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 Salle du Trone

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Galdarith



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MessageSujet: Salle du Trone   Mar 28 Juin 2005 - 16:36

Galdarith arriva a Minas Tirith au galop et laissa sa monture au premier cor de garde, puis monta niveau aprés niveau ( passant les multiples postes de gardes) pour finalement arrivé devant la tour d'ectélion et a la salle du trone, il fit aux gardes.

" Bonjour, moi sir Tarondur de Minar, intendant de l'Ithilien, haut fonctionnaire du Gondor sollicite une audiance auprés du grand roi."[/i]
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Galdarith



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Sam 2 Juil 2005 - 12:25

un garde partie annoncer Tarondur, et revint lui disant que le roi n'était pas disponible, pour qui que soit

" Je comprend garde, et bien quand vous le pourez porter ce courier a sa majesté royal"

il tendis une lettre au garde qui la prit

" Pardonnez moi pour ce dérangement, je m'en retourne en Ithilien a présent! bon journée"


il quita le niveau du roi, ce fit discret dans la cité et s'engagea dans une ruel sombre, frappa trois fois a une porte et entra

Sombre Affaire
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Aragorn II Elessar



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Ven 4 Jan 2008 - 3:33

[Ou l'art de ressusciter un vieux sujet d'il y a trois ans Mr. Green ]

Depuis un banquet bien mal conclu...

Si la Grande salle du trône des Rois du Gondor était toujours au même emplacement, elle avait tout de même singulièrement changé depuis le temps où les Grands Intendants la gardait.
Aragorn, devenu Roi, avait décidé de mettre fin à l'austérité morbide qui régnait dans ce lieu. Il avait fait déménager, dans une vaste allée d'un niveau inférieur, les statues des Intendants et des premiers Rois qu'il jugeait trop grandes et trop blanches pour la salle dont il désirait augmenter l'espace disponible. Pour ne pas offenser la mémoire de ces glorieux ancêtres, il avait fait exécuter par des tisserans elfes et humains des dizaines de mètres de tapisseries aux couleurs chatoyantes reprennant des scènes des batailles et des grands évènements tragiques ou heureux, mais presque toujours guerriers du Gondor.
C'est ainsi qu'on pouvait voir sur les longs murs de la grande salle quelque chose qui ressemblait à une vaste frise de l'histoire du Gondor et de l'Arnor. Elle commençait par l'arrivée d'Elendil et de ses fils en terre du milieu et allait sur un des murs jusqu'au duel entre le Roi sorcier d'Angmar et le dernier Roi du Gondor Eärnur. Toute cette partie était fort bellement exécutée par les mains des artisans elfes jusqu'à cette dernière tapisserie qui marquait la rupture dans la composition même de l'ensemble.
Pour toute la suite de la chronologie, celle qui concernait les Intendants, les meilleurs tisserans du Gondor avaient rivalisé avec les elfes s'en sortant honorablement, même si l'excellente facture de leurs productions n'égalait pas la perfection des ouvrages elfiques.
La tapisserie se terminait sur la mort de Boromir aux chutes de l'Argonath, deux pans de murs demeurant vides, cette partie de la frise se trouvant encore en cours d'exécution.
Aragorn avait refusé qu'on touchât aux fenêtres: il voulait de la lumière, de la lumière saine. Les couleurs des pièces brodées avaient été choisies pour la réfléchir habilement et la magie elfico-gondorienne opérait rendant beaux à la vue tous ceux qui s'y trouvait en audience. On avait entendu dire par le Roi lui même que la salle du trône était l'endroit de son royaume où tout le monde avait si bon air que s'il avait survécu à l'anneau, même Gollum eût pu y passer pour un premier-né.
[Hj : Mais non il n'exagère pas Razz]
Tout ceci se donnait fort des airs de palais d'Elrond, ce qui n'avait rien de très surprenant puisque c'était là qu'Aragorn avait grandi.
Le temps du glacial dépouillement de l'enfer blanc de Denethor était bel et bien révolu.

Le trône lui même, réhaussé légèrement sur trois marches de marbre blanc et vert, était en bois noir recouvert de vermeille, aux incrustations symboliques d'ivoire et d'or. Les branches de l'arbre blanc était omniprésente dans les motifs phaliques qui décoraient le siège. Celui de la reine à la droite du Roi avait un habillage aux lignes moins viriles et plus douces mais qui impressionnaient par leur nuances de couleur qui changeaient à mesure que le regard s'y fixait.

Des gardes de la citadelle aux armures brillantes à chaque ouverture, des épées et des lances croisées complétaient le tableau de ce haut lieu de la puissance Gondorienne où se jouait "officiellement" toutes les grandes affaires du royaume.

Il était très tôt, le Roi avait passé une mauvaise nuit, très agitée après en avoir passé la première moitié au chevet de son ami et conseiller Hobbit Falator.
Un Roi a toujours le front soucieux, surtout lorsqu'il règne sur une terre entière, mais ce matin là Aragorn avait une préoccupation qui sortait des soucis royaux usuels.

Qu'avait-il donc pris à son ami de s'humilier en public, lui, le roi ainsi que sa fille dont il était un si proche ami ?
S'il voulait la main de Tindomiel pourquoi ne lui avait-il pas simplement demandé ? Pourquoi ne pas avoir réglé cette affaire en famille, entre amis et pourquoi faire un tel scandale devant la cour ?
Et ce ton grotesque de chevalier en rut, non celà ne lui ressemblait pas, soit Falator avait pris un coup sur la tête, soit Saroumane ou autre sorcier lui avait jetté un mauvais sort, mais ce n'était pas lui hier soir.

Aragorn ruminait cela tandis que se trouvant devant une tenture représentant Isildur tranchant le doigt de Sauron, une reproduction de celle du palais d'Elrond, il regardait le visage terrifié de son ancêtre qui croyait à peine à sa victoire.
Le corps d'Elendil gisait un peu plus loin.

Les pensées d'Aragorn s'attardèrent un moment sur les temps anciens.

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Dernière édition par le Mar 15 Jan 2008 - 1:14, édité 3 fois
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Aran



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Mar 8 Jan 2008 - 23:38

Les portes grincèrent en s'ouvrant (oula, je fais une obsession sur les portes qui grincent au Gondor^^). Un garde se glissa à l'intérieur sans un bruit. C'était probablement quelque chose qu'ils apprenait durant leur formation: ne pas faire de bruit, même en armure et avec une épée qui pend sur le côté. Un véritable art.

Face au Roi Elessar, le jeune lieutenant ne manqua pourtant pas de perdre un peu de sa contenance. Il préféra parler vite pour n'en laisser rien entrevoir.


"Monseigneur?"

Le protocole l'exigeant, il s'assura que son seigneur lui prète bien oreille, recula de deux pas, et se plia en deux comme une feuille de papier (encore un exercice appris et entrainé...).

"Il y a là, juste devant la porte, une délégation d'Haradrim, dont un certain prince qui voudrait vous parler, si j'ai bien compris..."

Préférant ne pas ajouter que leur porte-parole parlait le westron avec un accent immoinde et laisser pour ce détail le Roi se débrouiller tout seul, il se courba à nouveau pour indiquer que son message était transmit, et se plaça en garde-à-vous impeccable en attendant la réponse.
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Aragorn II Elessar



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Mar 15 Jan 2008 - 2:03

Aragorn était tout entier plongé dans ses pensées lorsque le garde de la Citadelle l'interpella.
Il ne se tourna pas vers lui et demeura le regard fixé sur la tapisserie.

Est ce à dire qu'Aragorn ne l'avait pas entendu ? Que ses vieux réflexes de Rôdeur du Nord s'étaient émoussés dans l'empâtement du pouvoir ?

Que nenni !

Malgré toute l'habileté du garde à étouffer les sons, le Roi l'avait senti.
[Hj : N'oublions pas qu'à la belle époque, Scherlock Aragorn savait retrouver une piste de Hobbit au pied léger dans une flaque de pipi d'Orc... Il a forcément des restes]

D'un léger mouvement de tête il fit comprendre au soldat que malgré son apparente absence il l'écoutait.

La phrase qui suivit :


"Il y a là, juste devant la porte, une délégation d'Haradrim, dont un certain prince qui voudrait vous parler, si j'ai bien compris..."

Là, le Roi s'arracha physiquement à sa contemplation et regarda le garde. Il ne put se retenir de penser tout haut :

Elessar : " Une délégation Du Harad, ici ? Je ne les attendais pas avant une semaine."

Puis pour lui même :

*Elessar : " S'il s'agit bien de la tribu à laquelle je pense. Le Harad... Lointain voisin si remuant, si instable... Une visite imprévue comme ça ne présage rien de bon... Enfin je dois les recevoir. "*

Il dit à l'adresse du garde :

Elessar : "Un prince vous dites ? Fort bien, je le recevrai. Faites mander mon conseil, ne dérangez pas la Reine ni..."

Il soupira.

Elessar : " Ni Le Sire de Brandebouque qui reste consigné dans sa chambre. Appelez moi votre chef, mon chancelier et leur page.
Ah oui, prévenez aussi le premier scribe royal. Cette rencontre se veut peut-être informelle, mais si ce n'est pas le cas nous serons ainsi paré."


Il fit un geste de la main et sourit.

Elessar : " Allez donc Gayal, et lorsque vous aurez fait rassembler tout ce monde, je recevrai ce Prince. " [Hj : Gayal ce sera son prénom, j'espère qu'il te plait Mr. Green ]

Alors qu'il se dirigeait vers son trône, il se ressentit soudain une grande solitude, son Hobbit de conseiller lui manquait. Il aurait pu appeler ses beaux frères elfes ou son fils, mais la politique n'a pas à se trouver mêler aux affaires de famille, et son fils avait une mission à préparer.

Il alla s'asseoir et se fit une figure la plus solennelle possible. Quand on est Roi du Monde et que l'on reçoit, il faut avoir l'air de ce que l'on est.

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Aran



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Jeu 17 Jan 2008 - 0:16

[J'lui avais donné un autre p'tit nom, mais Gayal me convient aussi.]

Gayal reçut la réponse d'un air neutre, et salua encore une fois bien bas, puis recula les trois pas règlementaires, courba légèrement la tête, et, alors seulement, tourna le dos au Roi et s'en alla d'un pas vif.
Rapidement, il appela un collègue et l'enjoint de trouver le chancelier, son page et le scribe, qui, vu leurs fonctions, travaillaient dans des bureaux assez proches. Il s'occuperait lui-même du chef de la garde.



Dehors, Nathran rongeait son frein. La lenteur administrative des palais, bah, il connaissait ça depuis sa plus tendre enfance! Mais n'empêche qu'il détestait ça, et encore plus quand ça venait des autres. Jetant de temps à autres un petit regard en biais à la délégation Haradrim qui n'avait pas encore daigné poser pied à terre -comme lui, d'ailleurs, et qui, au passage, et ce malgré qu'il soit cavalier émérite, commençait à avoir des douleurs puissantes au postérieur...

Aran, droit et fier, affichait un visage de marbre. Il avait l'air concentré, et ce n'était pas étonnant. Un Prince ne représente pas son peuple, il doit être son peuple. Un véritable exercice de style quand on a jamais mis un pied dans une masure de fermiers. Et l'Intendant ne pouvait que trouver que son ami s'en sortait drôlement bien.
Arien, curieux, laissait courir son regard brun foncé tout autour de lui. De temps à autres, il posait une question à son précepteur, qui tentait de lui répondre avec son maigre savoir. Le Gondor n'était pas spécifiquement sa spécialité, et la soif de savoir de l'enfant était à la mesure de celle de son père: inextinguible et portée sur un nombre de domaines tellement effarant qu'il faudrait une assemblée d'anciens pour trouver toutes les réponses.



Le chancelier arriva en premier, s'acquitta de ses courbettes d'usage, et alla se poser non loin du Roi, son regard posé sur Elessar, en attente d'une quelconque annonce. Il fut d'ailleurs suivi de près par le reste de la clique, qui alla se placer de façon assez uniforme.
Gayal, juste devant la porte, attendait l'ordre d'introduire les étrangers.
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Aragorn II Elessar



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Ven 18 Jan 2008 - 2:43

Aragorn avait salué chacun des hauts officiers à mesure qu'ils entraient par les portes latérales.
Il fit signe à son chancelier d'approcher, et lui demanda :


Elessar : " De qui s'agit-il exactement ? "

Le Chancelier répondit :

Chancelier : " C'est le prince Aran fils du Roi Aren de Harad. Il a demandé à être reçu en audience immédiatement. Il se dit porteur d'un message de son peuple. "

Elessar : " Sont-ils fédérés ? Ont-ils prêté serment d'allégeance ? "

Chancelier : " Absolument. Sa "tribu" faisait partie de celle qui ont rejoint rejoint les forces de Sauron pendant la guerre. Son grand-père a été tué à la bataille du Pellenor et son père a prêté serment au roi du Gondor lors du grand traîté de paix. "

Elessar : " A votre avis qu'est ce qu'il veut ? "

Le Chancelier eut un air dubitatif et un peu coupable.

Chancelier : " Je l'ignore Sire... Une ambassade de plusieurs tribus devait venir dans trois semaines pour présenter ses voeux de joie et prospérité traditionnelle, mais nous ne les attendions pas si tôt. Et il n'y a là qu'une seule tribu."

Le Chancelier inspira profondément, marquant par là son impuissante ignorance.

Chancelier : " Peut-être que son père est décédé et que le prince vient pour prêter serment. Nous n'en avons pas été avisé mais le Harad est très loin alors... "

Aragorn avait écouté, il dit avec un sourire forcé :

Elessar : " Et bien le meilleur moyen de savoir de quoi il s'agit, c'est encore de les laisser entrer et d'écouter ce qu'ils ont à nous dire. "

Le Chancelier s'inclina et se plaça à la gauche du Roi tandis que le chef de la garde faisait luire son armure à sa droite. Aragorn dit tout fort, reprenant avec une voix plus protocolaire:

Elessar : " Huissers, faites les entrer."

C'était là la phrase coutumière.

Le Chancelier fit signe à Gayal d'ouvrir les portes et d'annoncer les ambassadeur Haradhrim.

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Aran



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Dim 20 Jan 2008 - 17:14

Un garde avait annoncé à Natrann l'imminence de l'audience, et celui-ci avait rapidement rejoint ses Princes et leur escorte.

"Le Roi Elessar va nous recevoir, mon Prince."

"Très bien."

Le ton était net et cassant, et se voulait très assuré. Mais au fond de lui, le fils du Harad n'était pas vraiment à son aise. Il s'exprimait mal en westron, n'était absolument pas un orateur avisé et avait peur de se rendre ridicule devant cette cour autrement plus prestigieuse que la sienne. Pourtant, il devait remplir son devoir, et le ferait avec coeur, comme toujours.


Puis, les portes s'ouvrirent. Arien poussa un petit "ooh" admiratif qui n'eut pour seul effet que d'énerver son père. La délégation daigna enfin descendre de leurs montures, et le bruyant Petit Prince fut confié à son précepteur, relégué à l'arrière de la troupe. Un enfant n'avait rien à faire dans cette histoire d'adultes-là.

Aran entra le premier, suivi, deux pas plus loin, par Natrann, qui, dans son westron accentué, annonça tout le monde à la garde, et vérifia scrupulleusement que tous les Haradrims se soumettaient bien aux exigences sécuritaires des hommes de Minas Tirith. Ils n'étaient pas là pour créer un incident diplomatique.
Le chambelan frappa de son bâton et, après avoir inspiré profondément, se lança dans les formules d'usage.


"Prince Aran, fils d'Aren, Roi du Royaume des Sables et seigneur du Harad."

Le Prince s'avança, aussi dignement que faire se peut, salué avec courtoisie mais avec tout de même une certaine réticence l'assemblée, et se redressa lentement.
Un des moments qu'il appréhendait le plus. Son westron était approximatif, et son accent terriblement remarquable. Il le savait.


"Je vous salue, ô, Roi Elessar, en mon nom et au nom de mon peuple."

Ouf! Il s'en était bien sorti...

Boum...


"Natrann, fils d'Ysan, homme-lige et porte-parole du Prince."

Là, s'il y avait un membre de l'assemblée qui n'avait pas encore compris que le Haradhrim en présence était nul en langues, ça y est, il était éclairé...
D'autant que l'homme-lige en question ne se lassait manifestement pas -au plus grand désespoir de son ami- de montrer sa compétence, le tout agrémenté d'un salut poli et bien bas.


"A votre service, gens du Gondor. Soyez assurés de mon honnèteté, je ne modifierai pas un mot de ce qui sera dit."

Le reste de la troupe entra sans plus de cérémonie, et les hommes d'armes se postèrent de façon disciplinée non loin des gardes de la Citadelle, sans se mèler au grand monde.
Arien et son précepteur, qui le tenait dans ses bras, accompagnés d'un Timmius au visage éclairé d'un grand sourire béat, s'étaient glissés non loin d'Aran, un peu en retrait, après un salut discret.
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Aragorn II Elessar



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Mer 23 Jan 2008 - 3:08

Aragorn avait observé toute la délégation Haradhrim pénétrer dans la grande salle du trône.
Recevoir ainsi des alliés de culture pour le moins différentes n'était pas une chose fréquente, les Haradhrim et les Orientaux de Rhun produisaient toujours un certain effet sur la population de Minas Tirith et sur ses officiels aussi.
Le début du choc des cultures en quelque sorte.

En tous cas, Aragorn et ses gens étaient au moins entraînés à ne pas rire en voyant débarquer les costumes bigarés, les crânes rasés et l'accent roucoulant des "gens du sud" comme on les appelait par ici.

Il écouta donc les salamalecs préliminaires avec tout le sérieux et la religiosité nécessaire. Il était superbe, le visage fixe et solennel, les traits un peu tirés par la fatigue royale: il était le Roi des hommes.

Lorsqu'il entendit Aran se présenter, il fit un effort pour ne pas sourire et inclina la tête pour saluer.

Puis Natrann se présenta et là, en entendant l'expression parfaite du porte parole du prince, Aragorn se rendit compte d'une lacune dans son protocole qui lui fit honte sur le coup: il n'avait pas prévu d'interprête parlant Haradrhim et il lui était difficile de parler elfique, langue qu'Aragorn s'efforçait avec peine d'imposer comme la langue diplomatique universelle.
A sa décharge nous dirons que les dialectes du Harad étaient aussi nombreux que les étoiles, mais il n'avait même pas pensé à faire amener quelqu'un comprenant un tant soit peu le parler commun de cette région.
C'était là quelque chose qui pouvait sembler un détail mais qui revêtait tout de même une certaine importance formelle révélatrice de la réalité des relations entre le Roi et ses alliés.
Cela illustrait la distribution des rôles entre le dominant et le dominé. C'est au dominé de se donner la peine de parler la langue de son vainqueur et les Hommes de l'Ouest étaient les vainqueurs des Suderons. Cette absence d'interprête le rappelait à la délégation qui, si elle était mal disposée, ne pouvait que le ressentir comme une humiliation de plus.

Aragorn qui se voulait le dispensateur d'une paix mondiale où chacun auraient sa juste place, où chaque état serait traité avec le même respect avait été en quelque sorte rattrapé par le mépris inconscient qu'il éprouvait pour les étrangers du Sud.
Il souhaita que cela ne lui coute pas trop.

Aussi, pour marquer son respect contrairement à l'usage il prit directement la parole pour se présenter et prononça la formule d'entame de pourparler lui-même, cette tâche étant normalement dévolue au Chancelier:


Elessar : " Je vous salue, Prince Aran du royaume des sables, seigneur du Harad. "

Aragorn avait bien pris soin de reprendre tous les titres de son interlocuteur, ce que ce dernier n'avait pas fait. Il espérait ainsi reprendre l'avantage diplomatique que sa négligence lui faisait perdre, en faisant assaut de politesse.
Il fit un signe affirmatif de la tête à Natrann lui signifiant qu'il acceptait son entremise puis il ajouta en ouvrant la main droite qu'il venait de lever de son accoudoire :


Elessar : " Le Roi des royaumes réunifiés de l'Arnor et du Gondor, Seigneur protecteur du Rohan, Roi de la Comté, Roi de l'Harondor, Co-Prince d'Umbar, Protecteur de Rhun, Premier défenseur des Royaumes sous la montagne et Protecteur de tous les peuples libres vous écoute, hauts représentants du peuple des sables. "

[Hj : oui ça en fait des titres mazette Razz Co-Prince d'Umbar ça m'amusait, comme notre président qui est co-prince d'Andor le saviez vous ?Mr. Green ]

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Aran



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Mer 23 Jan 2008 - 23:10

Ca y est, c'était parti.
Entre les quelques vagues chuchotements, parfois hostiles, de son entourage, ce fichu Dunadan avait commencé à faire son petit effet.
Natrann faillit soupirer en l'entendant commencer à débiter tous ses titres.Comment voulait-on qu'il traduise tout ça! Et en plus, ça n'avait aucun intérêt, puisque tout le monde savait très bien qui il était... Mais bon, une parole étant une parole.
Butant parfois sur un mot qu'il avait mal compris -et arrachant en cela un ou deux haussements de sourcils d'Aran- l'homme-lige se fit un devoir de re-dire mot pour mot tout la logorée mégalomane.

Que le Prince écouta avec un sourire diplomatique, gardant sur son visage un masque de noblesse, mais aussi avec le plus profond mépris. Donnez un titre à un Rôdeur mal dégrossi qui a quelques gouttes de sang royal, et voilà le résultat! Ca se prend tout de suite de haut...
Comme il aurait voulu pouvoir répondre par un trait d'esprit! Mais bon, ce n'était pas vraiment d'usage dans les halls royaux.

Feignant d'accepter la supériorité d'Aragorn d'un léger signe de la tête, le Haradrim reprit son souffle et se lança, parlant calmement, mais avec une certaine émotion. Un excellent orateur quand il parlait une langue qu'il maitrisait.


"Monseigneur, c'est au nom d'un peuple qui souffre que je viens aujourd'hui faire appel à vous.
Un peuple qui souffre toujours de l'horreur que la guerre a fait descendre sur nous. Oh, je le sais bien, en combattant ainsi du côté du Mal, nous avons fait erreur. Nous avons conscience et honte de notre faiblesse, qui fut celle de suivre les directives d'un menteur.
Les hommes nous manquent, et le désert a englouti nos terres comme un lion vorace aurait fait d'une gazelle. Nous n'avons plus de ressources, plus même suffisamment d'eau potable pour vivre. Nos enfants meurent sous le soleil.
Roi Elessar, si l'on vous dit si grand et si bon, auriez-vous la magnanimité de vous pencher sur le sort de vos vassaux, vaincus autant par votre puissance que par les dieux et le mauvais sort?
Croyez en mes paroles: c'est tout humblement que je viens remettre le sort des miens entre vos mains."


Si les faits étaient véridiques, on pouvait reprocher à Aran d'en faire un peu trop. Mais bon, quand on mèle lèche-botte et poétisme pour la beauté du verbe, l'artiste apprécie qu'on ne le relève pas...
Son tort était d'une nature différente. Humblement, monseigneur, honte, faiblesse, ... Aah, que de mots dont il ne pensait pas une traitre lettre! Il ne faisait que dire ce qu'Aragorn aurait préféré entendre.
mais au moins le faisait-il très bien, et sans qu'aucune intonation ni aucun mouvement ne puisse le trahir.

Natrann, les bras derrière le dos, faisant face à l'assemblée gondorienne, humble mais droit, un peu sur le côté et un peu en avant de son Prince, comme tout entremetteur qui se respecte, traduisait d'une voix neutre, dans son westron impeccable, s'appliquant à ne commettre pas la moindre erreur de prononciation et forçant son accent. Rien d'autre que les mots ne transitaient par lui.
Mais il n'en pensait pas moins, tout aussi dégoûté qu'Aran de cette façon si mondaine et pleine de vaine gloriole, vantardise et magnificience de présenter les choses. Serait-il chez lui, il en aurait craché...

Lendal, le précepteur d'Arien, commençait à se demander si tout ça durerait encore longtemps. L'enfant s'agitait dans ses bras, voulant manifestement aller se glisser près de son père, mais le Haradrim tint bon.
Et Timmius qui ne l'aidait pas, promenant son regard d'un air indolent tout autour de lui. Ah, fichu Gondorien qu'était ce vieillard!
Vieillard peut-être, mais avec des connaissances suffisantes en Haradrim et en psychologie Aranienne pour savoir sans aucun doute possible ce qui se cachait derrière le ton doux du Prince.
Posant une main sur l'épaule de Lendal pour lui glisser une petite réflection qui ne serait sûrement pas appréciée, le vieil otage balaya une nouvelle fois cette pièce, où autrefois il avait travaillé comme scribe royal, de son regard pers. Surpris, le précepteur relâcha son étreinte juste suffisamment pour que le Petit Prince se glisse d'entre ses bras.

Pour foncer sans la moindre hésitation vers ceux du prince Aran...
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Aragorn II Elessar



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Jeu 24 Jan 2008 - 3:01

Le marbre absorbe moins bien les crachats que le sable, aussi ce fut avec bonheur que Natrann s'abstint de faire comme chez lui. Autre lieu, autres moeurs... [ HJ : Monsieur de Montesquieux eut certainement apprécié. Razz ]

Le discours qui lui était servi là surprit quelque peu le Roi du Gondor, mais il le surprit positivement.
Les Haradrhim avait la réputation, non usurpée, d'être d'une grande fierté. Les voir ainsi venir quémander de l'aide suite à une mauvaise saison ou un désert trop méchant était assez singulier.
Réclamer l'aide des gens civilisés, voilà qui était nouveau de la part des Barbares.
Cependant il y avait quand même quelque chose de désagréable dans la formulation apparemment humble de cette requête et ce quelque chose n'avait pas échappé au Roi et malgré son optimisme le faisait se tenir sur ses gardes.
On déclamait bien haut reconnaitre ses torts d'avoir suivi Sauron mais on maudissait le mauvais sort au détour d'une phrase. Une manière habile de garder sa fierté en diminuant le mérite de la victoire de l'ouest, une victoire qui, Aragorn ne l'ignorait pas, commençait à remonter à quelques années.
Le temps n'efface pas toujours les humiliations et il a plutôt tendance à faire oublier ses propres faiblesses alors qu'on exagère celles de son vainqueur.
Mais ce n'était pas là tout ce qu'Aragorn avait relevé.
Il avait aussi eut vent que certains Haradhrim, en dépit de ce que stipulaient les accords de paix, continuaient de vouer un culte à Sauron le grand et à héberger des renégats descendants de Numénor. Ce n'était que des rumeurs et pour dire le vrai le Roi se souciait assez peu de ces marches si lointaines: ils pouvaient bien prier un esprit mort si cela les consolaient, du moment qu'ils ne s'en prennaient pas aux possessions du Gondor et à ses vrais alliés.

Ainsi, entendre Aran par la voix de son traducteur reconnaître aussi ouvertement son erreur d'avoir embrassé "le mal" et la cause d'un "menteur", cela fleurait un peu l'hypocrisie.
Si Aragorn se plaisait à oeuvrer pour la paix, il n'en avait pas moins ses préventions d'homme de l'ouest et il avait toujours considéré les gens du proche Harad comme à demi-sauvage et de parole peu fiable.

Le "dispensateur de la paix universelle" décida donc de demeurer prudent et de jouer à son tour les hypocrites. Feignant la surprise il répondit d'une voix calme:


Elessar : " J'entends bien votre prière, Aran prince du peuple des sables.
Mais j'avoue ne pas très bien saisir la nécessité de cette ambassade.
Vous avez parcouru tous les déserts et oasis depuis le Harad jusqu'au delta de l'Anduin pour m'apporter une requête à laquelle n'importe lequel de mes représentants en Harondor eut répondu favorablement...

Si vous fîtes une demande en ce sens à un homme qui se prétendait de moi et qu'on ne vous eût point répondu, alors c'est qu'on a contrevenu à mes instructions et, si tel cas est avèré, cela ne restera pas impuni, soyez en assuré. "


Survint alors "l'incident" du jeune fils d'Aran qui se précipita dans les bras de son père.
Aragorn sourit avec tendresse: ils aimaient les enfants.
[HJ :Comme tous les chef d'état Mr.Red mais comme tout le monde il aimait plus les siens que ceux des autres évidemment Razz ]

Il ajouta d'une voix un peu plus détendue :

Elessar : " Il ne sera pas dit que le Roi du Gondor aura laissé mourir les enfants des amis de son peuple. Jamais nous ne laisserons périr de faim ceux qui ont retrouvé la voix de la raison et abandonnés sincèrement le mal. "

Il prit une inspiration, il était temps de parler un peu technique et juridique, il ajouta :

Elessar : " Bien que le Peuple des sables ne soit pas un royaume directement vassal du Gondor, le cas d'assistance mutuelle est couvert par les traîtés passés entre nous. En cette heure le Gondor est riche et abondant, le peuple des sables est pauvre et démuni mais le Gondor est toujours disposé à aider les nécessiteux sans autre contrepartie que le respect réciproque.

De quoi avez vous exactement besoin, amis ? "


Ne voilà-t-il pas que le Gondor se mettait à l'humanitaire... [Hj : Allez Koukouch, envoye les sac de riz TIIIMMMBBBBEEERRRRR ! ]

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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Mer 30 Jan 2008 - 23:26

Très surpris de voir subitement Arien débouler et se jeter contre ses genoux, le Grand Prince perdit un instant sa contenance et son temps, observant d'un air complètement hébété son fils, puis fronçant les sourcils en direction de Lendal et Timmius. Le premier fit un petit signe d'excuses et haussa les épaules d'un air sincèrement désolé, et le second semblait subitement très intéressé par ce qui se passait à l'autre bout de la salle. Ah! La peste soit ce vieux Gondorien!
Puis, finalement, relevant son visage vers le Roi pour écouter sa réponse, Aran souleva le petit garçon et le laissa nicher sa tête dans son cou sans retenir un léger soupir de contentement.
Et puis, là, il était sûr qu'Arien ne ferait plus trop de bêtises.

Il laissa poliment Aragorn finir toutes ses explications de son petit air hautain, et dont le Haradrim retint pour message principal quelque chose comme 'je n'en ai absolument rien à foutre et vous auriez mieux fait d'arranger tout ça loin de moi, mais puisqu'on est là, allez, accouche et donne-moi l'occasion de prouver ma grandeur'. Bref, rien qui ne puisse lui faire plaisir.
Avec la très désagréable impression que tous les Gondoriens présents s'amusaient bien de le voir s'abaisser à cette tâche de plus en plus humiliante, doublée de l'intuition que sa requête était de toute façon peine perdue, le Grand Prince du Royaume des Sables serra un peu plus Arien qui commençait à dangereusement tanger.
D'un regard, il perça presque le dos de Natrann, qui s'était retenu de toute ses forces de ciller. Un véritable exploit quand on connaissait la curiosité de l'homme-lige.

"Monseigneur, si je suis venu jusqu'à vous, vous devez vous en doutez, c'est parce que ma requête est un peu particulière."

Entendre en écho son ami qui répétait d'un ton monocorde, parfois avec un court ou léger accroc, ce qu'il répétait renforçait son malaise. Se sentir tout petit n'est pas un sentiment appréciable quand on est Prince de Harad...
Arien avait dû le sentir, car il commença à gigoter et à émettre quelques bruits de protestation ou de questionnement, auxquels son père préféra ne pas réagir.


"En effet, en plus d'une aide matérielle qui devrait nous provenir de royaumes voisins -bien qu'ils soient pour la plupart dans une situation similaire à la nôtre-, nous aurions...
Arien, je t'en prie, mon garçon, si tu cessais d'essayer de m'interrompre, je pourrais peut-être terminer ma phrase."


"D'accord..."

Au plus grand soulagement d'Aran, Natrann se contenta de traduire les dernières paroles par un laconique: "Là, il s'adresse à son fils."

"C'est aussi le moral, et l'organisation de notre peuple qui souffrent depuis notre défaite. Et pour cela, vous êtes la seule personne qui puisse agir.
Depuis les combats, vous détenez chez vous grand nombre de Haradrim, et parmi eux se trouve notre Grand Conseiller, un homme d'une intelligence remarquable, qui nous fut toujours de plus grand secours que de nombreux avis. Son fils a, en voyant qu'il ne revenait pas, repris le poste, mais, pour être tout-à-fait honnête, son incompétence est en passe de devenir proverbiale. Comme vous le savez peut-être, il a le droit, selon notre loi, de revendiquer cette place temps que son père ne sera pas revenu."


C'est là que ça devenait délicat... Evidemment, tout le monde savait que ce n'était pas l'imcompétence du nouveau conseiller qui était remise en cause -c'est vrai, il était nul, mais on avait vu pire-, mais son allégeance très marquée au Gondor. L'homme en question, qui avait un droit de veto sur tout sauf les arrêtés royaux, était un fidèle partisan d'Aragorn, qu'il voyait en gros comme le libérateur du Harad. D'un autre côté, il avait vécu dans le Nord longtemps, ça lui venait peut-être de là.
Mais c'est vrai que, pour un pays qui voulait revendiquer sa liberté, il était un peu gênant. S'il y avait moyen de s'en débarasser sans effusion de sang, sûr que les négociations futures s'arrangeraient mieux que par une guerre.


"Nous sommes évidemment prêts à un compromis..."

Entendez par là: un échange. Le premier à comprendre l'allusion fut évidemment Timmius, qui faillit se faire remarquer en poussant un cri de surprise. Il s'était toujours dit que sa participation à ce voyage était bizarre... Et il n'était pas sans savoir quel était son importance, étant l'otage capturé pour compenser la mort de Roi précédent.
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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Mar 5 Fév 2008 - 22:01

Ah, il n'avait pas été besoin d'attendre longtemps avant de connaître enfin la raison véritable de l'existence de cette ambassade.
Le retour des otages bien sûr, et si possible les plus importants ! Depuis le début il semblait bien à Aragorn que toute cette histoire de famine et de peuple miséreux sonnaient un peu faux dans les oreilles royales. C'est d'ailleurs pour cela qu'il avait sans la moindre hésitation accordée immédiatement toute l'aide matérielle requise, comme un joueur de carte suit son adversaire en mettant sur la table la mise demandée.
A présent Aragorn comprenait mieux, et il ne savait que trop le danger qui se cachait derrière une telle requête. Il connaissait le caractère belliqueux des Haradrhim, il était manifeste qu'il ne faudrait pas plus de quelques mois après le retour de ses cadres pour que les tribus se mettent à nouveau en guerre avec leur ennemi du nord. Ils avaient la haine des gens du nord dans le sang depuis bien des générations et il en faudrait plus d'une pour effacer ces sentiments, s'ils s'effaçaient jamais un jour...

Le chambellan se pencha à l'oreille de son suzerain, plaçant un parchemin devant sa bouche pour que les Haradhrim ne pussent voir sur ses lèvres ce qu'il disait.


Chambellan : " Nous ne pouvons pas rendre leur premier conseiller à ces pouilleux de suderons, ce serait la guerre assurée ! "

Aragorn opina lentement de la tête et leva la main droite pour faire comprendre qu'il avait compris et qu'il ne voulait rien entendre d'autre.
Que son chambellan partageât son opinion était une chose mais il fallait tenir compte d'autre chose: s'efforcer de ne pas froisser une tribu de manière trop injuste pour que les autres n'y voient pas une humiliation à leur race et donc un prétexte pour se cohaliser contre lui.

Il choisit donc de faire ce que tout bon politicien se doit de faire dans ce genre de situation : gagner du temps en noyant le poisson.
Il dit à l'adresse de Aran :


Elessar : " Je comprends que le peuple des sables resente le besoin de voir revenir les siens. Je sais trop ce que c'est que la séparation avec ses proches pour ne pas savoir la douleur qu'elle produit sur le coeur."

Puis d'une voix assez douce :

Elessar : " J'ai grand désir de vous obliger Aran fils d'Aren, pour l'avenir de votre fils présent ici. Mais..."

Il inspira profondément et ajouta d'une voix tristement hypocrite:

Elessar : " Mais je suis face à un véritable problème..."

Il se redressa sur son siège royal et dit :

Elessar : " Je suis lié par le traité que le Gondor a signé avec l'ensemble des tribus de la région du monde que nous nommons "Harad". Il y est très clairement indiqué qu'aucune négociation sur le retour des otages ne peut être menée unilatéralement entre le Gondor et une tribu. Elles doivent systématiquement faire l'objet de négociations globales. "

[HJ : Elessar, technocrate encore plus fort que la commission de Bruxelles Cool ]

Et on croyait que le comble de l'hypocrisie était atteint, et bien non car il ajouta :

Elessar : " Malgré toute ma sympathie, il m'est impossible d'accorder une faveur spéciale au peuple des sables. Que diraient les autres peuples ? Ils penseraient que je vous préfère et que je viole les traîtés pour vous favoriser. Le peuple des sables ne feraient que gagner la haine des autres peuples du Harad.
Non, ça ne me semble pas d'une grande sagesse.

En revanche... Il est tout à fait possible d'organiser une rencontre de toutes les tribus pour mener une telle négociation. "


Gagner du temps, Aragorn avait besoin de temps pour conquérir l'Ithilien. Une fois la province reprise, il rendrait tous les conseillers qu'ils voudraient à tous les Haradrhim de Terre du Milieu et d'ailleurs.

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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Ven 8 Fév 2008 - 14:05

L'intervention discrète du chambellan n'échappa à aucun Haradrim, accentuant encore la haine et le ressentiment qui commençait à suinter dans la pièce. Natrann baissa la tête pour éviter de faire voir son visage agacé, et Aran inspira profondément pour faire bonne figure, satisfait que la présence de son fils cache en partie ses réactions.

La réponse d'Aragorn fit bloquer une fraction de seconde l'entremetteur. Estomaqué par la simplicité avec laquelle ce soi-disant pacificateur leur faisait avaler ses couleuvres, il ne put s'empêcher d'hausser les sourcils en terminant de traduire.
Et la réaction d'Aran ne le déçut pas. Le Grand Prince mit un moment à intégrer l'information et acquiesça avec un petit sourire fataliste tellement hypocrite qu'il en virait à l'insolence.


"Je vois. Il doit en effet être bien difficile et complexe d'avoir à charge un pays tel le Harad..."

Subitement, Aran releva la tête. Il affichait un certain sérieux, et sa fièrté était revenue avec force.

"...mais qui n'en est pas un, monseigneur!
Je ne veux pas être offensant, mais l'idée même d'une assemblée avec toutes les tribus est ridicule. Cela ne s'est jamais vu ni fait: même pour signer votre traité, les représentants sont venus séparément."


Entendant le Prince reprendre du poil de la bête et commencer à être sincère fit sourire légèrement le traducteur.

"Et la raison ne vous en certainement inconnue. Dire qu'une région est une région est une chose, je crois, belle et bonne sur le papier, mais tout le monde sait que les représentants de votre fameux Harad passeraient en assemblée plus de temps à arranger leurs petits querelles personnelles qu'à réfléchir. Alors, franchement, m'inquiéter de l'avis de mes voisins sur ce que notre royaume fait est de loin le cadet de mes soucis.
Nous ne sommes ni des Elfes, ni des Numénoréens douée de longue vie, et la nôtre est d'autant plus courte que le soleil brûle bien haut. Et votre proposition n'assurera rien de moins que de nouveaux problèmes pour mes arrières-petits-enfants, si jamais ils seront."


Pas très diplomatique, mais ce n'était pas le but. Si on veut avancer, il y a un moment où il faut pouvoir oublier les formules de politesse face aux gens du nord.
Et puis, le Haradrim commençait à en avoir marre.
Marre d'écouter cet espèce de roi de pacotille lui débiter sagement le magnifique argument "loi" pour l'inciter à se taire.
Marre de le voir jouer de son petit numéro de maître du monde aimé et aimant.
Comme s'il ne savait pas à quel point Aran et les siens le haïssaient...


[HJ: Ralala, quand il fait l'hypocrite, il m'énerve, le Gorny! Si tu as le temps, moi, je suis OK pour gérer en même temps Aran et les jumeaux.]
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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Mar 12 Fév 2008 - 2:07

[hj : très bien très bien, j'arrive bientôt]

Le ton commençait à monter, manifestement les Haradhrim du peuple des sables étaient peu sensibles à la politesse mielleuse du Gondor.

Le Chancelier éclata devant ce qu'il considérait comme "l'outrecuidance des pouilleux du sud" :


Chancelier : " Les gens du sud savaient bien s'unir sous la même banière du Harad au temps de Sauron ! "

Le chef de la garde, un Dunedain, acquiesca de la barbe argentée.

Aragorn ne l'arrêta pas, il trouvait lui aussi que quels que fussent ses soucis et ceux de son peuple, le jeune Haradrhim était bien fat pour quelqu'un qui vient demander de l'aide.
Il laissa son chancelier endosser le mauvais rôle du méchant qui crie, se réservant pour lui celui de pondérateur.
Se sentant à juste raison encouragé par le mutisme de son Roi, le Chancelier poursuivit :


Chancelier : " Le soleil du désert ne brûle pas que votre peau à ce qu'il semble... Il échauffe aussi votre sang comme dans le creuset d'une forge. Nous ressentons trop le désir de guerre derrière cette exigence de retour des otages.
Pourquoi refuser la discussion multipartites si ce n'est que vos intentions ne sont pas aussi nobles que vous le voulez bien afficher... "


Aragorn le coupa d'un mot elfique avant qu'il n'aille trop loin, puis il poursuivit :

Elessar : " Votre ton est caressant mais vos paroles sont blessantes comme une défense d'oliphan, Aran du peuple des sables.
Blessante pour vos voisins, comment pouvez-vous osez préjuger de leur incapacité à s'entendre et à discuter ?
Vous dites que l'assemblée des royaumes n'a jamais été faite, c'est juste.
Mais pourquoi ce qui n'a jamais été fait devrait ne jamais l'être ?
Avez-vous donc si peu de foi en votre race et en la sagesse de son coeur, Aran fils d'Aren ?
Si vous méprisez ainsi vos voisins et si vos voisins partagent vos sentiments, alors jamais les gens du Sud ne pourront connaître la paix.
C'est de cela que vient votre défaut de prospérité, probablement bien moins que les séquelles d'une guerre aujourd'hui décenaire.
Je suis disposé à vous aider de mon mieux, mais ayez confiance en vous même et en vos semblables ! "


Les violons du discours pacifiste étaient de sortie, mais Aragorn avait certainement encore bien d'autres choses dans ses manches.

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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Mer 20 Fév 2008 - 23:00

[Oufti, j'avais oublié que tu avais répondu!]

Aran commençait à comprendre pourquoi son père voulait le dissuader de d'abord essayer la diplomatie avec les Gondoriens: c'était vraiment fatiguant... Et tellement vain! Chaque mot leur semblait sujet à discussion, et ils se complaisaient manifestement à détourner la conversation.
Gagner du temps, tourner autour du pot, et, de préférence, éviter de répondre au Prince. Voilà ce que faisaient ces fils d'Elfes.

Pourtant, il s'efforça de reprndre son calme, et de rassurer Arien qui paraissait très effrayé par le chancelier.


"Père... Pourquoi crie-t-il?"

Le Prince eut un petit sourire sarcastique, et répondit à mi-voix.

"Parce que son Roi n'est pas fichu de le faire lui-même."

Nan, le Roi en question ne semblait bon qu'à jouer les grands gentils.
Natrann commençait à se tendre lui aussi, agacé par cette discussion qui manifestement n'aboutirait à rien. Ces nordiques se croyaient tout permis! Ils n'étaient pas leurs esclaves, par le sang, et tout autre aurait déjà payé de sa personne d'avoir haussé le ton face au Prince, qui lui avait jusqu'à présent parlé avec force, émotion, mais aussi un calme impressionnant.


"On est déjà satisfait de pouvoir avoir foi en le lendemain parmi mon peuple, et ce n'est pas le cas.
J'aimerais bien pouvoir tenir le même genre de discours que vous, Roi Elessar, et discourir avec insouciance de paix et confiance, pourtant, je ne m'y hasarderai pas. C'est là un privilège, et il faudrait être fou pour affirmer que le Royaume des Sables est privilégié.
Quoi qu'il arrive, monseigneur, temps que chacun ne mangera pas à sa faim, n'aura d'eau pour boire et de couverture où s'abriter du froid de la lune, je crains que violence ne continue. Et pour y remédier durablement, il nous faut des hommes de coeur, et pas l'assistance et la charité comme on en donnerait à de pauvres hères.
Et lorsque vous parlez de notre bannière sous Sauron, n'oubliez donc pas votre propre histoire. On chante beaucoup, et jusque dans le Sud, les blanches bannières des armées fondues en une seule, d'Hommes, d'Elfes, et peut-être d'autres êtres que je ne connais pas. Lorsqu'on croit -ou qu'on est porté à croire- dans un même sens, on peut se faire alliés.

Pourquoi dès lors nous reprocher notre sang et notre soleil? Ai-je choisi mon peuple et ma naissance, suffisamment pour que vous m'en fassiez reproche? Suis-je, pour avoir entrepris un périlleux voyage jusqu'à vous, sans souci des miens? Sans confiance en leurs lendemains?
Vous parlez en homme sage, Roi Elessar, en homme qui se veut père pour son peuple, et je ne saurais vous en blâmer. Mais vous ne parlez pas en Homme du Sud. Vous êtes notre seigneur, mais vos paroles m'attristent, car vous ne nous connaissez pas, et au ton de votre homme, je sais que vous avez méchante opinion sur nous.
Avez-vous déjà marché, à l'aube naissante, dix miles, aller et retour, pour ramener à bout de bras deux pauvres seau d'eau dont vos fermiers ne voudraient même pas pour abbreuver leurs cochons? Avez-vous déjà fait face à votre peuple en furie, venu réclamer à ses souverains le mil et le sorgho pour nourir ses enfants, quitte à les tuer? Avez-vous déjà imaginé un enfant sans nom jusqu'à ses quinze ans révolus, tellement la crainte de ses parents était grande de le voir disparaître?"


La tête légèrement penchée pour permettre une position confortable à son fils, qui se pelotonnait à présent en suçant son pouce contre son père, Aran souriait légèrement, sans insolence ni cynisme, et son visage s'illuminait d'un bonheur triste à l'évocation de son pays qu'il aimait tant.
Le ton de Natrann, aussi, avait changé. Sans même s'en rendre compte, le traducteur mettait plus de force dans ce qu'il répétait, plus d'émotion.


"Et les chants, les danses, jusqu'à la nuit tombée, durant les moissons? La fièrté des fils qui reviennent après avoir prouvé qu'ils étaient des hommes? Vous et les vôtres, les avez-vous vécu, avant de nous juger sur les faits de nos pères?
Ce n'est pas un Roi qui fait son peuple, je suis bien placé pour le savoir.
Et puisque, à défaut de paix, nous revendiquons la liberté de demeurer comme par le passé, pourquoi nous en vouloir?"


[Pacificateur VS guérillas des partisans de la scissission... Attention, Gorny, c'est un terrain glissant avec une belge!^^]
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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Lun 3 Mar 2008 - 20:36

[Hj : Zorro est arrivéééééé. Sans se presseeerrrrrr.]

Aragorn écouta avec le plus grand respect le plaidoyer d'Aran et ses sentiments étaient partagés. D'une part il était sensible à la détresse réelle qui ressortait des paroles du prince et en même temps il ne perdait pas de vue l'importance de sa prudente politique au Gondor du sud qu'il n'avait aucune intention de modifier.

Elessar : "J'ai moi même connu l'amertume de l'errance et de l'exil, Aran du peuple des sables. La brulure de la soif dans le désert infini et la douleur de voir les siens périr dans l'impuissance.
La souffrance touche tout le monde, les vainqueurs comme les autres. L'oppulence de l'un n'est souvent que circonstantielle, c'est pour cela que les peuples de bonne volonté se doivent assistance. "


Il se leva soudain, mettant brusquement en valeur sa haute stature d'homme du Nord.

Il dit :


Elessar : " Mais je vous entends Aran fils d'Aren. Nous pourrions discuter longuement de ces choses du passé et des choix des uns et des autres. Mais le temps ne nous est pas infini.
Reconcentrons donc nos effort sur la situation présente si vous le voulez bien. "


Il devisa quelques secondes à voix basse avec ses conseillers puis il inspira et annonça ses conditions d'une voix tranchante :

Elessar : " Vous ne désirez pas l'aide du Gondor que vous appelez injustement aumône ? C'est votre droit, je le respecterai. Mais si le peuple des sables changeait d'opinion, son honneur n'en serait nullement écorné et le Gondor heureux de l'aider.

Vous demandez le retour de vos gens hôtes du Gondor. Voici les conditions du Royaume réunifié :

Le peuple des sables n'est pas le seul peuple du Harad, aussi si l'ensemble des royaumes au sud de l'Harondor me présente la même requête alors je consentirai au retour de vos gens dans leur patrie.
En attendant, en signe de bonne volonté du royaume du Gondor et pour vous aider dans vos tractations diplomatiques, nous autoriserons un tiers d'entre eux, les plus jeunes, à rentrer dans leur pays.
Cependant votre grand conseiller devra demeurer ici jusqu'à ce que les conditions soient remplies.

En retour le peuple des sables et les autres royaumes du sud s'engageront à ne plus faire la guerre entre eux et à ne plus porter assistance aux pirates dont les repères foisonnent encore sur vos côtes et qui mènent la vie si dure à nos marchands méridionnaux. "


Il était facile de poser cette sorte de conditions : Aragorn était sûr que jamais l'ensemble des tribus Haradrhim n'accepteraient ces conditions puisque certaines étaient très proche du Gondor.
La diplomatie du "surtout ne changeons rien" en somme.

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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Sam 15 Mar 2008 - 23:43

Un échange de regards, rapide, furtif, entre le Prince et son homme-lige, marqua la fin de la diatribe d'Aragorn. La détermination était là, discrète, mais couvant comme un feu sous les braises.

Le but des Gondoriens était clair, et leur objectif premier souintait de toutes les pierres de leur palais: garder le Harad dans sa situation actuelle.
Sans considération des peuples opprimés. En jetant leur culture et leur fièrté aux oubliettes. En refusant d'un revers de main dédaigneux que l'on puisse ne pas avoir envie de partager cette mascarade hideuse et hypocrite que les Hommes du Nord appellent leur vie.
Oh, c'était si facile, il était le Roi, il pouvait, d'un clignement de paupières, faire ce que bon lui semblait. Il était en position de force.
Et il avait choisi. Le Roi Elessar avait tranché, et ne pourrait s'en vouloir qu'à lui-même de ne pas avoir fait la bonne décision.

Si les Haradhrims ne pouvaient pas reconquérir la liberté par les paroles et la douceur, ils le feraient pas la force, les armes et le sang.
Le Gondor allait payer pour son sentiment de supériorité. Il avait voulu la guerre totale, il l'aurait.
Car la parole du Roi était la parole du peuple, non? Ah, cet Aragorn allait voir combien s'engager au nom de milliers de personnes pouvait être lourd...

Pourtant, Aran baissa la tête d'un air soumis et garda son ton calme.


"J'irai donc informer les autres tribus de vos paroles et de votre sollicitude à notre égard.
Permettez, mon Seigneur et mon Roi, que je me retire. La route sera encore longue."


Après avoir attendu le geste et la salutation du Roi, le Prince posa son fils à terre et fit signe à sa délégation de se remettre en route. En quelques secondes, la formation des militaires était prête aux portes, entourant déjà le percepteur, qui accueillit l'enfant au creux de ses bras.
Natrann s'abaissa presque jusqu'à terre, et marcha jusqu'à eux d'un pas vif.
Le dernier, Aran posa un genou en terre, puis se détourna. A mi-chemin de la porte, il parrut hésiter, puis fit un quart de tour sur lui-même. D'un geste de la main, il invita Timmius à le rejoindre.


"Prince Aran?"

"Reste auprès des tiens, à présent."

"Mais, mon Prince, je..."

"Ta place n'est pas parmi nous, Timmius du Gondor. Sois libre et témoin de ma bonne foi."

"Je vous..."

"Pas un mot de plus, ne me remercie pas. Va là où tu dois être."

Le vieillard courba légèrement la tête et regarda le jeune Prince s'en aller, à la fois surpris, plein de gratitude, mais aussi admiratif. Un léger pincement prit son coeur, et il fut presque amusé de voir à quel point il avait quand même su apprécier son géolier.

Juste avant de passer la porte, la délégation Haradhrim se tourna une dernière fois, et salua de concert.


"Soyez assuré, Roi Elessar, que tout sera fait afin de convaincre les miens."

Puis, la porte se referma sur leur odeur d''épices et le bruissement de légères étoffes.

Toujours bêtement planté au centre de la pièce, Timmius regardait ses pieds, analysant en fronçant les sourcils toute la conversation.

L'homme n'était plus de la première jeunesse, loin de là. Déjà durant la Guerre de l'Anneau, il était vieux.
Autrefois greffier au service de Denethor, il était de bone extraction, et avait jusqu'à ce qu'il fut fait prisonnier, toujours vécu dans l'enceinte de la Citadelle.
Son visage parcheminé était long, comme tout son corps, et une longue tignasse blanche, moins bien soignée qu'à l'époque, descendait jusqu'un peu sous ses épaules. Il était barbu, mais à peine de quelques mois. Un vêtement Haradrim, de couleur terne, lui servait de tunique, assortie à un pantalon bouffant qui sortait de hautes bottes de cavalier.
Ses yeux verts avaient gardé leur vivacité et leur intelligence. Sa stature était resté pareille, son allure rêveuse et son front intellectuel.

Rares étaient ceux parmi les plus âgés des conseillers du Roi qui ne l'avaient pas reconnu.


[Héhé, encore un PNJ au Gondor pour bavarder avec Aragorn^^.
PS: Personne n'a traduit la discussion entre Timmius et Aran, libre à toi de l'avoir comprise. Par contre, Natrann a bien repris la derniière phrase.]
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Aragorn II Elessar



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Mer 2 Avr 2008 - 0:57

A la dernière phrase d'Aran, dont le ton, même si elle était prononcé en Haradhrim, ne sonnait pas exactement comme le fond des paroles qu'elle contenait, Aragorn répondit avec une feinte bienveillance :

Elessar : " Le Gondor n'en doute pas Aran fils d'Aren. Allez en paix, que les Valar vous assistent. "

Aragorn n'était que la moitié d'une duppe. Il connaissait un peu les Haradrhim, au moins de réputation et même s'il espérait qu'il n'y aurait pas de tension au sud de son royaume, il se disait qu'au pire si ça chauffait un petit peu mais que les quelques tribus fidèles à l'alliance du Gondor permettraient de limiter
Ainsi pour dire la vérité, Aragorn malgré tous les salamalecs qu'il dispensait, se souciait un peu comme d'une guigne du Peuple des sables.
[HJ désolé mais avec l'arnor, l'itihilien et consor, trois bonzes rasés sur des chameaulifants... whistle ]

Alors qu'Aragorn s'apprêtait à faire signe pour faire entrer la délégation suivante [Hj: et oui, c que le roi du monde ça reçoit... du monde justement], il vit Timmius un peu perdu au milieu de la salle.
Il fit signe à son Chancelier qui s'éclaircit la voix et s'approchant de Timmius lui dit d'un ton à la fois autoritaire et gêné, comme on parle à un sauvage qui ne parle pas la langue :


Chancelier : " Allons mon brave. Toi devoir retourner avec amis à toi. C'est par là. "

Et il lui indiqua la porte avec la main, prennant Timius pour un de ces "sauvages du sud."

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Aran



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Mer 2 Avr 2008 - 20:22

[Il veut se prendre la pantouffle du papi gondorien dans la tronche, le Chancelier?^^ je t'en ficherai, moi, des chameauliphants!]

La délégation Haradhrim sortit du palais en passant rapidement les formalités de récupération des armes, ect, puis, rejoignit le groupe de ses chevaux, tenus par deux palfreniers.
Il ne leur fallut pas un mot ni cinq minutes pour être en selle et déjà dévaler la Citadelle en direction de l'extréieur de cette ville étouffante.

Natrann, manoeuvrant habilement sa bête, se glissa jusqu'à côté du Prince.


"Prince Aran, que fait-on, maintenant?"

"On rentre chez nous."

"Oui, mais, je voulais dire, après..."

"Tu as entendu ce qu'a dit le roi..."

"Quoi? Vous comptez lui obéir?"

Un sourire sarcastique étira les lèvres du grand Prince, et il éclata d'un rire mauvais.

"Oh que non! Bien au contraire..."

L'homme-lige sourit, satisfait de cette réponse, et laissa Aran le dépasser pour aller reprendre sa place à l'arrière de la troupe.
L'ère des Hommes avait commencé, et les Haradhrim allaient être de la fête...


____________________________________________________________


Timmius n'avait pas encore vraiment eu le temps de se rendre compte du ridicule de sa situation. Quand on est vieux et qu'on en a vu de toutes les couleurs, c'est le genre de choses qui vous échappe souvent pendant quelques secondes.
Mais la délicatesse du Chancelier avait eu le mérite de le faire redescendre parmi les mortels. Surpris, le savant releva la tête et le foudroya du regard.

Juste une seconde. L'âge rend aussi magnanime, et, finalement plus amusé que gêné, le vieillard adressa au jeune -de son point de vue- Chancelier un sourire tranquille, avec un hochement de tête léger.


"Oui, en effet..."

Le genre de phrases avec lesquelles un vieux commence toujours. Une petite habitude, en quelques sortes.

"Je n'ai pas eu l'honneur des présentations."

Lentement, avec déférence mais dignité, il salua en direction d'Aragorn, toujours souriant. Un geste duquel il avait manifestement l'habitude.

"Timmius du Gondor, autrefois greffier au service de l'Intendant Denethor."
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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Dim 27 Avr 2008 - 0:33

Le chancelier demeura interdit. La vision de ce vieillard fagoté comme un sauvage s’exprimant dans une langue civilisée l’avait pour ainsi dire figé, et si on ne le confondait pas avec le marbre de la salle c’était juste parce que celui-ci était blanc alors que celui-là portait une barbe grisonnante encore noire en bien des endroits.

Tout le monde dans la pièce semblait interloqué, du Chef des Gardes de la Tour jusqu’au petit page qui gardait les sceaux. Même le scribe royal qui notait tous les actes officiels de sa majesté, en excluant bien entendu les moins avantageux pour son maître comme doit le faire tout bon scribe digne de ce nom, avait levé le nez de ses parchemins et une grosse goutte d’encre commençait à se former au bout de sa plume, gage d’un pâté en préparation sur le prochain acte, celui concernant les Haradhrim du peuple des sables étant déjà en cours de sablage, ce dont était chargé le petit page justement.
Il flottait dans l’air comme un étrange parfum d’incrédulité qui indisposait quelque peu tout le monde, un parfum qui, en ce qui concernait le Chancelier, se mêlait à l’odeur très forte (orientale nous dirons) des gens du Sud qui s’exhalait de Timmius.

Aragorn lui-même, fut surpris sur le moment, mais la contenance royale, exercée et rompue à toutes les situations, ne tarda pas à se reprendre. Il avait entendu Timmius se présenter et il avait compris (la plupart de ses conseillers avaient eux aussi compris à cet instant) que Timmius était certainement un de ces concitoyens, il lui répondit avec une certaine bienveillance (c’est la journée de la bienveillance) :


Elessar : " Timmius du Gondor, vous dites ? Greffier du Grand intendant ? "

Il inspira, mais toujours avec amabilité il dit :

Elessar : " Voilà qui est pour le moins singulier… Quoique… "

Puis se reprenant il demanda :

Elessar : " Comment le greffier du Seigneur Denethor, paix à son âme tourmentée, se trouve-t-il donc devenu le plénipotentiaire d’un peuple du Sud lointain ? "

Le comment était une question importante mais bien entendu celle du pourquoi intéressait beaucoup plus le Roi. Le pourquoi Aran laissait-il derrière lui un vieillard d’un âge fort vénérable, Gondorhim de surcroit, sans explication et sans présentation, si ce n’était par rouerie… Ou par signe de bonne volonté, comment savoir ?
Décidément les façons de ces gens du Sud n’étaient pas choses aisées à saisir, même pour un Roi à l’esprit aussi ouvert qu’Aragorn. Embêtant quand il s’agit de ses propres sujets…


[HJ : Et oui, un mois pour pondre ça…]

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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Mer 18 Juin 2008 - 15:52

C'était ce qu'on pouvait qualifier de magnifique blanc. Timmius n'avait que rarement vu la cour du Gondor se transformer en bocal à poissons immobiles, et c'était presque avec satisfaction qu'il se rendait compte que c'était pour lui.

Citation :
Elessar : " Timmius du Gondor, vous dites ? Greffier du Grand intendant ? "

Le Roi était évidemment le premier à se reprendre. Appréciable pour un monarque de tel qualité.
L'ex-otage, lui laissant la parole, acquiesça néanmoins d'un signe de la tête affirmatif, qui fit trembler sa barbe de neige.

Par contre, un Roi qui pense et doute à haute voix, c'était un peu plus discutable. Voilà bien quelque chose que le Seigneur Denethor ne se serait jamais permis.


Citation :
Elessar : " Comment le greffier du Seigneur Denethor, paix à son âme tourmentée, se trouve-t-il donc devenu le plénipotentiaire d’un peuple du Sud lointain ? "

La question parrut un instant stupide et absolument indigne d'intérêt pour le gondorien, puis il se rappela que tout le monde n'avait pas une connaissance en armes digne d'un enfant de trois ans. Le Roi Elessar était un héros de guerre, et pour lui, il devait parraître inconcevable de se laisser emporter sans trop de résistance.

"Par la force des choses, mon Seigneur."

Puis, le vieillard se tut à nouveau, et parrut se plonger dans une réflexion profonde, comme s'il se remémorait ce lointain passé.

"J'ai été capturé comme prisonnier de guerre lors de la prise du Premier Cercle de la ville. Je crois..."

Il hésita un instant, puis se reprit à nouveau.

"Je crois que le Roi Aren a eu pitié de mon vieil âge, parce que la plupart des autres captifs ont été massacrés."
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Aragorn II Elessar



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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Jeu 19 Juin 2008 - 16:33

Les accents Westron des paroles de Timmius remplirent la salle et les cœurs de souvenirs douloureux.

Aragorn soupira et murmura dans un souffle:


Elessar : " A l'époque de la guerre de l'anneau..."

S'il y eut un nouveau silence, de recueillement cette fois-ci. Le souvenir de ces tristes années de la guerre où chaque homme et femme du Gondor avait perdu des proches demeuraient vivaces dans les cœurs, même quinze années après. Un père un fils, une femme une fille, la mort avait frappé fort et les générations n'avaient pas encore effacé les cicatrices laissées par Sauron et ses alliés. C'était aussi ce qui expliquait la méfiance des Gondoriens pour les Haradrhim et tous ceux qui avaient été des serviteurs de l'Ennemi.

Aragorn se leva et rompit le silence faisant se lever les yeux tristes de chacun.


Elessar : " Je suis heureux d'apprendre que le Roi Aren est capable de compassion, et plus encore de voir que son fils en dépit de la rigueur affichée de son tempérament a pu mettre fin à cet exil. La guerre est terrible pour tous mais plus encore pour celui que sa patrie a oublié."

Aragorn se mit alors à fredonner une petite complainte qu'il avait apprise pendant sa captivité dans le pays de Dun (cf biographie). Il le faisait parfois au milieu d'un banquet, cependant il était rare que le Roi chantât en pleine audience mais cela pouvait survenir lorsqu'il était ému ou que la situation lui évoquait un chant ancien. [Hj : Tolkien il aime bien les petites chansons alors pkoi pas nous whistle ]

Aragorn (chantant) :

"Je suis le captif, l'homme aux pieds d'acier
Si la guerre est passée, la mort m'a oublié
Que je fus Roi ou prince, ou simple roturier
Aujourd'hui mes amis me nomment prisonnier

Je blanchis loin du lieu de mon premier sourire
Ma mère ne pleurait plus dans ses derniers soupirs

Mes esclaves partagés entre d'autres seigneurs
Souffrent des privations d'une nouvelle rigueur

Ma femme a épousé le voisin que je hais
Mon fils l'appelle papa, il l'appelle son laquais

A force de me connaitre le geôlier m'aime bien
A l'entendre on croirait que je suis l'un des siens
Mais je sais que son rire n'est qu'un os pour le chien
L'étranger qui pour lui ne vaut pas plus que rien

La mort ne me prend pas, elle marchande ma dépouille
Contre quelques soldats et la honte qui me souille

Un jour comme le lac efface les blessures
Que laissent sur son dos la barque aux hautes mâtures
Les hommes pardonneront offenses et parjures
Moi je pourrais enfin gagner ma sépulture."


Après le chant, Aragorn se tut un instant. Puis il descendit vers Timmius et lui dit chaleureusement en ouvrant les bras:

Elessar : "Bon retour parmi nous, Timmius du Gondor."

Le chancelier au même instant mit un genou à terre et se confondit en excuse:

Chancelier : "Pardonnez moi, oh Timmius serviteur de Denethor, je vous avais pris pour un barbare."

[HJ : un peu comme Legolas dans les deux tours : " je vous avais pris pour Saroumane." On l'entend à peine parce que la musique est tonitruante Mr. Green ]

Même s'il était ému et convaincu de la bonne foi de Timmius, nul doute qu'Aragorn ferait ce qu'il pourrait pour comprendre pourquoi il avait relâché le vieillard.

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Dernière édition par Aragorn II Elessar le Jeu 31 Juil 2008 - 20:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Ven 25 Juil 2008 - 23:40

Aux mots du Roi, debout devant son trône, Timmius baissa humblement la tête en rougissant légèrement.
Oublié... Oui, on l'avait oublié par les Gondoriens, tout comme à présent on allait l'oublier parmi les Haradrims. Toute son histoire ne serait finalement plus qu'un souvenir lointain. Peut-être était-ce tant mieux.

Puis, Elessar chanta. Habitué aux rigueurs et à la froide discipline de denethor, l'ancien greffier retint de justesse un hoquet de surprise. Il n'avait entendu chanter dans cette pièce, et encore, ce n'était qu'un Hobbit qui avait fredonné quelques lignes pendant le repas du seigneur intendant... Alors, un Roi!
Malgré le surréalisme de la situation, Timmius ne put s'empêcher de remarquer que le monarque était un excellent chanteur, et que cela devait lui venir de son éducation elfique: ne disait-on pas de grandes choses sur les voix qui s'élevaient dans les cours des souverains Premiers-Nés d'antan?

Citation :
Elessar : "Bon retour parmi nous, Timmius du Gondor."

L'ex-prisonnier tenta de répondre quelque chose de convenance, mais les mots restèrent bloqués dans la boule de larmes qui nouait sa gorge. Comme si la phrase du Roi lui avait retiré un bandeau des yeux, il se rendit enfin tout-à-fait compte de son exceptionnelle situation: il était libre, et vivant. Et en excellente santé, pour couronner le tout.
Alors, avec un regard humide exprimant toute sa gratitude et son bonheur, le Gondorien mit un genoux en terre et salua aussi bas que son arthrose naissante le lui permettait.

Aux excuses du Chancelier, il se releva en s'appuyant lourdement sur son genou, et tendit une main amicale vers l'homme courbé devant lui.


"Cela n'a pas la moindre importance. je crois qu'à votre place, j'aurais fait pareil, monseigneur."

Sa voix trahissait son émotion. Il était libre...
Il était libre, bon sang!
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MessageSujet: Re: Salle du Trone   Sam 2 Aoû 2008 - 21:18

Après le chant et l'émotion, les affaires immédiates du royaumes se devaient de reprendre le dessus.
Aragorn fit appeler et demanda au serviteur de bien s'occuper du vieil homme.

Tandis que le chancelier prenait la main de Timmius non plus avec mépris mais avec la chaleur d'un égal, le Roi donnait ses consignes :


Elessar: " Je veux que Timmius du Gondor retrouve ce qui reste de sa famille. Qu'il soit traité selon son ancien rang et que l'on découvre ce qui est advenu de sa charge."

Alors que les serviteurs s'approchaient du vieil homme pour l'escorter et le soutenir, il dit à Timmius:

Elessar : " Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je vous l'accorde. Timmius du Gondor. Nous serons heureux de ouïr votre histoire à nouveau et qu'il en soit fait des chants et des musiques afin que jamais ne se perdent le souvenir des épreuves d'un serviteur loyal.
Je vous souhaite bon séjour."


Le Chancelier était dans l'intervalle retourné à sa place auprès du Roi, lorsqu'il eut fini de parler il lui glissa quelques mots à l'oreille, Aragorn approuva de la tête. Il dit tout fort:

Elessar : " Timmius du Gondor. L'on vient de me suggérer quelque chose que je désire vous soumettre. Puisque nos emplois de scribe sont tous pourvus et que vous semblez parler la langue du peuple des sables, accepteriez vous de revenir au service du Gondor avec la charge d'interprête royal ? "

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