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 Une fuite inattendue.

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Huoriel

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MessageSujet: Une fuite inattendue.   Dim 27 Juin 2010 - 5:34

Les plaines du Rohan. Immensité synonyme de liberté pour Huoriel.

Le matin, très tôt, elle était partie avec Loth alors que la rosée séchait tranquillement sur les herbes folles et que les rues d'Edoras étaient désertes et silencieuses. Il fallait toujours partir très tôt si on voulait avoir une chance de capturer un cheval sauvage dans les plaines du Rohan.
La jeune femme était vêtue d'un pantalon en toile brune et grossière ainsi qu'une large chemise brune également sur laquelle elle avait enfilé un haut de cuir sans manches, pour se protéger d'un éventuel coup de sabot dans le ventre ou sur la poitrine. Certains pouvaient être mortels disait-on. Ses cheveux étaient lâchés, d'un blond très clair, flottant dans son dos, giflant parfois son visage quand le vent se levait. Ce matin-là, elle avait enfourché le cheval qui lui avait permis de rentrer de la Lothlorien. Un bel étalon au poil très blanc : de nombreuses personnalités à Edoras avaient essayé de le lui racheté, mais elle avait toujours refusé. Ce cheval-là, comme elle, était fait pour la liberté, l'action et les grandes plaines, non pas pour les écuries riches et sombres d'un riche seigneur.

Elle chevauchait donc en compagnie de son frère. Ils avaient tirés leurs chevaux à travers tout Edoras pour ne pas faire trop de bruit, mais à présent, ils étaient en selle et galopaient. Cela faisait toujours du bien à la jeune femme : de se sentir libre mais en compagnie d'un de ses frères, un des êtres avec qui elle avait grandi t et qui savaient la comprendre dans toutes les situations. Le soleil était à présent haut dans le ciel et la rosée avait séché. Le ciel était bleu et le soleil brûlant, mais le vent les rafraîchissait dans leur course. Le jeune homme qui l'accompagnait, Loth était son grand frère et son premier compagnon de travail. Il était très grand, bien bâti, digne d'être un Rohirrim, mais son grand calme et sa douceur inégale lui avait fait renoncer à la voie des armes. Il préférait les chevaux.
Car aujourd'hui, ils étaient là pour une commande. Un seigneur très proche du Roi Eomer leur avait demandé de lui dompter un cheval. Qu'importe la race, qu'importe la couleur, qu'importe le sexe, mais il devait devenir la monture idéale pour son jeune fils qui commençait tout juste à monter. Huoriel avait adoré lui apprendre à tenir les rênes pour tourner à droite, à gauche et pour s'arrêter. C'était comme une revanche pour elle, d'apprendre deux trois de ses trucs au petit garçon de son client : elle s'en voulait tellement de ne pas avoir apprit à son propre petite frère, Eo, à monter !
La jeune cavalière et son frère ralentirent le rythme. Leurs propres chevaux avaient senti quelque chose. Ils se regardèrent : les yeux bruns se fixèrent et ils se comprirent aussitôt. Il y avait bien des chevaux par là. Ils tournèrent vers la droite et scrutèrent l'horizon. Avec un peu d'entraînement, on pouvait facilement voir les silhouettes de chevaux sauvages très loin sur la plaine. Loth et Huoriel continuèrent au pas, permettant à leurs chevaux de souffler et de se remettre de leur longue course. Loth se pencha légèrement en avant pour suivre des traces de sabots non-ferrés. C'était bien des chevaux sauvages : ils étaient sur la bonne piste. Ils se sourirent.

Il était midi passé quand ils réussirent à approcher les chevaux sauvages. Il s'agissait d'une petite troupe. On pouvait reconnaître là le mâle dominant et quelques femelles avec leurs poulains. Ils étaient très beaux et forts : c'étaient bien des chevaux du Rohan, pensa Huoriel avec un sourire. Les chevux broutaient tranquillement et ne semblaient pas encore se formaliser de la présence de deux êtres humains : Huoriel et son frère savaient à quelle distance se tenir d'eux pour ne pas les effrayer.
Ils décidèrent donc de faire une rapide pause, juste pour boire un peu dans l'outre de peau et manger un peu de pain. Le soleil était tellement fort que la jeune femme retira son haut en cuir qui lui semblait être comme la carapace d'un rhinocéros fondu sur sa peau. Elle se lava un peu la figure et remit ses cheveux derrière les oreilles. Puis, ils se concertèrent sur le cheval à dompter. Il était déjà hors de question de prendre le mâle dominant : il était trop fougueux pour un petit garçon à ses débuts et cela mettrait la bande en déroute. Ils optèrent donc pour un mâle bien plus jeune à l'écart des autres. Celui-là serait sans doute plus facile à attraper.
Chacun prit donc une corde qu'ils allaient passer autour du cou du cheval tandis que les autres allaient s'échapper au galop. Ensuite, Huoriel irait lui parler comme les Noldor lui avaient apprit durant son séjour en Lothlorien. Leur méthode avait toujours marché. Loth partit à droite en faisant un large détour tandis qu'Huoriel prenait le cheval en tenaille par la gauche. Les chevaux devinrent légèrement nerveux quand ils sentirent leur présence se rapprocher et soudain, alors qu'ils avaient à peine put s'approcher du cheval, ils se mirent tous d'accord pour s'enfuir au galop ! Du jamais vu avec leur méthode ! Loth, trop fier sans doute pour les laisser s'échapper, lança son cheval au galop après eux.

- LOTH ! REVIENS ! TU LES AURA PAS COMME ÇA ! cria Huoriel avec toute la puissance de sa voix.

Ah, franchement, ces hommes ! pensa-t-elle en soupirant. Cependant, elle avait tout de même les sourcils froncés et se dressa sur ses étriers pour le voir s'éloigner. Elle restait inquiète pour son frère : pourvu qu'il ne lui arrive rien ! Mais l'histoire était étrange tout de même : le fait qu'ils s'enfuient ainsi, sans crier gare. Cela ne leur était jamais arrivé avec leur méthode.
Soudain, la jeune femme tourna la tête vers la droite : elle venait de découvrir la raison de la fuite des chevaux... Qui n'était autre qu'une troisième personne...
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Ellain

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MessageSujet: Re: Une fuite inattendue.   Mar 6 Juil 2010 - 0:49

La vision qu'elle avait eue au crépuscule lui paraissait maintenant brumeuse et floue. Elle n’aurait pas su dire s’il s’agissait d’un rêve, d’une hallucination ou si elle avait réellement vu les Elfes et la Noble Dame autour du feu. Et plus elle avançait, plus elle se persuadait qu’il ne s’agissait probablement que d’un délire dû à la fièvre.
Car fièvre il y avait, à présent, c’était indéniable. Elle avait encore marché près d’une heure, la veille, avait se s’effondrer finalement au pied d’une butte, enroulée dans sa couverture sans même avoir pris la peine de monter son campement. Elle s’était réveillée tremblante et en sueur, plusieurs heures après l’aube. Malgré la douleur lancinante qui lui paraissait plus forte que jamais, elle s’était forcée à se redresser, avait vidé le reste de sa gourde sur les sillons brûlants de la plaie de sa cuisse et s’était relevée.

Sa seule chance de salut, elle le savait maintenant, était de parvenir à trouver ses semblables dans cette vaste plaine herbeuse. Si toutefois des humains habitaient réellement ces terres, ce dont elle n’avait, après tout, aucune preuve. Mais ce n’était pas en restant étendue qu’elle parviendrait à obtenir confirmation de l’un ou de l’autre, de toute façon, aussi avait-elle commencé à marcher en s’efforçant tant bien que mal d’ignorer la douleur. Si elle ne trouvait personne, elle était de toute façon probablement perdue.

Elle avait avancé, appuyée sur son bâton de marche, toute la matinée durant. Le soleil cognait dur malgré la saison, comme pour faire oublier l’air glacé de la nuit, et pourtant elle grelottait de froid. Son esprit commençait à divaguer, voyageant a un rythme différent de celui de ses pas. Parfois, il lui semblait qu’elle était un oiseau, quittant son corps de rampante pour survoler la plaine, libre et sans contraintes. Parfois au contraire elle se sentait comme retenue en arrière, voyant avec horreur son corps s’éloigner peu à peu tandis qu’elle restait coincée, immobile. Toutes ces sensations n’étaient néanmoins que des délires fiévreux. Sa blessure infectée était de plus en plus douloureuse, et seule sa volonté de vivre la poussait encore, inlassablement, à mettre un pied devant l’autre.

Au loin, il lui sembla entendre un hennissement. Des chevaux ? Relever la tête pour s’en assurer lui semblait un effort insurmontable et elle y renonça. Des chevaux ne l’aideraient pas.
Une odeur de sueur, de sang et de gangrène collait à ses vêtements et à sa peau. Largement suffisant, en avançant sous le vent, pour effrayer une harde de chevaux sauvages. Elle entendit les bruits de cavalcade, mais tout lui semblait étrangement lointain. Sa vue se brouillait, ses sens ne lui répondaient plus. Etait-ce un cri humain qu’elle venait de percevoir, ou était-ce encore une illusion, un rêve ? Elle ne savait plus. Elle ne savait plus rien.

Elle ne vit pas la jeune femme tourner la tête dans sa direction, elle ne vit pas la fuite qu’elle avait causée ni le jeune rohirrim lancé à la poursuite de l’étalon. Huoriel, quant à elle, ne pouvait manquer de la voir : Une fille probablement de son âge, brune, échevelée et tremblante, vêtue en habits d’homme, la cuisse droite maladroitement bandée, couverte d’une cape et d’une peau de lynx, et qui s’effondra sans un mot pratiquement aux pieds de son cheval.
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Huoriel

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MessageSujet: Re: Une fuite inattendue.   Jeu 8 Juil 2010 - 10:28



Huoriel tourna la tête vers la personne qui venait d'arriver et qui était sans doute aussi la personne qui avait sans doute fait fuir les chevaux.

A vrai dire, elle se serait attendue à un grand homme ou à une troupe d'hommes à cheval, en armure et armés. A des Rohirrims peut-être, venus les chercher pour une commande express venant du palais. Ou peut-être même à des soldats étrangers venus demander l'hospitalité au Roi Eomer. Mais il n'en était rien. La jeune femme était bel et bien face à une autre jeune femme. Celle-ci était à pied et dans un très mauvais état. Elle était décoiffée, sale, la sueur et la crasse des routes collaient à son visage épuisé, ses vêtements étaient eux-aussi dans un sale état et la blessure à sa cuisse surgit tout de suite aux yeux de la jeune femme du Rohan. Le bandage était fait à la va-vite, le sang coulait encore. Ce genre de blessure qui devait faire mal à chaque mouvement. Huoriel ne put s'empêcher de grimacer à la vue de cette jeune voyageuse si malmenée.
C'était peut-être à cause de son satané sens de la maternité ou de milles autres sentiments, mais Huoriel se dit immédiatement qu'elle ne pouvait pas laisser cette jeune femme continuer sa route ainsi. Avec sa blessure et cette chaleur accablante, elle n'irait pas bien loin.
D'ailleurs, elle venait de s'effondrer comme une lourde pierre juste aux pieds de son cheval ! Il hénit et voulu se ruer, mais Huoriel l'en empêcha immédiatement en tirant plus sur les rennes d'une main ferme, de peur qu'il piétine cette inconnue. Son cheval comprit tout de suite et se contenta de faire quelques pas autour de la jeune femme avant de s'arrêter net au commandement de sa maîtresse.

Huoriel mit pied à terre et murmura quelques mots à sa monture pour qu'elle reste tranquille. Ces quelques mots étaient du Noldo, mais tous ses chevaux (et ceux qu'elle avait élevés) le comprenaient. Le cheval resta donc calme autour des deux jeunes femmes.
La femme du Rohan s'agenouilla près de la jeune femme à terre, lui faisant le plus d'ombre possible, chose très peu aisée sur cette grande plaine où aucun arbre ne poussait. Puis, elle plaça ses mains blanches sur ses épaules et, le plus doucement possible, mit la jeune femme brune sur le dos. La chute ne lui avait laissé que des traces de poussière sur le visage, heureusement. Huoriel prit le bord de sa tunique verte foncée pour effacer la poussière et la sueur de son front. Son visage était constellé de tâches de rousseurs. A tous les coups, elle ne venait pas du Rohan : ses vêtements et l'absence de monture le montraient clairement. D'ailleurs, ce n'était pas étonnant qu'elle ait si chaud, vu la cape qu'elle portait ! Aussitôt, Huoriel se dépêcha de la lui enlever pour l'étendre sous elle.
Sans même comprendre qu'elle était en train de venir en aide à une inconnue qui ne lui avait rien demandé et qui était peut-être dangereuse, Huoriel alla chercher son outre d'eau. Quand elle revint vers la jeune femme brune, elle s'assit en tailleur et posa la tête de la jeune femme sur ses genoux afin de la sur-élever un peu pour qu'elle puisse boire plus facilement, sans s'étouffer du moins.

Quiconque les verraient de loin, penserait voir deux compagnes de voyage en train de faire une pause, l'une soignant l'autre. La réalité était qu'Huoriel ne connaissait rien de cette voyageuse, mais le fait qu'elle s'était effondrée à ses pieds, la rendait responsable d'elle en un certain sens. De toutes manières, qui serait assez insensible pour laisser une jeune femme en un tel état au beau milieu d'une journée aussi chaude ?
La jeune femme blonde donna un peu d'eau à la voyageuse et s'en servit pour laver son visage. Cela devrait la ramener à la vie, c'était moins efficace que de l'alcool ou des sels, mais elle faisait avec les moyens du bord. Elle tapota doucement les joues de la jeune femme :

- Réveillez-vous. Oh, ça va ? Vous êtes encore parmi nous ? fit-elle de sa voix la plus douce possible.

Qui aurait pu reconnaître ici la Huoriel rude et dure du travail, celle qui domptait les chevaux les plus sauvages avec une main de fer ? Ses frères sans doute, qui connaissaient le côté très maternel de la jeune femme, côté qu'elle s'efforçait toujours de cacher aux inconnus.
La jeune femme regarda autour d'elle en fronçant les sourcils, cherchant Loth du regard. Non, il n'était pas dans les horizons. Où était-il encore allé ? Quel entêté ! Pile au moment où elle avait besoin de lui ! Galoper seul après des chevaux sauvages ! Il n'y avait qu'un homme pour faire cela ! Bon, il ne lui serait d'aucune aide aussi loin, se décida-t-elle. Elle pourrait très bien s'occuper de sa nouvelle protégée toute seule ! Et si la chance lui souriait, elle le croiserait sur le chemin pour Edoras.

Oui, le cas de la jeune femme semblait demander un médecin. Sa blessure était mal bandée et la longue marche qu'elle avait eu avait sans doute empiré son cas. Or, si Huoriel savait soigner les chevaux, les êtres humains n'étaient pas dans son registre et elle avait trop peur d'empirer les cas de la demoiselle.
Elle se pencha à nouveau sur la jeune femme ne question, scrutant son visage pour guetter le moindre signe de vie, le soleil lui brûlant le dos. Par tous les dieux, faîtes qu'il ne soit pas déjà trop tard !
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Ellain

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MessageSujet: Re: Une fuite inattendue.   Jeu 8 Juil 2010 - 15:14

Ellain naviguait dans une brume épaisse, sombre et collante qui lui emplissait les yeux et les oreilles, étouffant les sons et brouillant les images. Elle sentit plus qu’elle ne vit qu’on la retournait, et son regard fiévreux tenta de distinguer tant bien que mal la silhouette penchée sur elle.

Elle était étrangère, ça ne faisait aucun doute. Ses vêtements masculins, quoique visiblement pratiques et adaptés au voyage, ne ressemblaient en rien aux tenues et aux cottes de mailles brillantes des Rohirrims. Ses taches de rousseur mais surtout ses cheveux sombres, si différent du lin pâle des gens de la Marche, confirmaient l’impression. Elle ressemblait plus aux gens du Gondor, aux Dunedains qui vivaient maintenant au Sud. Mais elle était arrivée du Nord.

Mais qu’ils viennent du Sud, du Nord, de l’Est ou de l’Ouest, les Hommes souffrent et se blessent de la même façon, et cette femme-ci était plutôt mal en point. Sa peau, au toucher, était brûlante de fièvre. Tout son corps paraissait périodiquement agité de tremblements, comme si malgré sa chaleur elle grelottait de froid.
Sous le bandage sale, sa cuisse était barrée de trois sillons parallèles, probablement causés par la griffe d’un animal de bonne taille. Les plaies étaient rouges, enflées, et contrairement a ce qu’Huoriel avait cru, ce n’était pas du sang qui en suintait, mais des humeurs sombres et malignes. Sans nul doute, la fièvre venait de là.
Elle avait besoin de soins urgents, c’était indéniable. Sa jambe pouvait peut-être encore être sauvée, si elle était amenée devant un guérisseur suffisamment tôt. Et si l’on traînait trop, c’était sa vie même qui serait menacée.

L’ombre lui fit du bien, de même que l’eau sur son visage, qui permit a son esprit de refaire surface un moment. Elle cligna plusieurs fois des yeux jusqu'à ce que sa vue se stabilise. Une femme ? Oui, c’était bien une femme qui était penchée sur elle. Ses traits fins et sa peau pâle firent hésiter Ellain. Etait-ce encore un rêve ? Etait-elle une elfe, venue la chercher pour passer de l’autre coté ? Elle se remit à trembler, mais ses peurs s’apaisèrent lorsque l’inconnue lui parla.
Sans le savoir, Huoriel était la première personne à adresser la parole à Ellain depuis son départ du pays de Bree. Le soulagement déferla en elle, lui redonnant quelques forces. Elle avait réussi ! Elle avait trouvé des Hommes dans cette maudite plaine sans fin, des gens qui pourraient sans doute la soigner. Elle n’allait peut-être pas mourir tout de suite, après tout. Quel être humain digne de ce nom laisserait une femme blessée derrière-lui ?

Ses tremblements s’apaisèrent tandis qu’elle levait vivement la main et s’agrippait a la manche de la jeune dresseuse de chevaux, plantant ses yeux clairs dans les siens et murmurant d’une voix aussi forte qu’elle le pouvait :

« Je vous en prie… Aidez-moi… S’il vous plait »

Son bras retomba aussitôt. Elle scrutait avec espoir le visage de l’étrangère, le regard brillant de fièvre. Allait-on la laisser là ? Le doute s’insinua en elle, et avez lui la peur.

« S’il vous plait… »


Elle ne resterait probablement pas encore consciente bien longtemps. Et sans soins appropriés, il était douteux qu’elle passe la nuit.
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Huoriel

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MessageSujet: Re: Une fuite inattendue.   Lun 12 Juil 2010 - 10:02

Huoriel ne put décrire son soulagement quand la jeune femme ouvrit enfin les yeux. Cela semblait lui demander un effort presque sur-humain. La dresseuse de chevaux ne la connaissait pas cette inconnue, mais elle était prête à parier qu'il y avait en elle beaucoup de courage : marcher à travers cette longue plaine sous le soleil tapant avec cette blessure...
Son coeur se serra quand la jeune voyageuse l'implora d'une voix très faible de l'aider. Cela se voyait qu'elle faisait tous les efforts qu'elle pouvait pour garder les yeux ouverts et pour réfléchir à des paroles qui pourraient la retenir, pour parler, enfin d'une voix intelligible. Plus le temps passait, plus Huoriel se disait qu'elle ne pouvait décemment pas laisser cette jeune femme ainsi. Si le soleil, la soif et la faim ne la tuaient pas, ce serait sa jambe qui s'infecterait et l'achèverait ici, dans le solitude des grandes plaines du Rohan. Non, Huoriel était trop humaine pour la laisser là. Doucement, comme une mère qui choie son enfant, la jeune femme passa sa main dans les cheveux bruns et trempés de sueur de la voyageuse. La main de la jeune femme attrapa sa manche et retomba aussitôt : elle n'avait plus un gramme de force. Ses supplications marquèrent le coeur de la dresseuse de chevaux comme jamais parole de femme n'avait pu le faire, sans compter les révélations de sa mère, bien sûr.
Elle avait laissé son père mourir quand elle était encore gamine et elle ne sentait pas encore que la dette était remboursée après le sauvetage de Findaraël. La voyageuse retomba dans l'inconscience. Cet effort l'avait vidée. A un moment, Huoriel sentit la peur monter en elle, mais elle fut immédiatement rassurée quand elle sentit son pouls, faible mais bien existant sur son poignet. Elle avait le pouvoir et le devoir de la soigner ! La jeune femme mi-humaine mi-noldo but à son outre et versa encore un peu d'eau sur le visage et sur les lèvres de sa nouvelle protégée. Elle allait la sauver, coûte que coûte. Loth pourrait très bien la rejoindre à Edoras et, au mieux, elle le rencontrerait en chemin et il pourrait sans doute l'aider, la devancer au grand galop pour alerter le premier guérisseur qu'il pourrait rencontrer.

- Ne vous inquiétez pas, murmura la jeune femme, bien qu'elle sache pertinemment que la voyageuse ne l'entendait plus. Je vous sauverais. C'est promis.

Comme au bon vieux temps, Huoriel se releva, prenant la jeune femme inconsciente par les aiselles. Sa blessure à la cuisse devait lui faire subir mille tourments. Depuis quand avait-elle cette blessure ? A coups sûrs, sa présence dans cette tenue à cette heure de la journée et sans cheval était bien étrange, mais elle n'avait pas le temps de se poser ces questions maintenant, décida-t-elle.
Huoriel appela son cheval avec un léger sifflement et lui ordonna de rester calme. Puis, elle assura sa prise sur la voyageuse pour la soulever à la force de ses bras et la hisser sur le cheval. Ce n'était pas pour rien qu'on la disait très masculine : l'exercice et le travail physique lui avaient donné les muscles nécessaires mais incroyablement masculins pour la porter et se frayer sa place dans le monde des hommes. Huoriel s'assura que cette dernière tenait bien en selle avant de monter elle-même derrière elle. La selle était assez large : c'était sa selle de chasse, faîte pour charger des animaux morts sans qu'ils ne glissent. La jeune femme blonde prit sa côte de maille et noua la manche à l'extrémité pour avoir assez d'espace pour nouer sa protégée à elle. Cela lui rappelait affreusement son voyage avec Findaraël. Bien sûr, la maladie était moins pressante, la route plus longue et elle n'était pas seule, mais le principe était le même : s'attacher à une personne qui avait besoin de son aide et faire ce qu'elle faisait le mieux : galoper à travers la plaine pour la sauver. La dresseuse de chevaux encercla les épaules de l'autre jeune femme et se saisit de ses rennes. Dans ces moments-là, elle se félicitait d'avoir prit ce matin un cheval si calme et si obéissant : il n'avait pas bougé d'un poil et lui avait obéit au doigt et à l'oeil. Elle penserait à le féliciter.
Une fois qu'elle s'assura que sa protégée ne risquait pas de tomber durant la chevauchée, elle fit claquer les rennes et lança son cheval à tout allure à travers la plaine. Elle avait toujours ce sentiment de fierté et de liberté typiquement humains quand elle chevauchait au grand galop comme ça. Le vent fouettait ses joues et tirait ses cheveux en arrière. Elle espérait que cet air frais réveillerait et rafraîchirait la voyageuse.
EN traversant les plaines, qu'elle connaissait par coeur, elle scruta l'horizon à la recherche de son frère Loth, mais elle ne remarqua la silhouette brune de son cheval favori qu'à l'entrée d'Edoras. Il était seul. Elle fronça les sourcils. De là, elle ne pourrait pas lui crier de trouver quelqu'un, mais elle devait à tout prix se dépêcher si elle voulait que la voyageuse vive.


=> Edoras.
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