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 « Et Earello Endorenna utúlien »

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Celebrían



Nombre de messages : 154
Age : 30
Race, Pays : Elfe, Imladris
Metier : Dame d'Imladris
Date d'inscription : 13/04/2008

Qui suis-je?
**Citation personnelle**: Et Earello Endorenna utúlien - De la grande Mer en Terre du Milieu je suis venu
**Aime/N'aime pas**: Imladris, son époux, ses enfants/Les Orques

MessageSujet: « Et Earello Endorenna utúlien »   Jeu 22 Avr 2010 - 14:26

    [Vu ton précédent Post, je doute pas que ça fera du grabuge XD En attendant, ça m’a bien inspiré puisque voilà déjà le nouveau sujet XD]

    Installée dans les jardins, sa longue robe couleur argent finement ouvragée retombant en plis souples de part et d’autre de sa personne, Celebrìan était plongée dans la lecture d’un épais ouvrage. Le vent venait jouer entre les quelques mèches dorées qui s’échappaient de sa coiffure et le soleil la baignait de sa clarté. On eut dit que sa peau scintillait littéralement. Jamais auparavant la Reine d’Argent n’avait parut aussi belle et pourtant, de partout en Lorien et Imladris, on ventait la beauté de la Dame de Foncombe. Son ventre bien rebondi et son air épanoui y étaient certainement pour beaucoup.

    Un léger coup la fit sursauter de surprise et elle quitta le texte qu’elle lisait pour poser son regard sur son abdomen tout en passant une main tendre sur la peau tendue de son ventre. Les deux enfants qu’elle portait étaient plutôt chahuteurs, mais c’est un sourire heureux qui habillait son visage. Lorsqu’on lui avait annoncé qu’il s’agissait de jumeaux, elle avait d’abord été un peu effrayée, la gémellité n’étant pas courante chez les elfes, mais très vite, c’était un immense bonheur qui s’était abattue sur elle et sur Elrond.

    Tout Imladris était aux petits soins pour elle, l’arrivée de ces enfants se révélant une grande joie pour tous les habitants de la dernière maison simple. Il ne fallait surtout pas qu’un malheur s’abatte sur le bonheur du couple seigneurial. Mais rien ne s’était produit, Celebrìan était en parfaite santé, la paix régnait alentour et tout ce qui occupait l’esprit de la Dame d’Imladris était de savoir quels prénoms elle allait bien pouvoir donner à ses enfants…


    ***

    Celebrìan était assise quelque part dans les jardins, un livre ouvert sur ses genoux, son regard perdu dans le vague. Son teint était plus pâle qu’à l’ordinaire, légèrement gris même, mais c’était la couleur qu’il avait pris depuis l’attaque qu’elle avait subit quelques mois plus tôt. Ses joues s’étaient creusées et ses yeux avaient perdus de leur éclat, elle ne s’alimentait presque plus dorénavant. C’était comme si la vie l’avait déjà quittée, qu’elle n’était plus qu’une enveloppe charnelle qui attendait simplement la fin.

    Elle lisait quotidiennement l’inquiétude sur les visages de son époux et de ses enfants, mais aussi sur ceux de ses parents et de toute personne qui croisait sa route. Elle n’arrivait même plus à trouver la force de leur sourire en prétendant que tout allait bien. Tout n’allait pas bien justement. Elle était las de ce monde, las de cette vie qui n’en était plus une, las de cette fatigue qui l’étreignait chaque jour un peu plus. Elle savait au fond d’elle qu’il n’y avait qu’une seule chose à faire, sa mère le lui avait aussi dit, mais elle avait repoussé jour après jour cette idée, jusqu’à ne plus en être capable.

    Des pas légers sur les pavés lui firent tendre l’oreille, mais son regard resta ce pourtant vague. Elle n’avait pas besoin de tourner la tête pour savoir qui s’avançait au devant d’elle, elle avait reconnu les pas d’Elrond. Le seigneur d’Imladris s’avança jusqu’à elle et s’assit à ses côtés sur le petit banc de pierre qu’elle avait investit. Lui retirant le livre inutile des mains, il le referma en douceur avant de le poser à côté de lui. Avec délicatesse il prit les mains de sa dame entre les siennes et les serra avec ferveur.

    « Melissënya. » souffla-t-il comme pour attirer son attention.

    La Reine d’Argent, ou plutôt ce qu’il en restait, tourna son visage vers lui. Rien ne semblait plus animer son beau visage, ses traits étaient neutres, son regard vide. Le Peredhel passa une main sur la joue creusée de Celebrìan qui ferma un instant les yeux pour mieux apprécier la douce caresse. Elle avait irrésistiblement envie de pleurer, d’évacuer toute la tristesse qui la submergeait, mais elle n’y arrivait pas, ses yeux restant immanquablement secs et vides. Ca ne pouvait plus continuer, sa mère l’avait vu et lui en avait fait part, si elle continuait sur cette voie, elle n’y survivrait guère très longtemps. Celebrìan tourna à nouveau son regard dans le vague, semblant méditer à quelques obscures pensées, et c’est finalement, alors qu’il s’apprêtait à lui parler, qu’elle le devança.

    « J’ai bien réfléchi… »
    « A quel sujet ? »
    « Ma vie… Vous l’avez vu aussi, n’est-ce pas ? Ce qui m’attend si je ne fais rien… »


    Elrond garda le silence et Celebrìan soupira doucement.

    « J’ai pris ma décision. »
    « Vous nous quittez… »
    « A regret. Je préfère vous quitter maintenant et vous retrouver plus tard que vous quitter définitivement. »
    « Je suis désolé. »
    « Pour quelle raison ? Ce n’est pas votre faute. »
    « J’aurais voulu pouvoir effacer tout le mal qui vous a été fait. »
    « Nul n’est infaillible, et je ne pense qu’une quelconque médecine aurait pu m’aider. Vous avez réussi à me soigner et m’avez gardé en vie, c’est déjà beaucoup… »


    De nouveaux pas sur les pavés firent relever la tête à Elrond. Celebrìan, elle, avait reconnu le pas léger de ses fils. Elladan et Elrohir se tenaient à quelques distance de là et n’avaient rien manqué de l’échange.

    « Naneth… » souffla Elrohir, sa voix mourant au fond de sa gorge.

    La Reine d’Argent ne pu que baisser la tête pour fuir leurs regards qu’elle savait débordants de larmes.

    « Je suis désolée. » conclut-elle pour s’excuser auprès des trois hommes de sa vie.


    ***

    Vêtue d’une robe bleue, qu’elle avait retrouvé dans sa penderie après l’avoir abandonné là à son départ mais qui pourtant n’avait pas subit l’usure du temps, la Reine d’Argent avait parcouru les allées des jardins comme tous les jours depuis son arrivée. Elle redécouvrait petit à petit sa demeure et son lieu favori restait à n’en pas douter les jardins.

    Finalement, après une heure de promenade, elle s’était arrêtée pour s’installer sur un banc en pierre blanche. C’était toujours sur le même banc qu’elle aimait s’installer. Il n’avait pas bougé en cinq siècles, il était tel que dans son souvenir. Combien d’évènements heureux ou malheureux avaient pu se dérouler ici ? Bon nombre, principalement heureux mais pas exclusivement, hélas.

    Mais l’heure n’était pas à ressasser les mauvais souvenirs. Voilà plusieurs jours qu’elle était arrivée. Elle savait que ses fils avaient été prévenu presque aussitôt de son retour et savait également qu’ils n’étaient plus très loin. Elle le sentait, ça n’était plus qu’une question de temps pour qu’ils arrivent en vue de la cité. Un sentiment mêlé de peur et d’excitation la tiraillait, comme cela avait déjà été le cas lors de ses retrouvailles avec Elrond. Elle ignorait comment ils allaient réagir. Seraient-ils heureux ? Perplexes ? En colère ? Toutes ces émotions seraient bien naturelles. Après tout, elle les avait abandonné… certes, pas de son plein gré mais cela revenait au même.

    L’inquiétude la travaillait et elle ne savait plus quoi faire. L’attente était de plus en plus pesante… Soudain, un garde apparu à l’autre bout de l’allée et s’approcha d’elle en quelques enjambées. Celebrìan se leva pour lui faire face alors qu’il s’inclinait.

    « Ma Dame, j’ai eu ordre de vous informer que les Princes sont en vue de la cité. Ils ne devraient plus tarder. »

    Son cœur, déjà tourmenté, rata un battement mais elle se força à n’en rien laisser paraître et sourit au garde.

    « Merci. »

    L’elfe hocha la tête et lui fit un salut militaire avant de tourner les talons et disparaître. L’heure était venue…

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MessageSujet: Re: « Et Earello Endorenna utúlien »   Mar 27 Avr 2010 - 23:45

Elrond s'était réveillé en sursaut avant même les premiers rayons du soleil. Quelques instants perdus dans l'obscurité de ses appartement, il se força à cligner des yeux pour retrouver le bénéfice de la vision elfique dans le noir, que sa parenté humaine avait légèrement atténuée.
Son coeur battait désagréablement vite, et des images lui tournaient dans la tête comme des charognards autour d'un cadavre. Encore... La peste soit le Valar dérangé qui avait voulu qu'il ait des rêves prémonitoires! Comment pouvait-on encore se reposer tranquillement dans de telles conditions?

Peu enclin à rester longtemps de mauvaise humeur, il décida de se lever pour de bon et de se mettre au travail.
Après avoir noté succintement ce dont il se souvenait de ses pérégrinations au pays de Lórien, il s'immergea dans de la paperasserie administrative on ne peut plus rébarbative.
Erestor, plutôt du matin lui aussi, le rejoignit peu avant l'aube, suivi de près du jeune Lindir. Glorfindel, quant à lui, arrivait généralement quand le soleil était déjà haut. Personne ne s'en plaignait : l'elfe blond n'était efficace qu'avec une bonne nuit de sommeil, et se révélait imbuvable lorsqu'il s'était réveillé du pied gauche...

Avec un soupir de satisfaction, le Semi-Elfe reposa sa plume juste au moment où on frappa à la porte. Le garde qui entra n'avait manifestement pas l'habitude de lui faire face et parraissait presque embarrassé.


Garde : "Je m'excuse de vous déranger, seigneur, mais le capitaine Endil vous fait savoir que les Princes sont en vue de la Cité. Leur arrivée est imminente."

Elrond acquisça calmement.

Elrond : "Très bien. Merci beaucoup. Si vous pouviez vous charger de prévenir la Dame, je vous en saurai gré."

Garde : "Le capitaine a pris la liberté de déjà lui envoyer un collègue, mon Seigneur. Ce devrait être chose faite."

"Très bien," répéta Elrond, en hochant encore un fois de la tête.
D'un léger signe de la tête, il fit savoir à ses deux collaborateurs de continuer sans lui. Erestor ne parrut pas réagir, mais il n'avait surement rien manqué. Lindir se fendit d'une courbette et reprit son grattage frénétique.


En traversant les jardins, le seigneur d'Imladris essayait de calmer l'ouragan qui avait pris place dans le siège de sa pensée. Lui qui avait l'habitude d'être posé et efficace, et de travailler un seul problème à la fois, se retrouvait diablement surpassé par de simples retrouvailles familiales.
Ai, si tout pouvait être simple! Mais ce ne le serait assurément pas...

Un instant, tous les soucis s'envolèrent. De loin, il vit un homme portant sa livrée s'en aller d'un pas vif, laissant une silhouette bleutée assise sur un blanc blanc.
Il se fendit d'un sourire, et s'approcha lentement, puis se racla la gorge en arrivant juste derrière son épouse.


Elrond : "Melissënya?"

En deux pas, il se déporta dans son champ de vision, et lui tendit une main.

Elrond : "Je pense que nous venons de recevoir tous deux le même message. Que diriez-vous, ma Dame, d'aller accueillir nos fils ensemble?"

Il faut être un elfe multimillénaire et marié depuis très longtemps pour comprendre la portée romantique de cette proposition.
C'était une évidence, ils allaient vivre un moment fort. Et Elrond aurait préféré être sûr que ce soit magnifique, larmoyant, plein d'amour, de bonheur et de mièvreries.
Mais voilà, ce n'était vraiment pas une certitude. Il s'était passé bien trop de choses, pendant l'absence de Celebrían, pour avoir laissé leur innocence aux trois hommes d'Imladris.

Et tandis qu'il lui esquisça un sourire engageant, la main toujours tendue, un éclair de fatalisme lui rappela la seule certitude qu'il avait sur ces retrouvailles.
Ils allaient la décevoir.
Tous les trois.
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Celebrían



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MessageSujet: Re: « Et Earello Endorenna utúlien »   Mar 29 Juin 2010 - 13:41

    [Désoléééééeeeeee >.> En plus, c’est pas terrible et court…]

    Celebrìan se laissa retomber assise sur le banc, son cœur affolé battant dans sa poitrine, menaçant presque d’en sortir à tout moment. L’impatience et l’appréhension se disputaient la part belle dans son cœur. Elle était à la fois heureuse de savoir ses fils si proches, mais aussi nerveuse à l’idée de connaître leur réaction face à son retour.

    Elle ne put tergiverser longtemps sur ses sentiments, des pas familiers s’avançaient vers elle et un raclement de gorge lui fit relever la tête tandis que la voix d’Elrond s’élevait dans son dos.

    "Melissënya?"

    Elle ne se lasserait jamais de sa façon de la nommer et du ton qu’il employait à chaque fois. L’instant suivant, il avait fait un pas de côté pour entrer dans son champ de vision et lui tendre la main.

    "Je pense que nous venons de recevoir tous deux le même message. Que diriez-vous, ma Dame, d'aller accueillir nos fils ensemble?"

    Un sourire incertain naquit sur les lèvres de la dame. Elle posa néanmoins avec conviction sa main dans celle, tendue, de son époux et se leva à nouveau, gracieusement, du banc.

    « J’en dirai qu’il s’agit là d’une excellente idée. Peut-être arriverez-vous à faire cesser les battements désordonnés de mon cœur… » souffla-t-elle alors qu’ils commençaient à marcher pour s’éloigner du banc, leurs pas s’accordant l’un à l’autre. « Ai-je raison de m’inquiéter ? » questionna-t-elle finalement.

    De sa main libre, elle lissa un pli de sa robe, son regard évitant de se tourner vers Elrond, mais aussi vers l’horizon. Elle était retournée des millénaires en arrière, alors qu’elle était encore jeune et intimidée par tout ce qui pouvait l’entourer. Sans lui laisser le temps de répondre, elle poursuivit, se livrant un peu plus sur ses doutes.

    « Quelle mère suis-je donc pour appréhender de revoir mes fils ? Pourquoi suis-je aussi nerveuse ? Certes, cela fait plusieurs siècles que je ne les ai pas vu, mais ne devrai-je pas plutôt être la plus heureuse au monde ? »

    Celebrìan releva soudainement la tête vers son époux, étudiant un instant ses traits avec attention alors qu’un léger souffle de vent vint jouer entre les quelques mèches blondes qui s’échappaient de sa coiffure.

    « Est-ce que je m’inquiète pour rien ? »

    Elle aurait grandement préféré se faire de soucis pour rien, mais quelque chose lui disait que ce n’était pas le cas. Sans savoir quoi ni pourquoi, elle sentait que tout n’irait pas parfaitement bien, d’où sa nervosité. Restait à savoir si Elrond réussirait à lui rendre un peu de sérénité avant qu’ils ne retrouvent leurs fils…

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MessageSujet: Re: « Et Earello Endorenna utúlien »   Mer 18 Aoû 2010 - 1:18

Elrond attrapa la main de son épouse, et lui tendit le bras dès qu'elle fut levée pour la mener doucement vers le portique d'Imladris. Elle semblait un peu nerveuse, et il s'efforça de lui adresser un sourire confiant. Il n'avait pas envie qu'elle se fasse du mouron.

Mais elle s'en faisait, et il apprécia son honnêteté. Et entendre sa voix prendre les accents du souci lui brisait le coeur.
Il réfléchit un long moment à comment la rassurer, et se surprit à imaginer même quelques mensonges. Par tous les Valars! Quel sentiment irrationnel pouvait donc le prendre en sa présence pour qu'il ne puisse même plus raisonner et réagir en toute âme et conscience?


" Est-ce que je m’inquiète pour rien ? "

Le Peredhel fronça les sourcils et tourna un regard sérieux vers Celebrían.

"Ma Dame, vos soucis ne me paraissent pas moins naturels que ceux d'un voyageurs s'aventurant sur un terrain inconnu. La joie des beautés nouvelles y est souvent exaltée par les risques de la découverte.
Bien des années sont descendues sur nous tandis que nous vous attendions, et, puisque les Elfes ne sont pas moins immuables que les chênes millénaires à qui l'on découvre chaque printemps de nouvelles branches, les choses ne sont pas restées strictement identiques au jour de votre départ."


Il avait parlé calmement, plus posément qu'il ne l'avait cru possible.

"Quant à la réaction d'Eldanónni, je ne pourrais pas plus la prévoir que vous," ajouta-t-il avec un léger sourire, presque amusé. "Nous sommes souvent les deux les plus surpris par leurs attitudes, et cela, je peux vous le promettre, n'a pas changé outre mesure."
"Je ne sais si c'est un bien ou un mal, d'ailleurs,"
glissa-t-il après un petit silence, non sans quelque malice.

Un instant, il s'arrêta de marcher, et laissa doucement glisser ses doigts le long de sa joue si douce, pour lui adresser un visage qui se voulait des plus rassurants.


"Nous sommes tous nerveux, j'en suis certain. Ne vous tracassez donc pas outre mesure, melissenya. Qu'est-ce qui pourrait mal tourner?"

En l'invitant doucement à reprendre leur marche, Elrond inspira un bon coup.
Son coeur battait la chamade.
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