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 Deux Elfes de passage.

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Elladan & Elrohir

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**Citation personnelle**: El'dan:Moi? Oh mais non, jamais! Mon frère peut-être? El'hir: Quoi? Mais qui aurait bien pu vous raconter un truc pareil! Vous devez me confondre avec mon jumeau...
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MessageSujet: Re: Deux Elfes de passage.   Dim 14 Oct 2007 - 18:16

[Arwen m'a fait passer les réactions qu'elle voulait pour son personnage et m'a demandé de le PNJ'ser sous sa directive. Donc voilà!]

La Reine du Gondor écoutait son frère en fronçant des sourcils, et secoua légèrement la tête.
Quel pitre! Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de sourire un peu. Elladan faisait vraiment tout pour la faire rire... Et impossible de le changer, il avait toujours été ainsi.

En entendant Falator se lever, elle fixa quelques secondes son regard sur lui, puis se tourna vers les plateaux du dessert pour se servir d'une belle pomme, et l'écouta d'une oreille distraite.

Quelques mots la firent revenir sur Arda, et elle faillit s'étrangler de surprise. La main posée sur la poitrine, elle toussa bruyamment, avant de se redresser d'un air indigné.

Très sèchement, et avec une froideur qu'on ne lui connaissait pas, elle observa le Conseiller du Roi, et, après avoir attendu assez longtemps pour savoir que ce n'était pas une blague, lui fit un petit signe assez directif de la tête.


"Rasseyez-vous, je vous prie."

Elle eut un petit sourire satisfait en entendant Aragorn prendre les choses en main.

Citation :
Aragorn : " Et bien... C'est assez inattendu mon ami et le moment me semble mal choisi pour en discuter.
Reprennez donc du vin et mangez à votre aise, nous en reparlerons après le dîner."

Dans un sursaut maternel, elle se tourna vers Tindomiel pour voir sa réaction. On pouvait lire la déception et la colère sur son jeune visage, et Arwen sentit son coeur se gonfler.
Se voulant rassurante, elle lui souria.


*Ne t'inquiète, Wilwarin...*

La Reine du Gondor posa son regard sur son Roi, et mit délicatement une main sur l'épaule d'Aragorn. Elle se pencha vers son oreille et chuchota.

"Je vous en prie, mon bon ami. Ne faites pas l'affront à votre fille de prendre la proposition de ce... Perian aviné au sérieux."

-------------------------------------------------------------------------------------


Elladan s'amusait de l'indignation de sa soeur, qui écoutait très sérieusement ses sarcasmes. Pourtant, il sentait clairement qu'elle se plaisait tout de même un peu à l'écouter égrainer en raillant et se plaignant sa vie ni vraiment tranquille, ni vraiment aventureuse.

Elrohir, tout en écoutant attentivement la réponse d'Aragorn, lui adressa un petit haussement de sourcils, mi-fique, mi-raisin. Qu'il garde ses bêtises pour plus tard! Lui se retenait bien...

Un bruit de chaise, infime, vint au même instant titiller leurs oreilles d'Elfes, et les jumeaux se tournèrent vers Falator une seconde avant tout le monde, un sourire amical aux lèvres.
Ils avaient autant l'habitude de la table d'Aragorn que des bouffoneries de son Conseiller, dont ils étaient grands amateurs. Leurs yeux bleus pleins de curiosité, ils attendaient quelque bon mot, sans se douter le moins du monde de ce qui les attendait.

Puis, subitement, les visages des deux Princes passèrent de la sympathie à l'indignation, et enfin à la colère.
Pour qui se prenait ce Hobbit?
Un pincement au coeur réveilla chez eux une vieille douleur.

Ils n'avaient pas voulu perdre ou condamner leur soeur, et s'étaient autrefois dressés avec sévérité contre leur beau-frère. Arwen méritait le meilleur!
Et sa fille au moins autant.

Elrohir, furieux, se leva d'un bond, et sa chaise tomba avec fracas au sol. Les poings serrés à en avoir les jointures blanches, il foudroya Falator du regard.
Quant à Elladan, après avoir asséné une grande claque sur le dos de sa soeur qui s'étouffait avec un bout de pomme, il lui posa la main sur l'épaule et serra légèrement, indiquant à la fois sa compassion et son point de vue: cet affront ne méritait pas d'être pris à la légère.

Puis, quand le Roi prit la parole, il fit vite signe à son frère de reprendre son calme.
Toujours aussi fulminant, Le fils d'Elrond se rasseya, et détourna dédaigneusement son attention du Hobbit, tout de suite imité en cela par son frère, pour la reporter sur le Prince.
Il devinait bien son sentiment, et lui mit sourit amicalement.

Elladan reporta ses yeux sur Tindomiel, et la sentit au bord des larmes. Touché, inquiet, il passa gentillement ses bras autour des frèles épaules de la jeune fille.
Et surprit au passage le métal du collier, brûlant.
L'Elfe sursauta et fronça les sourils, questionnant sa nièce du regard.
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MessageSujet: Falator pete les plombs   Dim 14 Oct 2007 - 20:41

Bilbon était assez content de lui et siroptait tranquilement le vin du roi dans un état de semi-sommeil. Ce repas était charmant et les retrouvailles heureuses, tout allait bien dans le meilleur des mondes et notre hobbit était ravi. Assez brusquement, à coté de lui, l'éminent Falator se leva pour prendre la parole. Bilbon regarda quelque peu étonné son ami hobbit. Ce dernier était tout sauf un chantre et un poete, qu'allait il donc dire ou faire? D'habitude, en public, il savait se contenir, voilà qui était bien surprenant de le voir agir ainsi.

L'ainé des Sacquet regarda alors avec attention (et fort discrètement)le verre de Falator, qui était vide. L'hypothèse que venait de poser le semi-homme se confirmait: ce "jeune" gribouille avait un peu trop bu, plus que de raison, voilà tout. Or la boisson peut rendre le hobbit idiot, voir ridicule en public. Bilbon eu le sentiment vague que la situation pouvait déraper ...et que Falator allait se ridiculiser.

*On est quand même à la table du roi! Il va pas se mettre à danser entre les assiettes quand même!*pensa t'il un peu paniqué car à coté de lui.

*Mon Bil tiens toi pret et sauve ton plat si il met le pied dedans*

Bilbon repensa alors à l'auberge du dragon vert et aux fameuses soirées qu'il y avait passé, chantant bras dessus, bras dessous avec ses cousins Foulque et Fierpied. L'ambiance était fameuse ces soirs là, la bière coulait à flot et la potée du patron toujours excellente. Il y avait vu plusieurs fois Pippin et Merry faire ainsi le zouave pour le bonheur de tous, notamment en sautant sur les tables.

*C'était le bon temps, comme il me tarde de rentrer à La Comté et de revoir la terre où je suis née, comme ils me manquent tous...apres mon passage au Rohan, j'y retournerais!*.

Apparemment Falator était en fait parti pour faire un grand discours, ce qui assommait généralement ce brave Bilbon. Falator avait le don de produire des allocutions longues, techniques et administratives, sans aucune poésie...

Bilbon commenca par dodeliner de la tête gentillement puis par s'assoupir, il entendait vaguement la voix monocorde de son voisin miauler des phrases sans intérets, sans aucune musique ou rime. Bilbon en fait était assez cuit et roti par l'alcool. Le marchand de sable semblait justement sur le point de passer quand....

Une espece de sonorité désagréable agressa l'oreille de Bilbon. Le ton de l'allocution venait de prendre une nouvelle tournure. Falator venait de passer à l'octave supérieure, ce qui tira le semi-homme de sa torpeur.

Bilbon ouvra un oeil, puis le second et resta stupéfait. Il avait mal entendu, il y avait erreur sur le nom de la personne...ce n'était pas possible...le hobbit le plus ennuyeux du Gondor (il n'y en avait que deux présentement, lui et Falator) demandait au roi la main de sa fille pour service rendu...

Bilbon sous le choc resta ébahit. Sa machoire tomba en avant. Il regarda immédiatement la bouteille de rouge qui était en face de lui et qui était, comme il s'y attendait,vide. Falator devait etre complètement ivre pour agir ainsi.

Cependant Bilbon ne le cru pas, il se passait quelque chose d'anormal à la table du roi, il y avait autre chose qui se jouait en sous main mais il ne savait pas vraiment quoi. Aragorn prit alors la parole et les mots qu'il employait viser à calmer le jeu. Bilbon quand à lui était tres géné et c'est vers la princesse que son regard se posa, un regard plein de tendresse et de compassion pour la petite fille qu'il avait vu grandir et qui venait de subir une grave offense.
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Aragorn II Elessar

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MessageSujet: Re: Deux Elfes de passage.   Mar 16 Oct 2007 - 16:16

Il y a des choses que les gens élevés à la cour et qui n'ont jamais connu la souffrance de la captivité ne peuvent comprendre.

Si Aragorn temporisait et mettait ce foutoir sur le compte du vin, c'était pour éviter à son premier conseiller l'humiliation publique d'une réprimande brutale.

Malheureusement on ne tient pas un banquet de cour tout seul, et tous ceux qui l'entouraient, autant ses enfants que sa femme et ses beaux frères, ne pouvaient comprendre pourquoi le Roi était apparemment si tolérant avec son ami Hobbit en dépit de l'énormité des paroles prononcées par ce dernier.

Quand son beau frère s'était brutalement levé de sa chaise, il avait brusquement tendu la main dans sa direction pour lui faire signe de ne rien faire.
Aragorn demandait ainsi à l'elfe à demeurer maître chez lui, d'autant plus qu'il était celui à qui l'offense s'adressait, bien plus qu'à sa fille finalement.
Une fille normalement constituée se devant toujours d'être flattée lorsqu'on demande sa main à son père... [Même si le prétendant mesure 1mètre 20 Mr. Green ]

Lorsque sa femme lui murmura à l'oreille de repousser la demande du Hobbit il eut paradoxalement un mouvement de révolte dans sa pensée qui lui fit prendre la défense de Falator.


*Aragorn : " Je ne peux pas rejetter quelqu'un à qui je dois 100 fois la vie pour une mauvaise parole déplacée. " *

Se dit-il.
Il sentit bien les remous dans l'assistance et comprit, vu leur état d'excitation et de haine qui montait à chaque seconde, qu'il ne s'en sortirait pas par la temporisation.

Mais Falator avait l'initiative et fit évoluer la situation :

Les paroles d'Arwen n'avaient eu aucun effet, le Hobbit était comme sourd. La lueur surnaturelle de ses yeux avait viré au noir ténébreux. La haine semblait l'habiter maintenant et rien de l'hostilité allentours.

Il reprit la parole plus fort encore, d'une voix plus terrible, comme si Sauron parlait depuis ses entrailles :


Falator : " Alors Roi ingrat, tu ne réponds rien ! Alors je vais m'emparer de ce qui est mien ! "

Il mit un pied velu sur la table puis un deuxième et tendit la main vers Tindomiel, certainement dans un mouvement pour essayer de la saisir (je rappelle qu'elle est en face à l'autre bout de la table).

Mais parfois le sort veille sur les Hobbits fous, il se serait probablement fait embrocher par Eldarion avant d'atteindre son but si un de ses pieds n'avait rencontré sur son chemin un plat de tarte à la crême de marron, délicieuse précision importante, et n'avait malencontreusement glissé sur le dit plat.

Pendant le court instant que ces deux entités, Falator et la tarte à la crême, ne firent qu'un, Falator trouvant soudain son centre de gravité décallé par cette nouvelle excroissance perdit la maîtrise de son équilibre pendant une durée suffisante pour tomber la tête la première de la table sur laquelle il venait de poser ses ripatons poilus.

Ainsi les deux entités se séparèrent et connurent chacune un destin différent après s'être trouvées si liées pendant cette si courte fraction de seconde.

Si Falator tomba de la table en se cognant sur le sol pour se trouver évanoui, la tarte aux marrons, elle, préféra lier son destin à un autre semi Homme, à croire qu'elle y prenait goût, et alla s'écraser de plein fouet sur la face ridée et ensommeillée du doyen des Perian de Terre du milieu : Bilbon Sacquet, répandant sa substance, délicieuse ne l'oublions pas, sur toute sa personne.

Aragorn se leva et appela ses gardes de la main. il leur fit signe de s'emparer du Hobbit qui gisait inconscient sur le sol de la salle.

Le coup avait été rudes et les gardes s'assurèrent rapidement qu'il respirait encore.

Se dressant de toute sa stature le Roi déclara d'une voix autoritaire :


Aragorn : " Qu'on l'emmène à sa chambre et qu'un factionnaire demeure à l'entrée, il me répondra de sa vie.
Qu'on fasse mander Ellendaë à son chevet, je veux que personne ne l'approche, si n'est elle ou moi."


Les gardes s'exécutèrent, emportant le Hobbit scandaleux.

S'adressant aux convives il dit :


Aragorn : " Mes amis, je suis navré de la tournure qu'a pris cette soirée. Je ne puis rien dire pour l'heure qui puisse excuser le comportement étrange de mon ami Falator, mais je puis vous assurer que je ferai tout le possible pour éclaircir cette histoire.

A présent je vais me retirer dans mes quartiers car il est tard. Ceux qui le désirent peuvent continuer à banquetter, le service restent à leur disposition. "


Puis à ses beaux frères :

Aragorn : " Mes frères, pardonnez moi encore pour tout ceci. A moins que vous n'ayez quelque chose d'urgence à me dire, je m'en vais chercher conseil auprès de la nuit. Bonsoir."

A sa femme :

Aragorn : " Ma mie, je vous souhaite le bonsoir."

Il jetta un dernier regard à sa fille, qu'il n'avait pas observée depuis l'assaut Hobbitique, un regard comme pour lui implorer le pardon de Falator. Mais il ressentit brusquement un grand trouble qui le fit papillotter des yeux et l'obligea à se détourner.

Se contrôlant et reprennant contenance sans comprendre ce qui lui arrivait, il s'en fut l'esprit troublé par moult choses de cette bizarre soirée...


Après une nuit de veille et de mauvais sommeil, on le retrouve dans la salle du trône.

_________________


Incarne aussi Graganos l'orque


Dernière édition par le Ven 4 Jan 2008 - 3:34, édité 1 fois
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Eldarion

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MessageSujet: Re: Deux Elfes de passage.   Sam 27 Oct 2007 - 17:49

Pour Eldarion, rien n'était plus dur que se contenir... Quelle ne fut donc sa surprise quand il vit son Oncle se levait aussi brutalement que lui avait serré ses poings pour ne pas céder à la colère. Bien entendu, les efforts qu'il faisait étaient uniquement là pour montrer que le jour venu, il saurait à son tour garder contenance en toute situation. Il vit son Oncle Elrohir lui sourire avec compassion alors qu'il se rasseyait et le jeune homme eut du mal à se décontracter suffisamment pour le lui rendre.

Toute son attention était centrée sur son Père et sur Falator, son regard allant de l'un à l'autre, prêt à se lever au moindre geste suspect du Hobbit. Quant à Bilbon, il remarqua que même lui n'était pas d'accord avec le comportement du conseiller Hobbit.
Même si le Prince était tendu par la colère, il avait la désagréable impression que quelque chose n'allait pas dans la salle... Quelque chose de plus grave que les quelconques âneries que pourrait dire un hobbit aviné... Il avait d'ailleurs remarqué une lueur étrange dans les yeux de Falator, une lueur qui ferait froid dans le dos à quiconque la verrait. Décidemment, il ne semblait vraiment pas dans son état normal...


Ses craintes furent assouvies quand Eldarion entendit la voix que Falator venait d'user... Une voix sombre, effrayante, empreinte d'une terreur sans nom et le jeune homme sentit un frisson le traversait tandis que ses sens elfiques ne mirent pas deux secondes à savoir que le jeune Hobbit allait tenter quelque chose.
Avant même que Falator n'ait posé son deuxième pied sur la table, Eldarion était debout, l'épée sortie, prêt à frapper sans aucune hésitation. D'une voix agressive telle qu'il en usait rarement, le jeune Prince s'écria:


"Tu ne toucheras pas à ma soeur, Hobbit fou!"

Mais avant qu'il n'ait pu lever son épée, Falator se prit les pieds dans des plats et s'étala de tout son long sur la table, évitant de justesse un coup qui lui aurait été surement fatal...
Arrêté dans son mouvement, le jeune Prince abaissa son épée qu'il rangea dans son fourreau, tout en essayant de retrouver son calme.

Son coeur battait plus fort qu'un troupeau d'Oliphants et il dut fermer les yeux quelques secondes pour retrouver un rythme cardiaque normal. Bien qu'il savait qu'il avait cédé à sa colère, il ne cessait de pensait que quelque chose d'autre l'avait poussé à être si viloent dans ses actes. Une fois remis, il regarda son Père, puis sa mère et sans rien dire, il se dirigea de l'autre côté de la table, ne pensant plus qu'à une chose: rassurer sa soeur chérie.

Entendant à peine son Père qui s'excusait de cet incident et annonçant son départ, il arriva près de Tindomiel, cherchant à la réconforter tel qu'il l'avait toujours fait. Tandis qu'on emmenait Falator inconscient, le jeune homme s'approcha doucement de sa soeur et attendit qu'elle se tourne vers lui, n'ayant plus envie que d'une chose: la prendre dans ses bras. Car oui, il avait eu peur. Peur d'exactement quoi, il ne savait pas. Mais ce qu'il savait c'était que quelque chose d'autre était à l'oeuvre ce soir et il était incapable de dire quoi...
Cependant , et il ne s'en apperçu qu'en s'approchant d'elle, une douleur sourde, étrange, lui prit à la tête, un sensation de chaleur agressive l'étreignit et il regarda avec suspicion autour de lu, cherchant d'où venait cette étrange sensation...
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Tindomiel

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MessageSujet: Re: Deux Elfes de passage.   Sam 3 Nov 2007 - 20:08

Tous ceux qui n'avaient pas le regard tourné sur le Hobbit ou bien sur le Roi l'avaient sur elle et même si cela faisait partie de son lot commun depuis son premier cri, c'était bien une des seules fois qu'ils lui étaient si désagréables. Pour tout dire, elle était bien certaine que le malaise dont elle était subitement prise ne leur était pas indû.
Elle venait de fuir le regard de son frère, le seul aurait pourtant pu la rassurer un peu, au moins lui offrir une prise à laquelle se raccrocher dans la tempête... Une tempête oui, elle pouvait d'ici ressentir le mal de mer et un haut-le-coeur lui monter dans la poitrine. Mais finalement, alors que la main tendre et forte de son oncle se posait sur elle et la gardait bien ancrée, il lui parut entendre bien au loin dans son esprit la voix si douce de sa mère qui la rassurait, comme un écho à ses prières.
Wilwarin... Tindomiel n'avait pas besoin d'en entendre plus, elle ne voulait entendre rien d'autre... La folie qui s'était emparée de Falator, la déception qu'elle pouvait éprouver à l'égard de son père, c'était trop pour la jeune fille qui se trouvait étrangère face à tous ces sentiments si confus. Avait-elle tort de se sentir menacée alors qu'elle était dans les termes courtisée? Et si son Père jugeait en fin de compte la proposition décente, c'était bien qu'elle devait l'être...
Elle n'osait plus lever les yeux de la coupe de fruits posée devant elle, certainement pas pour croiser le regard fou du Hobbit, qui poussa un peu plus loin dans l'irrévérence:


Citation :
Alors Roi ingrat, tu ne réponds rien! Alors je vais m'emparer de ce qui est mien!

Ca n'était plus sa fille que l'on insultait mais sa propre personne, allait-il réagir enfin? Quelques courtisans loyaux (plutôt "lèches-cul" moi je dirais! Mr. Green) se levèrent pour souligner leur mépris à l'égard de Falator qui s'oubliait bien trop pour que l'on puisse lui pardonner une telle infamie! Le Semi-Homme, lui, ne faisait guère cas de l'émois qu'il provoquait et s'avança, résolu, vers sa douce.
La dulcinée fut tirée de son mutisme mélancolique par le bruit des gobelets et des plats d'argent qui tombaient avec perte et fracas, avant de voir la faciès déformé par l'avidité de Falator.
L'adolescente laissa échapper un couinement effrayé et dans un mouvement de recul tendit une main désespérée vers son oncle et porta l'autre à son cou comme pour l'en protéger des griffes de l'assaillant. Ses doigts recontrèrent les douces aspérités de son joyau et elle s'en trouva miraculeusement apaisée.
Si bien que la suite: la chute théâtrale du Hobbit, l'épée tirée d'Eldarion et le masque aux marrons de Bilbon, elle ne les vit pas, emportée dans de nouvelles contrées bien plus calmes, où il faisait chaud, où il y avait du sable à perte de vue et où les hommes avaient les yeux et les cheveux noir de jais...

La grosse voix de son père la ramena en Gondor tandis qu'on amenait un Falator sonné et Tindomiel se surprit à trouver qu'ainsi inconscient, il n'avait plus rien du tout de dangereux... Pourtant, elle n'avait pas rêvé...
Le Roi annonçait qu'il allait s'en retourner et sa fille chercha son regard. Elle n'aurait pas voulu lui causer honte et chagrin. Elle aurait voulu lui dire qu'elle embrasserait le destin qui lui choisirait avec confiance et amour pour le Gondor. Mais, plus que de le rassurer lui, elle aurait également voulu lire dans le sien que jamais il ne la céderait avec aussi peu de décence qu'une fille de marin dont on se dispute les bien trop généreuses faveurs.
Il leur adressa une attention à tous: sa mère, ses oncles, son frère peut-être même, et... celui qui lui aurait pu lui être destiné tardant à venir, elle détourna la tête... Amère autant que lasse et triste, la Princesse ne vit finalement pas la dernière pensée d'Aragorn qui était pourtant pour elle et qui aurait pu les réconcilier pour ce soir.

Par ses paroles, Elessar avait en quelque sorte conclu la soirée ratée et Tindomiel trouva à l'en remercier pour lui fournir une sortie, que dis-je une retraite!, digne de ce nom. Se levant à son tour de son siège, après que le paternel eut disparu, elle s'excusa d'une voix discrète. Nul doute que certains n'y virent que du feu. Mais pas tous...

Dans son dos, elle sentit la présence d'Eldarion et lorsqu'ils se retrouvèrent face à face, elle put voir que lui comptait bien lui apporter tout le réconfort dont elle avait besoin. Pourtant... Pas là, pas maintenant... Elle avait déjà le sentiment d'avoir assez été donnée en spectacle à tout le palais ce soir! Elle baissa encore un peu sa voix qui ne devint alors qu'un vague murmure:


-Je suis fatiguée et ma tête me fait souffrir, que la nuit te soit douce mon frère...

L'incident du repas y avait été pour beaucoup, mais réellement elle se sentait épuisée par quelque chose qui la rongeait de l'intérieur. Visage et lèvres pâles, elle dépassa Eldarion sans lui témoigner plus d'attention comme elle ne l'avait jamais fait, pour aller embrasser laconiquement sa mère, sans flammes. Puis, d'un pas lent, sans un bruit, elle fit une sortie quasi-fantomatique tandis que derrière elle les voix des courtisans se mêlangeaient déjà pour commenter les événements précédents.
Avant d'être assez loin, ses oreilles purent capter ceci:


-Le Semi-Homme n'est pas à blâmer... Elle... Comment dire, il me semble qu'elle “irradiait” ce soir...
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Elladan & Elrohir

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MessageSujet: Re: Deux Elfes de passage.   Jeu 8 Nov 2007 - 0:43

Arwen suivit la suite des événements d'un air inquiet, les deux mains lacées anxieusement autour du bras de son Roi. A intervalles réguliers, elle le pressait doucement, indiquant son indignation ou sa peur.
Mais tout se termina aussi vite que tout avait commencé, et en un soupir, la dame retrouva son calme. A regrets, et avec un sourire tendre, elle lacha Aragorn et le laissa s'en aller.


"Passez une douce nuit, mon seigneur."

Sûrement qu'il resterait encore de longues heures à cogiter, elle le craignait, mais n'y pouvait malheureusement pas grand-chose, et se contenta de lui envoyer son amour.

Lorsque Tindomiel quitta à son tour la table, elle la suivit du regard, et se leva à son tour.


"La journée me fut éprouvante, veuillez m'en excuser."

Posant une main sur l'épaule de chacun de ses frères, elle se pencha vers eux et leur adressa quelques mots en quenya.

"Mára lóme, toront. Termáruvalme táre lúme yome i ré apasíra."
"Bonne nuit, frères. Nous passerons plus de temps ensemble demain."

D'un pas léger, elle s'en alla, et rattrappa sa fille dans le couloir. Sans une seule parole, elle la prit par les épaules et l'attira doucement dans le couvert protecteur de ses bras.

-----------------------------------------------------------------------------------


Les princes d'Imladris, tendus comme des cordes d'arc mais impassibles de visage, suivaient l'affaire en silence, préférant ne plus s'en mèler.
Puis, finalement, tout se termina encore relativement bien... Certes, Bilbon devait en grande hâte aller prendre un bain et tout le monde était encore un peu sonné, mais, en fins diplomates, les jumeaux apprécièrent d'un sourire satisfait l'arrangement des choses, quoique la providence et la cuisine gondorienne y soit pour beaucoup.

La Roi se leva, et, poliment, ils se levèrent quand il s'adressa à eux. Sans se départir de leur sourire tranquille, ils acquiescèrent d'un signe de tête et saluèrent.


"Vous n'avez rien à vous reprocher, frère. Nous vous remercions de votre accueil, et vous souhaitons le bonsoir."

Autant ne pas en rajouter, et dans de telles circonstances, rien ne valait mieux que de se comporter tout-à-fait normalement, les jumeaux le savaient bien.

Avant même d'avoir pu décider s'ils se rasseyaient ou non, Arwen les prit de partie pour quelques mots.
Un air bienveillant de grands frères consciencieux et aimant se peint sur leurs traits, et leur ton se fit plus enthousiaste.


Elrohir: "Nauva alassenen, titta selermmá!"
Elladan: "Nan iquista, útyarat érma. Ilyá lelyúvas vanima."
"Ce sera avec joie, notre petite soeur."
"Mais s'il-te-plait, ne t'inquiète pas. Tout ira bien."


Elrohir se rassit, et réprima un baillement. Il était littéralement abattu, autant par sa longue chevauchée que par les émotions de la journée, et n'aspirait à vrai dire plus qu'à une bonne nuit de sommeil.

Elladan, lui, observa un instant son neveu, perdu à l'endroit où Tindomiel venait de disparaitre. Il s'approcha de lui, et lui toucha doucement l'épaule pour ne pas le surprendre.


Elladan: "Il y a un problème, fils-soeur?"
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MessageSujet: fin de repas   Dim 11 Nov 2007 - 13:36

Pour sa part ce bon vieux Bilbon était pour le coup complètement réveillé et furieux de l'etre. Le dessert dégoulinant qui ornait son visage ridé avait eu l'effet d'un tonique café salé apres une bonne gueule de bois. Les vapeurs du vin du roi s'étaient évaporées spontanément et le vieil hobbit avait à nouveau ses sens en alerte. Bilbon outré par le comportement de falator se leva, derechef, brutalement.

Bilbon: "Vous faites honte à notre race Falator, le vin ne peut à lui seul expliquer une attitude aussi déplorable et insensée!"

Le ton de bilbon était dur et sévère, sa voix sonnait comme le métal et son accent avait le gout de la pierre dure et tranchante des monts brumeux. Il était furieux, la colère bouillonnait en lui car ce repas de retrouvaille venait d'etre sublimement gaché par cet imposteur.

L'ainé de Sacquet quitta la pièce et rentra dans ses appartements pour se laver, se changer et se coucher. L'heure était venu de se reposer apres une journée fort tourmentée. Il devait reprendre ses forces car le lendemain, un grand voyage vers le Rohan l'attendait
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Eldarion

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Qui suis-je?
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**Aime/N'aime pas**: Sa douce Kahlan, Taquiner sa soeur^^, s'entrainer au combat à l'épée avec Locklear.../ la jalousie de sa soeur, certains choix de son Père...

MessageSujet: Re: Deux Elfes de passage.   Dim 10 Fév 2008 - 20:07

Pendant une seconde, Eldarion resta immobile, fixant de ses yeux gris-bleu le dos de sa soeur, tandis qu'il essayait de comprendre d'où venait cette étrange sensation qui l'avait assailli quelques secondes plus tôt. Il ne pouvait blâmer son Père qui s'était éclipsé quelques temps lus tôt et pourtant il avait l'étrange impression que même leur Père n'avait pas su la protéger d'un Mal pourtant bien réel... Mais alors que Tindomiel se retournait vers lui, le jeune Prince eut un pincement au coeur, s'apercevant à quel point celle-ci semblait fatiguée et rongée par un mal qu'il ne comprenait pas.

Au moment où il allait lui dire quelque chose, son regard croisa celui de sa soeur et celle dernière prit la parole:


Citation :
-Je suis fatiguée et ma tête me fait souffrir, que la nuit te soit douce mon frère...

Un tel ton las était tellement rare de la part de Tindomiel qu'Eldarion ne sut comment réagir... Lorsqu'elle passa à côté de lui, sans l'embrasser, ni lui dire quoi que ce soit, le jene homme resta muet de stupeur devant si peu d'affection, meurtri d'être ainsi laissé de côté par une des femmes qu'il estimait le plus... Ce ne fut que lorsqu'elle fut éloigné de quelques mètres qu'Eldarion murmura doucement:

"Que la nuit te débarasse de tes démons, chère soeur..."

Peut-être resta-t-il un moment dans cette position, toujours est-il que ce fut la voix de son Oncle Elladan qui le ramena à la réalité, tou comme la main posée sur son épaule. Tournant son regard évasif et anxieux vers l'Elfe, Eldarion dit, sans dissimuler sa crainte encore bien présente:

"Quelque chose... Je suis certain que quelque chose n'allait pas avec Tindomiel... Une telle peur m'a assaillie lorsque je me suis approché d'elle. Il était presque douloureux de faire un pas en sa direction..."

Alors que son regard se perdait sur le visage de son oncle, Eldarion faisait tout pour voir disparaitre le poids qui était tombé sur son coeur et espèrait du fond du coeur que son Oncle puisse l'aider du mieux qu'il pouvait...
Le mieux restait de rentrer dans sa chambre. Encore fallait-il que le jeune Prince puisse dormir. Les évènements de ce soir ne l'en aurait pas empêché mais savoir sa soeur dans cet état le rendait malade...
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Deux Elfes de passage.
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