j'ai noirci le tableau avec les faux-témoins de derrière les fagots, histoire de... faire des histoires Mr. Green
J'espère que ça convient à tout le monde.
Maegaldar tu peux broder comme tu veux à partir de ces histoires, à brodeur, brodeur et demi Razz
D'ailleurs si tu as besoin d'infos sur Galdarith ou sur cette histoire de captivité, n'hésite pas à te référer à ma propre biographie.]

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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Ven 15 Jan 2010 - 12:38

[Je prendrai mon tour plus tard car je trouve ça un peu incohérent de coller ma question juste après celle du roi alors que Maegaldar n'a pas répondu. J'enchainerai après, toujours pas soucis de vraisemblance. Bref, je parlerai quand on me le dira Mr.Red]

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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Dim 17 Jan 2010 - 16:24

De violents coups de burin sur l'enclume de sa volonté. Ainsi résonnèrent les accusations du Roi dans l'esprit du dunadan. Il lui fallut toutes ses ressources pour ne pas tressaillir devant l'énoncé de ces fautes, fautes qu'il n'avait cessé de se reprocher depuis l'heure où il avait pris sa décision de revenir là où était sa place.

Pourtant la dernière fit tomber en éclat sa belle maitrise.

"Et enfin, ce qui est à nos yeux le plus grave et qui relève de la peine capitale, tu es accusé d'avoir trahi le Gondor ton royaume et Aragorn ton suzerain pour son ennemi lors de la guerre dite de Galdarith, tandis que le Roi était prisonnier en Pays de Dun. La cour produira devant tes yeux les témoignages qui t'ont vu, honte sur toi, commandant les armées du félon d'Ithilien et tu devras en répondre devant cette cour. "

Ses yeux s'écarquillèrent d'incrédulité, toute chaleur fuyant son corps. Sonné il écouta le Roi poursuivre son énoncé. Mais à peine ce dernier eut-il fini, à peine sa voix s'éteignit, qu'une bouffé de fureur indescriptible monta dans la gorge du dunadan. Comment osait-il?! Qui avait donc osé l'accuser ainsi de trahison pour se couvrir ou pour toute autre raison obscure?! Comment Aragorn pouvait-il croire un seul instant ce tissu de fourberie? Par Elendil jamais il n'aurait pu ne serait-ce que prendre une petite part à cette histoire dont il avait à peine entendu parler durant son voyage de retour. Tout son être flamboyait de fureur devant cette accusation injuste.

Toutefois il était jugé par le Roi son seigneur. Aussi sut-il se contenir jusqu'à ce que ce-dernier pose sa première question. Question qui elle était justifiée. Soufflant profondément pour retrouver un calme qui ne cessait de vouloir le fuir il s'appliqua à y répondre d'une voix maitrisée.


"Que m'en soient témoins les Valars, mes aïeux et la digne et haute lignée d'Elendil, jamais par ma vie je ne me suis retourné contre mon Prince. Mes félons accusateurs n'ont fait que répandre du poison en se servant de mon nom alors que je n'étais pas là pour le défendre."

Ces mots furent comme une libération. Il laissa planer une pause afin que tous puissent lire la vérité dans son regard.


"J'admettrais pourtant, et ce sans nulle protestation, m'être parjuré car j'ai déserté les obligations auxquelles mon serment m'astreignaient. Mais jamais ce ne fut pour agir, même à la plus petite échelle, contre mon Seigneur et mon peuple.

Cela s'explique ainsi : une fois la victoire acquise à la Porte Noire, j'ai obtenu l'autorisation de votre Altesse de repartir pour l'Arnor où je souhaitais retrouver mon mentor, Maevar, ainsi que ma mère, seule famille qui me restait alors. J'avais grandement souffert des pertes subies durant la guerre et avais le besoin vital de retrouver ces deux êtres fondateurs de mon existence. Aussi lorsque je découvris que l'Arnor dévasté par les brigands les avait vu perdre la vie, je fus pris d'une peine abyssale à laquelle seule une rage plus noire que la plus profondes des grottes de l'Ephel Duath me permit de survivre. Il n'y avait plus de place dans mon coeur pour un autre sentiment.
Je me mis à parcourir l'Arnor la lame au point, massacrant tout orc et brigand dont je parvenais à retrouver la trace. Puis, le coeur toujours aussi broyé, je me mis en route pour le lointain Est, l'Ouest m'étant trop douloureux à contempler. J'ai ainsi voyagé sur des centaines de lieux, sans doute plus. Alors oui j'ai offert ma lame au plus offrant, m'abaissant à une besogne par trop ignoble, faillissant à mon serment.
Mais ce ne fut jamais à moins de nombreuses centaines de lieues du Gondor ou de l'Arnor.

Si j'ai failli à mon devoir, ma loyauté n'a pas faillie."


Il n'aurait pas été juste de dire que Maegaldar sut garder sa maitrise de soi intacte durant ce récit. La charge émotionnelle restait encore forte malgré toutes ces années écoulées. Toutefois il sut rester digne. Et c'était, pour lui, une première victoire.
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Aragorn II Elessar



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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Sam 6 Fév 2010 - 4:18

Aragorn écouta Maegaldar avec le front soucieux. Son attention était d’autant plus profonde que chaque mot prononcé pouvait mener l’ombrageux prévenu ou au salut ou bien au supplice.
Lorsque le rôdeur eut achevé sa réponse, le roi déclara d’un ton sévère :


Elessar : « Nous respectons les divinités auxquelles tu fais appel, tout comme la lignée d’Elendil dont nous sommes tous deux issus, mais il te faudra plus que leur invocation pour me convaincre de ton innocence en ce qui regarde la trahison. Mais laissons cela pour le moment et avançons sur ce que tu soulèves. »

Le Roi se dandina quelque peu sur son siège avant de poursuivre d’une voix moins dure mais pas moins solennelle :

Elessar : « J’entends bien ton récit et je partage ta souffrance dans ce qu’elle a de plus cruelle. Nous avons tous beaucoup souffert de la guerre, nombre d’entre nous qui sommes là aujourd’hui pleurons encore ceux qui furent perdus.
Mais la compassion n’est plus notre affaire, car nous sommes le Roi et il existe des édits promulgués par notre autorité qui interdisent et criminalisent la vengeance privée. [HJ :j'aime parler à la première personne du pluriel, ça fait monarque Razz]
Je me souviens avoir ouïe dire par le Sénéchal de l’Arnor qu’on avait retrouvé des corps mutilés d’homme et d’orcs qui semblaient être l’œuvre d’une seule épée, cependant le souvenir m’en est vague, cela fait plus de quinze années maintenant et je n'avais pas encore été captif en pays de Dun.
Je vais faire quérir dans les archives royales les lettres du Sénéchal ainsi que la copie de l’édit. Les dates de ces pièces éclairciront certainement notre jugement.
La question de ta culpabilité sur ce point est donc affaire de droit : si les lettres sont antérieures à la publication de l’édit, tu ne seras pas criminel légalement mais la cour se gardera le droit de juger le crime moral que cela constitue et le châtiment que tu mériterais pour celui-ci. De la même manière, si les lettres sont postérieures et que tu es coupable légalement, alors la cour se réserve le droit de t’absoudre si elle considère que tu étais moralement en droit de faire ce que tu as fait.»
[Hj : en gros quoi que disent les papiers, tout dépendra de comment ta tête revient aux jurés Mr. Green ]

Le Roi leva la main et désigna la porte, ce qui signifiait que l’on devait aller chercher les pièces en question. Un page se précipita et manqua de trébucher en glissant sur le marbre, ce qui eut pu sembler comique si la vie d’un homme n’était pas en jeu.

Revenant à Maegaldar, Aragorn dit :

Elessar : « Je donne à présent la parole au témoin de ton corps, Varamir de Dol Amroth. Varamir à vous la parole »

Varamir était un homme aux yeux gris, à la chevelure blond cendré. En dépit de son haut rang, il gardait toujours un petit air malicieux que la gravité d’aucune circonstance ne parvenait à effacer, celle-ci pas plus que celle d'un retour de Sauron.

Il parlait d’une voix que l'on pourrait qualifier de parente "précieuse" de celle du fameux prince du même nom :


Varamir : « J’ai résolu de ne vous point mentir Maegaldar Anertoar, ni à vous, ni à cette cour. Aussi je dois vous dire que mes préventions à votre égard sont grandes, même si vos yeux farouches ne semblent pas mentir.
Je ne peux point oublier les honteuses comptines que l’on chantait sur votre nom lorsque vous abandonnâtes jadis le Roi et le peuple du Gondor.
Le respect qui touche votre statut d’accusé m’interdit de chanter la plus fameuse, mais son air que ma gouvernante d'extraction vile avait pour coutume de me chanter, berça mon enfance et ne quitte plus mon esprit depuis que j’ai ouï votre nom. J'en suis confus. (*)
Enfin, les chants sont l’apanage du bas peuple et la terre celui des nobles bien nés. Tant qu’ils chantent, ils ne contestent point l'impôt, ce qui est d’un grand bénéfice pour nous qui sommes l’éli… »


Le Roi toussota légèrement, indiquant que la digression devait s’arrêter là. Il fut entendu.

Varamir : « Donc excusons les pour cette fois. D'autant plus aisément que la dérision fit bientôt place à la peur lorsque l’on raconta qu'un ancien Dunedain s'était enrôlé dans les armées du félon Galdarith et qu'un certain Maegaldar était un des chefs sanguinaires revêtant l’armure noire des Numénoriens de Sauron. De noires légendes s'attachèrent alors à ce nom, bien que sa courte, mais néanmoins sanglante carrière se termina sous les tombereaux de neige d'une avalanche audacieusement déclenchée par l'alliance des peuples libres lors du passage de son armée sur le col des monts brumeux. (**)
J’ai écouté votre récit Maegaldar et quelques points me semblent mériter des éclaircissements. J'ignore si ce Maegaldar et vous êtes le même individu, mais si j'en juge par votre tempérament et ce que vous nous avez narrés sur vos sanglants exploits contre les brigands et les orcs, cela ne me semble pas improbable.
Se donner au plus offrant est une chose, vil et digne du dernier des va-nus-pieds mais bon... S’offrir à un traître à son Roi en est une autrement plus grave. Je crois comprendre que vous niez vous être enrôlé auprès du traitre d'Ithilien, admettons que ce soit vrai.
Alors je voudrai savoir pourquoi un fier rôdeur à l’âme trempée comme l’acier, un membre de la compagnie grise ayant participé à la bataille de la Porte Noire, a du attendre presque vingt ans pour reparaître devant son souverain et demander sa justice ? N’est-ce pas là le comportement honteux d’un fieffé coupable exilé brusquement saisi du mal du pays ? Comment expliquez-vous, autrement que par un dérangement de l’esprit, qu’un tel brave puisse se comporter comme le ferait un coupable ?
Qu’avez-vous donc rencontré aux cours de vos errances qui pût ainsi vous détourner de lui et de sa magnanimité pendant si longtemps ? »


Pendant que Varamir posait sa question, un scribe s’était silencieusement glissé près du Roi et lui avait mis dans les mains des morceaux de parchemin en lui chuchotant quelques mots à l’oreille. Aragorn opina silencieusement. Il était trop tôt pour qu’il s’agisse déjà des lettres de l’Arnor, probablement quelque chose d’autre…

(*) La comptine en question était du genre :
« Qui a peur même du brouillard,
C’est Maegaldar Aner-couard
Qui fuit devant un miroir
Toujours lui Maegaldar
Qui donc à la porte noire (là où il n'y a aucun espoir...)
Est arrivé tellement en retard,
Allourdi par son falzar
Rempli de la substance du couard ?
Evidemment, c’est Maegaldar »

Affreux pas vrai Mr.Red , j'en ferai une autre à ta gloire, promis.

(**) épisode célèbre de la guerre de Galdarith, passé aujourd'hui dans la légende.

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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Sam 20 Fév 2010 - 17:44

[Hrp : Mdr ! Très beau texte !]

La longue tirade du Roi puis celle du fameux Varamir furent riches d'enseignement pour le dunadan qui en appris beaucoup. Non seulement la mention qu'Aragorn avait été captif un temps lui était nouvelle, mais il fut fait également mention de plusieurs points de loi qui étaient profondément nouveaux pour lui. Là où il avait vécu pendant ses années d'exil, il n'y avait guère de règles concernant la moralité des actes commis.

Et sans doute ce qui lui fut le plus dur à encaisser, la révélation par Varamir que sa fuite avait été chose ébruitée et connue par le peuple, alors qu'il croyait que nul gondorien, ou si peu, ne le connaissait.

En vérité le ton et la moquerie qui transpiraient dans les paroles du "témoin de son corps" furent des affronts pour Maegaldar. Seule l'importance du moment lui donnèrent la force de faire taire son bouillant instinct et de rester impassible. Après tout il était jugé et avait sans aucun doute mérité ces mots. Et puis cela risquait d'être son lot quotidien, si seulement il sortait vivant de ce jugement.

Néanmoins son opinion de Varamir fut rapidement établi à une hauteur abyssale.

"est une chose vile et digne du dernier des va-nu-pieds"..."S’offrir à un traître à son Roi en est une autrement plus grave"..."admettons que ce soit vrai"..."comportement honteux d'un fieffé coupable exilé brusquement saisi du mal du pays"..."expliquez-vous autrement que par un dérangement de l'esprit"...

Pendant des années il avait répondu à de pareils sarcasmes d'un mouvement froid et sec de sa lame. Mais autres lieux autres mœurs, il devait réapprendre la patience, la tolérance, le contrôle de soi. Et il en avait la volonté.
Aussi fut-ce d'une voix maitrisée, quoiqu'au début glaciale, qu'il répondit aux questions du témoin de son corps.


"Pendant quinze ans et non vingts années me suis-je écarté de la voix que je n'aurais jamais du occulter.

J'ai donc d'après vous, Varamir de Dol Amroth, le comportement d'un coupable ? Et bien certainement. Car coupable d'avoir manqué à mon serment et à mes obligations je le suis et ne puis ni ne chercherais à le nier.
Toutefois si j'ai manqué à mon serment je n'ai nullement agi contre la fidélité que j'avais promise.

Quant à vos questions, la réponse est simple, bien que profondément honteuse. Pendant toutes ces années mon esprit semblait s'être éteint. Tout sentiment, toute flamme de vie semblait l'avoir déserté. La douleur m'aveuglait et m'empêchait d'y voir clairement. Je ne pouvais plus supporter de contempler ces terres et leur souvenir. Mon esprit était dévoré par un poids que je ne parvenais pas à supporter. Ce fut la raison de mon exil.
Vous parlez de dérangement de l'esprit? Peut-être en était-ce un car je fus incapable d'être fidèle à ma parole, aveuglé par ma souffrance. Toutefois si mes exactions furent honteuses ce ne fut jamais contre un homme de mon peuple, ni ami de mon peuple ou de mon roi.

Et ce n'est pas un mal du pays qui m'a ramené en Gondor pour reprendre piteusement ma place de jadis. Seulement la mention de mon Roi dans la contrée où je me trouvais il y a presque une année m'a rendu tous mes souvenirs comme un coup de fouet. Je me suis vu, misérable mercenaire, et me suis rappelé mon allégeance, enfin libéré du spectre étouffant de mes pertes. La honte qui m'a assailli me poussait à m'enfuir toujours plus loin mais cette fois-ci j'ai refusé cette solution plus facile d'une vie piteuse. Depuis ce jour, sans relâche, j'ai voyagé jour après jour en direction du Gondor pour assumer mes actes et mes erreurs.
Et si vous croyez Varamir de Dol Amroth, que cette solution était aisée, que ce choix était celui d'un criminel saisi du mal du pays, croyez bien qu'il n'en ait rien et qu'il m'aurait été bien plus facile de rester dans ces contrées sauvages que de revenir affronter ces incessants regards moqueurs ou méprisants et un jugement qui peut m'être fatal."


Le mouvement du scribe n'avait pas échappé au dunadan mais il l'avait délibérément ignoré, concentré sur sa réponse à Varamir. Une fois celle-ci faite, il regarda à nouveau Aragorn prêt à subir l'effet que ses franches paroles pouvaient avoir sur son suzerain.
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Aragorn II Elessar



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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Mar 25 Mai 2010 - 16:19

[Après des mois de patience, la réponse survient enfin. Du fond des âges ]

Varamir regarda le roi qui lui fit comprendre de la tête qu'il pouvait réagir. Varamir déclara:

Varamir : " Si je ne devais me fier qu'à vos mots et à votre voix, je dirai que je vous crois, homme du nord. Je ne perçois guère de malice dans vos paroles, j'y vois plutôt la souffrance d'un homme que la vie a privé de son rang. Ce qui est le pire qui puisse arriver, assurément. Avec la permission du Roi, je souhaiterai garder ma prochaine question pour plus tard. "

Le roi enchaîna immédiatement.

Elessar : " Permission accordée. Je reprends la parole et je vais te poser ma deuxième question Maegaldar. Cette fois nous allons aborder le fond de la question sur laquelle tu joues ta vie. La trahison. "

Il brandit devant lui les parchemins poussiéreux qu'on lui avait apportés pendant l'échange entre Maegaldar et Varamir. Il dit:

Elessar : " J'ai ici deux comptes rendu datant de l'époque de la guerre de Galdarith. L'un concerne la fameuse bataille des hauts sommets où l'armée du traitre a été ensevelie sous des tombereaux de neige.
A la tête des armées, il y est fait mention, je cite, d'un " général de haute stature portant l'armure noire frappé de sang de Sauron ainsi que d'un broche étincelante retenant sa cape". Le scribe a transcrit également le témoignage d'un capitaine du Gondor qui dit que..."


Aragorn se figea brusquement et se pencha pour lire.


Elessar : " Au matin du 5 janvier an V, je vis s'approcher en tête aboyant des ordres à ses chiens orcs un homme capé de noir. Il avait la stature, les yeux cruels et profonds de" difficile à lire... Il manque des lettres, mais il semble qu'on puisse lire " M_egala_ Ertonar".
Voilà qui est singulier. J'aimerai que l'on retrouve ce capitaine, qu'il puisse dire s'il s'agit ou pas du même homme que celui qui se présente à nous ce jour."


Le scribe se pencha et chuchota quelques mots à l'oreille du Roi qui fit une grimace.

Elessar : " On me dit qu'il est mort voici trois années. Nous n'avons pas de chance... "

Bien qu'il fît tout pour ne pas le montrer Aragorn se trouvait quelque peu ébranlé. Une stature, une broche, des yeux cruels et un nom mal orthographié ne suffisent pas pour forger une conviction de culpabilité. Il tendit la pièce à Légolas pour qu'il puisse l'examiner puis se pencha sur la seconde.

Elessar : " La seconde pièce rapporte un fait qui s'est produit le 28 décembre de l'an IV de la fin de Sauron. Un homme vêtu comme un Dunedan aurait été vu en train de piller une caravane de vin en provenance d'Esgaroth à destination du palais du Roi Thranduil. Le témoin, un homme du Gondor qui voyageait avec les marchands, précise qu'il "commis des actes de grandes cruautés dont il ne pensait capable qu'un bestial orc ". Le Dunadan en question aurait déclaré: " Tremblez vermines et gravez dans vos âmes le nom de votre maître Magaldar Arnortar" ou "Maegaldar Anertoar". Il y a un pâté, difficile de distinguer le mot qui revient trois fois dans le texte, à chaque fois orthographié différemment. "[les scribes du Gondor sont nuls Mr. Green]

Encore une fois il passa la pièce à Légolas. Il fit signe à un scribe de venir et lui chuchota quelques mots à l'oreille. En inclinant la tête le scribe courut vers la porte.

Après avoir fait passer les pièces à l'ensemble du tribunal, un garde les donna à Maegaldar pour qu'il les put voir. Le roi lui demanda d'un ton plus léger, car il sentait l'affaire en passe de se dénouer, même si une dernière vérification s'imposait:


Elessar : " Alors voici ma deuxième question: qu'as-tu à répondre devant ces pièces ? Subsidiairement pour éclairer la cour, te souviens-tu du lieu où tu te trouvais à cette époque ? "


[la solution est dans le texte, un smiley de victoire à celui qui trouve Razz ]

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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Dim 4 Juil 2010 - 18:29

Maegaldar était partagé entre indignation, colère, et amertume. Son nom avait visiblement était connu de bien plus que ce qu'il ne croyait. Lui qui pensait n'avoir jamais été plus qu'un manteau gris, un rôdeur errant l'arme au poing, simple membre de la compagnie grise parmi les autres aux yeux du commun des mortels, voilà qu'il s'apercevait qu'il n'en était rien. D'une part le peuple du Gondor avait composé des textes ignominieux à son égard, mais en plus il s'avérait que toutes sortes de rumeurs plus mensongères et dégradantes les unes que les autres avaient pris naissance à partir de son nom.

Mais la rage qui avait couvé en lui pendant toutes ces années s'était suffisamment apaisée pour qu'il resta maître de lui même. Fidèle à son attitude depuis le début du jugement, il conserva une expression impassible, quoique des éclairs brillèrent dans ses yeux.

Lorsque les parchemins parvinrent jusqu'à lui, il les décrypta attentivement, n'apprenant rien de plus que ce que son Roi en avait dit, mais gravant le mieux possible cette écriture dans sa mémoire. Entreprise vaine sans nul doute, mais qui n'en restait pas moins instinctive.

Rendant alors le parchemin à l'un des deux gardes il répondit fièrement à son suzerain. D'un ton teinté d'un léger mépris envers les accusations dont les scribes l'avaient accablé, mais qui n'avait jamais encore été aussi serein.


"A ces questions je répondrais ceci : ces accusations sont fausses, sans fondement aucun.
Jamais je n'ai levé mes armes contre un serviteur du Gondor. J'aurais préféré mourir que de servir ce fameux Galdarith à propos duquel j'ai entendu quelques récits depuis mon récent retour. Même alors que ma souffrance m'aveuglait je n'aurais pas souffert le plus court instant de servir un tel être. Je ne suis jamais allé à l'encontre de mon serment. Bien que je sois conscient d'y avoir failli par mon absence.

Quant à la seconde accusation, je n'ai pas non plus entrepris un quelconque acte de pillage des propriétés de nul homme libre habitant à l'ouest des contrées désertiques du Rhun. Que ce soit aux confins de la Forêt Noire, dans les terres sauvages de L'Eriador ou dans les royaumes du sud. Si pendant deux ans j'ai fait coulé le sang en Eriador, ce ne fut que celui de brigands et fuyards orcs et gobelins qui erraient, désœuvrés, tuant et pillant à volonté.

Et je rajouterais ceci : comment aurais-je pu dans le même temps commander une armée qui devait se situer à proximité de montagnes si j'en crois le nom qui fut donné à cette bataille, tout en pillant en solitaire une caravane du côté de Dale à peine 9 jours plus tôt ?
Ni l'un ni l'autre ne furent de mon fait.

Où étais-je alors? Après avoir erré deux ou trois années entre l'Eriador et les Monts de Fer, je suis parti en direction du nord est. En l'an V du quatrième Age je devais me trouver, quoique ma notion du temps à cette époque soit plutôt floue, dans une terre sauvage que les habitants nommaient Carxkok. Une terre sèche sur laquelle des amas de collines succédaient à de larges plaines à l'herbe jaune et rase. Une terre déchirée par d'incessantes luttes entre une multitude de seigneurs de guerre.

Je n'ai jamais vu mention de ces terres sur aucune carte gondorienne, arnorienne ou de l'Ouistrenesse, aussi je doute que ces informations vous éclaire grandement. Néanmoins est-ce ma réponse à vos questions.

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Aragorn II Elessar



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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Dim 18 Juil 2010 - 18:05

Aragorn avait l'air songeur, ses yeux bleus semblaient scruter les terres qui furent le théâtre du conflit avec Galdarith dont il était question. Il les connaissaient bien pour les avoir longtemps parcourues en tous sens.
Il dit d'une voix un peu moins dure que jusqu'ici :

Elessar : " J'ai un avantage unique par rapport aux autres rois : avoir été un rôdeur me donne une parfaite connaissance de mes terres et des distances qui les séparent. Il est exact que neuf jours pour traverser la forêt noire et atteindre les contreforts des monts brumeux est un peu court... Les deux "Maegaldar" mentionnés dans ces documents ne peuvent pas, en toute raison, être le même homme. "

Sa voix se raffermissant à nouveau :


Elessar : " Cela dit, rien ne prouve encore de manière définitive que tu n'aies pas été l'un d'eux. Tu dis avoir été au delà du pays des Orientaux, dommage que tu n'aies pas des témoignages ou des preuves pour étayer tes dires...
Cependant, sur l'identité du capitaine qui commandait l'armée de Galdarith à la bataille de la neige
[hj: pas d'histoire de boules de neige, précisons Mr. Green ], peut-être que celui qui commandait les armées du monde libre pourrait nous éclairer. Une chance que nous l'ayons parmi nous.
Prince Légolas fils de Thrandhuil de la Forêt noire, vous qui commandiez nos troupes, que pouvez vous nous dire à ce sujet ? J'en profite également pour vous donner la parole afin que vous posiez la première question des représentants étrangers. "


[HJ: j'espère que vous admirez l'art de la transition Cool ]

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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Mar 27 Juil 2010 - 13:26

[Je laisse Legolas répondre en premier... Je n'ai pas grand chose à écrire pour le moment.]
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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Sam 31 Juil 2010 - 11:53

    Legolas, au fur et à mesure que le Roi parlait, même pour accabler plus encore Maegaldar, retrouvait un peu de sa superbe. Peut-être qu'il s'agissait du mystérieux effet de ce lieu souverain, qu'était le palais de Minas Tirith, ou alors de la voix tranquille et assurée de son ami Aragorn, qui rappelait à l'elfe ce qu'il avait été. Une petite transformation s'opérait donc chez lui : il se tenait plus droit, son port de tête recouvrait son côté altier et son visage semblait soudain beaucoup moins ravagé par les quinze années (NDLR : vingt ? on ne sait plus trop... Mr.Red) qui s'étaient écoulées.

    Attentif à la moindre parole du souverain, ses yeux brillaient de cette lueur aiguisée, qu'on lui avait connue jadis. Ses pensées le ramenèrent à la guerre de Galdarith. Étonnamment, il ne pensa pas aux temps cruels qui l'avaient immédiatement suivie, mais aux événements d'alors. À cette fameuse avalanche et aux tractations qui s'en étaient suivies. Ces événements étaient toujours quasi entourés d'une brume mystique pour Legolas. Il se rappelait pourtant avoir mené au combat les armées du monde libre mais il se demandait toujours par quel étrange enchaînement de causes il s'était retrouvé à cette place.

    Lorque Maegaldar fut accusé d'avoir participé à l'assaut, il fronça une fraction de seconde ses fins sourcils. Souvenirs teintés de mystique mais point aussi brumeux pour qu'il ne se rappelle ppas les vilaines faces des généraux et de tous les meneurs qu'il avait dû affronter. C'était tout simplement grotesque d'imaginer le dunedain à la place de ces gens douteux qui s'étaient alliés à Galdarith. Il se souvint de justesse qu'il ne pouvait interrompre le Roi, et ravala son objection. Viendrait le moment où il pourrait livrer ce qu'il savait de tout ceci.

    Après que son compagnon de route se fut exprimé sur la question, Aragorn lui donna la parole au fils de Thranduil, fort à propos et il put mettre des mots sur la pensée qui le tenaillait depuis vingt bonnes minutes :


    - Je puis affirmer, sans l'ombre d'un doute, que Maegaldar Anertoar n'a pas pris part à la guerre de Galdarith, et sûrement pas du côté de ce fourbe. J'étais là lors de l'assaut, ainsi que lorsque fut signé le traité de paix et je me souviens de chaque visage. Maegaldar ne peut être coupable de cette infamie.

    Il ponctua sa réponse d'un regard assuré vers le Roi, pour signifier que si son allure souffrait de quelque désordre, sa mémoire, elle, était parfaitement claire. Le fait qu'il soit sollicité dans cette affaire où la vie de quelqu'un dépendait de ses réponses l'avait de nouveau ancré dans la réalité. Il semblait qu'il avait laissé ce Legolas perdu dans ses noires pensées à la porte du palais. Il le retrouverait bien assez tôt...
    Il prit une légère inspiration et tourna son regard bleu foncé vers Maegaldar :


    - Ma question sera simple. Maegaldar, si vous pouviez remonter à l'aube du choix qui vous éloigna de votre devoir et de votre souverain, vos actes seraient-ils différents ? Choisiriez-vous une autre voie ?

    Il laissait ici la possibilité au repentir de s'exprimer une nouvelle fois. Un homme, même perdu, qui se repent sincèrement de ses erreurs est un homme neuf. Toutefois, Legolas ne connaissait pas bien l'histoire du dunedain et il ne pouvait être certain de sa réponse...

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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Lun 9 Aoû 2010 - 12:56

Le fait qu'Aragorn se plonge dans ses pensées pour se remémorer le voyage qu'il fallait entreprendre pour traverser la Forêt Noire et se rendre aux Monts Brumeux rappela à Maegaldar le temps, qui apparaissait si lointain en ce jour, où ils n'étaient que des vagabonds, des "rôdeurs" craints par ceux qu'ils protégeaient, errant de miles en miles sans ne s'établir longtemps en un même lieu. Il se rappela de la transition qui avait paru en Aragorn lorsque la Compagnie Grise l'avait rejoint. La dernière fois qu'il avait eu la chance de l'apercevoir il n'était qu'un errant, le chef d'un peuple de bannis. Mais alors dans les Plaines de Rohan ils avaient retrouvé un roi, digne descendant des hommes de l'Ouistrenesse.

Ces souvenirs décrispèrent un peu l'expression de l'accusé. Acquiesçant après la confirmation du roi de ses propres dires, dont il ne doutait pas, il tourna son attention vers Legolas lorsqu'il fut interrogé. Il n'avait aucune certitude à son sujet. L'elfe qu'il avait côtoyé et respecté avant la bataille de Minas Tirith semblait avoir profondément changé, semblait être passé par de biens terribles épreuves.

Toutefois ses inquiétudes furent vite réduites au silence. Au ton de sa voix le dunadan pensa sentir que le prince elfique penchait plus du côté du pardon que de celui de la sentence mortelle.
Il inclina la tête à son égard lorsqu'il le disculpa de son prétendu rôle lors de la guerre de ce fameux Galdarith. Et dans ce même temps un étonnement grandissait en lui. Cet elfe, dont il avait un souvenir glorieux lors de la guerre des anneaux, avait mené les armées des Peuples Libres en tant que général... Sa majesté et sa poigne avait alors due être grande pour qu'un tel rôle lui soit confié. Quel terrible évènement avait pu l'abattre si fortement?

Mais en cette occasion la fierté de Legolas semblant revenir, Maegaldar oublia cette pensée pour répondre à la question de l'ancien général.


"A une telle question il me serait aisé de répondre définitivement : oui, j'agirais différemment si un tel choix était possible. Et pourtant ce n'est pas la réponse que je donnerais, car je me refuse de ne pas répondre en toute honnêteté, fut-ce pour protéger ma vie. Et cette réponse ne serait pas honnête. Comment peut-on savoir quelle serait notre réaction si l'on devait revivre le pire moment de notre vie je vous le demande ? A cet instant il observa un silence, regardant tour à tour les différents membres de l'assemblée dans les yeux avec une grande intensité.

Lorsque cette conjonction d'évènement s'abattit sur moi, toutes ces pertes provoquèrent un ravage intérieur semblable à ce qu'un terrible ouragan laisse après son passage dans les terres sauvages. Mon esprit était en ruine. Si je devais remonter à cette période, je ne sais si ma force serait assez grande pour ne pas perdre de vue mes devoirs. J'étais un arbre face à la tempête. Je fus déraciné. Mes racines sont plus profondes et plus robustes, ma volonté est encore plus forte. Mais comment saurais-je évaluer la force de ma résistance face à celle d'un ouragan dont l'évaluation de la force n'est qu'un souvenir ?
Je souhaite en tout cas ardemment que ma force ait suffisamment grandie pour rester dans le droit chemin si je devais revivre cet instant. Car ce qui s'est alors passé, je le regrette profondément. Et vous avez là ma plus sincère pensée.

Mais à présent que j'ai réussi à dompter cette peine et la honte d'un retour tardif, je crois pouvoir me maitriser mieux qu'alors. J'étais jadis quelqu'un de déterminé qui fut mis à mal par les multiples tourments d'une guerre. Aujourd'hui cette détermination sauvage s'est mué en une volonté de fer et une froide certitude. Si semblable évènement m'arrivait à nouveau, je suis fermement convaincu en mon for intérieur que, fort de cette expérience, je ne céderais pas et ne me réfugierais pas dans la fuite.


Son regard qui était progressivement revenu à Legolas au fil de sa réponse vint finalement choir sur Aragorn. Certes il était inquiet de e que pouvait provoquer sa réponse, mais il voulait montrer à son roi que sa franchise était entière, qu'il avait face à lui un homme qui brulait de se racheter, mais qui se refusait de la faire en jouant avec la vérité.

Il avait face à lui un homme qui avait failli une fois, mais qui n'était certainement pas un traitre et ne le serait jamais. Car son esprit n'avait rien en commun avec celui d'un homme retors.
Et en vérité quel mortel, voire même quel immortel, était infaillible?
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MessageSujet: Re: L'entrée monumentale de la Citadelle   Aujourd'hui à 0:48

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