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 La Citadelle des Sables

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Aran

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MessageSujet: La Citadelle des Sables   Mer 10 Oct 2007 - 20:04

A l'horizon, le soleil se levait, répandant ses rayons de chaleur sur le sable du désert.
Non loin de là, un minuscule oasis remplie à ras-bord d'une ville aux constructions plus ou moins légères commençait à remuer dans son brouhaha matinal. Ce qui fut autrefois la plus belle ville marchande et la terre la plus fertile du grand sud n'était plus aujourd'hui qu'une petite capitale d'un petit royaume peu important.

Au milieu des arbres fruitiers d'un immense jardin, se dressait un édifice dont le temps de la magnificence devait remonter à facilement cinq siècles. Pourtant, les tourelles d'argile blanchi à la chaux et taillées comme de la dentelle sortaient encore du sable avec une certaine majesté, et surtout une élégance et une délicatesse rare.
Joyeau de cette partie du Harad, la Citadelle des Sables abritait encore toujours ses Rois dans ses longs couloirs et ses grandes ailes dignes des mille-et-une nuits.

Dans l'aile ouest, on commenaçait à peine à ouvrir les yeux. Des baillements, parfois peu distingués, s'entendaient à travers les portes d'ébène ouvragé.
Mais, dans une pièce, penché sur une bureau et surtout sur une impressionnante pile de parchemins, un homme au visage déjà bien réveillé écrivait.
Natrann, comme tout bon intendant, s'était réveillé à l'aube naissante. Après quelques menus ordres aux serviteurs et l'arrangement des détails banals et quotidiens de la vie de palais, il s'était repenché avec autant de sérieux que possible sur le nouvel événement du Royaume des Sables: l'imminent voyage du Grand Prince vers Minas Tirith...

Prévu de longue date, ce périple avait plusieurs buts.
Tout d'abord, envisager de résoudre le conflit par la diplomatie: les Hommes des Sables étaient et avaient toujours été dans l'ensemble particulièrement pacifiques, et ils préféraient les palabres à la baston.
Ensuite, jaugez le fameux Roi Elessar II, histoire de réfléchir de ce qu'on pourrait en tirer comme avantages avant de lui pisser dessus.
Et enfin, calculer la puissance du Gondor et la possibilité d'une riposte armée au cas où ces vantards décidaient de faire un peu trop les malins.
Et Natrann, évidemment, était du voyage, ainsi qu'une petite escorte.
Pour une telle mission, la discrétion et la simplicité était de mise.

Une bonne heure plus tard, ses cheveux bruns encore ébouriffiés, le Grand Prince déboucha dans la salle de travail.


"Vous avez bien dormi, mon seigneur?"

"Très bien, et toi? Tu as pris un temps de repos raisonnable, j'espère?"

"Oh, ne vous faites aucun souci pour moi, j'ai du coffre! Tout est prêt pour votre départ, à présent, jusqu'au moindres détails."

"Parfait! Je savais que je pouvais compter sur toi!"

L'homme-lige se retourna d'un air moqueur et souria à son Prince, sarcastique.

"Sur qui auriez-vous compté d'autre?"

"Ah, ne me charries pas de grand matin! Laisse-moi au moins un temps d'éveil nécessaire pour trouver de quoi te répondre."

"Je craigne que je ne puisse alors plus ouvrir la bouche avant la tombée du soir..."

L'insolence de Natrann aurait été chez un autre chatié, et même plutôt deux fois qu'une. Mais en privé, l'intendant et le Prince se considéraient avant tout en amis, et leur tendresse l'un pour l'autre se transmettait principalement par le biais de ces phrases pleines de piquant.

Aran prit la boutade avec le sourire, et alla donner une claque amicale à son compagnon de toujours.

"Allons, racontes-moi donc, qui nous accompagne?"

"En plus de Timmius, qui servira le cas échéant d'interprête, d'Arien, très excité à l'idée de ce premier voyage, et de son précepteur, j'ai trié sur le volet douze excellents combattants, de nature calme et disciplinée. Il formeront une bonne escorte, j'en suis persuadé."

"Impeccable... Je suis bien content qu'Arien ait reçu l'autorisation de mon père de nous accompagner. Il est si heureux d'enfin pouvoir voir du pays."

Natrann fronça les sourcils d'un air contrarié.

"S'il me semble sûr qu'un jeune enfant peut être un argument affectif de choix face à un roi qu'on dit très proche du bas peuple, je m'obstine par contre à ne rien comprendre à vos méthodes d'éducation.
A mon sens, il serait peut-être meilleur de laisser un fils de Prince avec ses nourrices, en sécurité parmi les siens, à apprendre l'algébre et l'astrologie avec nos meilleurs savants, que de l'emmener parcourir le monde, dans une pays ennemi de plus, et sans assurance de retour. Ce n'est pas très prudent pour un Prince héritier.
Et, sauf votre respect, la remarque s'adresse autant à votre fils d'à vous..."


Aran secoua la tête d'un air peiné.

"Natrann... Comment veux-tu que ce garçon devienne un jour un roi sage et bon s'il ne sait pas à quoi ressemble le monde hors de son palais. Cet enfant n'attend que ça: quitter ces quatres murs qui l'enferment et l'empèchent de respirer. Il ne veut pas la sécurité, mais des découvertes... Apprendre le monde en le touchant, en le sentant, en l'expérimentant par lui-même."

"Vous parlez comme un philosophe, mais surtout comme un homme borné et qui regrette sa propre enfance.
Vous ne devriez pas projeter sur vos fils ce que vous n'avez pas eu."


Décidant que la conversation était close, l'homme-lige se détourna et retourna à sa paperasserie.
Le Grand Prince, sans trop se formaliser de la sévérité et le courroux rapide de son ami, s'en alla d'un pas vif vers ses appartements pour se préparer au grand départ.
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Aran

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MessageSujet: Re: La Citadelle des Sables   Lun 15 Oct 2007 - 21:53

L'astre du jour était à peine à la cime des cieux qu'une rumeur montante s'éleva vers lui depuis la Grand-Place de la Citadelle.
Le bon peuple était venu en masse encourager son Prince et lui souhaiter un bon départ. Par-dessus le joyeux brouhaha, quelques cris patriotistes se détachaient à intervalles réguliers.

Aran, touché, tenta de se montrer digne de cette effervescence. Noble et droit, vétu pour le voyage, il salua ses gens avec courtoisie et chaleur. Il se sentait un peu être le fils de tout se beau monde, qui venait lui témoigner sa sympathie.
Alénie, accroupie face à Arien, prodiguait au garçonnet, fier comme un paon, quelques derniers conseils maternels. Il devait toujours obéir à son père, à son percépteur et à Natrann, et être très sage. Lassé, l'enfant n'écoutait que d'un oreille distraite, attiré par la foule qui s'agitait en contre-bas.

Puis, le Roi apparut, et le silence se fit. Il leva les mains pour saluer la populace, puis s'approcha de son fils, qu'il attira à lui dans une étreinte plus militaire que tendre.
D'une voix forte et autoritaire, il harangua son peuple.


Aren:
"Nous vous l'avions promis: nous serons libres.
Libres de ses païens qui nous prennent pour leurs esclaves.
Libres de ses vantards sans scrupules qui veulent étouffer notre royaume.
Libre de ses jaloux de notre prospérité et notre bonheur.
Et nous pourrons nous targuer d'être plus forts, plus nobles que ces Gondoriens venus du Nord.
Puissent les dieux agréer la mission que je donne à mon fils, le Grand Prince Aran, et lui accorder le succès."

Brandissant un poing, et entrainant en cela toute la foule, il hurla de toutes ses forces, vite suivit de son fils, et de nombreux dignitaires.

Aren+Peuple:
"Pour le Harad libre! Sus à l'ennemi! Libérons-nous du joug de leur sale roi!"

Le cri fut plusieurs fois reprit en choeur, puis Aran intima à son tour le silence.

"Merci de votre présence et de votre enthousiasme, peuple des Sables brave parmi les braves.
Merci de vos prières et de votre clameur.
Sachez que moi, Aran, votre Prince, ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour assurer le bien de tous.
Au nom de tous ceux qui sont tombés et ont mordu la poussière sous les coups de ses barbares sans pitié.
Au nom de tous ceux qui ont souffert de leur joug.
Au nom de tous les vôtres...
Au nom de tous les miens..."


On l'applaudit à tout rompre. Le Prince, sans s'en soucier, s'approcha d'Arien et lui prit la main.

Peuple:
"Vive le Grand Prince Aran! Louez sa bravoure!"

Inspirant profondément, Aran fit signe à son escorte de se préparer à s'élancer. Brusquement, quand tout fut fin prêt, il sauta sur sa selle, et lança son chameau au grand galop.
Un nuage de poussière et un bruit de sabots de tonnerre s'envola à la suite de la petite compagnie, qui fendit la foule en quelques instants.
Sur leur passage, on lançait des fleurs, on criait, on applaudissait.
Mais les héros avaient déjà la tête ailleurs, loin, très loin...

Le jeune Prince se retourna rapidement. ils le suivaient tous. Même le précepteur de son fils qui avait vite dû hisser l'enfant devant lui. Et sûrement ntrann, qui chevauchait presque à côté de lui.

Loin...
Encore plus loin...

L'horizon était de sable, le lointain de montagnes de poussière.
Le ciel bleu découpait quelques nuages filamenteux au loin.

Toujours plus loin...

Vers le Nord...
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Aran

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MessageSujet: Re: La Citadelle des Sables   Mar 3 Fév 2009 - 13:53

Le retour du prince prodige...

Un nuage de sable entourait le groupe de cavaliers, chevauchant à bride abatue jusqu'à la Citadelle. Au centre de la formation, ses vêtements et son visage couverts de poussière, Aran rêvassait, une expression renfermée durcissant ses traits. Installé devant lui sur sa selle, le Petit Prince Arien avait mis une main en visière pour tenter d'observer le paysage autour de lui. Lendal et Natrann allaient à leur côtés, et leur escorte les entouraient.
Enfin de retour au pays...

Les bâtiments majestueux de la Citadelle des Sables apparurent subitement devant eux, et, sans laisser le temps à ses hommes de réagir, le Prince mit pied à terre, fit signe au précepteur de se charger de son fils, et courrut en direction de l'entrée.
Une fois les portes passées, il lança sans trop de considérations son manteau dégueulasse à un jeune serviteur qui le réceptionna en toussant, et fit signe aux gardes de la salle du trône de lui ouvrir immédiatement.

Il eut au moins la délicatesse toute noble de ne pas entrer en trombe. Son père, assis sur un large coussin brodé qui lui faisait office de trône, et sa mère, juste en retrait, siégeaient devant un groupe de -manifestement- plaignants qui geignaient avec un petit accent campagnard.
A l'entrée d'Aran, tout le monde se tourna vers lui. L'air pas spécifiquement ravi, le Roi fronça légèrement les sourcils. Puis, se reprenant, il se leva et fendit la petite foule pour venir l'accueillir.


"Mon fils! Nous ne t'attendions pas avant un ou deux jours au moins!"

Un sourire sincère fendait son visage, mais ses yeux exprimaient de l'interrogation. Virilement, Aren et son héritier se donnèrent l'accolade, puis le jeune homme suivit son aîné vers l'arrière de la salle.

"Comment s'est passé ton voyage?"

"Génialement bien."

Aucun cynisme dans sa voix, mais son père n'était pas dupe pour autant, et il lui lança un regard entendu.
Avec un signe de tête remerciant les plaignants pour leur indulgence, Aren, se réinstalla sur son siège, tandis qu'Aran se glissa discrètement à côté de sa mère. Eilan lui adressa un petit sourire amusé.


"Tu pues le cheval, mon garçon."

Il l'avait plus lu sur ses lèvres qu'entendu. Il ne répondit pas, mais un léger rictus rieur déforma une fraction de secondes ses lèvres. Ce n'était ni le moment ni le lieu pour échanger des traits d'esprit avec sa mère...
Dès que les paysans seraient sortis, il pourrait se laisser aller.
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Iskalthôr

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MessageSujet: Re: La Citadelle des Sables   Ven 27 Fév 2009 - 21:11

[MODO: Les débuts de notre personnage Iskalthor, inutile de blâmer cet odieux joueur qui joue sans validation: c'est un personnage créé par les admins pour les besoins d'une certaine intrigue ]

Derrière les paysans qui se pressaient dans la salle d'audience (je suppose.), il y avait un homme debout, qui semblait attendre avec une patience d'ange que la longue litanie des lamentations agricoles se fût achevée.
Son vêtement pourpre, une sorte d'immense robe de voyage à épaulettes qui l'enveloppait entièrement, était souillé par le sable du désert et un grand turban enveloppait sa face en ne laissant voir que ses yeux. Deux lanières de cuir noir se croisaient au niveau de sa poitrine, au bout de l'une pendait un sac et au bout de l'autre une courte dague à lame courbe.

A en juger par l'état de ses vêtements et par sa taille, cet homme là venait de la côte ouest. Son attitude tranchait avec le reste de la foule et on eut pu deviner à son regard, si ceux qui étaient assez près de lui s'étaient donnés la peine de l'observer, qu'il contemplait la scène de tous ces plaideurs avec un certain amusement mêlé d'un profond mépris.

Lorsque son tour vint enfin, le héraut l'annonça. Il fit un pas en avant, inclina la tête et dit dans la langue des sables [pas la langue de chat Mr.Red] avec un accent presque impeccable:


Le Messager : " Maîtres du Peuple des Sables, Messeigneurs, j'apporte la parole d'Ar-Iskalthôr de l'Umbar. "


Dernière édition par Iskalthôr le Mer 25 Mar 2009 - 1:57, édité 1 fois
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Aran

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MessageSujet: Re: La Citadelle des Sables   Sam 7 Mar 2009 - 21:30

L'audience continua sur le même rythme qu'elle avait commencée: lent! Désespérément lent! Les Hommes des Sables n'étaient pas des gens pressés, quoique leur débit de parole ressembla parfois à une version accélérée de celui des gens normaux. Ca papotait, détaillait, chicanait pendant des heures, et Aran se demandait comment faisait son père pour ne pas bailler. Quoique... Quand on daignait écouter, l'exercice de l'audience publique était loin d'être dénuée d'intérêt.

Le soleil était déjà haut lorsque la valtaille se dispersa. Il ne restaient que quelques hommes: un porte-parole d'une caravane marchante, un ambassadeur d'une tribu nomade, et un étranger venu de l'ouest.
Ce fut le dernier qui s'avança. Ses yeux luisaient d'assurance et d'arrogance. Un homme fier, à ne pas en douter. Aren eut un sourire satisfait. Il n'aimait pas avoir à faire avec des gens aptes à se trainer dans la boue.


Citation :
Le Messager : " Maîtres du Peuple des Sables, Messeigneurs, j'apporte la parole d'Ar-Iskalthôr de l'Umbar. "

Le roi des Sables haussa un sourcil. Il avait déjà ouï ce nom quelque part, il en était sûr, mais n'arrivait pas à remettre le doigt dessus.
Calme et posé, il inclina la tête en direction du messager.


Aren: "Hé bien, parle sans détours dans ce cas, je t'écoute."
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Iskalthôr

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MessageSujet: Re: La Citadelle des Sables   Mer 25 Mar 2009 - 2:57

Un plissement des yeux derrière le turban montra que l'homme devait sourire.
Il fit un geste circulaire du bras indiquant qu'il allait parler. C'était là la façon usuelle chez les gens de l'Umbar de montrer qu'ils entamaient les palabres.


Mystérieux messager : " Je parle au nom de celui qui guide mes pas: Ar-Iskalthôr, Seigneur d'Umbar et maître des sept mers . [HJ: pourquoi 7, ne me demandez pas, ça fait joli et ronflant Mr.Red ]

Maitre du Peuple des sables, il y a longtemps maintenant que les seigneurs de la côte ne visitent plus les seigneurs des sables. Cela fait une éternité que les premiers des citoyens d'Umbar ne rencontrent plus les gens de l'Harad lointain.

Ar-Iskalthôr, premier parmi les premiers, s'en attriste et propose de mettre fin à ces longues années d'ignorance réciproque. "


Il prit une profonde respiration avant de poursuivre:


Mystérieux messager : " Ar-Iskalthôr le divin connait la situation du Peuple des sables. Il sait que ceux qui osent se faire appeler leurs maîtres, les hommes venus du Nord, leur refusent le soutien dû à toute grande Nation.

Mais Ar-Iskalthôr est différent de ces hommes du Nord gras et arrogants, il connaît la détresse du Peuple des Sables et grande est son affliction de voir qu'une si grande Nation puisse être traitée avec moins d'égard qu'une brindille en travers d'un chemin et grand est son désir d'y apporter remède.

Ar-Iskalthôr m'a fait venir ici au nom de son amitié envers le Peuple des Sables et aussi je lui tends le bras et la main. "


Le messager tendit son bras droit en repliant le poignet et ouvrit sa main gauche. C'était la un signe de paix et de confiance chez les gens d'Umbar: on offre sa main gauche et son bras droit à trancher, un symbole de confiance envers son interlocuteur. Il ajouta :

Mystérieux messager : " Ar-Iskalthôr dit que les anciennes alliances doivent être régénérées:

Que les maîtres du désert et les seigneurs de la mer s'unissent pour faire face aux entreprises pernicieuses et à l'indifférence de celui qui se dit le maître de la terre. "


Les yeux du messager se mirent à briller.

Mystérieux messager : " Ar-Iskalthôr demande à Aren, Roi du peuple des sables, si leurs pensées sont en accord ?

Si cela est, alors Ar-Iskalthôr aura plus encore à offrir au Peuple des sables que son amitié... "


L'étranger se tut, campé solidement sur ses deux jambes et attendant la réponse d'Aren, roi du peuple des sables.
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Aran

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MessageSujet: Re: La Citadelle des Sables   Lun 18 Mai 2009 - 23:04

Aren s'installa confortablement sur son coussin, sans cesser de fixer l'étranger de ses yeux d'ombre. L'homme qui lui faisait face n'avait pas l'air d'être un imbécile, et semblait avoir fait long voyage. Et puis, Ar-Iskalthor de l'Umbar, ce nom ne lui disait peut-être absolument rien, mais cela sonnait de façon suffisamment ronflante pour qu'il ne puisse s'agir que de quelqu'un d'un peu important...

Citation :
Maitre du Peuple des sables, il y a longtemps maintenant que les seigneurs de la côte ne visitent plus les seigneurs des sables. Cela fait une éternité que les premiers des citoyens d'Umbar ne rencontrent plus les gens de l'Harad lointain.

Ar-Iskalthôr, premier parmi les premiers, s'en attriste et propose de mettre fin à ces longues années d'ignorance réciproque.

D'un geste de tête sec, le roi des Sables approuva. Il vivait en plein milieu du désert, et ne "s'affligeait" pas particulièrement de ne pas avoir de contact avec la côte. En fait, il ne s'était même jamais posé la question, il trouvait ça normal. Il n'avait jamais vu des gens d'Umbar que pendant la guerre de l'Anneau, et se souvenait d'avoir trouvé leur dialecte compliqué...

Citation :
Ar-Iskalthôr le divin connait la situation du Peuple des sables. Il sait que ceux qui osent se faire appeler leurs maîtres, les hommes venus du Nord, leur refusent le soutien dû à toute grande Nation.

Mais Ar-Iskalthôr est différent de ces hommes du Nord gras et arrogants, il connaît la détresse du Peuple des Sables et grande est son affliction de voir qu'une si grande Nation puisse être traitée avec moins d'égard qu'une brindille en travers d'un chemin et grand est son désir d'y apporter remède.

Ar-Iskalthôr m'a fait venir ici au nom de son amitié envers le Peuple des Sables et aussi je lui tends le bras et la main.

L'homme était sûr de lui et d'un naturel convainquant. Aren, discrètement, se tourna vers son fils pour voir comment celui-ci réagissait.
Tranquillement assis en tailleur à côté de sa mère, le visage encore rouge de la honte due à l'humiliation que les Gondoriens lui avaient faite, le Prince buvait les paroles du messager d'un air très intéressé.
Le Roi, quant à lui, était plus sceptique et ne se laissait pas embobiner si facilement. C'était un vieux renard, habitué à entendre tout le monde lui faire des courbettes, puis lui arracher le peu d'herbe qu'il avait sous ses pieds. Il lui fallait des garanties, des preuves...
La confiance d'apparence naïve dont faisait preuve son interlocuteur le poussait plutôt à la méfiance.


Citation :
Ar-Iskalthôr dit que les anciennes alliances doivent être régénérées:

Que les maîtres du désert et les seigneurs de la mer s'unissent pour faire face aux entreprises pernicieuses et à l'indifférence de celui qui se dit le maître de la terre.

Evidemment, le fond n'était pas mauvais. Qu'il fallait rabattre un peu le caquet d'Aragorn, tous les Haradrim le pensaient...
Si c'était une alliance juste pour ce but-là, ça valait peut-être la peine d'écouter, surtout maintenant que ce fichu nordiste avait été titiller ses cordes sensibles.


Citation :
Ar-Iskalthôr demande à Aren, Roi du peuple des sables, si leurs pensées sont en accord ?

Si cela est, alors Ar-Iskalthôr aura plus encore à offrir au Peuple des sables que son amitié...

Royalement, Aren se leva, et fixa quelques secondes son interlocuteur dans les yeux.

"Le fond de nos pensées semblent s'accorder, mais je ne puis en dire plus sans en savoir plus: c'est trop d'engagement pour le Roi d'une nation."

D'un geste autoritaire, il congédia les quelques gardes et ses conseillers, ne gardant dans la pièce que lui-même, son fils, son épouse, quelques gardes et serviteurs de toute confiance et le messager.

"Parle sans crainte.
Quels sont les desseins que ton maître veut viser? Dis-m'en plus, cela m'intéresse..."
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Iskalthôr

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MessageSujet: Re: La Citadelle des Sables   Lun 1 Juin 2009 - 1:59

[Hj il est-y pas beau mon nouvel avatar ? Regardez le bien: il ressemble à quelqu'un que vous connaissez... Mr.Red ]

Les yeux du messager brillaient derrière le voile poussiéreux qui lui masquait le visage. L'accueil des Harradhrim correspondait à l'idée qu'il s'en était fait.

Après que tout le monde fut sorti, il demeura quelques instants à observer le Roi et ses proches. Il s'attarda longuement sur son fils, le Prince Aran qu'il dévisagea jusqu'à la limite de l'insolence.
Enfin il se mit à parler d'une voix moins officielle mais pas moins solennelle que précédemment:


Mystérieux Messager : " Mon maître ne risquerait jamais de cacher ses desseins à un homme à l'esprit rusé comme le tien, Aren roi du peuple des sables.
Je parlerai donc sans détours et sans voile. "


Mêlant le geste à la parole, si l'on peut dire, il enleva d'un mouvement lent le voile qui lui masquait le visage. Une belle face noble, quoiqu'au teint un peu bistre, apparut. Malgré un air fourbe, il semblait évident que c'était un descendant des anciens Numénoriens de la côte. Au moins il ne mentait pas sur ses origines...
Comme si l'apparition de son visage relevait de quelque magie, il attendit quelques instants que ses interlocuteurs se remissent de la "grande émotion" que cela avait du leur causer. Puis il se parla d'une voix doucereuse:


De moins en moins mystérieux Messager : " Ar-Iskalthôr, Haut Prince d'Umbar, m'envoie à toi comme je te l'ai dit dans le but de sceller une grande alliance.
Il n'ignore rien de votre situation désespérée à toi et à ton peuple.
Il sait que vous survivez de plus en plus difficilement, essentiellement par la faute des marchands du Gondor qui profitent de la domination de leur maître sur vos territoires pour vous acheter à vils prix des biens et des armes qui valent dix fois ce qu'ils vous payent.
Il sait également que ton fils, le Prince Aran, a été récemment reçu en audience par celui-qui-se-dit-le-roi-de-la-Terre. "


Il eut une moue dégoutée en disant ces mots, il reprit:

De moins en moins mystérieux messager: " Et il sait aussi de quelle humiliante façon les représentants du Peuple des Sables ont été traités.

Contrairement à celui-qui-se-dit-le-roi-de-la-Terre, mon maître est prêt à te dispenser son aide. Non pas par une avilissante charité ou une dégradante vassalité, mais par un accord de commerce et une alliance militaire entre deux égaux qui se comprennent et respectent.

Un débouché vers la mer est une chose précieuse pour un peuple, mon maître est disposé à te faire profiter du sien. Tes marchands pourront vendre leurs biens en Umbar et la flotte au service de mon maître se chargera de les vendre.

Tout ceci bien entendu, dans un esprit parfaitement pacifique."


Tenter de barboter le commerce sous le nez des marchands Gondoriens n'avaient rien d'un acte pacifique vis à vis du Roi Aragorn, mais en tous cas ça ne constituait pas en apparence une violation du serment vassalique. En apparence...

Il sortit de habit ample un parchemin scellé de cire noire. Il poursuivit:


De moins en moins mystérieux messager: " Je t'ai apporté le message de mon maître. Outre les propositions que je t'ai déjà citées, il contient l'acte officiel de donation des 200 livres de sel que la caravane qui m'escorte a apportées pour toi et ton peuple, en gage d'amitié... "

Il laissa quelques instants se passer. Il savait combien le sel était une denrée rare et importante pour les gens du désert. En ces temps de quasi disette, c'était un cadeau royal plus précieux que de l'or.

De moins en moins mystérieux messager : " Le message d'Ar-Iskalthôr contient également une invitation à me suivre pour se rendre en Umbar afin de le rencontrer en personne et de discuter de l'accord.
Ma mission sera lors de demeurer ici jusqu'à ce que tu aies décidé de la réponse que tu comptes faire à mon maître.
J'attendrai ton bon plaisir le temps qu'il faudra, Grand Roi. "
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Aran

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MessageSujet: Re: La Citadelle des Sables   Dim 20 Juin 2010 - 12:23

Si Aran, un peu naïvement, paraissait impressioné, Aren et son épouse affichaient le regard blasé de ceux à qui on ne la fait plus.

Le messager, malgré ses détours et ses salamalecs, n'était pas un imbécile. Et son maître ne devait pas non plus être né de la dernière pluie. Le problème était que le nom de ce soit-disant Haut-Prince d'Umbar était totalement inconnu aux oreilles du Roi des Sables. Chose qu'il préféra ne pas préciser immédiatement. Soit il vexerait son interlocuteur, soit il passerait pour un bénêt.
De plus, la proposition de ce drôle de sire n'était franchement pas rien. Certes, on n'avait encore parlé des termes de cette fameuse "grande alliance", mais Aren n'était pas un homme à refuser un accès à une grande étendue d'eau, lui qui n'en voyait la couleur que quand les puits n'étaient pas trop à sec. Cette aide commerciale lui serait certes d'un grand secours, et pourrait même éviter à son peuple les rigeurs habituelles de la saison chaude en permettant d'exporter ce qu'eux avaient trop - et qui ne se mangeait pas.
Pour couronner le tout, on venait à lui les mains pleines, et d'une denrée rare et chère. Le roi commençait sérieusement à se poser des questions. Mais que lui voulait-on?

Le Royaume des Sables, comme son nom l'indiquait, était situé en plein coeur du Désert, et avait sa capitale dans une oasis mal sise, invivable 7 mois par ans pour cause d'invasion de moustiques. Un grand peuple y vivait, principalement des caravanes nomades. La seule richesse du pays était composée de ses dromadaires et d'une petite plante, qui poussait n'importe où, et produisait des fibres toutes douces, parfaites pour la confection de textiles.

Pourquoi venait-on s'intéresser à eux? Aren ne voyait pas beaucoup de solutions... Pour leur nombre. Pour leur situation, voisines de nombreux autres peuples. Pour la réputation du Roi, vétéran de la Grande Guerre. C'était en général les marques de fabrique de son chez-lui. Des particularités forts peu intéressantes, sachant que les peuples du Harad était complètement divisés, et que même Aren ne pouvait se targuer de réellement règner sur son territoire de sable et de soleil.
Méfiance...


Aren : "Je t'entends, homme d'Umbar, et te suis grandement reconnaissant de ton intérêt, de ta venue et de ton magnifique présent. Maintenant, j'ai à te demander d'avoir un peu de patience et de compréhension. L'offre de ton seigneur me parrait honnête et profitable, mais je ne puis prendre ma décision au pied levé."

Il parrut réfléchir un instant, puis esquisça un sourire engageant.

Aren : "Laisse-moi jusqu'au levé du soleil."

C'était peu de temps : une belle de marque de considération.

[J'enchainerai dirrectement, si tu veux. Histoire d'avancer. Mais pas là tout de suite^^.]
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Iskalthôr

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MessageSujet: Re: La Citadelle des Sables   Dim 18 Juil 2010 - 18:22

Le messager s'inclina à nouveau, chose qu'il faisait beaucoup depuis qu'il parlait, et déclara:

De moins en moins mystérieux messager: " Il n'y en avait pas moins à attendre de ta sagesse, Grand Roi. Mon maître pense comme toi que les décisions importantes ne se prennent jamais à la légère et c'est bien de cela qu'il s'agît. Je patienterai donc jusqu'à ce que le grand astre se montre."


Une dernière courbette et il se retira.

[Ok Vardy, j'attends ton bon vouloir Wink ]
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