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 En vue de la cité - souvenirs et cheminement

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Braeghid Brise-de-Feu



Nombre de messages : 75
Age : 27
Race, Pays : Humaine, un-peu-partout
Metier : Apothicaire ambulante, écrivain publique, barde, cuisinière, etc.
Age du personnage : 25 ans
Date d'inscription : 01/04/2010

Qui suis-je?
**Citation personnelle**: Oï ! Oï, bonnes gens ! Echange quelques légumes contre l'écriture de lettres et autres documents !
**Aime/N'aime pas**: Manger, boire, rire, chanter / Qu'on veuille la marier, devoir se battre et avoir les pieds trempés.

MessageSujet: En vue de la cité - souvenirs et cheminement   Dim 4 Avr 2010 - 13:15

[ HJ : Série de petits posts introductifs, histoire de développer un peu Braeghid avant de la mettre en interaction avec d'autres. Je ne sais pas si j'ai le droit de poster, car je n'ai pas encore été mise dans le groupe « Hommes » même si j'ai été validée, donc pardonnez-moi si j'ai outrepassé les règles ^^;
Ce topic est censé être solo, mais n'hésitez surtout pas à venir m'interrompre Smile ]


« Ne revenez pas ! Si mère vous voit, elle vous jètera des pierres. Pitié ! … Tenez, prenez ce pain et cette pomme. C'est tout ce que je peux vous donner. Maintenant, partez ! Ne revenez pas ! »

La porte de bois sec claqua violemment au nez de Braeghid. Bon. C'était sans doute sa dernière rencontre avec sa belle-soeur.
« J'aurais du m'en douter », songea-t-elle à voix haute en se grattant la nuque, un peu ennuyée. Le soir tombait à peine, mais les portes de la ville étaient déjà fermées pour la nuit.
Les derniers badauds rentraient chez eux en lui jetant des regards intrigués : sa cape autre fois d'un beau vert vif était crottée et ses bottes ressemblaient à deux mottes de terre qui se déplaceraient. En bref, son habit de vagabon errant contredisait encore une fois fortement avec la féminité de ses traits, et elle avait beau être saluée plaisamment par ceux qui connaissaient déjà sa lyre, la capitale était tout de même l'endroit où elle tenait le moins à être vue.
Ramassant les provisions qu'elle venait de glaner, la jeune femme empaqueta la miche dans un linge à peu près propre et, croquant la pomme, se dirigea vers la plus proche auberge de sa connaissance. Tant pis pour la belle famille.


Cette scène était revenue à l'esprit de Braeghid alors que ses yeux, un matin d'automne, se posèrent sur les reflets lointains de Meduseld. Le Soleil levant brillait d'une lueur rouge, à l'horizon, derrière les montagnes qui bordaient la cité. Le début du jour donnait un aspect menaçant à la région. Un vent matinal, froid et de saison, rafraîchissait considérablement l'atmosphère.
Elle ne marchait que depuis une heure, mais la voyageuse n'avait pu s'empêcher de s'arrêter pour soupirer. Elle n'avait pas mis les pieds en ville depuis... oh, au moins trois ans. Si ce n'était pas quatre.
La jeune femme se gratta la nuque : elle aurait du s'en douter, en effet. Revenir aux environs d'Edoras ? Quelle idiotie !

Elle avait beau le faire régulièrement, peut-être trois fois par an, c'était toujours aussi stupide de sa part. Poussée par la nostalgie, elle s'avançait à travers les chemins familiers, jusqu'à apercevoir les éclats d'or du château au milieu de l'écrin brun des remparts.
Ses pas s'arrêtaient toujours là – elle ne rentrait plus en ville.
La jeune femme n'y avait plus d'amis et y trouver la porte close de sa famille d'adoption ne l'enchantait guère. Oui, elle évitait Edoras dans son périple, quitte à faire de longs et peu joyeux détours, et traçait directement jusqu'à sa prochaine destination.

Mais avant les détours en question, elle ne pouvait s'empêcher de céder à la mélancolie. Son regard se perdit, pour quelques minutes, dans les faibles attraits de ses réminiscences.

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Braeghid Brise-de-Feu - Fiche et Carnet de RP
Citation :
Italique : Souvenirs, rêves, illusions, etc.
« Blablabla » : Braeghid parle en Rohirrique.
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Braeghid Brise-de-Feu



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MessageSujet: Re: En vue de la cité - souvenirs et cheminement   Dim 4 Avr 2010 - 16:12

Quelques minutes passèrent, longues et silencieuses pour la jeune femme, bien que le jour se levasse autour d'elle. Elle fut même dépassée par une charrette, sans trop s'en rendre compte.

La brise de feu revenait d'un long séjour au Plateau du Rohan, vaste étendue de terre au-delà de l'Emnet, où elle s'était liée d'amitié avec certaines villageois. Une femme en arme étonnait moins qu'un jour sans pluie dans ces grandes étendues mornes et cette tolérance avait quelque chose de rafraîchissant.
Mais les cîmes bleues des Montagnes Blanches lui avaient manqué et la perspective d'un toît en pierre sur sa pauvre tête lui semblait fort attrayante, après deux mois de voûte céleste, de granges en bois ou de tentes improvisées.
Elle avait donc repris la route, et se trouvait désormais à une petite journée de marche du Château d'Or. C'était là que ce souvenir lui était revenu – vision désagréable parmi tant d'autres que lui inspirait le coeur de sa patrie. Beaucoup de voyageurs se déplaçaient en important avec eux l'image riante de leur foyer – mais celui de Braeghid n'était qu'un champ de ruine. Elle avait oublié le visage de sa mère et de ses soeurs; ne lui restait que des bribes de voix, des lambeaux de souvenirs.

Et Edoras n'était pas son foyer. Elle n'y avait été que l'enfant qu'on recueille par charité, l'apprentie qu'on forme par intérêt, la femme qu'on épouse par devoir. Oh, il y avait bien eu quelques bons moments là-bas, elle ne pouvait le nier. Mais sur cette Terre du Milieu, où chacun se définissait d'abord par le nom de son père et de son pays, Braeghid l'apatride se sentait à part.
Sentant la tristesse s'abattre sur elle comme une châpe de plomb, la rousse s'ébroua. Que diable lui valait ces sombres pensées ? Du nerf ! Rien ne pouvait l'arrêter !
La jeune femme referma sa prise sur son bâton de marche et repartit d'un bon pas. Son visage se détourna très franchement des remparts d'Edoras et des reflets d'or de Medusled. Elle avait voulu voir les Montagnes, elle les avait vu, bon vent !

Très vite, elle fredonna l'air d'une vieille chanson de marche, cherchant les paroles pour déloger ses pensées.
Où donc ses pas la mèneraient donc, ce coup-ci ?

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MessageSujet: Re: En vue de la cité - souvenirs et cheminement   Dim 4 Avr 2010 - 21:50

Braeghid, en mouvement, choisit très rapidement une direction à suivre. Horizon accidenté se découpant sur les cieux flamboyants, les Montagnes Blanches avaient semblé l'appeler. Après tout, derrière elles, le Gondor s'étendrait à ses pieds.
Le Gondor... En huit ans, Braeghid n'avait parcouru que son royaume d'origine, ainsi que les terres qui s'étendaient jusqu'aux Monts Brumeux au Nord, en restant bien loin des forêts, les guets de l'Isen, qu'elle n'avait pas osé passer, sa frontière orientale étant les rives de l'Anduin. Il y avait sûrement bien peu de monde qui connaissait le Rohan aussi bien qu'elle, désormais, mais sa fièvre du voyage la reprenait. Toujours avancer, aller de l'avant, aller plus loin... Découvrir ce que cache le prochain tournant !
Le Gondor... Le Gondor lui faisait envie, bien que le trajet ne soit pas des plus faciles.
Oui, il faudrait passer à travers la chaîne montagneuse aux neiges éternelles – le voyage ne manquerait pas de danger. Mais Braeghid côtoyait le danger depuis huit ans; un de plus ou de moins ne la ferait pas fléchir.
Elle contourna la cité en direction du Sud, se repérant par rapport aux pics de Dwimorberg et de Starkhorn. Il lui fallut environ deux jours pour atteindre les contreforts des montagnes. Cette marche chassa en grande partie sa mélancolie et lui fit retrouver son sourire habituel, s'émerveillant des couleurs flamboyantes de l'automne dans cette partie du Rohan, des feuilles des arbres sur les champs de blés. Elle passa une partie de la première journée avec un groupe de chasseurs qui partaient vers Dunharrow et y troqua la recette d'une infusion revigorante contre un poulet et deux oignons. Cela ne fit que renforcer sa bonne humeur.

La rousse ne s'arrêta que lorsque le Soleil déclina loin derrière l'Entalluve. Trouvant refuge sous le couvert de quelques arbres, elle décida de s'y arrêter pour la nuit. Les monts la protégeraient d'une partie du vent et l'ascension ne serait que plus agréable dans la lumière du matin. Elle comptait traverser en trois jours, en marchant d'un bon pas. On lui avait dit qu'elle trouverait sûrement un guide en Edoras, mais elle n'avait pu se résoudre à y aller; et elle s'était de toute façon procurée une carte sommaire des environs.
Depuis que l'Armée des Morts avait été délogée du Passage qu'elles avaient construites, par le roi Aragorn, la traversée de Dunharrow à la pierre d'Erech se faisaient à peu près couramment. Les lieux étaient profondément sinistres, mais sûrs; on racontait que l'esprit du Roi y veillait toujours en en tenait éloignées les mauvaises choses. C'était ce que lui avait dit les chasseurs. N'étant pas les premiers à lui rapporter ce fait, la jeune femme s'interrogeait sur un possible changement d'itinéraire.
Son campement improvisé se situait à peut-être trois ou quatre heures de marche d'Harrowdale, la vallée qui abritait Dunharrow. Il lui serait donc aisé de passer par là pour rejoindre le Gondor, ou de chercher un passage plus loin vers le sud, en suivant la Fenmarche. Mais ces grandes décisions attendraient le lever du jour; pour l'instant, sous les étoiles naissantes, Braeghid faisait rôtir son poulet.

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MessageSujet: Re: En vue de la cité - souvenirs et cheminement   Lun 5 Avr 2010 - 16:36

Le feu crépita bientôt, de petites flammes orangées s'élevant au-dessus des braises rougeoyantes. Le bois était miraculeusement sec et ne dégageait aucune fumée, mais bien une délicieuse odeur de futur repas.
Après avoir déplumé et préparé l'animal, Braeghid l'avait installé au-dessus du feu de camp. Deux tas de pierre et une barre de fer lui avait fait une broche improvisée mais pratique. Rapidement, le fumet monta sous les arbres, jusqu'aux étoiles. La jeune femme ne connaissait ni les noms, ni les histoires de celles-ci – ou plutôt, elle n'en connaissait que les versions populaires, abrégées et déformées telles qu'elles s'échangeaient dans les milieux paysans. La rousse ne les vénéraient donc pas : les petites gens ne s'échangeaient des renseignements sur l'astronomie seulement pour leurs valeurs de points de repères. Fort heureusement, les dites étoiles ne leur en voulaient pas trop.

Ses toutes premières nuits dehors avaient été terribles pour la Brise de Feu, terrifiantes et glacées. Puis, petit à petit, elle s'était souvenue des bruits nocturnes du village de son enfance; que les bêtes qui la reniflaient ne la trouvaient pas forcément à leur goût et qu'un peu de bluff suffisait souvent à faire fuir les brigands les moins téméraires. Pour les autres...
Mais ce soir, elle ne s'inquiétait ni des bêtes sauvages, ni des mauvaises gens. L'imminence du repas occupaient tout son esprit. Fébrilement, ses doigts ouvraient de petits pots de terre cuite, répandant des épices et autres herbes parfumées sur la viande, ou se précipitaient pour tourner la bête dont certaines côtés commençaient à bien rougir.

« Oh, je vais faire bombance ! Quelle hâte, quelle hâte ! » S'écriait-elle parfois, en coeur avec le gargouilli de son estomac. Parfois, un oiseau de proie lui répondait, dans l'air désormais sombre et frais de la nuit.

La scène devait être fort intrigante, pour l'observateur extérieur. Une femme, ses longs cheveux roux réunis en un chignon presque défait par un lacet de cuir, vêtue d'habits de toile dont la couleur d'origine était depuis longtemps oubliée, chaussée de bottes de marche sales et cabossées, l'épée au côté et la lyre au poing; qui, chantonnant presque, tournait autour du feu de camp, ses grands yeux verts avidement posés sur l'objet de son contentement. Un sourire presque dément ornait ses lèvres; elle n'avait pas mangé depuis la veille et elle comptait s'éclater la panse.
Le repas fut vite englouti, bien que la rousse se brûla les doigts et la langue à plusieurs reprises dans sa précipitation. Le scandant de « ouïlle, ouïlle, ouïlle ! » et autres « ouch, ouch, ouch ! », la Rohirrim dévora le pauvre gallinacé, en prenant garde de tout de même en laisser pour les jours suivants. Elle ne laissa que la peau et les os, enterrant la première et gardant certains des derniers. Une fois nettoyés et taillés, ils pourraient sûrement être revendus comme aiguilles à coudre, pointes de flèches ou autres petits objets.
La suite du programme n'était pas bien dure à deviner : s'enrouler dans une couverture, sous un arbre, auprès du feu qui s'éteignait. Braeghid fit un coussin des parties les plus molles de son bardas et s'installa du plus confortablement qu'elle put. Doucement, lorsqu'elle se fut habituée à l'atmosphère du lieu, elle s'endormit, son épée tout de même à portée de mains.

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MessageSujet: Re: En vue de la cité - souvenirs et cheminement   Mer 7 Avr 2010 - 15:08

La nuit se passa sans encombre; mais, au matin, la jeune femme apprit que le passage de Dunharrow était fermé. Un important éboulement avait eu lieu durant la nuit entre deux paroies de l'ex-Passage des Morts, rendant toute traversée impossible. Il était alors vers neuf heures du matin : Braeghid s'était levée bien avant l'aube, réveillée par la fraîcheur de la nuit lorsque son feu se fut éteint.

Il s'avéra que la rousse n'était pas la seule à vouloir passer ce jour-là et elle se retrouva à partager un petit-déjeuner tardif avec un groupe de deux Nains qui cherchaient à rejoindre le Ras Morthil, d'un Homme qui voulait rentrer chez lui près d'Erech et d'un autre qui voulait atteindre l'Anfalas. Les Nains avaient de la bière et les Hommes des légumes qui se marièrent très bien avec les restes de son poulet. Cela l'ennuyait un peu – elle aurait encore pu tenir deux jours dessus – mais les règles du partage ne pouvaient pas la laisser boire leur bière, dévorer leur légumes et ne rien offrir à son tour.

Vers midi, il fut annoncé que le passage serait justement bouché jusqu'au lendemain, voire au surlendemain, car l'éboulement nécessiterait sûrement des travaux de réfection. Cela ennuyait fort Braeghid, qui avait horreur d'attendre; mais elle ne dit rien de son irritation, voyant ses compagnons d'infortune bien plus embêtés qu'elle. Personne ne l'attendait, elle; ni à Erech, ni en Anfalas, bien qu'elle eut certains amis parmi les Rôdeurs et autres gens du voyage qu'elle eut pu croiser là-bas.
A deux heures, on sortit les premiers cadavres des malheureux qui traversaient la montagne lorsqu'elle leur était tombée sur la tête. Cette vision fort peu ragoûtante acheva de miner les espoirs de ceux qui comptaient passer plus vite que prévu et de décider Braeghid à lever le camp. Echangeant un onguent contre les cors aux pieds pour des rations de voyage, la Rohirrim salua ses compagnons et leur souhaita bonne chance.

L'Homme qui retournait à Erech lui prodigua ce conseil : « Si vous voulez vraiment voir le Gondor, que vous avez le temps et point la peur de la neige, tentez-donc le col du Caradhras. Il n'aime pas les Elfes et les Nains, mais on dit le col sûr pour les Hommes depuis la défaite de l'Ombre de l'Est. »
Braeghid le remercia chaudement, promis de lui rendre visite si un jour elle traversait les Montagnes et s'en fut. Le Caradhras ! C'était deux mois de marche d'ici – elle serait volontiers passée par l'Isengard à la place, mais les Ents lui fichaient un peu la trouille. Des hommes-arbres, rien que ça ! On n'en parlait que dans les Légendes, et voilà que depuis le couronnement d'Elessar, on ne parlait plus que de ça. Entre les Ents et les Hobbits, les créatures des contes de nourrice semblaient prêtes à surgir au moindre tournant pour partager votre repas.

« Ah, si seulement, seulement, je pouvais voir des Elfes... » songeait la Brise de Feu en redescendant des montagnes. Dire qu'elle n'en avait jamais vu aurait été mentir; mais elle eut beaucoup donné pour pouvoir discuter avec eux. Les Belles Gens se faisaient rares en Terre du Milieu et on ne les croisait plus que furtivement, longues colonnes partant vers l'Ouest et les Havres Gris ou petits groupes solitaires traquant les dernières créatures malfaisantes dans les sombres et profondes forêts.
Avec un enième soupir sous le soleil à son zénith, Braeghid repartit vers le Nord-Est d'un bon pas.

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